A le lecture des deux premiers post j'allais te conseiller de plus étoffer tes personnages, d'ajouter des descriptions ect
Mais je n'avais pas encore saisi l'esprit du récit ^^ (il faut dire aussi que j'ai compris le jeu de mot avec Bad Plafon sur le 10ème post)
Mais après avoir lu le troisième post je n'ai pas pu m'empêcher de tout lire. Et je dois dire que j'apprécie énormément.
Tu distille un humour subtil (ou pas) et des jeux de mots foireux mais savoureux tout en gardant une trame intéressante et captivante.
J'adore et j'adhère !
j'ai particulièrement apprécié Miles Davis la trompette de la mort ^^
Il ne me reste plus qu'un mot à dire (deux en fait) : la suite !
Merci beaucoup iron, voici donc la suite. ![]()
Alors qu'ils allaient perdre patience, Eric revint enfin accompagnée de quelques fées. L'une d'entre elle portait une casquette. Probablement Gérard.
-Mais qu'est-ce que tu fabriquais ? On t'attend depuis des semaines ! hurla Bad, en proie a un léger agacement.
-Ben pour être franche, j'avais oublié... Mais laissez-moi vous présenter Gérard. Gérard, voici les aventuriers dont je t'avais parlé. Ils sont très gentils, d'ailleurs ils vont nous aider a retrouver notre liberté, n'est-ce pas Bad ?
-Heuu oui, en effet. répondit Bad tout en réprimant une furieuse envie d'étrangler Eric séance tenante.
-C'est très aimable à vous. dit Gérard sur un ton solennel en rapport avec son étiquette.
-Mais nous devons en savoir plus, continua Bad, comment se fait-il que vous ne vous soyez pas soulevées contre les gardes ? Vous leur êtes supérieures en nombre, et de plus vous disposez de pouvoirs magiques.
-Hélas, impossible d'agir. Nous sommes pieds et poings liés. Notre reine a été enlevée, prise en otage je ne sais où. Deux hommes sont venus nous apporter une lettre signée de sa main. Ils nous ont bien précisé qu'a la moindre incartade, ils n'hésiteraient pas a l'exécuter. Et ça n'avait pas l'air d'être des rigolos.
-Hmm dit Miles en se grattant le chapeau, et à quoi ressemblaient-ils ?
-Pablo, ici présente, manie le pinceau comme personne. Elle va nous établir un portrait-robot.
Après quelques coups de fusain, deux silhouettes se formèrent sous les yeux ébahis de Bad et ses compagnons. Ils n'eurent aucun mal a reconnaitre le personnage de droite, le même qui un jour les avait invités à son bord, le vil assassin du capitaine de l'Albatroce.
-Fuligineux !
C'était évident. Il les avait prévenus. Ce qu'ils avaient pris pour un délire hystéro-maniaque était donc vrai. Même en dessin, Fuligineux dégageait une sorte d'assurance malsaine, et arrivait a évoquer un sentiment proche de la nausée. Mais ce n'était rien en comparaison du personnage de gauche, qui semblait deux fois moins agréable.
Ainsi donc, ils tenaient la reine des fées, ils l'avaient prise en otage, mais pour quelle raison ? Et dans quel but ? Bien qu'il comprit alors le sens du titre de cette étrange aventure, Bad n'y trouva qu'une bien piètre consolation.
Qu'allaient-ils bien pouvoir faire, coincés à l'autre bout du monde, seuls, dans l'adversité ?
Il sentit alors monter en lui un profond sentiment de vacuité...
***
Il leur fallait absolument prévenir le Comte Ebon dans les meilleurs délais. Certes, ils avaient découvert la "prison" du soleil, mais impossible d´agir tant que la reine des fées ne serait pas en sécurité.
Tandis que Bad sombrait dans le désespoir, Miles lui suggéra fort habilement d´invoquer Micheline a nouveau. Comment n´y avait-il pas songé plus tôt ?
C´était bien sûr le meilleur moyen de rejoindre le Comté au plus vite, mais n´oublions pas que le cerveau de Bad était un modèle diesel, qu´il fallait prendre le temps de chauffer.
Suivant le conseil de Miles, il s´endormit donc sur le champ, bien qu´il ne fut pas cultivé.
-Déja ? fit Micheline en apparaissant dans un nuage de vapeur. Je ne pensais pas que vous auriez si vite besoin de mes services. Un petit tour Messires ? La visite complète des chutes du Ngr ? Le grand canyon du Clrd ? Le parc naturel de Yllwstn ?
