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Liste des sujets

Frater

Ronceval
Ronceval
Niveau 5
21 novembre 2009 à 18:51:51

Mieux. Beaucoup mieux.

Ça évoque beaucoup moins nombre d'éléments vus, re-vus et re-re-vus dans la HF par le simple fait de tes choix de mots. Ça m'a permis d'apprécier d'une autre façon ton texte qui, d'un tempo mieux dosé, n'annonce l'âge du protagoniste que vers la fin du paragraphe. Et dix-neuf ans, ça fait déjà plus crédible que nombre d'histoires où un gamin de quinze ans soi-disant possède la force de buter des légions de méchants. Tu gagnes donc en crédibilité, ce qui est un bon point pour moi (parce qu'on se ne le cachera pas, je suis un lecteur assez difficile et j'aime beaucoup m'attarder sur des détails inutiles à première vue). Ton choix de mots plus "original" que précédemment peut donc permettre au lecteur de se détacher de ses propres idées pré-conçues au profit des tiennes, qu'il ignore encore pour l'instant.

Peut-être un petit bémol à tout ça, c'est l'usage du "il" et du "lui" dans tes textes. Selon moi, ça se veut un peu lyrique et "mystérieux" pour absolument rien. L'effet foire, car ce "il" n'évoque rien du tout. Ce que je te conseillerais, c'est de "définir" quelqu'un sans le nommer, mais en le caractérisant de façon à laisser une image marquante au lecteur, sans qu'il puisse nécessairement y coller un étiquette ou un nom sur le front. Par exemple (exemple inventé qui n'a pas rapport avec ton histoire, bien sûr), pour parler des souvenirs qu'un gamin a d'un méchant qui tue ses parents, tu pourrais marquer:
"Truc sommeilla jusqu'aux petites heures du matin. Les rêves de Truc, malgré l'air paisible sur le visage de celui-ci, étaient de vieux rêves agités et truffés de remous inconscients. Chaque nuit, il voyait cette immense silhouette cornue, bardée de métal noir et son armure hérissée de pics acérés. Il revoyait ses deux yeux reptiliens, ce teint fantômatique et verdâtre sur lequel était peint un sourire rouge sang et carnassier. Il n'avait pas de nom, parce que les rêves se font apeurés, et en silence. Il n'avait que ce regard meurtrier, et cet air de "Je t'ai trouvé!" braqué sur lui à chaque instant."

Mais en gros, j'ai plus apprécié à deuxième lecture. Bien joué!

Mandoulis
Mandoulis
Niveau 27
21 novembre 2009 à 18:54:22

J'ai donc le "pavé" que tu nous avait pondu, et j'a

Mandoulis
Mandoulis
Niveau 27
21 novembre 2009 à 18:58:58

:ok: tab :-(( J'ai donc lu le "pavé" que tu nous avai pondu et j'ai trouvé ça pas mal. Il n'y pas de fautes et l'ensemble est bien écrit. Tu nous as présenté succintement les personnages, mais nous ne savons encore rien de l'intrigue. (Et je veux savoir!! ^^)
Néanmoins, j'ai eu du mal à m'y retrouver dans tes deux prologues. Dans le premier, j'ai eu des difficultés à savoir à quel moment du parlait de Sael et à quel moment tu parlais de celui qui lui a détruit sa vie. Quant au deuxième prologue, se déroulait-il en Afrique ou à Londres???
L'ensemble est bien. Continue

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
21 novembre 2009 à 19:57:51

Mandoulis :d) Le récit cadre se passe à Londres, et le récit enchassé... en Afrique. :o)) Ce texte-là, je l'ai travaillé de sorte à ce qu'on ait pas une trop grosse rupture entre les deux cadres spatio-temporels. Mon but était de faire rentrer l'analepse comme dans du beurre. Au milieu du récit, j'ai parfois fait en sorte que certaines de ses pensées soient celles de Londres. Ça peut donner une impression de flou, mais je préfère largement cette impression à la manière trop brute de changer de décor. :) J'espère que ça ne t'a pas trop dérangé. Mais bon, t'as l'air d'aimer. =)

Ronceval :d) Merci beaucoup, même si ça me surprend un peu ce changement subite d'attitude. Mais ce n'est pas pour me déplaire hein. :noel:

Ronceval
Ronceval
Niveau 5
21 novembre 2009 à 20:00:05

Je suis très intolérants sur certains points. Très tolérant sur d'autres.

Ronceval
Ronceval
Niveau 5
21 novembre 2009 à 20:00:39

(intolérant*) la vilaine faute.

