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Tombée divine

TheBoss1606
TheBoss1606
Niveau 10
09 août 2009 à 17:52:28

Ça faisait un bout de temps que je n'avais pas posté de texte, voilà qui est corrigé. :)
J'espère que vous apprécierez ce one-shot. :-)

-----

« La bête ondule à son aise dessous mes pieds,
Ce béton divin que j’aime voir m’épier.
Les bêtes ont dit vin, mais moi je ne dis qu’eau ;
Les yeux ne disent rien, la larme ne dit mot. »

Des trombes de pluie ruissellent sur mon corps, douche hebdomadaire plutôt radicale. Mes idées s’éclaircissent, mes lèvres obtiennent l’humidité et la fraîcheur qu’elles mendiaient depuis ce matin, et ma peau souillée, crasseuse, puante, retrouve une deuxième jeunesse et semble ravie par tant de bonté divine. Debout, en tenue d’Adam, je profite de cette bénédiction tandis que la plupart des gens accélèrent le pas en me jetant des coups d’œil choqués et dégoûtés. Et je les comprends. Le spectacle d’une enveloppe décharnée par le manque de nourriture, d’une âme lacérée par l’alcool, d’un cœur déchiré par le manque d’amour, d’un être humain détruit par le regard des autres, doit être répugnant. Mais cela fait déjà un bon bout de temps que je n’ai même plus la faiblesse de me lamenter sur mon apparence. Il fut un temps où chaque regard méprisant m’anéantissait, où mon estomac se bornait à réclamer une nourriture que je n’avais pas les moyens de lui offrir, où je passais mes journées à déambuler dans la ville, espérant du fond de ma stupidité que quelqu’un prenne pitié de moi et m’héberge, me réconforte, fasse tout simplement un geste humain envers moi.

Cela arrivait parfois au début de ma déchéance, quand mon apparence n’était pas encore trop repoussante et mon odeur trop nauséabonde. J’ai appris avec l’expérience qu’il ne fallait pas avoir l’air d’être dans le besoin pour que l’on ait envie de vous venir en aide. Il arrivait qu’on m’offre un sandwich, ou quelque connerie insignifiante. On apprend à ne pas être difficile. Les gens me demandaient parfois, souvent d’un ton dédaigneux, pourquoi le peu de charité dont faisait preuve certains passants passait dans la boisson. Je leur répondais – même si la réponse semblait peu les intéresser, le but de ces personnes était surtout de montrer son importance, et de réduire à néant la dignité qu’il nous restait – que l’alcool transportait, redonnait de l’espoir, rendait insouciant, donnait de puissantes ailes à ceux qui, menottés par leur dépouillement, croupissaient sous les ponts, et qu’il sublimait l’intensité des feuilles vertes jaillissant des arbres, de l’éclat doré du soleil, du bois verni des guitares, du bleu azur resplendissant d’un jour de printemps. L’alcool savait apprécier le doux piaillement des oiseaux matinaux, le grondement mélodieux d’une voiture de sport, les grognements apaisants du chef d’entreprise qui se plaint de la baisse de ses actions, les insultes agréablement agressives, venimeuses… L’alcool savait comment s’y prendre pour faire abstraction du mauvais côté des choses. Forcément, on me reprochait, après avoir tenu ce discours, de faire l’apologie de l’alcool. Je ne relevais pas ces remarques. Je n’imaginais même pas ce que cela aurait été si je m’étais attardé sur l’aspect pile ou face de la boisson, sur son côté le plus vicieux.

Mais, contrairement aux idées reçues, il arrive un moment où il y a une rupture, une volonté incommensurable de changement qui nous projette soit dans le morbide graveleux, soit dans le morbide purificateur.
Mon meilleur ami a sombré dans le morbide graveleux. Celui-ci assombrit tant l’individu qu’il vous amène, dans la majorité des cas, à la mort. Ce morbide-là replie la personne sur lui-même, le rend muet, insensible. Il l’enferme dans une cellule intérieure et l’empêche de se nourrir, renforçant sa dépendance à l’alcool, le transformant en un objectif impérial au lieu d’un moyen d’oublier ses problèmes. J’ai vu l’homme que j’aimais le plus au monde devenir une espèce de cadavre, buvant, dégobillant, buvant, dégobillant. Un être sans plus aucune conscience de lui et des autres…

