CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Etiam periere ruinae

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
22 décembre 2005 à 00:05:24

Je vais sand doute partionner ce chapitre pour en faire deux distincts, quitte à les ralonger car les dialogues ne font pas très développés à mon goût.

Sinon le suite arrive dans quelques temps.

:noel:

Dame_Mistie
Dame_Mistie
Niveau 10
22 décembre 2005 à 10:27:52

:ouch:
Que c´est long !
Bon ben je me lance :-)

Dame_Mistie
Dame_Mistie
Niveau 10
22 décembre 2005 à 10:42:59

Et ils voient quoi ? La suite ce soir...

Je dois avouer que j´ai eu du mal à comprendre certaines phases de la bataille mais sinon c´est pas mal, mis à part les fautes et deux oublis de mots.

Allez encore :-)

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
22 décembre 2005 à 11:10:53

Un chapitre long? Oui, mais un chapitre bon :-)
Ben j´ai bien aimé, on sent qu´on se rapproche de la fin... Y´a toujours quelques fautes, mais j´ai quand même l´impression que t´en fais de moins en moins, c´est encourageant. Et... Je veux savoir ce qu´ils voient à la fin! :fou:

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
22 décembre 2005 à 11:15:48

Plus que trois chapitres. La suite va venir cette après midi et un autre ce soir. :)

:noel:

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
22 décembre 2005 à 11:18:23

Youpi :hap:

:noel:

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
22 décembre 2005 à 16:25:19

Je suis en train de relire et je le poste. :) Dommage que Azerty ne me lise plus car il aurait enfin su à quoi servait véritabelemtn le prototunnel. :)

:noel:

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
22 décembre 2005 à 16:28:33

Je lirai, je lirai...un jour. :o))

:noel:

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
22 décembre 2005 à 16:55:31

J´attendrai, j´attendrai ...

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
22 décembre 2005 à 16:57:24

30. Retour vers les profondeurs

Une lumière minuscule troua le sol, comme si un nouveau corps céleste prenait naissance. Puis il y eut un éclair. La gerbe d’énergie se mit à tournoyer et à grandir se nourrissant d’elle-même, pour se muer presque aussitôt en rayon blanc aveuglant qui éclata et se dispersa dans toutes les directions à une allure vertigineuse. La boule de lumière s’agrandit et s’intensifia, telle une supernova la seconde avant d’engloutir un monde. Elle se projeta dans les airs, emportant dans son élan le piédestal qui supportait les décombres de l’ancienne statue de la liberté, ainsi que la carcasse disloquée du Délivrance. Ces derniers avaient été violemment propulsés, arrachant dans leur course meurtrière des pans entiers de la colline.
Stedren, Piers et Frensoan, ainsi que le reste des personnes présentes sur la passerelle, eurent le souffle coupé et se protégèrent les yeux. Alors que la lumière se propageait à une vitesse fulgurante, l’incroyable se produisit : le puissant rayon sembla se heurter à un mur invisible. La déflagration semblait contenue dans une sphère vitrée. Des éclats de lumière ricochèrent vers l’intérieur en scintillant avant de refluer. La vague immense, contenue par des bornes invisibles, endiguée, se mit à pivoter sur elle-même, baignant la défunte métropole d’une clarté étrange, sans ombre. L’intensité de la lumière était si forte qu’elle éclipsait celle du soleil.
Ensuite, ce fut l’explosion finale. La secousse profonde et formidable s’accompagna d’une onde de choc assourdissante. Elle fondit sur les ruines comme la colère de l’enfer, ébranlant chaque édifice de la ville, médusant les homaridians, dont leurs chars furent anéantis et leurs troupes annihilées. La foudre balaya quelques instants la colline, entraînant dans son sillage un énorme courant d’air brûlant qui déferla à une vitesse folle. La poussière tourbillonnait au-dessus des pauvres mutants blottis les uns contre les autres tels les témoins de l’apocalypse.
Après, aussi vite qu’elle était apparue, la sphère se résorba presque instantanément, aspirée vers l’intérieur de l’énorme cratère qui maintenant dévisageait l’ancienne île. La colline était alors ravagée par un trou béant au fond duquel les cadavres de centaines d’homaridians s’entassaient chaotiquement.

