Ouah, il était très bien ce chapitre
Au sujet des fautes Sechat, navrée de te décevoir mais j´en ai relevé. Moins que dans les autres chapitres, certes, mais il y en a quelques-unes ^_^
Et dans tout ça Martine est morte alors ? ![]()
Chapitre 23 enfin lu!
On commence a entrer dans les choses sérieuse ![]()
Je me doutais que ces fichu Homoraidien chose la étaient pas net...lol.
Parcontre, je vois mal comment Martine et Streden vont se sortir de la!!!
Je lirais le chapitre suivant dans peu de temps en tout cas, le temps d´allé mangé un bout
(Toujours des fautes idiote qui vraiment n´on pas leurs place dans un récit comme ca
)
Dame_Mistie, à part celles que moi j´ai relevées, tu en as trouvées d´autres ? Ca m´étonne, ou alors j´étais bien fatiguée quand je l´ai lu... ^^
"Homoraidien chose" lol Chocobo, c´est "Homaridians" ![]()
Il y a des fautes, un oubli de mot, un rajout de mot et des erreurs d´inattention.
"ce qu´il le mettait hors de lui" > ce qui le mettait hors de lui
"pivota sur son coup" > pivota sur son cou
"nous sommes fichue" > nous sommes fichus
"remettez vite" > remettez-vous vite
"taches vertes moins grandes que les taches vertes" > taches vertes moins grandes que les taches rouges
"à grosses et gouttes" > à grosses gouttes
"d´un faible répit" > qu´un faible répit
"le saisie" > le saisit
"relava" > releva
Voilà, nette progression dans l´orthographe n´empêche ![]()
27. Une erreur à réparer
Edora Sinoleo menait une vie tranquille sur Mars. Elle s’occupait en temps normal du système de terraformation et parallèlement des centrales électriques car les transformateurs gazeux géants demandaient des quantités d’énergie considérable. Celle-ci provenait de réacteurs à fusion nucléaire, très pratiques car il suffisait de quelques portions infinitésimales de deutérium pour fournir de l’électricité à profusion. Les martiens pouvaient respirer à l’air libre mais en fait l’atmosphère de Mars n’était pas entièrement convertie. Seules les couches inférieurs de la troposphère contenait un air respirable contrairement aux plus hautes comme la stratosphère ou la mésosphère.
Edora habitait à Olymtopia, dans la partie la plus septentrionale du territoire vivable sur Mars. Le quotidien sur la planète rouge n’était pas désagréable mais il était perfectible. Comme les terriens de Subolithe et ceux cryogénisés eussent dû venir s’installer, il y avait un grand nombre de résidence inoccupées et les martiens s’étaient tout naturellement installés dans les plus confortables et plus spacieux logements. Quant à la nourriture, des champs cultivables et des fermes hydroponiques s’étendaient sur la partie équatoriale de la planète. Cependant, en raison du faible matériel végétal que les martiens avaient en leur possession leur alimentation ne variait pas beaucoup, cependant ils mangeaient à leur faim à l´inverse des subolithiens.
A ce propos, peu de gens croyaient encore qu’il restât des humains en vie dans la ville souterraine. Les autorités avaient pourtant essayé à plusieurs reprises d’aller les chercher cependant Supranet détruisait méthodiquement tout vaisseau s’approchant de Subolithe. Dès lors, il n’était plus question de récupérer les humains cryogénisés. Les martiens savaient que c’étaient une perte terrible mais il ne pouvait pas faire autrement. La Terre fut interdite et au bout de quelques années la population se désintéressa de la ville souterraine.
Les gens gardaient cependant bien ancré dans leur esprit la folie humaine et leur individualisme qui avait conduit il y a de cela des siècles à la déchéance et à la destruction progressive de l’environnement terrien. Les martiennes faisaient donc très attention à ne pas reproduire les erreurs du passé. Nul n’occultait l’histoire et tous étaient parfaitement conscients qu’ils étaient originaires de la Terre, un petit point cristallin dans les cieux, fossile céleste d’un monde déchu.
Edora persistait à penser qu’il devait rester des humains dans la cité. Elle était personnellement convaincue que les habitants survivaient encore. A de nombreuses reprises, elle intima le gouvernement de relancer des expéditions, de retourner sur Terre. Hélas, le souvenir cuisant des vaisseaux pulvérisés demeurait encore fortement. Edora se résolut à cesser ses demandes, néanmoins elle poursuivait ses propres recherches en essayant de contacter d’éventuels terriens. Elle avait même pensait durant un temps à construire son propre vaisseau mais ses finances l’en empêchaient.
Edora menait donc sa vie au rythme des pannes des centrales et de l’entretien des transformateurs. Alors qu’elle commençait à se résoudre à abandonner ses recherches vaines, les autorités la contactèrent et lui informèrent que des subolithiens avaient envoyés plusieurs messages. Le gouvernement l’avait nommé ambassadrice car c’était la seule martienne qui connût si bien la Terre.
Deux jours plus tard, Edora filait vers la planète morte dans le Hermès. C’était un des plus gros et des plus rapides vaisseaux de la flotte martienne et on avait chargé à l’intérieur tout le matériel susceptible d’aider les terriens. Grâce à un système de propulsion par antimatière, la traversée ne dura pas plus d’une semaine. Arrivé autour de la planète Terre, l’équipage procéda à une multitude de mesures afin de mieux se renseigner sur la situation. Bien que les messages avaient clairement expliqué et démontré le plan et les intentions de Supranet, il subsistait toujours un doute. Doute qui s’estompa finalement au bout de quelques jours après des centaines de relevés. Tandis que le Hermès scrutait en détail la surface blanche et meurtrie de la planète, l’équipage fit une découverte inattendue.
