Salut!
Alors voilà, c’est commencer, je prend un peu d’avance pour laisser le temps à mon adversaire
de poster à son tour, c’est pour le thème du Lundi.
J'invite Zangetsu05 à poster ici, pour éviter la surconsommation de topic.
Bonne chance à tous les participants et surtout, have’fun! ![]()
La salle était remplie de gens. Beaucoup venait d’ailleurs et tous étaient très excités. Les photographes illuminaient la scène de leurs flashs et les journalistes s’impatientaient, n’ayant rien d’autre à se mettre sous la dent que des commentaires et prévisions des gens rassemblés. Tous parlaient inconsciemment à voix basse. Une odeur indescriptible d’émotions et de sueur fusionné au parfum chimique d’eau de toilette circulait, accroissant l’excitation de ceux à qui elle parvenait. L’attente était longue et les collations prévues à cet effet furent englouties dès les premières minutes. Tous délaissèrent rapidement les activités préparées pour les faire tenir, complètement désintéressés. Des rumeurs circulaient et certains, un brin plus religieux, prévoyaient des catastrophes terribles sur l’ensemble des croyances sociales.
Les murmures s’estompèrent lorsque le président de la très prestigieuse Académie des sciences universelles, l’ASU, apparu. Il tentait visiblement de dissimuler son sourire triomphant, qui ne semblait vouloir cesser de refaire surface. Il replaça sa cravate en un mouvement rapide et bref des doigts en feignant une irritation au cou. Cela lui permit de constater que déjà il avait le col imbibé de sueur. Il toussota de manière incroyablement contrôlée, laissant présager qu’il pratiquait ce moment depuis un certain temps. S’ensuivit un tapotement de micro qui fit transparaître sa nervosité, chose qu’il dû remarquer car il retoussota. Les voix cessèrent et l’assemblée se fit totalement silencieuse. Il sonda brièvement la foule agglutinée devant lui et prit la parole.
- Comme vous le savez probablement tous, le concours le plus redoutable et, ma foi, le plus excitant a été remporté.
N’empêchant qu’ils en étaient tous informés, du fait de leur présence, un tonnerre d’applaudissement retentit et les acclamations fusèrent, cela leur fit du bien. Le président à qui le sourire avait finalement coupé les ficelles de ses bourreaux, leva la main pour ravoir le silence, tout en gonflant fièrement la poitrine.
- Tous les scientifiques inscrits, je vous le rappelle, ont été placés en groupe, dont le nombre dépendait de la quantité de masse noire attribuée. Chaque groupe a reçu une boule d’énergie, plus communément appelée BE, source de chaleur et de lumière. Ces caractéristiques différaient d’intensité pour chacune. Certaines furent qualifié d’impropice à de résultats valables et d’injuste, mais les règles étaient claires. Des plateformes furent distribuées, de grosseurs et de distances par rapport à la BE, purement aléatoires.
La foule trépignait d’impatience, ayant, pour la majorité, déjà pleinement pris connaissance des règles et du but du concours. N’empêche qu’ils restèrent respectueux durant le reste du discours, ce qui se devait être une formalité pour des gens de leur niveau, car tous n’était pas invités, qui se résuma à la reconnaissance qu’avait l’ASU envers les nombreux scientifiques qui avaient sacrifié énergie et temps à la cause de l’Académie. Le président cita aussi, ce qui parut une éternité pour la foule, les nombreux commanditaires par qui, sans leur support financier, l’accomplissement d’un tel exploit n’aurait jamais été envisageable.
Un assistant lui apporta une enveloppe. Le président lui chuchota à l’oreille d’apporter l’univerium et de s’assurer que le projecteur était bien réglé pour que tous puissent le voir le moment venu. Il ouvrit ensuite l’enveloppe dans laquelle il laissa des empruntes de doigts humides, et en retira le contenu. Ce papier indiquait le nom du gagnant et quelques renseignements supplémentaires. Il ne remarqua pas qu’il le tenait à l’envers, ce qui ne changea pas grand-chose puisqu’il ne le lut pas, trop nerveux et ayant déjà pris pleinement connaissance du résultat.