Stedren était un subolithien, et bien qu’il croyait tout connaître de la ville il ignorait bien des choses à son sujet. Jamais il ne se serait douté que des millions d’humains dormaient d’un sommeil glacial, jamais il n’aurait pensé qu’il y avait un tunnel géant pour accéder à la cité, mais surtout jamais il n’aurait imaginé qu’une telle protection défendait l’accès à Subolithe. Le prodigieux spectacle qui s’offrait à Stedren le captivait et le détournait de tout ce qui se passait autour de lui, en l’occurrence la chute vertigineuse qu’effectuait le Hermès. Piers et Frensoan étaient tout aussi ahuris devant ce qu’ils voyaient.
Dans le cratère, le squelette parfaitement visible du prototunnel émergeait des débris, cependant l’explosion semblait n’avoir eut aucun effet sur lui car les parois striées n’étaient que métal brillant, indestructible, impénétrable. Stedren distingua facilement la forme atypique du prototunnel en colimaçon tandis que le vaisseau martien était toujours en perdition. Il se cramponna comme il put à un fauteuil, non pas pour éviter sa chute mais pour trouver une meilleure position afin de contempler la folie qui opérait au sol. Effectivement, tant que l’ordre de se replier ne leur avait pas été donné, les homaridians avaient pour mission d’accéder à la ville, au péril de leur vie, d’ailleurs bon nombre de mutants étaient en train de dévaler le prototunnel. C’est là que la seconde phase de la protection s’accomplit.
Le prototunnel tourna sur lui-même, et à l’instar d’un serpent surgissant du sol, il s’arrachait du sol, remontant ainsi des abysses souterrains. A mesure que la structure s’extirpait elle-même de la terre, l’extrémité se désintégrait sous l’action d’un déluge de feux qui jaillissait furieusement du prototunnel. En même temps d’empêcher toute descente vers la ville, la structure calcinait donc toute personne étant dans le prototunnel, formant ainsi un piège mortel, diaboliquement efficace.
Stedren se demanda alors quelle incroyable machinerie pouvait être à l’origine de ce système, qui à lui seul, mettait en déroute l’armée homaridiane, qui attaquait pourtant par milliers. Ces derniers redoublaient d’efforts, mais en vain car ils ne pouvaient pénétrer dans le prototunnel sans se faire brûler. L’immense structure poursuivait sa rotation, continuant de cracher des flammes tel un dragon géant. Le prototunnel n’était donc pas seulement un accès pratique à la ville de Subolithe ; c’était surtout un moyen parfait de protéger Subolithe contre toute attaque.

Les homaridians se lassèrent de courir à leur perte et ils se replièrent de manière complètement désordonnée vers les cavités afin de rejoindre des tunnels bien moins meurtriers. Nul doute que leur fierté en avait pris un coup et Stedren se délecta à imaginer la colère et la honte de Léodran. L’attaque des homaridians s’était donc soldée par une cuisante défaite et une victoire amplement méritée pour les humains.
Toutefois les humains présents dans le vaisseau en détresse ne savouraient pas cette victoire car ils étaient trop occupés à tenter de stopper la chute effrénée de du Hermès. L’appareil piquait à présent droit vers le sol et aucune manœuvre ou autre dispositif enclenché par Edora ne résolvait le problème. Stedren, une fois sorti de son état hypnotique, réalisa la gravité de la situation, et lui non plus ne savait quoi faire. Finalement, ce fut l’extraordinaire intelligence de Chester, couplée à Supranet, qui trouva une solution.
Dehors, toutes les machine n’avaient pas été détruites par les homaridians, en l’occurrence un escadron de drones qui fusillait les homaridians pendant leur fuite. La cohorte d’engins volants se déploya rapidement et les machines vinrent se plaquer à la coque du vaisseau. Il s’écoula quelques interminables secondes pendant lesquels rien ne se produisit. Puis, le Hermès se redressa sensiblement, son inclinaison se réajusta et pour finir l’appareil fut freiné dans sa chute. L’opération avait été exécutée tout juste au dernier moment car le vaisseau finit par s’immobiliser à une dizaine de mètres au-dessus du sol. Au même moment la rotation du prototunnel cessa et les flammes s’envolèrent, arrêtant par la même occasion la fragmentation de la structure.

Frensoan, tétanisé, paraissait totalement atterré par ce qui venait de se passer. Piers eut du mal à se rendre compte que toute menace avait été écartée. Les derniers homaridians disparaissaient dans des souterrains crasseux tandis que Edora posa le Hermès au grand soulagement de son équipage. Quant à Stedren, il semblait préoccupé par la cause de leur ennui : le sabotage du vaisseau.
- Un examen rapide de la salle des machines a montré que quelqu’un a placé un explosif, dit Edora d’une voix autoritaire. Qui plus est sur le système d’alimentation en antimatière. Nous pouvons nous estimer heureux que la charge n’ait pas été placée sur le réservoir, en ce cas nous ne serions plus là pour en discuter.
Stedren, Piers, Frensoan, le robot avatar de Chester et Edora étaient isolés dans une cabine du vaisseau, réfléchissant à ce qui venait de se passer tandis que l’équipage et les nanomachines réparaient le Hermès. Les nanites pouvaient remodeler la structure moléculaire de la matière facilement et ainsi elles étaient en train de remodeler la coque du vaisseau. Néanmoins, les dommages étaient importants et les réparations prenaient de temps.
- Il y a un traître parmi nos rangs, lança Chester.
Il avait dit cela d’un ton étrange qui appuyait sur la gravité de la situation. Edora croisa ses bras et s’assit dans un canapé, l’air renfrogné.
- Il est certain que ni moi ni Chester n’est responsable de ce désastre, poursuivit la martienne. Tout le monde est suspecté, même vous hélas.
Elle avait tendu son doigt vers les trois subolithiens qui s’étonnèrent alors d’être si facilement accusés. Stedren chercha alors dans sa tête qui en dehors d’eux avait bien pu faire ça, et aussi pour quel motif.
- Enfin voyons, ça ne pas être nous, dit-il. Il aurait fallu connaître la technologie qui anime votre appareil, hors cela dépasse notre sphère de compétence.
- A moins d’en disposer une partie, lança faiblement Frensoan.
Il jeta un bref regard à Piers puis à Stedren. Celui-ci comprit tout à fait où il voulait en venir car depuis le début son vieil ami soupçonnait Piers. Il était ingénieur et il était envisageable qu’il sût comment provoquer des dégâts pensa Stedren. Piers comprit également l’insinuation de Frensoan :
- Impossible que se sois moi, se défendit-il, durant la bataille je suis allé chercher Stedren et Lucio, et quand je suis revenu ici nous sommes directement remonter vous voir. Et puis, qui nous dit que cela n’est pas Frensoan, il était dans le vaisseau durant les conflits, il pouvait faire ce qu’il voulait.
- Le pont d’envol de l’Hermès se trouve juste à côté de la salle des machine, rajouta Edora en s’adressant à Piers. Vous auriez très bien pu opérer en revenant. Concernant Frensoan, il est resté tout le temps avec moi sur la passerelle, de plus c’est un historien et il n’y connaît rien.
Edora n’avait lançait aucune accusation, en fait elle voulait jeter la discorde et prouver qu’il était inutile de se quereller et de s’enfoncer dans des spéculations infondées.
- Comme je l’ai déjà dis, reprit-elle d’un ton plus calme. Le coupable peut être n’importe qui, vous comme un membre de mon équipage. Mais nous en sommes sortis et personne n’a été gravement blessé donc nous nous occuperons de ce problème plus tard. Pour le moment, nous devons rentrer dans le prototunnel et rejoindre Subolithe.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
22 décembre 2005 à 16:57:49