-Heuuu a vrai dire nous souhaiterions retourner chez nous répondit Bad, légèrement embarassé. En plus c´est urgent, mais peut-être n´est-ce pas dans vos attributions ?
-Vous rigolez j´espère, dit Micheline, vexée. Je vous rappelle que je suis la déesse des transports tout de même ! Pas une destination que je ne sois en mesure de desservir.
Sur quoi elle se transforma instantanément en 747 flambant neuf devant leurs yeux écarquillés.
-Mais qu´est-ce que c´est que ce machin? demanda Jipé.
-A vrai dire, je n´en sais fichtre rien répondit Bad, interloqué.
-Vous vouliez aller vite et loin ? fit le Boeing en souriant. Alors je me suis transformée en avion a réaction. Suffit de demander. N´ayez crainte, ça ne fait pas mal. Veuillez emprunter l´escalator je vous prie.
Prenant son courage a deux nains, Jipé grimpa à bord de Micheline pour la seconde fois de son existence pendant que Bad saluait Eric et Gérard.
-Nous tâcherons de vous donner des nouvelles de votre reine dès que possible. Tenez-vous prêtes à agir a notre signal. Bonne chance!
-A vous aussi les amis, nous sommes de tout coeur avec vous. Bon voyage et faites attention, ces méchants n´ont pas l´air gentils.
Puis, sous le regard des fées, Micheline fit vrombir ses réacteurs et s´élança sur le tarmac improvisé.
-Attachez vos ceintures, dit-elle, ça va décoiffer !
Mais nos amis étaient déja évanouis depuis longtemps quand le monstre d´acier prit enfin son envol.
Rien de plus à dire si ce n'est que la suite est fidèle au début ^^
je trouve que tu donnes pas mal de détails c'est ce qui me fait défaut a moi ![]()
J'ai lu presque toute la première page, et j'adore
. Je peux voir qu'on fait dans le même genre : la fantasy absurde. En tout cas c'est franchement drôle, dommage que je sois trop fatigué pour continuer ^^' .
Ton pseudo étant proportionnellement inverse (avec la racine carrée !) à tout ce que tu n'es pas, et comme je suis nul en math; je vais continuer à me poiler ( parfois même, me faire péter les zygos ! ) en suivant ton récit avec toute l'avidité d'une nymphomane frigide ![]()
Heyyy un grand merci à tous d'avoir pris la peine de lire et content que ça vous fait rigoler ^^
La suite dans un instant.
-Notre vitesse de croisière est de 600 miles par heure, notre altitude de 30.000 pieds.
A votre gauche, vous pouvez apercevoir de magnifiques Nimbostratus et quelques Cirrocumulus de toute beauté, ainsi qu'à votre droite d'ailleurs. Le temps est dégagé,
aucune perturbation en vue. Nous vous souhaitons un agréable voyage.
Jamais Bad, Miles et Jipé n'auraient pensé un jour contempler les nuages du dessus !
Dommage que l'absence de soleil en empèchât la moindre observation.
C'est alors que Micheline fut agitée de soubresauts, en proie a de terribles turbulences.
Bad progressa péniblement vers l'avant de l'appareil, en s'agrippant aux sièges, jusqu'au
poste de pilotage. Micheline perdait de l'altitude. Désemparée, elle criait au micro:
-Mayday, mayday, sommes victimes d'une avarie. Moteur droit en feu. Attendons
instructions. Roger.
Bad songea que la situation était critique, car enfin Micheline devait être sérieusement
perturbée pour l'appeler Roger.
-Pour couronner le tout, dit-elle, nous sommes au centre d'un orage magnétique !
La radio ne fonctionne plus !
Ce qui n'avait aucune importance puisque le traffic était nul, que les aéroports et les tours
de contrôle n'avaient pas encore été inventés, ni même la radio d'ailleurs.
Bad songea que la situation, plus que critique, était en fait désespérée, quand le second moteur prit feu. Micheline, hystérique, hurla:
-Tout le monde sur le pont ! Préparez-vous a quitter le navire. Les femmes et les enfants
d'abord !
(Pour causer comme un bateau quand on est un avion, faut vraiment avoir déraillé...)
Bad secoua Micheline par le palonnier:
-Ca ne tient pas la route votre histoire ! Réveillez-vous ! Dites-nous ce qu'il faut faire
ou nous allons nous écraser !
-Hélas jeune homme, il n'y a rien a faire... Nous allons, je crains, nous écraser.
Equipez-vous de ces sacs, sautez au dehors, et tirez sur cette ficelle. Ils freineront
votre chute.
-Mais, et vous ?