J’ai eu la triste chance de sombrer dans le morbide le moins abject mais tout aussi pitoyable. Vous vous fichez de tout, vous êtes seul sur Terre, votre pudeur et votre estime de vous-même ne sont que de lointains souvenirs pour vous, des mythes fabuleux qui n'ont jamais existés. Vous éclatez de rire à la moindre occasion, vous voulez discuter et connaître toutes les personnes qui vous croisent, vous essayez tellement de donner une ampleur, une cohérence à votre existence que vous vous sentez obligé de tout vivre à fond, de tout exagérer, et vous ne ratez aucune occasion de montrer aux autres que vous êtes encore bel et bien vivant, que votre cœur bat encore.
C’est comme avoir les effets de la drogue à longueur de journées sans en avoir absorbée. Ce qui entraîne parfois des comportements que les hommes banals ne peuvent pas saisir car ils ne savent rien de ce qui se passe dans notre tête. Ils ne savent pas ce que c’est de souffrir. Ils ne savent pas ce que c’est d’attendre chaque jour d’être délivré car on n’est pas foutu de pouvoir le faire soi-même. Car on n’a plus de courage ni de volonté. Car l’aide est souvent accordée à ceux qui en ont le moins besoin. La négligence de soi-même devient naturelle, presque instinctive car elle permet d’oublier ce que nous sommes réellement, ou ce que nous étions avant de devenir des marginaux, des sauvages, des bêtes.

Des trombes de pluie ruissellent sur mon corps. C’est ma douche hebdomadaire et j’en profite, je me frotte, me caresse, je crie, je ris, j’esquisse des petits pas de danse, vestige enseveli de ma joie de vivre et de ma vivacité. Je crie, je ris, et la pluie ruisselle sur mon corps, sur mon cœur, sur mon visage, créant un véritable rideau de larmes, des larmes trop nombreuses et trop longtemps refoulées pour pouvoir se libérer de leur propre gré.

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
09 août 2009 à 20:15:50

Lu.
Beau.
Tragique
J'ai eu des frissons.

Et c'est tout. Y a rien ajouter devant ce beau one-shot :-) .

Zangetsu05
Zangetsu05
Niveau 10
09 août 2009 à 21:17:44

Lu.
Et apprécié.
Très fluide, très facile à lire, très immersif. Un peu court, peut-être, mais le but n'est pas non plus d'en faire trois tonnes. Un instantané très bien fait, en somme.
Quelques petites fautes, une ou deux répétitions, mais c'est de l'ordre du détail, et elles se perdent dans un texte ma fois, très bien écrit.
J'ai particulièrement apprécié le poème, surtout quand je l'ai relu après le texte. Tu aurais d'ailleurs pu le mettre à la fin de ton texte, il me semble être une conclusion parfaite à ton one-shot. Par contre, si je compte bien, ça fait 12, 12, 11 et 12 pieds. Mon caractère tatillon aurait aimé un carré de douze =)

Zangetsu05
Zangetsu05
Niveau 10
09 août 2009 à 21:18:26
  • Ma foi.
TheBoss1606
TheBoss1606
Niveau 10
09 août 2009 à 23:56:19

Merci d'avoir commenté. :)

Je suis vraiment heureux que ça t'aie autant plus crazymarty, merci.
J'ai atteint mon but si mon texte t'a fait ces effets-ci.

Idem Zangetsu, par contre si tu te souviens de fautes, tu pourrais me les donner ? Je suis assez perfectionniste. Allonger le texte n'aurait pas été très judicieux vu que tout ceci m'est venu d'un coup, ça n'aurait pas été spontané. Par contre, le carré de douze pour le poème y est bien, tu devrais relire. Je l'ai mis au début car l'idée de le mettre à la fin ne me plaisait pas, alors qu'il prend tout son sens une fois le texte lu entièrement. ^^

Merci encore à vous deux. :-p

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
10 août 2009 à 00:52:29

Bu... Euh... Lu ! :o))

Un One-Shot qui jouit dès le poème (de toi ? :question: ) d'un capital sympathie assez conséquent. Mais malgré tout, cette description très humaine ne me fait pas non plus un effet extraordinaire. Je ne sais pas. J'ai l'impression que tout cela est un peu trop idéalisé. Le petit bout sur l'alcool notamment. Cela dit, le texte est fluide, coule comme l'eau sur le corps crasseux de cet homme que tu fais parler et les fautes je n'en ai pour ainsi dire pas repéré, mais à presque 1 h du mat', je suis peut-être pas aussi apte qu'à d'autres moments. Une tranche de "mocheté" humaine rendue un peu plus belle par ta plume, mon bon TheBoss ! Et que demande-t-on à un One-Shot, si ce n'est d'être bon dans l'instantané ?