- Il fait partie du groupe c413, formé de 9 adversaires, dont un a abandonné, voyant ses efforts vains et démotivé par sa plateforme dite trop petite et trop éloignée de la BE. Le président joua encore un peu avec le nœud de sa cravate et s’éclaircit de nouveau la gorge.
- Il est ici ce soir pour vous présenter sa grande réussite, le grand gagnant, dit-il, la voix forte et empreinte d’amour, premier a avoir accomplit l’exploit de la création d’une colonie vivante et humaine miniaturisée, dotée de conscience, il mit l’accent sur ce dernier mot, sur la plateforme qu’il a nommé Terre, le grand et unique W…
--------------------------------------------------
--------------------------------------------------
-----
Au-dessus de ce monde inconnu, visiblement créateur du notre, se tenait un palabre entre deux autres très grands scientifiques, ou plus précisément des Dieux, comme on le disait par-là.
- Père, la colonie que nous avons créée a à son tour créer la sienne… Je dois t’avouer que je commence à douter de nos origines.
- Tu vois, moi aussi, Jésus, je commence à douter.
Bon texte dans l'ensemble, avec une bonne fin, quoique quelque peu prévisible (mais sans plus). Les fautes ne sautent pas aux yeux, ce qui facilite grandement le texte.
Par ailleurs, le style semble absent. Les phrases sont trop bancales et semblables.
Le vocabulaire est correcte, sans être nécessairement de la grande littérature.
Certaines choses, par-contre, auraient pu être enlevé (pourquoi mettre une abréviation à boule d'énergie pour un si court terme?). J'ajoute que j'ai également aimé la description de la nervosité de l'orateur, même si elle aurait pu être bien plus exploitée.
La chute que j'aurais mis aurait été que les scientifiques étaient les dieux qui nous ont créés (c'est ce que je croyais au début, en fait), mais le fait que nous avons créé et que nous sommes devenus en quelque sorte des dieux est une très bonne idée. J'avais déjà écrit un texte là-dessus, il me semble, mais c'était sur un plan plus mythologique.
J'attends le deuxième texte pour voter sur le topic principal.
J’ai bien aimé.
J’ai d’autant plus aimé qu’il est rare ces temps-ci de lire des cours textes savoureux comme le tien. C’est une friandise.
Le style est bon. Les phrases sont bien métrées, les syntaxes élégantes et le vocabulaire recherché, donnant une impression charmante rappelant les nouvelles des auteurs des années 50. C’est fluide, agréable, les descriptions très bonnes et la narration bien tenue.
Après, le scénario, nouvelle oblige, est très simple, et la chute, quoi qu’attendue, est amusante par sa légèreté.
J’oserais pinailler en disant que Dieu ne peut pas douter de l’origine du monde pour la bonne raison qu’il est omniscience (il sait tout donc comment l’univers s’est créé), et a la faculté d’autocréation qui permet de se créer soi-même (la bible fait preuve d’une imagination folle parfois...).
Une bonne surprise qui ouvre bien cette nouvelle session du Duel des Plumes. ![]()
Pas mal du tout
C'est simple, c'est correct (une faute m'a sauté aux yeux : "Certaines furent qualifié d’impropice à de résultats valables et d’injuste" ~~> qualifiéES, et je dirai impropiceS et injusteS ^^ et "visiblement créateur du notre" ~~> nôtre (ouais, ça fait 2, et alors ?)), ça se termine de façon amusante, pas de termes lourds qui feraient plonger le texte, bref, j'ai bien aimé.
Je plussoie Ostra sur sa dernière phrase (la flemme de la retaper
)
j'attend le texte de Zangetsu, car je les comparerai.
Je lui informe d'ailleurs qu'il lui reste entre 1 et trois heures en comptant le décalage horaire pour poster son pavé ![]()
Toujours pas de Zangetsu à l'heure qu'il est.
Demain il y a pas de participants,serait-il possible d'étirer jusqu'à là?
À part ça, merci pour les mots doux.