Durant tout le temps qui s’était écoulé jusqu’à maintenant Stedren avait toujours voulut revoir la ville et y revenir au plus tôt, mais alors qu’il était à quelques heures de rentrer, son empressement s’était totalement dissipé. Il pensa alors à Martine car il aurait tant voulu lui faire visiter. Frensoan courait dans tous les sens et n’arrêtait pas de raconter à qui voulait l’entendre l’histoire de Subolithe et des anecdotes la concernant, il était complètement transformé. Piers était moins enthousiaste mais il montrait également de l’envie de retourner à la ville, il se demandait aussi comment la situation avait évolué et quels changements il avait du se produire depuis leur départ, il y a environ un mois.
D’énormes containers furent déchargés pour être acheminés vers l’entrée. Beaucoup martiens désiraient accompagner Edora et les trois hommes pour rencontrer des terriens, qui pour eux n’étaient autre que l’incarnation d’une légende : celle de la survie d’une autre portion d’humanité. Chester, bien qu’étant partiellement une machine, montrait de la curiosité pour la ville souterraine car c’était lui qui avait été indirectement responsable de sa construction. Enfin, l’équipe se compléta par les anciens explorateurs subolithiens qui étaient pressé de revoir leur ville natale qu’il n’avait plus vu depuis des décennies.
L’explosion avait anéanti le grand hall mais le prototunnel était toujours accessible. Après s’être assuré que le système de sécurité était bel et bien arrêté, l’équipe s’aventura dans le cratère et commença à se frayer un passage entre les dépouilles fumantes des homaridians. Cependant au moment de s’engouffrer dans la gigantesque structure, chacun stoppa son avancée : une sorte d’aura jaunâtre, comme un écran de fumée, semblait voiler l’entrée du tunnel.
- Que pensez-vous que cela puisse être, demanda Edora à Piers.
Celui-ci voulut répondre mais le robot avatar de Chester le prit de vitesse.
- Mes capteurs affirment qu’il s’agit d’un puissant champ de force, mais je n’arrive pas à déterminer sa fonction.
- C’est dangereux ? s’enquit Stedren.
- Peut être une sécurité de plus, je n’en sais rien, répondit Chester. Dans la mesure où je dispose d’un robot je propose de passer le premier pour voir s’il y a un quelconque risque.
L’avatar mécanique s’avança alors prudemment vers la brume jaunâtre qui paraissait être animée par des spectres. Tout le monde retint son souffle, la machine traversa sans encombre et rien ne se produisit. Après une courte minute de vérification, Chester fit signe aux autres de venir. Dès que le cortège entra, Chester remonta sur l’aéroglisseur d’Edora.
- J’ai une bonne nouvelle, dit-il. Il n’y a aucune particule radioactive, l’air est donc sain. Je dois dire que je suis très impressionné par l’édifice, les bâtisseurs ont fait preuve d’une ingéniosité renversante. Ils ont vraiment pensé à tous.
- Vous également avec votre plan, rétorqua Edora en retirant son casque.