Suledhel
Suledhel
Niveau 10
10 août 2009 à 01:33:06

J'ai lu, et j'ai beaucoup aimé. J'ai bien peur d'être crevée et de ne pas faire beaucoup plus constructif, c'est un One-shot réussi, voilà. Et le poème aussi. Même si à ce sujet, je suis d'accord avec Zang', je vois que 11 pieds au 3ème vers : Les - bê - tes ont - dit - vin - mais - moi - je - ne - dis - qu’eau

Sinon pour les fautes/répétitions, moi j'ai relevé ça :

"Mais cela fait déjà un bon bout de temps que je n’ai même plus la faiblesse de me lamenter sur mon apparence. Il fut un temps où chaque regard méprisant..." Répétition de "temps"

"Les gens me demandaient parfois, souvent d’un ton dédaigneux, pourquoi le peu de charité dont faisait preuve certains passants passait dans la boisson." faisaient

"Mon meilleur ami a sombré dans le morbide graveleux. Celui-ci assombrit tant l’individu qu’il vous amène..." Hmmm, pas vraiment une répétition, m'enfin sombré/assombrit, tu pourrais peut-être trouver un synonyme à l'un d'eux ^^

"Ce morbide-là replie la personne sur lui-même, le rend muet, insensible. Il l’enferme dans une cellule intérieure et l’empêche de se nourrir, renforçant sa dépendance à l’alcool, le transformant en un objectif impérial au lieu d’un moyen d’oublier ses problèmes." Le sujet, c'est "la personne", donc : lui-même; la rend muette; la transformant

"Vous vous fichez de tout, vous êtes seul sur Terre, votre pudeur et votre estime de vous-même ne sont que de lointains souvenirs pour vous, des mythes fabuleux qui n'ont jamais existés." existé

"C’est comme avoir les effets de la drogue à longueur de journées sans en avoir absorbée." absorbé

Zech
Zech
Niveau 23
10 août 2009 à 09:42:31

Alors il y a en effet une erreur métrique dans le poème.
Mais vous avez à moitié tort à moitié raison.

LE 3eme vers compte bien douze syllabe.
TU as oublié un stop suledhel (vu qu'il est au pluriel le E compte car il ne fait pas de liaison direct avec le mot qui suit), je corrige:
Les - bê - tes - ont - dit - vin - mais - moi - je - ne - dis - qu’eau
Mais il faut avouer que ce stop qui respecte les règles de poésie est un peu embêtant dans le sens où il gache totalement ton jeu de mot. ce béton divin, ne sonne plus du tout comme les bêtes ont dit vingt.

Mais le deuxième vers comprends une erreur métrique.
IL ne compte que onze syllabes, tu pourrais bien entendus compter douze syllabes en faisant la syncope du verbe "epier" le divisant en é/pi/er.

Mais ce n'est pas très correcte, car si tu le fais là, tu devrais le faire au premier vers et supprimer aussi l'apocope de pied. Et si tu le fais tu te retrouves à treize.

Je commence par les remarques de détails:
Personnellement après un quatrain, et une première proposition restant dans un domaine profond, les termes hebdomadaire et radicale me semble un peu trop techniques, et me coupe un peu dans mon élan immersif.

"où il y a une rupture, une volonté incommensurable de changement qui nous projette soit dans le morbide graveleux, soit dans le morbide purificateur. "
Un hiatus "où il" pas joli. De plus ce "il y a" ne sert à rien. Et rends passif une phrases, rendant le tout plus lent, plus chiant, trop descriptif. Tu devrais la mettre à l'actif cette phrase elle serait cent fois plus intense. Genre:
"Où une rupture, une volonté incommensurable de changement nous projette..." Tu supprimes tout les petits termes lourds et superflus ainsi, et tu redonnes du rythme à ta phrase.

"Mon meilleur ami a sombré dans le morbide graveleux. Celui-ci assombrit tant l’individu qu’il vous amène, dans la majorité des cas, à la mort"
LE celui-ci est ambigu même si on comprend rapidement que tu parles du morbide graveleux. POur une fois tu peux coupler les deux proposition ce ne sera pas trop long. Et faut pas non plus changer l'individu en vous.

Donc vaut mieux ainsi "Mon meilleur ami a sombré dans le morbide graveleux, qui assombrit tant l'individu qu'il l'amène, dans la majorité des cas, à la mort."