Les capteurs servant à localiser les débris spatiaux, de manière à guider le vaisseau pour les éviter, repérèrent une forme de vie dans une structure métallique plus grande que le reste des objets dérivants. A sa plus grande surprise, Edora retrouva à l’intérieur un homme dans un état plus que critique, qui avait visiblement tenté de se suicider. Les martiens bénéficiaient d’une technologie médicinale avancée et l’homme se rétablit rapidement. Ce dernier se nommait Stedren Ufecron et expliqua longuement la situation notamment l’aide d’urgence qu’il fallait apporter à Subolithe. Edora l’informa elle aussi de la guerre et du problème homaridian.
Finalement, elle décida de se poser à la base de Supranet et à présent l’ambassadrice martienne se trouvait assise à une table en train de parler à un robot et des subolithiens, incarnations de tous ces espoirs.
- Mes techniciens ont récupéré le code de la fréquence de l’onde, dit Edora en fouillant dans une poche de son costume. Stedren nous a expliqué en quoi elle pouvait être fatale et donc voici un cristal de données contenant les informations afin que vous puissiez vous en protéger.
Aussitôt que le petit objet sortit de la poche d’Edora un scriller s’empressa de la saisir et sortit de la salle rapidement. Frensoan et Piers restaient silencieux, ne savant trop quoi dire pour le moment. Chester continua la conversation :
- Je vous remercie énormément, avec cela nous pourrons prendre par surprise les homaridians. De plus, grâce à votre armement qui viendra s’ajouter au notre, la bataille sera plus aisée.
Edora inclina faiblement la tête et fronça les sourcils.
- Un armement ? Nous avons cru comprendre que Subolithe avait besoin d’aide et nous avons principalement apporté des stocks de médicaments et de vivres.
- Je m’en voie navré en vous disant cela, poursuivit Chester, mais quand j’ai détruit vos précédents vaisseaux, ces derniers possédaient un armement puissant. Par exemple, les appareils étaient pourvus de canons lasers et de missiles à proton.
- Certainement, mais les engins étaient de l’ancienne génération, construit sur Terre durant les conflits avec … avec vous. Le gouvernement martien a utilisé ces vaisseaux pour tenter de récupérer les subolithiens car c’étaient les seuls disposant d’armes mais c’étaient surtout les derniers.
Edora se tut un instant cherchant dans ses souvenirs :
- Sur Mars, reprit-elle, nous ne connaissons pas de guerre ni de menace. Les vaisseaux que nous avons construit depuis la terraformation de la planète ne disposent d’aucun arsenal quel qu’il soit. Nous ne produisons pas non plus de bombes ou d’armes à feu. Nos policiers se servent de matraques ou de faisceaux paralysants pour neutraliser des criminels. Notre technologie est surtout axée sur la botanique, la biologie et l’énergie. Je suis désolé mais nous n’avons rien de probant à vous offrir.
L’esprit de Chester, combiné à des supercalculateurs, ne réfléchit même pas une seconde pour analyser la situation et trouver un résultat :
- Votre vaisseau est propulsé par de l’antimatière, c’est un élément très puissant. Prenons aussi vos petites générateurs, on pourrait les allumer en circuit fermés de façon à réintroduire l’énergie à l’intérieur, en saturant ils exploseraient en causant beaucoup de dégâts. Et parlez moi de votre science biologie.
- Comme nous n’avons pas pu avoir accès aux plantes à l’abri dans Subolithe, nos savants ont principalement travaillé sur des bactéries pour leur faire produire les vitamines et autres éléments dont nous manquions. Et puis nous disposons …
- Serait-il possible de modifier ces bactéries pour les transformer en agents pathogènes ?
Edora ne s’attendait pas à ce genre de remarque. A vrai dire la conversation devenait gênante. Supranet avait longtemps été considéré comme un ennemi redoutable et même à présent des incertitudes subsistaient. Elle repensa aux virus que les scientifiques avaient conçus pour éradiquer certains microbes, elle comprit que Supranet voulait probablement concevoir des germes susceptibles de toucher seulement les homaridians. Elle hésita longuement, se demandant s’il était judicieux de partager une technologie si élaborée dans la mesure ou Supranet pourrait par la suite le retourner contre les martiens. Néanmoins, elle avait pour ordre de tout faire pour aider les subolithiens et en particulier récupérer un objet d’un grande valeur : le coffret du maire. Un objet d’une extrême importance puisque ce qu’il contenait permettait de …
- Mme Sinoleo ? sollicita Chester, avide de renseignement.
- Je vois où vous voulez en venir Chester, répondit Edora.
- C’est tout de même très dangereux, surenchérit Stedren, qui, étant lui-même biologiste avait compris. Bien sûr, dans l’immédiat on ne peut rien faire mais on pourrait développer une souche qui ne s’attaquerait qu’aux homaridians, ceci dans le but de les éradiquer à plus ou moyens termes.
- Il n’en reste pas moins qu’ils ont un métabolisme très différent, dit Piers en regardant dans le vide. Ils nous ont dis eux-mêmes qu’ils mutaient très rapidement. Par conséquent, ils pourraient développer rapidement une résistance au virus.
- Mais même, reprit Chester. La Terre est morte et plus aucun organisme ne vit à la surface, de ce fait, les homaridians ne possède pas la moindre défense immunitaire et un simple rhume pourrait les terrasser.
- Pourquoi n’ont-ils pas été contaminés par nous lorsque nous les avons rencontrés ?
Frensoan venait de parler. Depuis le retour de Stedren et l’arrivé du vaisseau, son état s’était nettement amélioré. Cependant, il surprit un peu en parlant d’une voix bredouillante. Ce ne fut pas Stedren qui trouva une réponse mais Edora.
- L’air de Subolithe est très pur. Lorsque les humains y ont emménagés, les constructeurs avaient bien pris soin de retirer tout microbe de l’air de la ville et des corps des futurs habitants. Vous n’aviez pas de spores dans la ville donc vous ne pouviez pas en transmettre.