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
21 novembre 2009 à 20:19:44

J'ai remarqué. :noel:

Après, je ne sais pas si c'est parce que j'ai évolué d'une autre manière, mais disons que je me sens moins préoccupé par certains critères que par d'autres.

Je viens du forum Super Smash Bros Brawl, et disons qu'à mes débuts (il y a un an de cela), j'étais marqué par les torchons littéraires au niveau de la forme (orthographe digne d'un illettré, mise en forme des dialogues déplorable, conjugaison atroce pour les yeux et l'esprit, et j'en passe... :o)) ). Donc, pour moi, une histoire bien rédigée me suffit, le scénario passe dans un côté purement subjectif, donc je ne m'attarde pas trop là-dessus.

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
21 novembre 2009 à 20:58:34

Par contre, les sentiments et les émotions dans une scène sont limite primordiales pour moi. :o))

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
21 novembre 2009 à 20:59:01

primordiaux*

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
22 novembre 2009 à 18:50:41

All :d) Bah je préfère le retravailler avant de le poster sur ce forum, parce que sinon je sens que je vais m'en prendre plein la gueule. :o))

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
24 novembre 2009 à 19:37:50

Pas besoin de me le rappeler. :o))

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
22 décembre 2009 à 10:25:17

Voilà mon autre partie de prologue, mais cette fois-ci corrigée pour ceux qui ont pu apprécier le début. :-)

Bonne lecture !

Prologue :

Il s’agissait peut-être de son dernier bain de soleil couchant à l’île de Iona. Sael était arrivé à la fin de son périple. Allongé sur le dos, il savourait le fait de sentir sa paume sur l’herbe verdoyante et sauvage de cette plaine, plaine qu’il connaissait depuis tout petit. Il savourait aussi cette vue magnifique, avec ce soleil orangé qui paraissait s’immerger dans la mer. Pour lui, il n’y avait pas plus bel endroit pour mourir, si cela arrivait. Sael avait toujours en tête ces événements qui le malmenaient depuis bientôt trois mois. Tout cela partit de cette lame noire et pourtant étincelante, où un long trait rouge sang s’y trouvait. Il savait qu’il n’oublierait jamais cette épée qui avait détruit son innocence infantile. Sa bulle de sérénité comme Sael avait l’habitude de dire. Sur le moment, le jeune homme se demandait ce qu’il avait fait pour que ce soit lui qui lui enlève tout ceci. Celui qu’il aimait le plus lui avait presque tout pris. Sa famille, ses proches, ses amis de voyage… Il ne lui restait presque rien à part ses vêtements blancs comme neige, cette arme divine, et ce besoin incontrôlable de tuer la personne la plus chère à ses yeux. Pourquoi voulait-il absolument faire ceci ? La vengeance, la justice… et aussi surprenant que cela puisse paraître, la compassion et l’envie de vivre. Au cours de ces trois mois de haine profonde, tellement de choses s’étaient produites. La vie eut raison de Sael, lorsqu’il croyait que plus jamais il ne pourrait lier de contacts avec un humain. Son aventure l’avait amené à refaire sa vie avec d’autres, tous aussi attachants les uns que les autres. Mais il avait fallu que ce même être lui prenne tout cela. Malgré le fait qu’il détestait celui qu’il aimait, Sael s’était rendu compte que cet homme avait eu une vie bien plus éprouvée que la sienne. Etait-ce par pure jalousie qu’il avait fait tout ça ? Durant ces trois mois, cet homme avait détruit petit à petit les bases qui lui permettaient de reconstruire sa nouvelle vie. Sa douleur devait être insurmontable pour un humain normal. Pris de pitié, Sael avait pris conscience qu’il faudrait le tuer pour apaiser son esprit. Il gardait en tête que celui-ci n’avait vu que la souffrance depuis sa naissance. A quoi bon vivre si l’on ne connaissait que la douleur ? Le jeune homme savait qu’il le soulagerait en l’envoyant dans l’autre monde. Ses pensées s’adoucirent lorsqu’il considéra ce bracelet en or accroché à son poignet avec tendresse. Un petit rubis de forme hexagonale s’y trouvait, sublimée par la lumière faiblissante du soleil. Il ne lui restait que cette fille. Ce n’était que pour elle s’il aspirait encore à la vie. Sael ne supporterait pas qu’elle souffre s’il mourait. Le jeune homme leva ses yeux émeraude plus haut dans le ciel, au dessus de l’astre qui continuait toujours de s’enfoncer dans cette mer azur avec laquelle il était né. Le jeune homme aux cheveux couleur de blé aperçut un point noir, l’aura puissante et familière qui s’en dégageait ne pouvait être que celle d’une personne. Sael commença à se remémorer pour la dernière fois toutes les péripéties qui l’avaient amené à ce jour fatidique, ce dix-sept août qui marquerait la fin d’une époque ou la fin d’une vie courte pour cet humain de dix-neuf ans.