Stedren reconnut aussitôt les parois de l’édifice, seule la lumière changeait. En effet, à présent le prototunnel était ouvert vers l’extérieur et la lumière du jour pénétrait à l’intérieur, illuminant la falaise arrondie, et par un savant dispositif, cette même lumière se répandait dans tout le tunnel. Les aéroglisseurs descendaient rapidement dans la structure et les martiens étaient stupéfaits par le gigantesque des lieux, chuchotant entre eux car ils n’osaient pas parler plus fort par peur de briser le silence presque religieux qui régnait. Les subolithiens étaient tout aussi émerveillés car ils avait gravi le tunnel dans les ténèbres et n’avait pas pu à l’époque contempler entièrement la structure, ou du moins que partiellement. Des milliers d’encoches dépassaient de la parois régulièrement et une faible fumée s’en échapper ; Piers conclut que le feu provenait de là.
Le tunnel allait en s’élargissant et après plus d’une heure de descente la troupe arriva à la bifurcation avec les vastes plaques qui indiquaient le chemin de Subolithe et des chambres de cryogénisation. A ce niveau, le prototunnel était différent. Même s’ils avait été dans le noir, Stedren vit que la structure n’était pas tout à fait la même qu’au moment de leur premier passage. Une immense cavité circulaire coupait le tunnel sur la partie qui montait à la surface. Stedren s’approcha davantage et regarda dans la cavité, il vit alors dans la pénombre des engrenages géants et une complexe machinerie, faite d’éléments énormes. Stedren en déduit que ce devait être le cœur du système et que c’était cette mécanique titanesque, astucieusement dissimulé dans les entrailles de la terre, qui permettait au prototunnel de pivoter et de remonter, empêchant toute descente en cas d’attaque.
Une parie des martiens se divisèrent de l’équipe pour aller aux chambres et décryogénisés certaines personnes. Stedren eut de la peine en pensant que Martine aurait pu revoir ses amis, et que malheureusement ces aurait la désagréable surprise d’apprendre quelle était morte. Il chassa cette triste idée de sa tête et remonta dans un aéroglisseur. Celui-ci reprit sa course vers Subolithe. Au bout de quelques heures, le long cortège de robots, de containers et de martiens s’arrêta, bloqué par un énorme obstacle : la porte monumentale de Subolithe.

L’ouverture était fermée, parfaitement scellée. On pouvait clairement voir les éléments de la porte, tous gigantesques et démesurés. Des canons bordaient tout autour mais visiblement ils étaient hors d’état de marche ou alors le prototunnel disposait d’un système de reconnaissance et l’équipe n’avait donc pas été considérée comme une menace.
Edora laissa l’honneur aux explorateurs d’actionna les commandes d´accès car ils étaient les plus anciens subolithiens mais aussi parce qu’ils connaissaient les codes de déverrouillage. Stedren comprit alors l’utilité de l’écran protecteur au début du prototunnel, comme il n’y avait pas de sas à l’entrée de Subolithe, il fallait un moyen pour que l’air irradié ne pénètre dans le tunnel et donc n’empêche l’ouverture. Il y eut le même grondement qu’à l’allé et le même grincement sinistre transpercèrent leurs tympans.
Le sol ne mit à vibrer légèrement et un iris colossal se déploya progressivement tel un œil géant contemplant de minuscules entités. Stedren s’agrippa à son fauteuil pour ne pas être renversé par le vent et les anciens subolithiens firent de même, se rappelant qu’en raison des différences de pression, l’air s’engouffrer dans la ville, créant ainsi une véritable tempête à des lieus sous terre. Les martiens n’avaient pas été avertis et Stedren s’amusa à les regarder ce cramponner comme ils pouvaient.
Les coeurs de Stedren, Piers et Frensoan battaient à tout rompre, car les hommes étaient submergés d’émotions à l’idée de rentrer dans la ville. Les aéroglisseurs manœuvrèrent et le long cortège entra dans Subolithe. Les machines stationnèrent sur la grande esplanade devant l’ouverture et les derniers entrant refermèrent la porte géante dont l’iris se rétracta lentement.
A présent, ils étaient à Subolithe, la ville souterraine.

Stedren descendit de l’appareil et tout comme Piers et Frensoan, ils furent frappé d’étonnements en voyant que la voûte monumentale du secteur Alpha était allumée, récréant ainsi un jour artificiel. Les anciens explorateurs ne virent aucune différence car à leur époque le système de cycle diurne artificiel fonctionnait encore, mais aux temps de Stedren et des autres, cela faisait des années qu’il avait été arrêté pour économiser l’énergie, laissant la ville dans une nuit sans fin. Piers, Frensoan et Stedren partageaient donc avec les martiens l’émerveillement d’être en plein jour à des kilomètres sous terre.
Stedren était heureux, heureux d’être à nouveau dans sa chère ville et de revoir des éléments familiers. De multiples fois il avait cru que jamais il ne l’a reverrai mais pourtant il était là, à Subolithe. Il était dans un rêve, n’osant croire où il se tenait. Les subolithiens hurlaient d’allégresse en courraient partout, ravi d’être de retour après des décennies. Chester observait d’un œil calculateur la ville et fut satisfait de voir que son plan avait marché à merveille et que la cité remplissait ses attentes.
Les éclats de exultation et d’admiration furent arrêtes par un petit bonhomme vieux et arqué. Le petit homme lança d’une voix chevrotante.
- Qu’est-ce que c’est que ce bazar ?
Il est vrai que les gros aéroglisseurs qui emplissaient l’esplanade, que les robots et les machines de Supranet exploraient les lieux tels des insectes, et que les martiens mesurant tous plus de deux mètres, offraient un spectacle des plus surprenant pour qui n’en avait pas été habitué. Le vieil homme ne semblait pas effrayé, plutôt perplexe de voir une telle agitation. Il s’approcha d’un pas lent et jetait de temps à autre des regards interrogateurs à ce qui l’entourait. En effet, toutes les machines les martiennes et les subolithiens le regardaient dans un silence de cathédrale.
Stedren s’avança dans la foule pour mieux voir et c’est alors qu’il reconnut le vieil homme, se souvint lui avoir parlé à l’entrée du secteur Iota il y a des semaines. Il bouscula Lucio qui était devant lui et s’empressa de serrer la main du vieil homme.
- Monsieur Magr ! s’exclama-t-il en lui secouant énergiquement la main, quel bonne surprise se vous voir. Je suis Stedren, j’étais conseiller du Maire, vous vous souvenez de moi, et de Frensoan.
Joignant le geste à la parole il désigna son ami qui se tenait tout près. Magr haussa un sourcil et regarda une fois de plus autour de lui.
- Euh … oui … Oui ! bien sûr, Stedren Ufecron et monsieur Ariode, c’est ça, dit Magr en se grattant négligemment la tête. En tout cas, je ne sais pas ce qu’est ce cirque, je préfère que vous voyez le Maire.
Stedren lâcha immédiatement la main du vieil homme. Tout comme il se souvenait de Magr, il se souvenait également d’avoir tué plusieurs officiers et tiré sur le Maire juste avant de s’enfuir. Il fit un pas en arrière, le visage rempli d’appréhension.
- Je … non il ne vaut mieux pas, bredouilla-t-il.