-Ne vous occupez pas de moi ! Faites ce que je vous dis, et vite, ou mon sacrifice
aura été vain !
-Je suis vraiment désolé Micheline... Sachez que nous ne vous oublierons jamais.
Nous poserons tous les jours des cierges en votre mémoire, et parlerons de vous
aux enfants de nos enfants, d'ailleurs je vais composer une ode a votre courage
sans limites; Jipé ? Mon luth s'il te plait...
-Taratata ! Sautez bon d'là ! On verra ça plus tard, vous voyez bien qu'on n'a pas
le temps enfin !
-Bon... d'accord.
Sur quoi ils quittèrent Micheline en flammes, non sans l'avoir couverte de baisers,
l'urgence n'excluant pas le respect des convenances.
Il faisait froid dehors, et la vitesse de leur chute vertigineuse favorisait la pénétration
de l'air glacé dans les moindres replis de leurs petits corps tièdes.
Ils allaient certainement attraper un de ces rhumes...
Au loin, l'avion n'était plus qu'une lueur vacillante, comme une lampe a huile en plein
courant d'air au fond d'un couloir humide.
Puis, plus rien...
Bad se souvint alors des instructions de Micheline. Il cria a Jipé de tirer sur la ficelle,
et les parachutes se déployèrent, freinant brutalement la descente.
Il était temps; déja ils apercevaient la canopée s'étendre à leur pieds dans la pénombre
glacée.
SPLAOUTCH ! (Jipé)
SPLOUTCH ! (Bad)
Splitch ! (Miles)
Pour un atterrissage, c'était plutôt humide. De l'eau saumâtre, une odeur nauséabonde...
A n'en pas douter, nos trois amis se trouvaient bien malgré eux au coeur d'un poisseux
marécage...
C'était vraiment pas d'bol.
***
Dans son boudoir, Aude boudait.
Il faut reconnaitre que son père, le Comte Ebon, réputé pour son charisme et son sens de la justice, s'il avait bien le regard déterminé du meneur, n'en avait plus guère l'étoffe hélas...
La situation stagnait, et le Comte, vieillissant, vieillissait.
Il aspirait plus aujourd'hui a bayer aux corneilles qu'a chevaucher des semaines durant, vètu de lourdes plaques, a étriper dans l'insouciance et l'allégresse, tout ce qui de près ou de loin ressemblait à quelque chose de vivant. C'était bien naturel au fond...
Donc, dans son fumoir, il dormait.
Aude, quant a elle, avait naturellement hérité des qualités de son auguste papa, et avait l'avantage de jouir pleinement de ses facultés par contre.
L'apanage de la jeunesse.
C'est donc avec détermination qu'au repas du soir elle congédia troubadours, ménestrels, funambules et autres magiciens afin d'entretenir le Comte en privé.
Les choses étaient préoccupantes. Les richesses du Comté n'étaient pas inépuisables, et les
nombreux trésors de guerre et autres réserves fondaient comme neige au... heu non, rien.
Il fallait absolument lever une armée en direction du Nord sans plus attendre.
Mais elle allait devoir ménager la susceptibilité paternelle, amener les choses avec tact, user de diplomatie, faire preuve d'une grande délicatesse.
C'est donc en ces termes qu'elle prit la parole:
-Père, nos gens veulent en découdre, donner une bonne leçon aux troupes du Baron, leur botter le séant céans, une bonne fois pour toutes. Or, il se dit partout que vous n'êtes plus qu'une vulgaire lopette sauf votre respect.
-QUOI ? Faites mander chaque sujet valide ou en âge de tenir l'épée, sellez mon cheval favori, lustrez les armures, affûtez les lames, faites chauffer l'huile, larguez les amarres, armez les balistes, sonnez hautbois résonnez musettes, abaissez le périscope, tous aux abris, chargez, changez de cavalière, bouclez vos ceintures et sus a l'ennemi !
Sur quoi, comme à son habitude, il se servit un giga verre de limonade car tant parler lui avait asséché le gosier.
Aude jubilait. La subtilité ainsi que la finesse stratégique dont elle avait fait preuve s'avéraient payantes. Le Comte avait enfin retrouvé sa vigueur perdue, et le récit de ses exploits allait de nouveau animer les veillées a travers tout le pays, comme par le passé.
Du moins c'était a espérer.
Aussitôt se forma spontanément l'armée volontaire la plus volontaire qu'on eût pu admirer depuis bien des années. La foule hétéroclite la plus hétéroclite se massait en masse aux portes du château. Quelques retardataires étaient en retard, certes, mais dans l'ensemble on ne put qu'admirer la ponctualité de ceux qui étaient a l'heure.