Et les erreurs sont prises en notes! ![]()
Zango habite au Maroc, il a donc deux heures de plus. Il lui reste 28 minutes ![]()
Just in time ;)
_________________
Journal.
En regardant autour de moi, je ne peux m’empêcher de remarquer un fait qui ne semble préoccuper que moi. De toute évidence, nous vivons des temps médiocres. Notre ignorance nous empêche de mener autre chose qu’une vie insignifiante. Nous ne sommes rien de plus que des animaux au langage plus ou moins élaboré. Nous communiquons, mais dans le seul but d’assouvir nos désirs ; nous vivons avec les personnes qui nous apportent ce dont on manque ; et nous respectons uniquement ceux dont nous craignons le courroux. Comment faire comprendre à une espèce aussi égoïste la notion de valeur ? Pourquoi serions-nous enclins à essayer de nous élever vers une existence qui ait un véritable sens, alors que nous nous complaisons dans la contingence, dans l’arbitraire de notre mode de vie actuel ?
Aujourd’hui, j’ai honte d’être un homme.
-*-*-*-
Ma plume tremble alors que j’écris ces mots. Je pense avoir enfin trouvé la réponse à ce que je considérais comme un problème insoluble. Je sais désormais comment rendre les hommes meilleurs : le pouvoir de l’écriture. Toutes ces années, j’ai essayé, au travers d’essais plus ou moins obscurs, de montrer vers quoi nous devions évoluer ; en vain. Jamais je n’ai été pris au sérieux. Maintenant, je sais pourquoi. Ils n’ont que faire des dires d’un vieux penseur aigri et désabusé passant son temps à radoter sur l’égoïsme humain. En réalité, le seul moyen pour les tirer de l’insignifiance de leur existence est de les faire croire en quelque chose qui les dépasse. Quelque chose qui les incite à agir moralement, en vue du bien. Il leur faut une ligne de conduite qu’ils se sentiraient obligés de suivre. Qu’ils n’oseraient jamais enfreindre. En quelque sorte, je dois créer une autorité supérieure à celle du Roi, supérieure à l’espèce humaine entière. Pour cela, je m’armerai de ma plume, et je nous créerai un Créateur. Je nous raconterai une fable où nous serions modelés dans un but précis, et où nous répondrions de nos faits et gestes à une entité supérieure sans laquelle nous n’existerions pas. Les idées se bousculent dans mon esprit, et je me prends à rêver de la possibilité d’un homme qui soit préoccupé par le Beau, par le Juste.
Je parlerai au nom de ce Créateur, et je lui ferai dire ce qu’il faut pour nous sublimer.
-*-*-*-
Après trois mois de travail intense, de recherche méthodique, ma fable est terminée. Je suis extrêmement satisfait par l’efficacité de mon écrit ; moi-même, je me suis parfois surpris à croire à l’existence de ce Créateur, et aux épopées pleines de sens que j’ai esquissées. Mon œuvre est sans nul doute aboutie.
Demain, à la première heure, j’irai voir les sages et leur remettrai mon écrit.
-*-*-*-
Mon entreprise s’avère être un franc succès. Sa diffusion se fait beaucoup plus rapidement que je ne le pensais. Les sages diffusent la parole de mon Créateur avec un zèle que je n’aurais jamais pu imaginer ; et la promptitude des foules à adhérer corps et âme aux thèses de mon écrit est remarquable. Comme s’ils n’avaient attendu cette opportunité que trop longtemps.
Désormais, les hommes peuvent croire.
Et moi, je peux croire en l’homme parfait.
-*-*-*-
Tout ne se passe pas aussi bien que prévu. Malgré son extension importante au sein du peuple, beaucoup interprètent mal ce que j’ai essayé de signifier. L’enivrante saveur de la victoire bien méritée cède peu à peu place à l’amer goût de la défaite inattendue, alors que certains utilisent mes écrits et l’engouement qu’ils suscitent à des fins personnelles. Mon cœur bat douloureusement dans ma poitrine, comme il a l’habitude de le faire quand j’ai ce désagréable sentiment de n’avoir pas pris en compte dans mes calculs un élément important qui pourrait bien tout remettre en question. Et s’ils ne sont pas assez raisonnés pour comprendre la portée de mon œuvre ?