- Je vois pas pourquoi, dit le vieil homme en haussant les épaules, le Maire Solfia vous attend pourtant depuis des lustres.

Dame_Mistie
Dame_Mistie
Niveau 10
23 décembre 2005 à 02:45:14

C´était déjà Solfia le maire ? Je ne me souviens plus.
En tout cas c´est allé très vite de la destruction du prototunnel jusqu´à l´entrée dans Subolithe ^^
Tu t´améliores nettement niveau orthographe :fier:

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
23 décembre 2005 à 11:40:45

Solfia était une conseilère du Maire et Stedren ainsi que les autres la croyé morte. :)

Sinon moi je ne trouve pas que ça fais vite pour aller au prototunel m´enfin bon ce n´est qu´un poit de vue.

Saternathe
Saternathe
Niveau 5
24 décembre 2005 à 00:29:54

Toujours de grands efforts d´imagination, une fin haletante, et on attend la vraie conclusion abvec impatience. Félicitations Ostramus, une année d´effort presque achevée et de fort belle manière!

Ce récit est décidément bien envoutant, et c´est dommage que si peu de personnes puisse en profiter, car cette fiction vaut réellement le détour.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
25 décembre 2005 à 21:43:48

31. La boite de Pandore

- Le Maire Solfia … répéta Stedren incrédule. Vous parlez bien de Solfia Delnir ?
- Elle-même, répliqua Magr, Elle a été élu il y a environ trois semaines si je me souviens bien.
- Et l’ancien Maire, Humin Maties ? Mais aussi comment se fait-il qu’il fasse jour, et en particulier dans un secteur désert comme celui où nous nous trouvons ?
Le visage de Magr avait des traits creusés qui laisseraient présagés un caractère sérieux et très sévère. Pourtant, Magr sourit en formant un rictus anormale tel une grimace simiesque.
- Il y a pas mal de choses qui ont changé conseiller Ufecron. Vous devriez mieux vous en rendre compte par vous-même. Venez.
Le vieil homme fit un geste du bras pour convier les martiens et les machines de le suivre puis il se dirigea vers la porte du secteur Alpha. Tout le monde suivit la marche, s’unissant en une longue procession dans les rues désertes et étincelantes.
Piers remarqua qu’il n’y avait plus cette mince couche de poussière permanente sur le sol et les trottoirs, et il fut étonné de constater également que l’air était meilleur. Il avait passé les dernières semaines dans des combinaisons antiradiations et des espaces hermétiques, respirant un air climatisés et artificiel, mais ici à Subolithe, c’était tout le contraire puisqu’il y avait un air qui semblait pur et emplie d’un arôme délicat.
Tandis qu’ils franchissaient la porte, Piers se rapprocha de Magr pour lui poser des questions mais le vieil homme refusait de répondre, prétextant qu’il était fatigué et qu’il ne savait rien. Tout le monde pénétra dans la zone intersectionnelle, une sorte de réseau qui reliait astucieusement tous les secteurs entre eux. Bien qu’étant large, les voix d’accès étaient étroites pour les lourdes machines, celles-ci manœuvraient avec précision pour poursuivirent leur route mais cela prenait du temps. Quelques subolithiens qui passaient par là assistaient émerveillés à cet immense ballet mécanique qui s’accomplissait devant. Piers reconnut quelques visages mais il n’alla pas à leur rencontre pour ne pas ralentir le cortège.
Toute l’escorte allait vers le secteur central de la ville : le secteur Oméga. Il était le centre névralgique de Subolithe car il regroupait entre autre la mairie, le palais de justice et le forum, éternel lieu de rencontre, d’échange et de tous les rendez-vous.
Visiblement, les conditions de vie s’étaient considérablement améliorées depuis leur départ. Le jour artificiel fonctionnait à pleine puissance et apparemment dans tous les secteurs, des multitudes de plateformes circulaient en tous sens et le système d’entretien marchait efficacement. La principale question était de savoir si l’énergie était gaspillée sans limite ou si une nouvelle source d’énergie alimentait tous ces systèmes. Piers avait beau cherché dans sa tête mais il ne trouvait aucune explication, ce dont il espérait c’est que Solfia lui fournirait toutes les réponses aux questions qui saturaient son esprit.