- En ce cas un virus pour les homaridians nous serait tout aussi fatale, dit Piers.
- Non, car les levures que vous ingériez comme nourriture contenait des virus et des bactéries mortes, ainsi vos organismes ont continué à se constituer une défense immunitaire même si cela ne vous servez à rien. Il n’en reste pas moins que si nous avons la capacité de faire un virus mortel rien que pour les homaridians nous sommes capables de faire en sorte à ce que ce virus n’atteigne pas les humains. De plus, nous pouvons contrôler les nanites, donc on pourrait le faire se répandre très rapidement, évitant ainsi tout risque d’adaptation de la part des homaridians.
Stedren se rappela le goût poisseux des pilules et des aliments asséchés. Il mangeait la même nourriture depuis qu’il vivait pourtant il n’avait jamais vraiment réussi à s’accommoder de cette saveur insipide. Il se dit que les médicaments incorporés devaient être éventuellement responsable de ce goût infâme. Il rit intérieurement en pensant qu’il se souciait en ce moment de ce qu’il mangeait alors que sa ville natale était sur le point d’être envahi par des mutants sans scrupules et qui l’avaient trompé depuis le début.
Comment peut-on en arriver à détester tant des personnes différentes se demanda Stedren. Il ne chercha pas davantage de réponse sachant que ces ancêtres avaient préféré préserver leur économie plutôt que leur environnement. Après tout, qui était-il pour juger les convictions des autres, et qui des deux races avait le plus raison : celle qui s’est autodétruite ou celle qui veut en anéantir une autre. Mais en fin de compte, Stedren n’était-il pas lui-même en train de comploter afin d’en détruire une autre. Quelle différence séparait donc les homaridians des hommes si ce n’est les moyens mis en œuvre pour annihiler l’autre.
- Stedren ! Etes-vous d’accord ?
Il se releva dans on fauteuil et s’aperçut que tout le monde le fixer, même Chester avec la lentille d’un objectif du robot. Il resta un instant béa et s’excusa de ne pas avoir suivit. Edora lui expliqua alors de quoi il retournait.
- Nous disions qu’une fois la bataille terminée, nous enverrions des explosifs lourds dans l’océan atlantique de manière à détruire la ville principale des homaridians.
Stedren acquiesça tandis que Piers était écœuré.
- Même après la destruction d’un monde, dit-il durement, nous sommes réduit à préparer une nouvelle guerre. L’histoire ne fait que recommencer, bien sûr il y aura un perdant mais ni a-t-il pas un autre moyen ? Après tout, pourquoi ne pas essayer de s’entendre avec eux ?
Edora plissa légèrement les yeux, elle voulut dire quelque chose mais préféra se tourner vers Chester pour le laisser répondre :
- Dois-je vous rappeler ce qu’ils vous ont fait ? De toute façon, se sont eux qui ont attaqué les premiers. Et puis nous ne faisons que préparer la défense de Subolithe contre les homaridians.
- Tout en prévoyant leur extermination à échéance, compléta Piers qui partageait visiblement les idées de Stedren.
- Nous n’avons pas le choix, rajouta Edora. Il faut écarter toute menace avant qu’elle ne prenne trop d’ampleur. C’est pareil avec les bactéries : si on ne les tuent pas, elles continueront toujours à proliférer.
- Je me dois de les détruire car c’est moi qui suis responsable de leur existence, coupa Chester.
Frensoan ouvrit la bouche mais ne dit rien tout comme les autres personnes présentes. Le robot poursuivit la conversation :
- Les radiations, même aussi forte qu’elles le sont ne peuvent pas favoriser l’apparition d’une nouvelle espèce en si peu de temps. Je peux prévoir et anticiper beaucoup de choses avec mes ordinateurs mais pas les accidents.
- Je ne vois pas où vous voulez en venir, intervint Piers.
- C’est très simple, j’ai modifié l’ADN humain pour avoir des êtres différents.
Stedren, détestant qu’on lui cache des choses exigea des explications sur le champ.
- Les ressources de la Terre étant limitées, je ne pouvais pas produire des robots en grande quantité, il me fallait des entités en grand nombre pour exécuter mon plan, en l’occurrence la désirradiation de la surface. Seulement, les nanites ont attaquées mon laboratoire génétique à l’époque et les expérimentations ont mal tournées. Cela à donner les homaridians.
- Et nous devons vous aider à réparer vos erreurs, finit Edora.
- Si vous ne le faites pas, d’ici quelques temps plus personne ne sera là pour en discuter. Ils ont déjà des vaisseaux pour aller dans l’espace et ce ne serait qu’une question de temps pour qu’ils viennent sur Mars si on en s’en débarrasser pas. Ils sont le fruit d’une erreur, erreur que nous devons corriger.
Nul ne rajouta quelque chose et bien que certains trouvaient cela immoral, il savait pertinemment que Chester avait raison.
- Bien, dit Chester en se levant. Voilà comment nous allons organiser les événements. Edora va aller récupérer des troupes pour les mobiliser autour de la ville de Subolithe avec le Hermès. Piers va modifier les générateurs pour en faire des bombes. Et Frensoan vous tâcherez de prendre le contrôle des nanites pour les rassembler à Manhattan.
Personne n’émit d’objection et chacun commença à se retirer pour investir sa fonction. Mais Frensoan interpella Stedren au moment où il sortait de la salle.
- Et vous, qu’allez vous faire vous ? demanda-t-il songeur.
Stedren se retourna vers son ami et fit attention de dissimuler ses cicatrices comme il avait fait durant la réunion. Il mit une main sur l’épaule de Frensoan et lui dit :
- C’est évident voyons, je vais rechercher Martine.