"Ce morbide-là replie la personne sur lui-même" le terme morbide est pas assez fréquent dans le langage poru que tu puisses te permettre une répétition si proche.

"renforçant sa dépendance à l’alcool, le transformant en un objectif impérial au lieu d’un moyen d’oublier ses problèmes."
Bon toute la phrase est un pour lourd.
De plus à la fin le cod de transformant c'est "la dépendance alcool" qui devient un objectif impérieal eu lieu d'un moyen.
Ca ne peut plus être la personne qui est un objectif impérial ou un moyeN.
Donc ca donne "la transformant en un objectif.."
Mais faut absolument que tu coupes la phrase en deux, c'est trop lourd, la preuve tu as toi même confondu les cod à la fin.

"C’est comme avoir les effets de la drogue à longueur de journées sans en avoir absorbée."
Y a pas d'effet de LA drogue, y a des effets d'une drogue.
Avoir les effets ça ne se dit pas, tu peux mettre ainsi donc:
"C'est comme ressentir les effets d'une drogue à longueur de journée sans en avoir absorbée."
ou
"C'est comme les effets d'une drogue à longueur de journée que l'on a jamais absorbée"

Je rajouterais que ton "à longueur de journée" est pas spécialement bien ici, je te conseillerai de le changer pour autre chose ou de le supprimer.

"Ce qui entraîne parfois des comportements que les hommes banals ne peuvent pas saisir car ils ne savent rien de ce qui se passe dans notre tête."
Si tu as une proposition relative, il te faut une principale, or ta proposition principale ne peut pas se résumer à "Ce" en bon francais.
Donc faut mettre:

"Cela entraîne parfois des comportements que les hommes banals ne peuvent pas saisir car ils ne savent rien de ce qui se passe dans notre tête."

"Car on n’a plus de courage ni de volonté"
L'article défini donnerait beaucoup plus de poids ainsi:
"Car on n’a plus le courage ni la volonté" Ca allège d'un point de vue sonore la phrase en enlevant un son "e" et en le variant avec le son "a".

"vestige enseveli" ce sont les petits pas de danse qui sont les vestiges de la joie donc "vestigeS enseveliS"

Bon mon avis, c'est quand même pas mal du tout, je trouve que ca manque d'un petit soupçon de légèreté pour rendre vraiment plus beau cette scène.
Bon j'ai apprécié certains moments, mais y a un truc qui m'a profondément gêné, c'est que pour un ancien dépressif alcoolique comme moi, franchement, on trouve ça proprement ridicule cette description de l'alcool, on dirait que le mec il est plus sous trip lsd qu'ivre.
L'alcool dans ses situation a bien sûr des bon cotés, mais pas du tout ceux que tu décris.

"l’alcool transportait, redonnait de l’espoir, rendait insouciant, donnait de puissantes ailes à ceux qui, menottés par leur dépouillement, croupissaient sous les ponts, et qu’il sublimait l’intensité des feuilles vertes jaillissant des arbres, de l’éclat doré du soleil, du bois verni des guitares, du bleu azur resplendissant d’un jour de printemps. L’alcool savait apprécier le doux piaillement des oiseaux matinaux, le grondement mélodieux d’une voiture de sport, les grognements apaisants du chef d’entreprise qui se plaint de la baisse de ses actions, les insultes agréablement agressives, venimeuses…"
Tout ça c'est vraiment de la connerie pure.

Mais c'est quand même pas si mal écrit que ça :-)))

TheBoss1606
TheBoss1606
Niveau 10
10 août 2009 à 14:34:50

Et bien !

Merci Corneille ! Effectivement, le poème est de moi. Le problème c'est que le personnage est tellement dans sa bulle, dans son monde, qu'il voit et ressent des choses qu'aucune autre personne aurait ressenties. C'est pour cette raison que j'ai exagéré à ce point car ce n'est même pas les effets de l'alcool en général que j'ai voulu décrire, ce sont les effets de l'alcool sur lui.
Cependant, merci beaucoup et heureux que ça t'aie plu. :-)

---

Merci Suledhel ! Je commenterai le poème avec la réponse à Zech. C'est gentil d'avoir relever les petites fautes de répétitions et d'accords. Par contre, les deux dernières fautes que tu relèves n'en sont pas :-p :

"Vous vous fichez de tout, vous êtes seul sur Terre, votre pudeur et votre estime de vous-même ne sont que de lointains souvenirs pour vous, des mythes fabuleux qui n'ont jamais existés." existé