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
22 décembre 2009 à 10:25:46

La fatalité était vraiment une farceuse. De même que le hasard. Il y avait au mieux une chance sur trois cent cinquante-quatre millions que Sael se retrouve ici, à attendre le combat le plus important de sa vie. Pourquoi ? Qu’avait-il demandé pour que Dieu décide de décimer sa famille ? Qu’avait-il fait pour que sa vengeance tant souhaitée se porte sur… l’essentiel même de sa vie !? Et tout cela débuta d’une manière si anodine…

Rentrant de l’université, comme à son habitude, il savoura cette odeur à la fois iodée et florale, dès qu’il sortit de l’avion familial. Comme à son habitude, il soupira à la vue de ce monstre de métal blanc, qui se tenait sur ce long trait de couleur crasseuse et quelconque, chose que l’on nommait piste d’atterrissage. Tout cela gâchait l’harmonie dégagée par l’île de Iona. Pour l’énième fois, il se répéta que le monde sombrait aussi vite que la technologie progressait. Triste paradoxe. Plus rien n’était authentique dans ce bas monde, de la fleur la plus insignifiante, aux pensées d’un simple enfant. Le soleil était maintenant le seul cadeau de Dieu qui ne soit pas sous l’emprise de l’homme. D’ailleurs Sael ne trouvait plus aucun sens de mentionner « Dieu » au présent : l’humanité avait pris sa place. Solidarité, esprit de révolte, notion même de valeur et de sentiments… Tout cela avait disparu, oui tout cela. Chaque geste maintenant était dicté par une seule chose : le besoin de posséder. Un monde égocentrique et égoïste, tout simplement. La preuve : l’Afrique, berceau du monde, était laissé à son propre compte dorénavant. Ça devait coûter trop cher d’aider les gens dans le besoin, et puis ça n’apportait rien en retour. Où était passée la fraternité de ce début du vingt-et-unième siècle ? Il fallut un peu plus de cinquante ans pour que notre planète devienne la plus ridicule de toutes. Et comme à son habitude, Sael soupira une deuxième fois en regrettant de ne pas être né un demi-siècle plus tôt. Puis, son regard s’éclaircit, et ses yeux se tournèrent vers son chauffeur. Barbe aussi noire qu’hirsute, forte carrure, yeux bruns perçants voilés par son chapeau, uniforme sobre… Décidément, en dix-huit ans, Bart n’avait vraiment pas changé. Peut-être qu’il était immortel, qui sait ? Quoi qu’il en soit, le chauffeur ouvrit la portière arrière de la citadine de luxe. Il en profita pour prononcer ces paroles, de sa voix toujours aussi grave :

« Content de vous voir de retour, Monsieur.
- Merci Bart. Pourrais-tu me dire ce que font Yann, Papa et Maman ? demanda le jeune blond tandis qu’il se faufilait dans le véhicule. »
- Votre petit frère et vos parents sont partis se recueillir dans le monastère de l’île voisine, répondit le chauffeur, à présent à sa place de prédilection. D’ailleurs, cela fait quelques temps qu’ils sont partis… »

La voiture de couler crème démarra silencieusement.

« Depuis combien de temps ? Il faudrait qu’ils soient revenus avant la tombée de la n… »

Sa vue se troubla. Sael ne percevait aucun son, à part ce bourdonnement incessant. Pendant une éternité, lui semblait-il, il ressentit une douleur vive, irradiant tout son corps. Il avait l’impression que tout son être était devenu une plaie béante. Une peur subite se manifesta dans son cœur, battant à une force insoupçonnée. Pourquoi entendait-il son père pleurer ? Cette musique, qui l’assaillait, laissait maintenant place à un rire aussi cristallin qu’infernal, aussi familier qu’insoutenable. De plus, le jeune homme crut entendre les gémissements contenus de sa mère, elle aussi souffrait. Sael ne supportait pas cette sensation opprimante. Il essaya de crier, en vain. Le voilà contraint de subir un phénomène atroce, devenait-il fou ? Un choc sonore le soulagea de cette torture mentale. Sael ne savait pas pourquoi, ni comment, mais il était persuadé que sa famille courait un grave danger.