Moi je dis bravo !
Les fautes sont en nombre très limité, on a hâte d´assister au déroulement de l´opération.
Je suis fière de toi ![]()
Normalement, je vais poster un chapitre par jour jusqu´à que je finisse. Donc dans un peu moins d´une semaine la longue aventure d´Etiam Periere Ruinae sera enfin terminée. ![]()
28. Au-delà de l’Enfer
Bien que la majorité des scrillers et des machines de Supranet étaient mobilisées pour la défense de Subolithe, Chester accepta de laisser un drone à Stedren pour qu’il cherchât Martine. Il était certain que le module avait résisté à l’entrée dans l’atmosphère et il était d’autant plus enthousiasme que les probabilités de Supranet lui donnaient raison. Ainsi, trois scrillers l’escortaient ainsi qu’un ancien explorateur de Subolithe, Lucio Protepov.
Selon des calculs et différentes évaluations faites en un rien de temps, Chester avait réussi à déterminer la trajectoire approximative du planeur de Martine. La zone de recherche fut réduite à une surface d’environ cinq cents kilomètres carré dans une archipel d’île à l’ouest du continent asiatique : l’archipel de l’ancien Japon.
La traversée de l’océan qui séparait les deux continents était aisée car l’appareil se déplaçait extraordinairement vite, notamment grâce à un générateur martien embarqué qui décuplait la puissance du drone. Stedren, qui avait cru que le néant sidéral lui servirait de tombeau, se sentait mal à l’aise dans cet appareil qui poursuivait sa route vers l’archipel. En fait, il souffrait d’agoraphobie, à l’instar de tous les habitants de Subolithe : une sensation de vertige intense saisissante lorsqu´on quittait l´abri des souterrains ou des tunnels pour se retrouver à l´air libre. Il regardait furtivement par les vitres, n’osant apprécier la hauteur à laquelle il se trouvait et la vitesse affolante à laquelle se déplacer la machine.
Lucio, qui pilotait, s’aperçut de la gêne de son passager et réduit l’altitude de vol, cependant pas de manière significative car les homaridians contrôlaient les océans et il eut été risqué de s’approcher trop près de la surface de l’eau. Il enclencha le pilote automatique et rejoignit Stedren à l’arrière du vaisseau qui tentait de s’occuper l’esprit en visionnant des cubes de données.
- Votre nom, c’est bien Ufecron ?
Stedren se détacha de l’écran et parut pris de court par cette question.
- Oui, bien sûr, répondit-il en essayant de savoir où Lucio voulait en venir.
- Je me disais bien que je connaissais votre tête, dit l’homme en riant de bon cœur. C’est vraiment étrange que nous nous trouvions face à face, jamais je n’aurais imaginé une telle situation.
Stedren, perdu en spéculations, haussa un sourcil et attendit que son interlocuteur vînt droit au but. Ce dernier s’assit au moniteur voisin et reprit la conversation de sa voix grave :
- Croyez moi si vous voulez mais je suis le parrain de votre père. Il vous ressemble tellement.
- Mon père est décédé voilà neuf ans, répondit Stedren en baissant la tête. De faim …
- Oh ! Je suis confus, je l’ignorais … j’aurais du m’y attendre, il faut dire que nous ne recevons très peu d’informations venant de Subolithe. Bon bref, je voulais juste vous dire que je l’ai connu il y a longtemps et comme vous lui ressemblez beaucoup je …
- Mon père a été dévisagé durant la révolte de Siabr, coupa net Stedren avec un ton ferme, qui laissait transparaître un chagrin évident. On ne fait plus de photographies depuis longtemps et il n’existe aucune représentation de lui. C’est impossible que vous ayez pu le connaître.
Stedren releva brusquement la tête, les yeux grands ouverts.
- A moins que …
Il considéra l’homme barbu qui se tenait devant lui et ravala sa salive, comprenant le ridicule de ses propos.
- Il y a soixante dix ans que je suis sorti de Subolithe, continua tranquillement Lucio en souriant. A l’époque votre père, Jenov Ufecron n’était qu’un enfant. Bien sûr, Chester m’a implanté sa puce et je suis presque immortel, mais ma mémoire n’en reste pas moins aussi bonne et je peux vous dire que vous vous ressemblez énormément. Je me rappelle que c’était un vrai petit diable ! Qu’est-ce qui pouvait faire comme bêtises … tout ça pour dire que ça me fait bizarre de parler à vous : son fils.
Stedren sourit en imaginant son père chahutant dans les rues bétonnées de Subolithe. Il repensa alors à sa propre enfance et au bon vieux temps, là où les rues de la ville étaient encore éclairées et où on pouvait manger plus de trois sachets de levure par repas. Toujours affaibli par sa tentative de suicide Stedren s’isola dans une cabine du drone pour se reposer, et sans même le désirer, le sommeil l’emporta.
Lucio le réveilla alors que l’appareil approchait de la zone supposée de l’atterrissage de Martine.
Stedren resta coi le temps que le drone se positionnât au dessus du périmètre. En bas, des nombreuses constructions étaient discernables, visiblement en bien meilleur état que les ruines de New York. La ville qui s’étendait à perte de vue donnait ainsi plus l’impression d’avoir été abandonnée que d’avoir subi un bombardement ou des conflits, néanmoins l’effondrement de certaines zones démontrait que la métropole avait dû essuyer des séismes.
Lucio détecta une faible source d’énergie parmi les décombres. Il manoeuvra avec délicatesse pour poser le drone dans un étendu dégagé afin d’éviter que des débris ne chutent sur l’appareil mais tout de même assez près de l’émission pour ne pas rendre l’exploration trop longue.
Stedren se sentait étriqué dans sa combinaison pressurisée. Il tirait sur le plastique de manière à donner du mou aux niveaux des articulations mais rien n’y faisait.