Après une longue déambulation, la procession arriva au secteur Oméga ou une foule se massait sur les bords de l’avenue principale pour accueillir les nouveaux venus. La nouvelle s’était vite répandue pendant qu’ils étaient dans le zone intersectionnelle, ce qui signifiait que les holophones refonctionnaient aux aussi pensa Piers tout en saluant de la main les badauds.
Les gens paraissaient bienheureux et acclamaient de vive voix en applaudissant les arrivants tels les conquérant de retour en grand vainqueur d’une guerre lointaine. Après tout n’était-ce pas le cas. Stedren et les autres ainsi que les martiens profitèrent donc de ce petit moment de gloire. Ils arrivèrent enfin au bout de l’avenue, à la mairie.
Jamais Stedren n’avait vu l’édifice aussi resplendissant qu’à ce moment là. La teinte grisâtre qui le recouvrait avait disparut, laissant place aux couleurs attrayantes des pierres apparentes et des colonnades. L’architecture en style néoclassique ressortait étonnement bien ce qui rendait au bâtiment toute sa magnificence. Piers eut un court vertige, était-il vraiment à Subolithe, la ville sombre, morne et poussiéreuse ? Non, il était dans une ville différente, une cité en plein essor et qui semblait renaître d’un passé malheureux.
Les aéroglisseurs stationnèrent sur le parvis de l’hôtel de ville ; une vaste place circulaire avec une grande statue au centre. L’histoire voulait que cette statue, qui représentait une scène de la mythologie avec Zeus offrant la boite à Pandore, avait été érigé à l’exact centre de la ville. D’ailleurs Les habitants s’étaient pris d’affection pour cette statue et l’avaient surnommé le nombril de Subolithe.
Stedren songea à Martine avec qui il aurait tant voulu partager ce moment de bonheur. Il regarda le bâtiment en face de lui pour l’admirer et c’est là qu’il aperçut une silhouette dans le porche. Une silhouette féminine et familière : Solfia attendait sur les marches de la Maire. Stedren et Frensoan se précipitèrent pour enlacer la femme qui semblait aussi heureuse de revoir ses amis.
- Nous vous avons cru morte, lança Frensoan en lui tenant chaleureusement la main. C’est un miracle de vous voir en vie Solfia.
- Il en faut plus pour en venir à bout de moi, dit-elle en souriant comme un ange.
Elle monta sur une estrade montée en hâte et improvisa un discours de bienvenue pour les martiens et les machines qui n’en laissa pas un indifférent tant il était émouvant. Puis, Stedren, Frensoan, Solfia, Edora, Piers et le robot avatar de Chester entrèrent dans la mairie et prirent place dans la salle du conseil tandis que les martiens distribuaient tout sortes de présent et de produits manufacturés.