"C’est comme avoir les effets de la drogue à longueur de journées sans en avoir absorbée." absorbé

---

Merci d'avoir pris le temps de commenter mon texte, Zech. :-)

LE 3eme vers compte bien douze syllabe.
TU as oublié un stop suledhel (vu qu'il est au pluriel le E compte car il ne fait pas de liaison direct avec le mot qui suit), je corrige:
Les - bê - tes - ont - dit - vin - mais - moi - je - ne - dis - qu’eau
Mais il faut avouer que ce stop qui respecte les règles de poésie est un peu embêtant dans le sens où il gache totalement ton jeu de mot. ce béton divin, ne sonne plus du tout comme les bêtes ont dit vingt.

:d) Le souci c'est qu'en réalité, j'ai voulu cette différence de prononciation pour ne pas tomber dans le ridicule de vouloir faire le même jeu de mots à chaque vers. Je voulais que lors d'une lecture narrative, on prononce "béton" mais que dans une lecture poétique, on prononce "bêteuhzon", pour enrichir et ne pas faire redondant.

Mais le deuxième vers comprends une erreur métrique.
IL ne compte que onze syllabes, tu pourrais bien entendus compter douze syllabes en faisant la syncope du verbe "epier" le divisant en é/pi/er.

Mais ce n'est pas très correcte, car si tu le fais là, tu devrais le faire au premier vers et supprimer aussi l'apocope de pied. Et si tu le fais tu te retrouves à treize.

:d) Je n'étais pas au courant que les apocopes s'appliquaient obligatoirement sur les deux vers. Il m'est facile de corriger cela, donc je vais le faire, merci de la remarque.

"Car on n’a plus de courage ni de volonté"
L'article défini donnerait beaucoup plus de poids ainsi:
"Car on n’a plus le courage ni la volonté" Ca allège d'un point de vue sonore la phrase en enlevant un son "e" et en le variant avec le son "a".

:d) Ça me fait rire que tu me dises ça car justement, j'ai fait des modifications avant de poster le texte, et à la base, j'avais mis "le courage ni la volonté", mais j'ai trouvé que ça donnait plus de force de parler en général, et de répéter le son "d".

:d) Ta remarque sur l'alcool est pertinente, cependant je voulais accentuer ce côté pour bien montrer l'état mental du personnage qui, tant ses plaisirs sont limités, tente de les rendre fabuleux et magiques. A noter que tout ce que tu relèves sont les paroles du personnage qui essaie de persuader des gens, donc de un, il n'est sincère qu'à moitié car il sait que l'exagération a plus de chances de convertir l'opinion de l'interlocuteur qu'une personne se défendant vaguement, et de deux, sa santé mentale est douteuse donc peut-on faire confiance à sa description ?

J'ai pris en compte toutes tes remarques, et je vais revoir mon texte. :) Merci encore à vous !

Suledhel
Suledhel
Niveau 10
10 août 2009 à 17:23:39

Merci Suledhel ! Je commenterai le poème avec la réponse à Zech. C'est gentil d'avoir relever les petites fautes de répétitions et d'accords. Par contre, les deux dernières fautes que tu relèves n'en sont pas :-p :

"Vous vous fichez de tout, vous êtes seul sur Terre, votre pudeur et votre estime de vous-même ne sont que de lointains souvenirs pour vous, des mythes fabuleux qui n'ont jamais existés." existé

"C’est comme avoir les effets de la drogue à longueur de journées sans en avoir absorbée." absorbé

:d) Je me permets de protester. Dans la phrase "...des mythes fabuleux qui n'ont jamais existé" , existé est un participe passé utilisé avec l'auxiliaire avoir, or il n'y a pas de COD/CDV (sais pas comment tu appelles ça, complément direct, quoi), donc le participe passé reste invariable. C'est comme si tu écrivais "Elle a existée"...ce qui est incorrect. Non, c'est existé.

Quant à la seconde phrase c'est plus discutable, le pronom "en" est assez épineux... Certains préconisent de faire l'accord, d'autres non. L'ouvrage de grammaire dont je dispose prône l'invariabilité, et franchement je trouve ça plus simple et plus beau, m'enfin, à toi de voir ^^

Rhyacian
Rhyacian
Niveau 8
10 août 2009 à 17:49:08

J'ai lu. Je ne suis certainement pas doué pour les longs commentaires, je peux juste que j'ai apprécié, c'est pour le moins bien raconté :content:

Zech
Zech
Niveau 23
10 août 2009 à 18:07:23

Pour l'explication sur l'alcool très plausible, dommage que le one-shot ne suffise pas à montrer au lecteur son coté bien partial. une petite suite pourrait aider à faire saisir cet aspect.
Bonne continuation, je lirais ce que tu posteras.