- Très bien ! dit Lucio et il se retourna pour aider Stedren à ajuster son casque avant de verrouiller le sien.
Le sas s’ouvrit et les deux hommes, suivis des deux scrillers, y pénétrèrent et l’écoutille se referma. Lucio actionna une manette et la porte extérieure s’ouvrit et, maladroitement, ils posèrent le pied sur le sol dur. Il faisait nuit sur cette partie du globe mais il y avait toujours une forte lueur. Lucio expliqua qu’il s’agissait des radiations des particules en suspension qui provoquaient cet éclat bleuté et que c’était principalement la réverbération sur le sol blanc qui permettait à cette lumière diffuse d’éclairer le paysage. La ville était sinistre, un vrai décor macabre avec des ombres changeantes et des ruines ténébreuses. Lucio et Stedren avaient l’impression d’errer dans un monde imaginaire, totalement différent et bien au-delà de l’Enfer lui-même.
- Il fait froid, remarqua Stedren.
- Ce n’est pas étonnant, dit Lucio.
Dans la lueur irréelle de la nuit, il pointa le doigt vers la façade en ruine d’un édifice duquel ils approchaient qui étaient recouverte de givre.
- Avec une atmosphère ténue, les nuits sont plus froides qu’on ne pourrait le prévoir et les jours plus chauds. A cette heure-ci, nous sommes au moment le plus froid de la journée et il devrait s’écouler plusieurs heures avant que la chaleur ne revienne.
Lucio sortit un détecteur d’énergie et donna la direction à prendre pour se rendre à la source.
- Les bâtiments n’ont pas l’air en si bon état vu de près que depuis le ciel, lança Stedren.
- Ils sont fissurés et tombent en ruine, rétorqua Lucio. C’est le résultat des changements de température, je suppose, et des alternances de gel et de fonte d’infimes quantité d’eau, nuit et jour, durant des décennies d’érosion. Lors de la guerre entre Supranet et les humains, les conflits étaient essentiellement localisés en Europe et en Amérique. Les continents ouest asiatique et africain ont été relativement peu touchés. Venez, c’est par là.
Ils avancèrent, avec une hâte croissante, passant de moins en moins de temps à chaque édifice. Le silence et l’absence de vie étaient totalement déprimants. Ce lent effondrement étalé sur des années dont ils exploraient les traces en intrus faisait des lieux un squelette de cité d’où n’aurait subsisté rien d’autre que les os.
A cent mètres de lui sur la droite, Lucio lança brusquement :
- Regardez ça !
Stedren en eut les oreilles qui carillonnèrent.
- Inutile de crier comme ça Lucio. J’entends sans problème vos murmures aussi loin que vous puissiez vous trouver. De quoi s’agit-il ?
Baissant aussitôt le ton, Lucio annonça qu’il venait de trouver les restes d’un appareil. Stedren accourut pour voir de quoi il en retournait et il reconnut aussitôt les éléments épars qui jonchaient le sol.
- L’énergie provient de ça, dit Lucio en examinant son détecteur et pointant en même temps du doigts les morceaux.
Au centre d’un long cratère peu profond, les panneaux solaires étaient disloqués, complètement tordus et brûlés. Des débris trônaient ça et là et la capsule tenait en équilibre sur le bord d’un rocher contre lequel le planeur était venu s’échouer, terminant sa course meurtrière. Stedren se précipita pour voir s’il y avait Martine à l’intérieur, cependant il ne trouva rien. Il ne savait pas si cela était bon à prendre : si elle n’était pas dedans elle en était sortie mais le tout était de savoir si Martine avait été éjecté à l’extérieur lors du crash ou si elle s’était extraite elle-même, preuve de sa survie. Stedren chercha alors dans les parages, à la quête de l’éventuelle dépouille de son amie, lorsqu’il fut interrompu par Lucio.
- J’ai trouvé des traces non loin, dit-il rapidement. Je pense qu’elles sont récentes.
Stedren le rejoignit. Devant s’élevait un édifice de deux étages, avec une toiture irrégulièrement découpée d’où saillaient de larges fragments de pierre, comme si quelque objet sculpté s’y était jadis dressé avant de s’effondrer. Un large escalier de pierre permettait d’accéder à l’intérieur du bâtiment. Sur quelques marches, des empreintes de pas étaient nettement visibles, preuve que quelqu’un était dernièrement passé par là.
Ils gravirent cinq marches larges et basses puis franchirent une gigantesque esplanade. Dans l’air raréfié, le pas de leurs semelles métalliques provoquait une vibration murmurante plutôt qu’un bruit. Ils pénétrèrent par la suite dans un vaste hall à l’architecture écrasante ; la lumière bleutée qui entrait par les hautes fenêtres illuminait l’intérieur faiblement là où frappaient ses rayons, tout en laissant néanmoins l’obscurité régner ailleurs. L’atmosphère contaminée diffusait très peu la lumière en ces lieux. Au centre se dressait un personnage humain plus grand que nature, apparemment sculpté dans la pierre, probablement du marbre. Il représentait une femme ailée, seulement vêtue d’un drap tourbillonnant, fragment de beauté dans un monde mort symbole de liberté. Un bras avait chu. L’autre était fissuré à l’épaule et Stedren eut l’impression qu’une tape un peu sèche aurait suffi à le rompre également. Il recula admiratif devant cette statue si belle et si fragile et qui pourtant avait résisté au chaos.
Ils parcoururent les salles en suivant les traces de pas et marchant avec un maximum de précautions, non pas à cause du bruit, ou par crainte de déranger quoi que se soit, mais parce qu’ils n’osaient pas, par les vibrations de leur pas, provoquer des dégâts. Ils soulevaient de la poussière qui s’envolait à faible hauteur avant de redescendre lentement, laissant à leur tour derrière eux l’empreinte de leurs pas.