Piers n’était jamais entrée dans cette salle, uniquement réservé aux conseillers et aux fonctionnaires de la maire. Par contre, Stedren et Frensoan étaient ravis et s’empressèrent de reprendre leur ancienne place. La salle était accueillante avec des sculptures dans les coins et une magnifique coupole qui surplombait un superbe dallage de marbre rouge. Une fois tout le monde confortablement installés, Stedren, Frensoan et Piers décrient leur périple et leurs aventures invraisemblables. Ils racontèrent leur récit avec une telle fougue que Solfia regrettait presque de ne pas avoir pu venir.
- C’est incroyable, intervint Piers, que le jour remarche, les plateformes, et l’entretien. Mais d’où vient l’énergie ?
- Et comment se fait-il que vous soyez Maire, demanda Stedren.
- De plus pourquoi les gens ont l’air si heureux ? surenchérit Frensoan
- Allons, doucement. Je vois que vous avez beaucoup d’interrogation alors à mon tour de vous raconter de ce qui s’est passé ici durant votre absence.
Solfia croisa ses doigts et inspira profondément.
- Quand vous êtes partis, le Maire était blessé, rien de bien grave en comparaison de son état psychique car il est toujours en catatonie à l’heure ou je vous parle. De mon côté, je suis resté dans le coma durant quelques jours à cause du coup qu’un officier m’avait donné. A mon réveil, ce sont des membres de la résistance qui sont venus me voir et mon proposé le poste de Maire. J’ai bien sûr accepté et après un rapide référendum j’ai investi ma fonction.
- Comment votre élection a-t-elle pu se faire aussi rapidement ? s’enquit Stedren, décidément toujours sceptique.
- Les résistants ont tout divulgué à propos de l’asphyxie dans le secteur Iota, et je peux vous dire que ça a fait beaucoup du bruit. Evidement, personne ne voulait manger leurs défunts, mais il restait le problème de la nourriture. Nous avons découverts une réserve cachée dans les caves de la mairie et nous avons pu manger un peu plus.
- Je ne pense pas que les réserves personnelles de l’ancien Maire aient pu permettre à tous les habitants de manger plus, et ça n’explique pas l’énergie, intervint Piers qui était avide de savoir.
- J’y viens, continua Solfia. J’ai fait une chose que nous aurions du faire depuis déjà fort longtemps, à savoir appliquer le projet du professeur Artélus. J’entends par là que nous avons percé le sol dans des secteurs inhabités pour creuser dans la roche et nous avons installé des centrales géothermiques. Elle nous fournissent toute l’énergie dont nous avons besoin et bien plus encore, ainsi nous avons pu remettre presque toutes les infrastructures en marche dont les transformateurs gazeux, mais je pense que vous avez du le remarquer.
Piers comprit alors pourquoi l’air était si pur. Stedren, lui, imagina le jour où fut réenclenché le cycle diurne artificiel et la joie qu’avaient du éprouver les habitants.
- Pour la nourriture, reprit-elle. Nous avons établis des fermes hydroponiques, justement dans le secteur Iota. Nous nous sommes procurés les produits dont nous avions besoin dans les secteurs abandonnés, là-bas il y avait pleins de meubles, d’objets et divers éléments riches en hydrocarbures et autres matériaux dont nous avions besoin.
- Subolithe n’a que des levures et des pilules, dit Edora. En réserve depuis deux siècles, où avez-vous trouvé les graines pour les plantes.
- C’est ce cher Henri De Vigno qui nous a fait le plaisir de nous en offrir, répondit Solfia.
Stedren revit dans sa tête l’androïde qui gardait les alvéoles cryogéniques, cela lui rappela douloureusement Martine.
- Comment ! s’exclama Edora. Ces graines étaient prévues pour les fermes de Mars, elles ne vous étaient pas destinées.
Solfia parut nullement offusquée de la réaction de la martienne et elle répondit le plus sereinement du monde :
- Ne vous inquiétez pas, il y avait des centaines d’échantillons pour chaque espèce végétale. Nous nous sommes contentés de prendre qu’une dizaine, et de toute façon, nous avons reconstitué les réserves avec nos récoltes.
- Vous êtes donc sorti de la ville, déduisit Piers.
- Et bien en ne vous voyant pas revenir nous avons tenté de refaire une expédition, mais en haut du prototunnel l’équipe a été bloquée par des décombres. Je me demande même comment vous avez bien pu passer.
Frensoan releva la tête et bomba légèrement son torse : il était fier car c’était lui qui avait trouvé une issue ce jour-là. Solfia le félicita puis reprit :
- Nous n’avons pas osé aller plus loin et de toute façon nous ne possédions pas l’équipement nécessaire pour explorer la surface. Pour finir : la situation a beaucoup évolué et je me réjoui de vous revoir tous autour de moi.
Stedren et Frensoan congratulèrent Solfia pour ses choix judicieux et sa politique exemplaire. Elle continua à décrire les différents changements qui étaient survenus et précisa que les anciennes places de conseiller de ses amis étaient toujours disponibles. Chester montra un intérêt tout particulier pour la géothermie qui était une technologie qui l’intéressait énormément.
Alors que tout le monde était en effervescence, Edora hésita un instant puis lança d’une voix plate mais très solennelle :
- Je désire reprendre le coffret du Maire, le votre en l’occurrence madame Delnir.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
25 décembre 2005 à 21:44:14

Une bombe n’aurait pas eut plus d’effet que les quelques mots que venaient de dire Edora. Les membres de l’assistance était littéralement muets et fixaient Edora avec une lueur de curiosité malsaine brillant dans leurs yeux. Piers avait déjà entendu parlé de cet objet mystérieux, et à plusieurs reprises, mais jamais il n’avait réellement su ce que c’était. Il se cala dans on fauteuil et attendit qu’Edora reprennât la conversation pour enfin savoir de quoi il s’agissait.
- Pardon ? demanda Solfia totalement prise au dépourvu.
- Vous avez en votre possession un coffret, rétorqua Edora. Ce qu’il contient et la propriété du gouvernement martien et j’ai ordre de le récupérer.
Solfia haussa les sourcils, visiblement elle ignorait de quoi parlait Edora. Elle ne rajouta rien et préféra laisser la martienne apporter plus de précision.
- En même temps que la construction de Subolithe et de la terraformation de Mars, des savants ont développé une toute nouvelle technologie afin de combattre Supranet. Le fruit de leurs travaux a été placé dans un coffret qui a été envoyé sur Terre. Cependant, les scientifiques terriens ont mis au point les nanites et le coffret est devenu inutile. Il a été placé à Subolithe et je suis là pour reprendre cette objet.
C’est comme si elle avait parlé pour rien dire pensa Piers. Aucune véritable information n’avait été délivrée. Les autres s’en rendirent compte également et submergèrent la martienne de question.
- Quelle technologie ? demanda Stedren
- Quel est le rapport avec moi ? s’enquit Solfia.
- Pourquoi l’avoir laissé à Subolithe ? rajouta Chester.
- Et comment se fait-il que les homaridians soient au courant ? surenchérit Piers.
Les autorités avaient clairement spécifié de ne pas en dire plus que nécessaire mais devant l’insistance qui régnait Edora concéda à leur expliquer. Elle prit une grande inspiration et commença :
- Ce que contient le coffret est un téléporteur, capable de transporter des objets n’importe où dans un point dans l’espace, et ce instantanément. De plus, la technologie est si avancée que des volumes considérables peuvent être déplacés.
- Des planètes entières ? questionna Frensoan les mains crispées sur les accoudoirs de son siège.
- En théorie oui car il puiserait l’énergie dans le vide, donc une énergie illimitée, continua Edora. Seulement aucun test n’a été effectué, et l’objet a été laissé à Subolithe car si les systèmes de sécurité n’avaient pas fonctionnés, l’appareil aurait servi à téléporter la ville directement sur Mars. J’ignore comment les homaridians connaissaient l’existence de l’appareil mais je suppose qu’ils ont dû fouiller toutes les ruines du monde pour trouver cette information.
- Je ne vois pas pourquoi vous adresser à moi, dit Solfia très perplexe. Je n’ai jamais entendu parlé de ça avant vous.
- Je vous le demande car la clé qui permet d’ouvrir le coffret est accrochée à la chaîne qui pend à votre cou.
Solfia eut un mouvement de recul et sa main s’y porta instinctivement. Elle enleva la chaîne au bout de laquelle se balançait une clé en or dentée avec des striures et des circonvolutions très étranges. Piers qui avait longtemps côtoyé l’ancien Maire la reconnut aussitôt ; Stedren et Frensoan également car ça représentait la clé de la ville et la tradition voulait que chaque Maire donne au suivant le petit objet doré.