« Monsieur ! Est-ce que ça va aller !? »

Cette phrase lâchée brusquement par son chauffeur surprit Sael, l’effraya même. En tout cas, cela lui permit de retrouver ses esprits. Mais cette angoisse ne le quittait plus depuis cette affreuse impression, au point d’en avoir des sueurs froides et le souffle saccadé. Alors, de sa voix la plus calme et décidée possible, il pointa doucement du doigt l’île voisine. Le jeune blond ne pouvait pas s’empêcher de trembler tout en déclarant ceci :

« Conduis-moi au port.
- Mais êtes-vous sûr que vous al…
- Conduis-moi au port, répéta Sael de manière plus insistante, et inquiétante par la même occasion.
- Oui Monsieur, murmura Bart. »

La voiture beige vira à droite, en direction d’un ponton et d’un bateau à moteur, le tout situé en pente. Durant tout le trajet, jamais la peur de Sael ne faiblit.

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
22 décembre 2009 à 10:27:52

Respiration haletante, bras et cuisses alourdis… Voici les obstacles physiques à sa détermination, celle de tout faire pour sauver sa famille. A présent, le jeune blond s’élançait, seul avec son angoisse. Le monastère lui semblait toujours aussi loin, tandis que Sael manquait à chaque fois de tomber avec son jean trop long, et son t-shirt bleu trempé de sueur.

Deux cent mètres encore. Les deux tours de l’édifice devenaient de plus en plus imposants, mais les vitraux à leur sommet étaient à peine perceptibles. Pas de porte en vue.

Cent mètres encore. Sael commençait à ralentir. La petite cour rattachée à cette église d’aspect banal devenait maintenant visible. Une pointe de côté naquit au niveau de son flanc droit. Le portail de bois massif se distinguait timidement du bâtiment.

Cinquante mètres encore. Les sensations de la dernière fois avaient repris, le ralentissant encore plus. Poussé par la vision horrible de sa famille souffrante, mais mutilé par cette affreuse impression de plaie béante, Sael atteindra-t-il ce loquet doré au milieu de ces battants ?

Titubant, la main sur son flanc, ce fut ainsi que le jeune homme poussa la porte, non sans peine. Après un lourd grincement, Sael vit dans ce décor tant de cruauté, qu’à ce moment-là, il se demandait s’il ne se trouvait pas en plein cauchemar. Au-delà de tous ces bancs en bois éparpillés çà et là, au-delà de tous les vitraux dont les bouts recouvraient le sol marbré, au-delà de cet orgue écrasé, dont les tuyaux d’argent répétaient toujours une mélodie, mélodie simple et continue… Non, au-delà de tout cela, le pire était que son angoisse fut justifiée.

Depuis ce jour funeste, Sael n’avait jamais oublié les yeux écarquillés de son père, alors transpercé en plein cœur.

Le jeune homme tourna la tête.

Sa mère et son frère ne semblaient pas avoir été épargnés, eux non plus.

Alors ses yeux se tournèrent vers cette silhouette obscure. De dos, l’individu paraissait grand, et il portait une cape noire ample et à capuche, capuche qui empêchait de voir son visage. Sael s’en moquait complètement. Ce dernier coura en direction de l’inconnu. Un liquide chaud et transparent lui troublait presque sa vision, témoin de sa colère et de sa tristesse. L’inconnu ne se retournait pas, il n’avait même pas l’air d’avoir remarqué le jeune blond. Sael se trouvait à moins d’un mètre, de cette odieuse personne caché sous cette cape en cuir. Mais tout d’un coup, le fait de respirer lui fut comparable à une aiguille dans sa poitrine. Le jeune homme s’écroula aux pieds de l’individu. Celui-ci se baissa, Sael, dont les mains serraient sa gorge, pouvait sentir la chaleur dégagée par cette personne. Le jeune blond en tremblait de rage. De toutes ses forces, il lutta pour essayer se mettre en meilleur position. Cela était inutile. Comme si le désespoir ne suffisait pas, la frustration venait elle aussi semer le désordre dans son esprit. Avant d’avoir pu voir son visage, Sael savait qu’il le détesterait toute sa vie. Et justement, il lui chuchota à l’oreille, d’une voix douce et accueillante :

« Tu m’as manqué. »

Ce dernier en frémit. Cette intonation, il pouvait la reconnaître entre mille. L’homme à la cape continua de parler :