Je commence à douter du bienfondé de mes actions.
-*-*-*-
C’est une catastrophe. Le poids de la culpabilité se fait insoutenable, alors même que je me rends compte de l’énormité de mes actions. Je n’ai plus aucun contrôle sur mon œuvre ; on lui fait dire ce que l’on veut, et souvent elle est un prétexte pour mener des actions mauvaises, des exterminations en tout genre. Au lieu de rassembler les hommes, elle les divise, fait naître des conflits qui n’existaient auparavant pas. Alors même que je voulais rendre l’homme meilleur en le dotant de valeurs, il les a perverties et les utilise pour justifier les pires abominations. Quel fou j’ai été de croire que je pourrais modeler ainsi la destinée humaine, et lui donner un sens à moi tout seul. Mon arrogance va conduire les hommes à leur perte. Je dois à tout prix rétablir la vérité. Demain, j’irai voir les sages. J’avouerai mon crime, et j’implorerai leur pardon.
Pourvu qu’il ne soit pas trop tard.
-*-*-*-
Demain, je serai exécuté. Les sages comptent bien utiliser ce cadeau que je leur ai fait afin d’asseoir leur autorité ; jamais auparavant ne leur avait-on obéi avec autant de force. Ils ne veulent en aucun cas se défaire de cette adhésion épidermique dont ils jouissent grâce à moi. D’où la nécessité de me faire taire. Le temps des lamentations est désormais révolu. Je me dois de tout tenter pour rétablir la vérité. Je n’ai plus beaucoup de temps, et mon entreprise me paraît vaine, mais je me dois de la mener à terme. Il me reste ce journal que je tiens depuis le début de ce malheureux projet. Vous qui me lisez en ce moment même, vous devez mettre fin à ce mensonge. Vous, mieux que quiconque, comprenez combien cette idée d’un Créateur est artificielle, métaphorique. Ca n’a jamais été pour moi autre chose qu’un moyen pour véhiculer une logique de vie qui fasse de l’homme un être meilleur. Et quand bien même vous seriez persuadé de son existence, vous savez à quel point il est absurde de penser qu’il exige de vous que vous perpétuiez des traditions malsaines, des crimes horribles, des guerres insensées. Il n’existe pas de Créateur, ni de vie après la mort. Tout ce qu’il y a, c’est la vie que nous menons, et nous sommes tenus de nous comporter en tant qu’hommes responsables et moraux, si nous prétendons être autre chose que des animaux sauvages. Je vous en supplie, réparez mon erreur.
Vous êtes mon dernier espoir.
-*-*-*-
Il ne reste plus qu’une heure avant mon exécution. Je me soucie de moins en moins de ce que j’ai fait, et de plus en plus de ce qui va m’arriver. Je vais mourir. Je ne réussis pas à me résoudre à l’idée que tout finisse ainsi. Je vais quitter ce monde aussi simplement ? Voilà, d’un coup, c’est fini. Non, c’est insoutenable. Je ne peux pas disparaître purement et simplement. C’est impossible ! Il y a forcément quelque chose d’autre, une conclusion digne de ce nom à ma vie. Pourtant, les minutes passent, et rien ne se passe. Mon cœur bat de plus en plus vite, mon front est trempé et mes mains moites. Je sens que je perds la raison.
Je me mets à prier, fervemment, désespérément.
-*-*-*-
J’entends le bourreau qui arrive. Ses clés cliquètent, son pas lourd retentit dans le couloir sombre. Cependant, je suis calme. A vrai dire, je n’ai jamais été aussi calme de toute ma vie. Car, désormais, je crois. Je crois entièrement en tout ce que j’ai écrit. Je sais que ce Créateur existe, et qu’il s’est exprimé à travers moi. Il ne peut en être autrement. Il existe parce que les hommes ont besoin de croire en lui. De croire qu’ils ne se résument pas à l’éphémère de leur vie. Il y a quelque chose d’autre, j’en suis persuadé.