Placoteur
Placoteur
Niveau 9
11 août 2009 à 04:53:17

Ça déboîte, un texte d'enfer sur un enfer mécanisé par la faiblesse d'un homme isolé !

Je veux une suite. :coeur:

TheBoss1606
TheBoss1606
Niveau 10
11 août 2009 à 19:20:57

:d) Je me permets de protester. Dans la phrase "...des mythes fabuleux qui n'ont jamais existé" , existé est un participe passé utilisé avec l'auxiliaire avoir, or il n'y a pas de COD/CDV (sais pas comment tu appelles ça, complément direct, quoi), donc le participe passé reste invariable. C'est comme si tu écrivais "Elle a existée"...ce qui est incorrect. Non, c'est existé.

~> Non, ce n'est pas comme si je disais "Elle a existée" car là, il y a le "qui" qui renvoie aux mythes qui fait l'accord. Si j'avais écrit "Les mythes fabuleux n'ont jamais existé", ok, mais dans ce cas, je confirme bien que l'accord se fait. :p)

~> Merci Rhyacian, content que ça t'aie plu. :)

Zech ~> Effectivement, je pourrais l'expliquer mais ça casserait un peu la portée du texte et les sentiments qu'il fait naître, puisque je devrais développer quelque chose dont le personnage principal ne se rend pas compte, et donc intégrer un nouveau jugement.

~> Merci Placoteur, j'aime bien ta description de mon texte. :-p

Zangetsu05
Zangetsu05
Niveau 10
11 août 2009 à 19:25:10

Boss :d) Non, non, je suis formel, et Elfy a raison. On reprend la phrase :
"des mythes fabuleux qui n'ont jamais existés"
Les mythes sont le sujet direct du verbe, et non un complément du verbe, donc pas d'accord. Ca n'a rien à voir avec la structure type :
"les lunettes fabuleuses que j'ai perdues"
Ici, accord car le sujet, c'est "je", et le complément d'objet direct, c'est les lunettes.

TheBoss1606
TheBoss1606
Niveau 10
11 août 2009 à 19:53:54

Ah oui, t'as raison. :(
Ça me paraît quand même très étrange sans s. :fou:

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
11 août 2009 à 21:05:16

TheBoss, le grand homme qui a régné fut un temps sur HP 4 et règne toujours sur HP 5 et 6 aurait-il lui aussi des faiblesses humaines avec les accords en relation avec l'auxilliaire avoir derrière cette armure impitoyable de dureté et de perfection ? :peur: (Je fais de la fausse lèche là, parce que le meilleur, c'est notre 'Tataph' à nous d'abord ! :coeur: :o)) :gni: )
Mais bon, au pire, hein, les académiciens n'avaient qu'à mettre à disposition du petit peuple une langue plus facile d'usage ! J'ai juste à rajouter une chose : T'as d'autres textes dans tes tiroirs ?

TheBoss1606
TheBoss1606
Niveau 10
11 août 2009 à 23:27:35

Bon, je n'ai pas modéré HP4, mais je te pardonne cette erreur. :o))
Sinon, si tu dis que le hobbit est meilleur modérateur que moi, c'est que tu n'as pas été sur mon forum parce que mes blagues à moi sont beaucoup plus drôles. :noel:

Trêve de hors-sujet, merci pour tes compliments, et oui, j'ai d'autres textes en réserve, mais j'en ai déjà posté quelques-uns ici donc je t'invite à les lire si tu m'aimes. :bave:

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
12 août 2009 à 01:18:26

C'est exact, j'avais un doute, j'aurais mieux fait de la fermer ! :o))
Mais tu en étais membre très actif et si je ne m'abuse, inclu dans le "roman" de Kreia :gni: :-p Mais j'ai vu un peu comment tu te débrouillais sur les autres (des passages des fois comme ça ^^)
Allez, en l'honneur de cette époque bénie des Dieux, tu auras un commentaire sur au moins 2 autres textes (c'est les vacances, faut pas déconner :noel: )

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
12 août 2009 à 20:21:46

Lu, rien d'autres à redire aux autres, c'est très bon.

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