Frensoan prit la chaîne pour l’examiner plus détail.
- C’est le symbole de la ville, dit Solfia. Ca n’ouvre rien du tout, c’est juste une relique comme la couronne d’un roi ou la médaille d’un président.
Edora sourit et se leva en direction de la sortie.
- Je crois savoir que vous avez une très belle statue devant la mairie, dit-elle en ouvrant les portes de la salle.
Frensoan bondit de son siège pour rejoindre la martienne et il fut imité par tous. Ils dévalèrent rapidement les marches du hall de la mairie et se précipitèrent à l’extérieur. Dehors, l’euphorie était toujours de mises et personne ne remarqua les quelques personnes qui couraient vers la sculpture.
La statue antique, faite de marbre blanc, était immobile au milieu d’un océan d’agitation que constituait la foule subolithienne et martienne. Avec un bras reposé sur une colonne en style corinthien, un homme ,avec les muscles parfaitement et une barbe opulente typique de la mythologie grecque, tendait une boite magnifiquement ouvragée à une femme à genoux, vêtue d’une toge.
Piers avait vu cette statue des milliers de fois, mais cette fois-ci elle lui apparaissait sous un autre angle, notamment la boite qui paraissait trop réelle. Soudain, il comprit. C’était là, à la vue de tout le monde, pourtant nul ne s’était douté qu’un objet fantastique était dissimulé sous leurs yeux. Après tout, mêmes les plus solides forteresses tombaient, les meilleures cachettes étaient celles dont on ne s’y attendait le moins. Frensoan semblait avoir aussi comprit et il escalada les personnages pour atteindre la boite.
Après un rapide et minutieux examen, Solfia aperçu un trou, subtilement dissimulé derrière un pouce de la main de Zeus. Frensoan se contorsionna sur l’épaule de Pandore et introduit la clé dorée dans le minuscule orifice. Une clé ordinaire ou une copie n’aurait pas pu entrée, car il devait exister un dispositif hautement élaboré pour empêcher tout vol. Mais en ce cas, c’était la bonne clé.
Tandis que les badauds commençaient à partir de la place, chargés de cadeaux martiens, Stedren, Solfia et les autres retinrent leur souffle alors que Frensoan s’apprêtait déverrouiller la boite. Il la tourna lentement et un bruit discret sortit de la boite. Edora sursauta alors car un côté du piédestal de la statue coulissa sur lui-même, laissant apparaître un coffret.
Il était fait de bois et aucun motif ne le décorait à l’exception de deux poignés argentées. Le coffret était un cube parfait d’une trentaine de centimètres d’arrêt. Edora le retira précautionneusement dans un silence quasi religieux. Sans dire un mot, elle se dirigea vers la maire. Il devait être lourd car la martienne avait un peu de mal à le porter.
Piers sourit en repensant qu’un trésor se cachait sous une statue au centre d’une ville, elle-même cachée sous une autre statue, et il suivit les autres qui rentrait dans l’édifice.

Hypnotisé par le coffret en bois, personne n’aida Frensoan qui redescendit péniblement de la statue. Il regagna en dernier la salle dans la mairie et tira avec un fusil laser sur Edora qui s’effondra mollement que le sol.

Dame_Mistie
Dame_Mistie
Niveau 10
25 décembre 2005 à 22:30:38

:ouch:
Mais pourquoi ?

Tu es en retard non ? :-p

Chapitre riche en explication, peu de fautes, c´est de plus en plus agréable de te lire :-)

CloudDust
CloudDust
Niveau 3
25 décembre 2005 à 23:10:14

Euh... même question que Mistie, pourquoi? :(
Sinon ben j´aime toujours, y´a de moins en moins de fautes, a ce rythme la le dernier chapitre devrait être parfait :-)
Mais au fait, il te reste 50 minutes pour poster la fin non? :p)

ptit_hobbit
ptit_hobbit
Niveau 8
25 décembre 2005 à 23:10:55

Oublié de changer de pseudo :hum:
Enfin voila, c´est pour quand la fin? :o))

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
25 décembre 2005 à 23:35:45

Les deux derniers chapitres sont écrits mais je préfere bien les relire et les paufiner avant de les poster. :)

La suite donc dans la soirée.

Sous forums
  • Ecriture
  • Modélisation 3D
  • Montage vidéo
  • Arts Graphiques
  • Modélisme
La vidéo du moment