Aujourd’hui, je suis fier d’être l’homme qui a donné une raison de vivre à son espèce.
Haha
Je me repose un tentinait les yeux et je lis. ![]()
Hmmm.
J’avoue être plus partagé à la lecture de ce texte. Le style est bon et travaillé, aucun doute, et l’absence de descriptions pour une pure narration à la première personne est intéressante.
Ensuite, on comprend dès le second paragraphe de qui il s’agit ce qui rend la lecture presque superflus.
Il y a cependant des choses qui me chiffonnent. A moins que se soit un récit se place dans une fiction sans lien avec notre histoire, l’allusion à Jésus et son exécution est plus qu’évidente. Or Jésus n’a pas dicté la Bible, et celle-ci n’instaurait en rien pour la première fois l’existence de Dieu puisque cela date d’Abraham, des siècles auparavant. Ou alors c’est Mahomet dictant le Coran (ce que je doute puisque je n’ai pas souvenir qu’il fut exécuté), mais là encore il n’a innover que sur la doctrine, pas le divin.
Bref, l’idée de commencement est respectée et le style est bon.
Après, Negatum voulait qu’on vote pour un texte : et bien ma voix va à DavidGG93.
Merci pour le commentaire, Ostra.
En fait, il ne s'agit là d'aucun prophète en particulier. C'est simplement une personne qui invente la religion, Dieu, ses prophètes... C'est plus fictionnel qu'autre chose, j'avoue d'ailleurs ne pas avoir essayé de rechercher la justesse historique.
Sinon, concernant le texte de David. C'est assez simple comme principe, mais c'est rondement bien mené. Je ne vois aucun problème au fait que tu n'instilles aucun style dans ton écrit, comme le soulignait visiteur. En fait, c'est surtout ça qui est intéressant : une narration simple et sans prétention, qui privilégie le fait pur et dur. A vrai dire, ça me rappelle les premiers écrits d'Ostra.
On peut tout de même déplorer les fautes de grammaire plutôt récurrentes. Par ailleurs, la fin ma paraît... tronquée. Non pas que je ne la trouve pas intéressante, mais, pour ce qui est censé clore ta nouvelle, je pense que tu aurais pu travailler un peu plus les répliques de Jésus et Dieu, qui sonnent faux à mon sens. L'utilisation abusive d'abréviations est aussi maladroite.
En tout cas, je trouve que c'est du bon travail, même si tu aurais pu peaufiner un peu plus ton écrit.
Bon, je vais y aller de mon commentaire comparatif.
Du point de vue du style, on a deux assez bons textes. Du côté de Zangetsu, rien à signaler. Le texte est sans aucun doute assez bien écrit, avec du vocabulaire varié, une bonne aisance d'écriture. Rien de particulier à dire, mais j'ai pris un certain plaisir à te lire.
Pour DavidGG, je suis plus partagé. Tu as essayé de faire quelque chose d'un peu plus original, mais je trouve qu'il y a un certain nombre de dissonances. Des tourures mal employées ("pratiquer un moment"), une poignée de fautes d'orthographe (dont le "retoussoter", lulz), des fautes de goût ("n'empêche", à la limite "il n'empêche" serait déjà mieux), et des phrases qui sont mal coupées, ce qui nuit à leur compréhension ("N’empêche qu’ils restèrent respectueux durant le reste du discours, ce qui se devait être une formalité pour des gens de leur niveau, car tous n’était pas invités, qui se résuma à la reconnaissance qu’avait l’ASU envers les nombreux scientifiques qui avaient sacrifié énergie et temps à la cause de l’Académie."), etc.
Il n'y a rien de dramatique, au final, ce n'est pas mal écrit, mais disons que ça manque un brin de pratique (et, maybe, de relecture). Je note par contre un certain effort, et je cite surtout des broutilles ici.
Niveau fond, le texte de David est surtout fait pour sa chute. Je regretterai juste de petites facilités, comme par exemple la boule d'énergie (cela ne fait pas très scientifique, et tu aurais pu nous faire comprendre l'utilité en mettant quelque chose comme "solaire"). Et puis bon, l'histoire de la matière noire c'est un peu wtf je trouve. Ok, on ne demande pas non plus de la hard-SF super-crédible, mais pour le coup, j'ai trouvé ça un peu étrange. Rien à dire pour la chute, c'est une classique mise en abîme, ça passe toujours.