Il fallait toutefois s'organiser, distribuer armes, vivres et armures en quantité suffisante.
Les préparatifs allaient bon train.
Je pense que dans l'absurdité "subtile" le dernier paragraphe s'impose en maître !
J'aime beaucoup les commentaires de ce paragraphe ^^
Encore bravo
Merci beaucoup iron !
La suite alors. ![]()
Ce fut un mémorable festin. Deux humains gorgés d'hémoglobine bien fraiche, dont un petit grassouillet avec un goût de reviens-y. Les moustiques du marais s'en souviendraient de génération en génération, pendant au moins quinze jours. Hélas, du point de vue de nos héros, les choses n'avaient pas la même saveur.
De l'eau boueuse jusqu'a mi-cuisses pour l'un, jusqu'aux aisselles pour l'autre, nos amis progressaient péniblement tout en se mettant de grandes claques sur le visage. C'est là toute l'ironie de la chaine alimentaire, du fabuleux cycle de la vie, de sorte que même le plus grand prédateur devient un jour une proie.
Ils aperçurent alors un léger promontoire épargné des eaux, qui ferait un parfait campement de fortune. Toutefois il leur faudrait attendre ici au moins trois jours s'ils voulaient caresser l'espoir de devenir aussi secs que des gâteaux... Aucun intérèt de toute façon, puisqu'il leur fallait rejoindre le Comté au plus vite.
Tandis qu'ils reprenaient des forces, Bad remarqua qu'une lueur jaunâtre clignotait faiblement au creux des roseaux. Bientôt ce furent deux, puis trois, une dizaine, et enfin des centaines de petites lumières jaunes qui entourèrent nos amis. Prenant peu a peu de l'assurance, elles s'approchèrent doucement jusqu'a ce qu'on puisse les distinguer enfin. C'étaient en fait des yeux ! Et ceux-ci appartenaient a des grenouilles. Mais le plus étrange c'est qu'en y regardant bien, on pouvait apercevoir, juchés sur leur dos, de minuscules êtres ressemblant a des humains miniatures !! Comme ils s'approchaient encore, Bad put admirer leur élégance, la qualité de leurs étoffes ainsi que la finesse de leurs armes et armures. Celui qui semblait être le chef, plus richement vètu que les autres, s'empara alors d'un porte-voix:
-Qui êtes-vous et que venez-vous faire dans nos terres ? Bien que pour être exact je devrais dire dans nos eaux parce que la terre, ici, y'en a pas des masses. Alors ? J'attends...
-Hé bien nous ne sommes que des voyageurs égarés Messire, je m'appelle Bad Plafon, et voici mon nain et ami Jean-Paul Belmonventre, ainsi que le champignon Miles Davis.
-Egarés ? J'ai peine a vous croire... Qui pourrait bien vouloir voyager dans ces lieux humides et moites ? De plus nous ne sommes pas réputés pour la qualité de notre accueil touristique. Il y a des lustres que le dernier hotel du marais a mis la clé sous la porte.
Puis il s'essuya le front a l'aide d'un mouchoir brodé de belle facture, parce qu'il était devenu tout rouge à force de hurler dans son porte-voix.
-Je vous assure que nous nous sommes égarés bien malgré nous, et que nos intentions ne sont en rien belliqueuses Messire.
-Prince, appelez-moi Prince, car c'est mon rang. Je suis le Prince Monseigneur, digne héritier du trône des marais, chef incontesté du fier peuple des hommes-grenouilles, dont je suis également le patron.
Après un temps de réflexion, il ajouta:
-Et bien étrangers, puisque vos intentions sont pacifiques, je suppose que nous vous devons l'hospitalité. Bienvenue donc au royaume-grenouille.
-Merci Prince Monseigneur, votre humanité vous honore. dit Bad en se penchant en un salut protocolaire exagéré, qui faillit bien lui couter l'équilibre.
-Pas de salamalecs sieur Plafon. De toute façon nous ne sommes pas équipés pour accueillir d'énormes créatures telles que vous. Il va vous falloir, je crois, vous contenter de ce talus pour foyer. De plus je crains de ne pouvoir vous proposer la table, pour les mêmes raisons. Vous devrez, j'en suis navré, vous débrouiller par vous-même... Toutefois je puis vous assurer de notre bienveillance, et aucune créature des marais ne viendra troubler votre repos, car nous sommes tout-puissants en ces lieux. Bonne nuit voyageurs, nous nous verrons demain.