Parfois, dans quelques recoins sombre, l’un ou l’autre indiquait en silence d’autres fissures qui zébraient les murs.
A un moment donné, Lucio remarqua :
- Je crois que nous sommes dans un musée.
Stedren parcourut les lieux d’un regard curieux. Il y avait des rayonnages, et un examen plus attentif lui révéla ce qu’un coup d’œil rapide lui avait faire prendre pour des ornementations et qui ressemblait fort à des cristaux de mémoires. Certains étaient recouverts d’une couche de moisissure fossilisée tandis que d’autres étaient rayés ou irrémédiablement endommagés. Stedren pensa que mêmes avec les plus grandes précautions prises pour le préserver, le savoir était un élément bien fragile.
Stedren déambula dans les allées comme un visiteur l’aurait fait le plus naturellement du monde. Les divers objets en présentation ou en vitrine étaient exceptionnellement bien conservés. Il nota que ce musée abritait plus de vestiges que celui de Subolithe, qui durant des décennies avait malheureusement fait l’objet de nombreux pillages. Il déboucha dans une grande galerie avec une arcade dont tous les carreaux étaient brisés. Les débris, étalés dans toute la salle, reflétaient les étoiles et offraient ainsi un spectacle fantomatique d’ombres et de lumières célestes. Stedren se posa un instant. Bien qu’il ait vu les étoiles dans l’espace, c’était la première fois qu’il contemplait la nuit et il était aussi subjugué qu’un enfant devant ce spectacle enchanteur. Il rit nerveusement comme revanche de sa survie sur les astres qui l’avaient nargué, puis il reprit sa promenade.
Sur d’énormes piédestaux gisaient des centaines d’ossements gigantesques aux formes cauchemardesques. Stedren en déduit que c’était ceux de dinosaures. Il se demanda si dans un futur lointain les homaridians construiraient de semblables musées et admireraient les squelettes humains, se moquant de cette race faible et dégoûtante qu’ils avaient si facilement vaincus il y a des éons.
Il regarda tout autour de lui afin de trouver davantage d’indices et aperçut d’autres traces, moins visibles, qui s’éloignaient dans un étroit couloir. Il héla Lucio qui revint sans tarder, accompagner des scrillers.
Le couloir donnait sur un escalier en colimaçon qui descendait dans des sous-sols. Cette partie du musée était mieux conservée car à l’abri sous terre. Sur de longues étagères étaient alignés des bocaux de toutes tailles à l’intérieur desquels des créatures étaient recroquevillées. Lucio et Stedren allumèrent leur torche, l’endroit n’en fut que plus sinistre avec les têtes difformes et les membres atrophiés qui s’éclairaient au rythme de leur marche.
Les marques au sol se faisaient plus visibles et elle menait vers un panneau d’acier. En fait, elles étaient plus nettes car plus larges, comme si un objet avait été traîné ou qu’une personne avait rampé. Au fil de leur progression, Stedren sentait monter l’excitation de tomber sur Martine mêlée à la peur de ne jamais la retrouver. Le panneau s’avéra être une lourde porte d’acier.
- C’est une chambre froide, observa Lucio tandis qu’il examinait la serrure. Elle est fermée de l’intérieur, et vu que les traces conduisent à l’intérieur, je parie que Martine s’est réfugié dedans.
- Pourquoi cela ? demanda Stedren, qui lui ne voyait pas l’utilité d’aller s’abriter en un endroit aussi insolite.
- Ce genre de chambre servait autrefois à conserver des documents ou des produits en air ambiant. Il doit sûrement y avoir des réserves d’oxygène.
Lucio tapa avec un piolet sur la paroi. Il procéda plusieurs fois dans le but d’avoir une réponse ; si Martine se trouvait bien à l’intérieur, il fallait qu’elle remette sa combinaison pour ne pas se faire contaminer par l’air irradié lors de l’ouverture de la chambre.
Stedren s’inquiéta de constater qu’aucun son ne répondait aux appels. Lucio ordonna aux scrillers de venir arracher les gonds, chose qu’ils firent sans peine. Lucio empoigna la poigné de la porte et tira. La porte pivota puis tomba à terre, faisant trembler le sol et soulevant un nuage épais de poussière.
Lucio et Stedren braquèrent les faisceaux de leur torche à la recherche de la femme et c’est alors qu’ils la virent.
Martine gisait non loin de plusieurs bouteilles d’oxygène. Elle avait un bras allongeait tendu en leur direction, montrant qu’elle avait vainement tenté de s’alimenter du précieux gaz. Hélas, ses réserves avaient dû s’épuiser et elle était décédée avant qu’elle n’ait pu desserrer la mollette de la bouteille qui trônait à quelques centimètres seulement de sa main glacée.
Stedren s’agenouilla, assailli par le choc. Il avait tant espéré la revoir vivante, il s’était sacrifié pour elle, et elle était morte, là, juste en face de lui. On lisait sur son visage la souffrance et la douleur de l’asphyxie. Il pleura alors de tout son être, maudissant les homaridians, maudissant les humains pour avoir détruit ce monde et se maudissant lui-même d’avoir sorti Martine de son sommeil cryogénique. Il fut envahi de remords et pensa qu’il aurait du laisser Martine dans la station bien à l’abri, jamais il ne s’était senti aussi mal et aussi coupable.
Lucio n’osa rien dire et laissa Stedren sangloter et se recueillir. Il voulut se retirer un instant mais un scriller lui donna un communiqué.
- Stedren, dit-il avec un ton le plus doux et le plus amical qu’il soit. il faut partir, l’attaque a débuté.
Et ben et ben ? C´est bientôt fini, on dirait... Tu vas tenir tes temps, toi^^
Je me prends le 300° !
Après tout je peux bien me le permettre
![]()
Chapitre !