« Ton père, Thomas, au moment de mourir, avait prononcé ces paroles à ton égard : « Si tu me pardonnes ce que je vous ai fait, je t’en supplie, venge-nous. ». Ta mère était tellement belle… C’est vraiment à contre cœur que je l’ai tuée. D’ailleurs, c’était presque un accident. Au moins, tu auras un aperçu de ce que j’ai vécu. Ton frère est encore vivant, il se tirera d’affaire à mon avis. J’aurais tant aimé t’en dire plus, mais la douleur qui te comprime la poitrine sera tellement forte que tu t’évanouiras. On en reparlera à notre prochaine rencontre. »

Après son monologue, l’inconnu se releva, mais Sael fut incapable de s’en rendre compte. Il avait déjà perdu sa conscience, avec le sentiment de deux blessures, dont une irrémédiable.

Le plus bel exemple pour montrer que l’humanité n’avait jamais connu une aussi grande décadence ? Simple : Kora était l’assassin de sa famille, et il s’agissait de son meilleur ami dont Sael devait la venger. La question consistait à se demander s’il en serait capable.

Et voilà, j'ai fini. =)

Yugowski
Yugowski
Niveau 7
22 décembre 2009 à 19:28:12

« Tout cela partit de cette lame noire et pourtant étincelante, où un long trait rouge sang s’y trouvait » / cette tournure est assez bizarre.

Sa bulle de sérénité comme Sael avait l’habitude de dire = Sa bulle de sérénité, comme Sael avait l’habitude de dire. La virgule parce que c'est une description assez lente et que cette phrase accélère le rythme, telle une fausse alerte.

J'aime l'utilisation de questions dans un récit, après j'ai l'impression que ça me concerne. Attention, cependant, à ne pas en faire des tonnes non plus.

Sinon la mise en page est effroyable, une grosse brique qui fait mal aux yeux ^^

« il se répéta que le monde sombrait aussi vite que la technologie progressait. Triste paradoxe. » C'est un beau passage mais tu peux virer le « triste paradoxe », je pense qu'il est inutile. Ou mettre une virgule juste avant, au lieu d'un point.

Sinon, j'aime bien les côtés « je balance gentiment sur la société capitaliste » mais c'est un peu trop visible pour un récit de fantasy, on voit clairement que tu tentes de transmettre des pensées, mais dans un monde imaginaire (par là j'entends fantasy, même si j'y connais rien) il vaut mieux symboliser les vices par des personnages, quitte à laisser transparaître un certain manichéisme. Attention donc, à ce que ta rancœur contre la société (je te blâme pas pour ça, bien au contraire) ne transpire trop dans tes mots, ou d'une façon plus fine, pourquoi pas ?

N'empêche que, c'est un beau message que tu tentes de délivrer.

« Sael soupira une deuxième fois en regrettant de ne pas être né un demi-siècle plus tôt. » +1

Sinon, après c'est un peu plus espacé, y'a un peu plus de dialogues

« Le monastère lui semblait toujours aussi loin, tandis que Sael. » Là, t'aurais du te contenter d'un « Il » je crois

voilà ma petite contribution.

Je peux pas dire que je suis fan, mais je suis sur que sur d'autre truc ça pourrait donner du lourd :d

PS : J'ai lu que les derniers jets.

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
23 décembre 2009 à 21:28:47

Yugowski, merci de ton petit com. Justement, j'avais peur d'avoir forcé sur le côté "le monde est ultra merdique". Mais je tiens à te rassurer, cette vision du monde, il n'y a que Sael qui l'adopte. A vrai dire, mon but n'est pas de transmettre exactement un message. Ce message n'est pas particulièrement mon point de vue. Il faut que vous sachiez que cette fiction, est une suite indirecte de mon tout premier écrit (pourri, oui je sais, mais il faut bien un début à tout :ange: )

https://www.jeuxvideo.com/forums/1-11482-1024642-1-0-1-0-fic-trahison.htm

Je ne vous oblige pas à tout lire, mais à aller à mes derniers chapitres + l'épilogue. Vous verrez que c'est d'ici que je tiens mes idées. :ok:

Bref, merci encore. :-d

Yugowski
Yugowski
Niveau 7
24 décembre 2009 à 10:59:10

Wahou j'ai lu un peu les coms et je dois dire que les mecs sur super smash bros ont l'air moins primaire que ceux sur les autres forums (particulièrement les jeux à fic ^^)

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
24 décembre 2009 à 12:39:45