Pour Zangestu, je ne crois pas qu'il eût fallu le prendre comme l'ascension de Jésus lui-même (tiens, Jesus' Rise, faudra que je transmette l'idée à Uwe Boll
), mais comme celle de l'archétype du messie. Je dois avouer que ça reste simple mais le cheminement est clair et marqué, en plus d'être assez cohérent.
En bref, je vote pour Zangetsu.
So
-David, ton idée m'a paru trés... werberienne (ce qui est pour moi plutot une critique) dans son idée de projet miniaturisé, et m'a donné un drôle d'effet kitch. L'idée du concours de physique m'a semblé trop évident pour amener le truc, sans doute. Enfin, elle a pour le moins le mérite de ne pas se prendre au sérieux.
-Le scénar est ici, hélas, une énorme forme de remplissage. PLus encore que Zang. Tu passe tout simplement la nouvelle à décrire la scéne du concours et à nous raconter un systéme complexe de BA, qui, si il contient quelques clins d'oeils (pluton) ne sert pas à grand chose en réalité C'est juste de la présentation d'idée, et c'est vrai que dans un sens, ça ressemble à quelques textes de jeunesse d'Asimov. Mais je suis moins amateur qu'Os'.
-Le style. Ben argl, car je l'ai trouvé trés naïf. Il est bourré de maladresses (commencer par "la salle était pleine de gens", c'est du suicide, anyway), mais à le bonheur d'être plutot succint et de pas vouloir aller trop loin. En revanche, y a une sorte de coté "petit malin", trés... ben, trés Werber, qui m'a plutot agacé.
-Zangetsu, l'idée est pas si mal, mais il manque un petit truc. Je pense que t'aurais du pousser un peu plus loin la reflexion, sur ce que font les hommes de la religion, ect... Surtout que comme a dit Ostra, les références et l'idée en elle-même est fausse: Les Dieux ont existé de tout temps, l'idée du divin n'a pas été "inventé" telle quelle. Et puis dire que la religion partait d'une bonne intention, qu'elle a été manipulé... bof.
-Le déroulement du scénario m'a moi parut correct, j'aime bien la forme de journal que tu as pris, ça donne un sentiment de durée (peut-être aussi de longueur). En revanche, c'est vrai que tout ou presque est grillable depuis le début.
-Pour le style, c'est mieux que David, mais j'ai eu l'impression que tu te répétait du début à la fin, sans arriver à sortir quelque chose de particulier. Ton personage ne semble pas avoir de comportement particulier, et ses doutes sont assez mal retransmis. Mais sinon, good.
Mon vote va à Zangetsu ![]()
(Mutako aux commandes)
D'un point de vue strictement formel, je pense que l'essentiel a été dit par Ari. Deux textes à la forme agréable, avec certes une légère préférence pour le style un peu prophétique du texte de Zangetsu qui nécessite l'emploi de tournures un peu plus recherchées, ce que je préférerai, je dois l'avouer, toujours aux simples descriptions, aussi bien faites soient-elles.
Au niveau du fond j'ai été bien plus touché par le second texte. Même si comme le dit si bien Ostra on subodore très rapidement de quoi sera fait le texte (et même jusqu'au dernier paragraphe qui fait office de chute, ce qui n'est jamais très bon signe), j'ai beaucoup aimé cette progression et surtout le thème abordé, qui bien qu'envisagé sous un angle un peu "classique" me semble tout à fait intéressant. La chute m'a d'ailleurs fait penser à 1984, ce qui est de toute évidence un bon point pour toi
En revanche, pour le premier texte, je dois avouer que ni la lecture ni la chute n'ont eu grand effet sur moi. Comme le disait Ari (décidément, c'est vraiment du réchauffé mon commentaire), certains détails qui semblent intéressants et qui auraient mérité d'être approfondis sont trop rapidement évoqués et en ressortent totalement superflus. Ainsi après ma lecture j'ai eu la sensation que la chute arrivait bien trop vite, et que tu n'avais pas assez préparé le terrain pour qu'elle puisse nous faire exulter. Le texte souffre donc de sa trop courte taille et de son manque de profondeur.