Lire !
J´ai le 301 moi voilà !
Ce 28° chapitres et le plus long, le mieux écrit et surtout le plus triste de toute la fiction.
Chut ! J´en dis trop ... ![]()
Mais pourquoi ? mais c´est horrible ? Mourir asphyxiée...
Tu as fait de la peine à Stedren !
C´était le plus long mais il est passé tout seul, peu de fautes, bien écrit.
Rien d´autre à dire
Ash > il est déjà en retard, ça fait 5 jours qu´il aurait dû finir :p
Martine ![]()
Pour moi qui ai tout lu en peu de temps, c´est dur de la voir partir comme ça ![]()
Sinon ce chapitre est bien, mieux écrit même que certains autres ![]()
J-5 avant Noel, attention aux délais ![]()
Il a intérêt à les tenir ! N´est ce pas Os´ ? ![]()
Il y a autant de chances que je ne finisse pas EPR dans les temps qu´il y en a que la Lune s´écrase sur Mars. :
Nul inquiétude à avoir, le 29° viendra ce soir. ![]()
Normalement j´aurais du posté la suite maintenant mais il se trouveque j´ai pris du retard alors elle viendra d´ici quelques heures.
Ceci n´est qu´un petit contre temps qui ne m´empechera pas de tenir mes délais. ![]()
A ce moment là, Piers sentit la fureur et la colère s’emparer de lui. Sans se soucier des dizaines de mutants qui l’entouraient, il se jeta sur Léodran en hurlant de rage. Il fut rapidement maîtrisé par des officiers qui le forcèrent à se mettre à genoux devant Léodran. Il arborait encore son sourire serein et sa mine bien remplie, et si Piers n’aurait pas eu de casque, il lui crachait au visage.
- Comme nous nous retrouvons monsieur Nummer, dit Léodran en appuyant sur chaque mot. Je dois avouer que je suis fort étonné de vous retrouver ici, d’ailleurs je n’ai pas trop compris pourquoi Supranet vous avez aidé … Sachez cependant que je suis admiratif de cette capacité à survivre dont vous, les humains, êtes dotés.
Il se retourna et contempla un instant les vestiges et les décombres environnants. Piers ne dit rien, trop furieux, trop noyé dans un océan de colère pour tenir des propos corrects. Léodran poursuivit sans même se soucier des explosions et des nanites qui déchiquetaient tout près.
- Néanmoins, tout à une fin, dit l’homaridian en embrassa le paysage des bras. En l’occurrence, vous avez une fin, une fin que nous sommes en train d’accélérez dirons-nous. D’ici peu, vous ne serez qu’un lointain souvenir et nous pourrons régner en maître sur la planète et l’espace.
- Vous oubliez les martiens, cria Piers pour couvrir le bruit et le fracas des armes tonitruantes.
- Eux … ahahaha, et bien avec le coffret du Maire nous les détruirons facilement.
A cette seconde, les explosions se turent, les bruits disparurent, les homaridians s’envolèrent, il n’y avait plus dans sa tête que le coffret. Un mystérieux objet qui jusqu’à maintenant s’était montré absent de l’esprit de Piers. Il était pantois et ne savait quoi dire, il regarda Léodran avec un regard implorant qu’on lui fournît des réponses.
- Vous ne pensiez tout de même pas que nous attaquions Subolithe pour tuer les habitants alors que d’ici quelques années ils seraient toute de façon morts de faim ? ironisa Léodran en ricanant doucement. Non … nous voulons récupérer le coffret, il contient un objet d’une technologie extrêmement avancée et, qui en notre possession, nous permettra d’étendre l’empire homaridian sur toute la Terre et bien au-delà.
- Qu’est-ce donc ? demanda Piers avide que l’on complète son ignorance.
- C’est une surprise, répondit Léodran tranquillement. Je vais vous garder en vie pour que soyez le témoin privilégié de la chute et de la disparition de votre race. Ou plutôt devrais-je dire de son extermination.
- Nous pourrions coexister ! Pourquoi nous détruire ?
- Parce que le monde est ainsi fait et que se sont toujours les plus forts qui gagnent. On ne demande pas que se soit immoral ou pas, le mot d’ordre est de survivre et d’assurer sa propre postérité. Or à long terme les humains nous seraient néfaste comme ils ont été néfastes à toute la planète.
Piers de sut quoi répondre. C’était logique, mais d’une logique démente, froide et implacable.
- Pour l’instant vous allez assisté à un spectacle auquel vos amis ont contribué. Je me demande combien de temps ils ont survécu là-haut, dit-il en attrapant ce qui semblait être une télécommande.
Sans rien rajouter, il pressa nerveusement l’unique bouton.
Au loin et partout sur le champs de bataille, les robots s’arrêtèrent net, bloqués par une force invisible. Les nuages de nanites tombèrent à terre comme de la vulgaire poussière et les scrillers s’évanouirent en même temps. Léodran constata ce qui se passait et éclata de rire en voyant que toutes les machines de Supranet étaient immobiles.
Il s’écoula une à deux minutes durant lesquels les explosions et les hurlements avaient disparus, et les assauts paralysèrent le carnage. Passé ce délai, tout se remit en route, comme si la machine cosmique qu’est l’univers s’était remise sur les rails du temps. Léodran regarda à nouveau autour de lui mais cette fois-ci sans rire. Il reappuya frénétiquement sur sa télécommande mais rien ne se produisit, au contraire l’attaque reprenaient de plus bel. Il se tourna vers Piers et l’empoigna.
- Qu’est-ce qui se passe ? hurla-t-il avec une lueur malveillante brillant dans ses yeux. Qu’est-ce que ça veut dire !
- Stedren a survécu à votre petite sortie spatiale, répondit Piers d’un ton plaisantin. Les martiens l’ont récupéré, tout comme ils ont récupéré la fréquence d’onde.