Yugowski :d) Bah en attendant, le niveau de fic à SSBB n'était vraiment pas terrible à cette période-là. :o)) Une fic bien écrite et sans trop de fautes d'orthographe était considérée comme une excellente fic, pour te dire... :hap: Et puis, à cette période, c'était plus pour le jeu en lui-même que les gens venaient. Et même si j'ai tendance à rougir de mes débuts ( :noel: ), je regrette pas d'être tombé sur ce forum grâce à mon attitude kikoo de l'époque. :-) J'ai pu trouver des gens formidables et atypiques qui m'ont fait progresser tout au long de ma première histoire. Je ne sais pas si t'as jeté un coup d'oeil entre mon tout premier chapitre et mon dernier chapitre, histoire que tu voies la dif'. :rire2:

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
09 janvier 2010 à 16:07:14

Allez, uppons mes amis. :-)

Kamiel
Kamiel
Niveau 10
05 février 2010 à 17:16:01

Chapitre 1 :

Sael ouvrit rapidement les yeux… pour les refermer de suite, le temps de s’habituer à la clarté de la pièce. Après rapide inspection, il en déduisit qu’il se trouvait dans sa chambre. Peu nombreuses étaient les chambres de forme rectangulaire à présent. D’autant plus que la simple couleur beige était d’une rareté exceptionnelle, car plus typique du début du vingt-et-unième siècle. La première réaction qu’il eut fut de se toucher la poitrine, au niveau de son cœur. Puis, les douloureux souvenirs refirent surface, aussi vivaces que son désir naissant de vengeance. Le regard de Sael se porta sur le plafond d’aspect classique. Un hologramme s’y trouvait, une poule qui tenait l’heure et la date entre ses ailes y était représentée. Il affichait dix heures trente-sept, mais la plus grande surprise de Sael fut de voir qu’il avait dormi pendant cinq jours exactement. Cela tenait plus d’un coma que d’un sommeil quelconque. Merci Kora.

A présent, Sael se demandait qui l’avait amené ici. Il se pourrait que ce soit Bart. Seulement, il aurait transgressé une règle qui était de toujours rester dans la propriété. Peu importe, le chef de la maison ne pouvait plus le blâmer de toute façon. La tristesse venait se mêler à l’ambiance morose de son réveil. Sael détestait pleurer, ainsi se dépêcha-t-il de mettre sa robe de chambre et de sortir. Sentir ce liquide infâme lui brûler les yeux, puis le sentir chatouiller sournoisement ses joues. Se voir devant le miroir, dévasté et enlaidi par une détresse non contenue. Le crâne torturé par une douleur « post-lacrymale ». Sael était persuadé que s’il éprouvait cette émotion, son courage et sa détermination s’en verraient fort atténués. Quelques escaliers plus tard, il se trouvait dans le rez-de-chaussée. Bart et deux autres servantes se tenaient en face de lui, dignes et pourtant dociles. Le majordome en chef prit la parole, de façon toujours aussi distinguée :

« Gritta, Renee et moi-même vous présentons nos plus sincères condoléances pour le décès de vos parents. Sachez qu’en ce moment même, les meilleurs médecins de Londres font tout ce qui est en leur pouvoir pour tirer Yann de ce mauvais pas. Il est en coma artificiel actuellement. »

Sael n’avait écouté qu’à peine. La seule chose qu’il avait retenue était que Yann avait survécu. C’était déjà ça. Tant qu’il vivait encore, une part d’amour subsisterait. Il se pourrait du moins.

« Monsieur, comment vous sentez-vous après ce repos « forcé » ? s’enquit Bart.
- Très bien, je vous en remercie. Je vais me préparer, puis j’irai à Londres retrouver Ya… »

Sael trébucha. Le majordome dut l’aider à se relever, tellement ses forces étaient faibles. La fierté du jeune homme en prit un coup.

Gritta, cliché même de la matrone provençale de cinquante ans, adorable, petite et enveloppée. Cette dernière prit la parole :

« Reposez-vous encore un peu, vous êtes trop fatigué pour sortir. Je vous apporterai votre déjeuner. »

Deuxième coup à la fierté, ou au moral, au choix. Apparemment, il lui faudra aussi le temps de se remettre physiquement de cette hécatombe. Une kyrielle d’insultes occupa son esprit durant tout le temps où il songea à Kora. Ce dernier n’était pas là pour le soutenir. Pire, il s’était fait la cause de tous ses soucis. La situation lui apparaissait aussi ironique que dramatique.

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