Vous l'aurez compris, mon vote va donc à Zangetsu ![]()
Okay, je vote
.
David : Ce que j'ai beaucoup apprécié dans ta nouvelle c'est la chute. Contrairement à certains, je ne m'y attendais pas du tout (alors peut être suis-je ignorant, mbon). Certes, c'est classique, mais ça a le mérite de m'avoir surpris, et donc en toute subjectivité j'ai apprécié
. Mais bon, en restant neutre, c'est un peu du déjà-vu, avouons-le. Je dois dire que pour moi, la chute dans une nouvelle prend une grande importance, donc je ne te cacherai pas que j'ai vraiment aimé.
Le problème c'est... le style. Comme l'ont dit certains, c'est simple, net et concis. Ca va droit au but, et tu ne t'embarrasses pas de fioritures et de longues descriptions. Mais c'est justement un peu trop simple. Ca en devient naïf comme l'a fait remarquer Negatum. Le fait est que ma lecture s'est passée sans embûches (à part des fautes par ci par là), mais c'est tout. Je n'ai rien ressenti d'autre en lisant. Cela dit c'est quand même pas mal.
___
Zangetsu : Ben là c'est nettement mieux niveau style. C'est fluide, avec un vocabulaire plutôt recherché. Ca coule tout seul :D . Ensuite, là aussi, je ne m'attendais pas à la chute. Oui, je suis le seul, je sais :p . Perso je la trouve assez originale, même si maintenant que j'y réfléchis, assez évidente.
Tout nous est inconnu, on ne sait que ce qui se passe chez le personnage principal, et cette sorte de flou est bienvenue (enfin pour moi). Ostramus l'a dit, ça fait assez penser à Jesus. Mais bon, je pense que la ressemblance est voulue. Pour finir je trouve que tu traites de la religion avec un peu trop de manichéisme. Ca manque légèrement de subtilité. Mais c'est un très bon texte dans l'ensemble
!
J'ai hésité, vraiment, beaucoup
. Mais mon vote va quand même aller à David, qui premièrement n'a pas beaucoup de voix, et qui a plus réussi à me surprendre avec sa fin. Cela dit, je le répète, mon avis est très partagé, et j'aime beaucoup les deux.
David: Je t'ai déjà fait ma critique, alors passons tout de suite à Zangetsu.
Je dois dire que c'est également un bon texte, mais pour des raisons différentes. Le vocabulaire est beaucoup plus recherché, beaucoup plus soigné et, surtout, plus diversifié. Le style aussi est plus présent et renforce des bonnes tournures de phrase.
Par contre, je dois dire que les sentiments du personnage sont pauvres et mal représentés à l'écrit. Il manque cette touche du sentiment humain qui fait le réalisme d'un texte à la première personne. Ton récit est un de ces textes où, dès le début, on s'attend à la conclusion. Plus l'histoire avance, plus on s'assure de la chute (qui n'en est plus une). Pour moi, ce n'est pas nécéssairement un mal, mais tu aurais gagné en nous surprenant au dernier paragraphe en changeant tout, mettant ainsi une chute magistrale, complètement inattendue, tout en gardant des liens avec le reste de l'histoire (donc, le coup du météor qui s'abat sur les sages sans raison n'est pas une solution).
Pour comparer les deux histoires, je suis partagé. J'aime bien l'idée que le texte présente la corruption de la religion, même si ça ne suit pas l'histoire. Mais c'est même mieux ainsi, car cela donne une toute nouvelle dimension à la création des religions.
J'aime aussi l'idée que l'Homme ait créé comme l'a fait dieu et comme l'aurait été dieu, transformant le tout en une chaîne infini. Très bonne idée, quoique pas assez philosophique à mon goût.
Pour le style et le vocabulaire, je vote pour Zangetsu!