- Mais ! Que … Et Supranet !
- Décidément vous n’avez rien compris, continua Piers. C’est notre allié.
Léodran semblait complètement perdu. Cependant, comme tout bon chef de guerre qu’il soit il se ressaisit et lança une série d’ordre aux homaridians ainsi qu’une série de juron dont certains étaient inconnus pour Piers. Ce dernier profita de ce moment d’inattention pour se retirer discrètement et s’enfuir à l’embranchement d’une avenue.
En dépit du fait que le plan de Léodran ne marchait pas, ses armées conservaient une constante progression et les machines de Supranet n’arrivaient pas à endiguer l’assaut.
Piers déambula au milieu d’un flot de cadavres et de carcasses de chars avant d’entendre une voix familière. C’était Stedren, il avait eu le temps d’aller au camp prendre un aéroglisseur et de retourner chercher Piers. Dès ceci fait, ils ne regagnèrent pas la base, d’ailleurs elle était presque au main des homaridians. Ils montèrent haut dans les airs pour se réfugier dans l’Hermès.
Une fois sur la passerelle, Piers put observait la bataille au sol, et en particulier les homaridians. Telle une bactérie qui prolifère, ils étaient toujours plus nombreux. On pouvait nettement voir les éclairs puissants qui pulvérisaient les machines et les bâtiments. Il tomba sur Edora qui était manifestement très inquiète.
- Nous sommes en train de perdre, dit-elle sur un ton qui se voulait serein. Chester dit que d’ici un quart d’heure ils commenceront à pénétrer dans le prototunnel.
Stedren regarda attentivement la colline avec les ruines de la statue et les reste du Délivrance encastrés. Le Délivrance …
- Faisons exploser les réserves de carburant ! proposa Stedren. Les réservoirs doivent encore êtres pleins.
- Ca ne ferait que les ralentir, rétorqua Edora avec lassitude.
- C’est mieux que rien, compléta le robot avatar de Chester, et puis si ça nous fait gagner du temps ça ne peut être que profitable.
- Soit.
Edora donna l’ordre à un pilote de tirer mais avant que ce dernier l’exécutât, il se produisit une violente explosion. Une explosion terrible à l’intérieur de l’Hermès.
Le sol trembla brusquement et les objets présents furent projetés en avant et les personnes présentes tombèrent à terre, incapables de s’accrocher. L’assiette de l’appareil commençait à décliner. Une alarme retentit et les propulseurs ioniques émettaient des bruits grinçants pas intermittences. Piers et Frensoan ignorant tout de la technologie martienne ne comprenait pas ce qui se passait. Ils se tournèrent vers Edora mais elle semblait tout aussi incrédule.
- Ca doit venir du générateur à antimatière, je ne vois rien d’autres qui puisse produire un tel choc.
- Le vaisseau est pourtant doté d’un bouclier de protection, intervint Frensoan qui tentait désespérément de s’accrocher à une barre ou à un quelconque élément.
- Les homaridians n’ont pas pu tirer sur le vaisseau, dit Chester. Cela ne signifie qu’une seule chose : nous avons été saboté.
Le vaisseau penchait de plus en plus, et l’équipage avait donc d’énormes difficulté à piloter et à rétablir une inclinaison correcte. Le bruit de grincement gagnait aussi en intensité tandis que l’Hermès se rapprochait graduellement du sol.
- Actionnez les rétrofusées, vociféra Edora tandis que l’alarme continuait de crever les tympans. Verrouillez les systèmes auxiliaires et enclenchez les compensateurs gravitiques !
- Le camp a été détruit, informa Chester avec une voix très forte. Les homaridians sont en train de s’introduire dans le prototunnel.
Effectivement, par l’énorme hublot, on pouvait voir des centaines de mutants converger vers les ruines de statues et se précipiter dans le gouffre menant à la ville souterraine, dernier bastion de l’humanité sur Terre : Subolithe. A ce moment précis, Piers, Stedren en Frensoan sentirent leur cœur se serrer dans leur poitrine. Ils voulaient intervenir, ils voulaient faire quelque chose mais il se trouvait dans un vaisseau en perdition qui brûlait de l’intérieur et qui était en train de se rapprocher dangereusement du sol stérile de New York.
- Edora ! lança le robot avatar. Je ne peux pas le faire mais vous si.
Cette dernière était occupée à tenter de redresser son vaisseau et d’évaluer les dégâts. Ceux-ci étaient considérables car de nombreux ponts avaient été détruits et la coque avait un trou béant qui laissant entrer l’air contaminé. Edora cherchait également comment on avait bien pu saboter son appareil. Elle pensa alors à un traître, une personne qui voudrait voir l’espèce humaine s’éteindre, se faire écraser par les …
- EDORA, insista Chester dont le robot s’agrippait à une poigné de porte. Mettez en marche le système de sécurité d’urgence du prototunnel ! Je ne peux pas le faire mais vous, vous devez avoir les codes !
Edora regarda un instant le robot qui lâchait prises se demandant comment il pouvait être au courant d’un tel dispositif. Mais le temps n’était pas aux interrogations superflues. Le plan du vaisseau était maintenant presque à la verticale et d’épaisses fumées envahissaient la passerelle. Edora escalada des moniteurs et le timonier l’aida à monter un peu plus haut. Une fois assurée qu’elle avait une bonne prise, elle entra une longue série de chiffres dans l’ordinateur centrale de l’Hermès.
Et alors que le vaisseau martien se précipitait vers une chute mortel, Piers et Stedren purent voir au dehors le plus fantastique et le plus étonnant spectacle qui leur serait donné de voir de toute leur vie.
toujours les fautes, mais je ne t´apprends rien...
Il est un peu moins bon, mais tout à fait dans la lignée des autres !