Le score est donc 4 pour Monsieur Z et 2 pour Monsieur D. Y aura-t-il une remontée spectaculaire de David? Bravo aux participants. Très bonne ouverture de la nouvelle session du duel des plumes.
C'est parti !
Texte de David :
Ca se lit très facilement, malgré quelques tournures que j'ai trouvé maladroites. le style est sobre, pas de sur-enchère de figure de style. Le style correspond très bien à la situation, le concours scientifique. Cependant, il reste perfectible, je pense.
L'idée est bonne, malheureusement, j'ai trouvé que l'impact de la chute n'était pas assez conséquent, car le texte est vraiment court, la sauce n'a pas le temps de monter.
Cependant, même si ça aurait pu être mieux, on a une véritable chute, peu prévisible avec les éléments qui nous sont donnés.
Bref, dans le fond, j'ai trouvé que c'était bien mené, mais que la forme suivait moins bien (mais mieux vaut ça que faire des textes au style parfait mais complètement plats).
Texte de Zangetsu :
On sent dès les premières lignes que le style est meilleur, mieux maîtrisé. C'est simple, expéditif. J'aurais tendance à dire que le texte commence directement sur du pessimisme assez basique et cliché, mais comme c'est un journal, mais le fait que le texte soit un journal éclipse ce point (que je n'aime pas vraiment, où on se retrouve avec un auteur désabusé qui veut absolument rabaisser l'humanité).
Cependant, si le style est bon et le début prometteur, on se rend compte très rapidement où va en finir le texte. Et même quand on a la confirmation de ce qu'on pensait (l'auteur du journal est l'inventeur d'une religion, aucune en particulière, je crois), on s'aperçoit un peu plus loin que le condamné va se tourner lui-même vers sa création pour dépasser sa peur. Bref, j'ai trouvé un peu dommage le fait que le texte soit en "retard" sur le lecteur, et donc que la chute rate plus ou moins son coup. Cependant, ça reste un très bon texte, bien que peu surprenant.
Ma voix va donc à David, ce qui fait, je crois, 3 points pour David et 4 points pour Zangetsu.
Bravo à vous deux.
Bonsoir à tous.
Beaucoup de choses intéressantes ont déjà été décrites dans les précédents commentaires, je me contenterai donc d'un avis guère pertinent.
Niveau histoire, je suis un peu déçu par les deux textes. Pas facile sans doute de s'approprier un thème que l'on a pas directement choisi, et d'en rendre une vision originale. Tout de même cela manque un peu de subtilité.
Dans le premier cas, la cérémonie est simple prétexte à la chute (la dernière phrase est amusante), ce qui donne au travail scénaristique un petit manque de profondeur.
Pour le second texte, cela a été dit, la portée est prévisible dès les premières lignes.
Niveau style, j'ai préféré celui de Zangetsu. J'aime bien cet aspect un peu contemplatif qui marque la narration, cette sorte de soumission à l'histoire. C'est fluide, ça progresse, c'est efficace.
David narre une histoire plus brève, mais de façon plus lente, plus pointilleuse. Je n'ai rien à reprocher à cette façon faire qui se lit bien, mais je pense que le style du second texte est plus en adéquation avec l'histoire.
Je préfère donc le second texte : celui de Zangetsu05.
Bonjour,
Tout le monde peut voter, je pense. ^^
Personnellement, j'ai vraiment bien aimé le papier de David. Surtout, la mise en abime, à la fin, et Dieu qui doute des conditions de leurs existences, comme si il y avait encore quelqu'un d'autre au-dessus, et encore... Enfin, bref, j'aimes bien. ^^
J'aime bien aussi la façon de le présenter sous une forme de concours.
Pour le texte de Zangetsu, la façon de le présenter comme le Journal Intime d'un Philosophe - si j'ai bien compris, c'est un Philosophe ? -. ^^
Surtout, aller jusqu'à les dernières secondes de sa vie, et reconnaitre son erreur etc...
J'ai très bien aimé les deux textes, mais plus particulièrement, j'ai eu un coup de coeur pour le premier.
Ma voix va pour David. ![]()