Et les lumières jaunes disparurent progressivement comme elles étaient arrivées.
Le lendemain, au réveil, Bad et Jipé n'avaient pas fière allure. Après s'être battus contre les moustiques une bonne partie de la nuit, leurs visages étaient bouffis par les piqûres, et ils avaient bien du mal a garder les yeux ouverts. Miles, qui avait été épargné pour la raison qu'il n'entrait pas au menu, gloussait sous son chapeau. Alors que Jipé s'apprétait a lui secouer les spores, le Prince Monseigneur fit son apparition, accompagné d'une légère escorte.
-Bien dormi étrangers? Hurla-t-il dans son porte-voix.
-Si l'on excepte le fait que nous ayons servi de pitance a une horde de moustiques affamés... N'avions-nous pas la garantie qu'aucune créature ne viendrait nous déranger, Prince ?
-Certes... J'avais complètement oublié de vous en parler, mais les Maringouins sont justement les seules créatures qui échappent a notre joug. Nous partageons les lieux en bonne entente. Ils sont autonomes et obéissent a d'autres lois, sous la houlette de leur chef d'escadrille bien-aimé.
-Oui mais ça démange !
-Vous m'en voyez désolé. Peut-être puis-je racheter cet oubli d'une quelconque manière ?
-En effet Prince Monseigneur, en effet... Vous pourriez par exemple nous indiquer la sortie de ce marécage, ainsi nous ne vous dérangerons pas plus longtemps.
-Rien de plus facile étrangers. Vous voyez ces halos verts lumineux qui flottent à la surface de l'eau ? Ce sont des nénuphares. Suivez-les, ils vous indiqueront le chemin a prendre. Nous ne pouvons malheureusement pas vous accompagner, nos affaires nous retiennent au royaume.
-Nous comprenons, Prince. Nos chemins se séparent donc ici. Je vous remercie pour votre hospitalité. Ce fut un plaisir de vous avoir rencontré.
-Mais je vous en prie étrangers, adieu. Et surtout, n'oubliez pas: suivez les nénuphares !
Encore un protagoniste au nom sympa ^^ Il vole pas des voitures des fois le prince monseigneur ?
Hmm... le prince me fait savoir qu'il ne parlera qu'en présence de sa vodka.
![]()
Il a bien raison ^^
UP ? ![]()
énorme le dernier chapitre.
Est-ce la seule histoire que tu comptes poster ici ?
Ou y'a-t-il d'autre délires dans ce genre ?
Si tu comptes en écrire d'autre, la prochaine fois installe une intrigue secondaire pour ne pas lasser le lecteur.
continue !
Hé bien à vrai dire je n'en sais fichtre rien emy... C'est pour l'instant la seule histoire que j'ai terminée, j'ai plein de bouts de trucs sans intérêt, et en ce moment je dois dire que je n'ai pas tellement de temps pour écrire, entre le boulot, la musique et les joies apéritives irl...
Il n'est pas exclu que je m'attelle à quelque chose de plus ambitieux, je suis en train d'y réfléchir... Mais bon ce ne sera pas pour tout de suite...
Merci beaucoup de m'avoir lu en tout cas !!!
Je poste la suite demain.
-Ouille !
A peine le sang eût-il perlé que déja la reine des fées se tordait de douleur dans d'atroces
convulsions.
-Attendez un peu, nous n'en sommes qu'aux préliminaires. sussura Fugilineux dans un sourire sadique.
-Mais vous me faites mal.
-Mais c'est mon métier.
-Vu sous cet angle...
Il se remit donc au travail et entreprit d'arracher un a un les ongles de sa victime à l'aide d'un
ustensile de son invention, une pince-crocodile reliée à une clé de 12 par un cric.
-Tu vas parler oui ? dit-il en effectuant une légère traction sur son dispositif.
-Non.
-Comprends pas...
Puis il effectua d'un mouvement sec une violente rotation sur la droite.
-Aïeuhh !
Il venait de se faire drôlement mal au poignet... Sans échauffement, la discipline devenait
périlleuse, et Mr Fuligineux venait de frôler l'accident du travail.
Frottant son avant-bras endolori, il décida de changer de tactique. Il sortit donc de son coffre
personnel un étrange clystère rempli d'un tiède liquide nauséabond, et s'apprétait à lui administrer un sympathique lavement quand le Baron Noir fit son entrée dans la salle.
-Bonjour cher Fuligineux. Alors ? Comment se porte notre hôte ?
-Parfaitement mal patron, elle allait se mettre à table.
-Ah ? Qu'est-ce qu'il y a a manger ?
-Heu c'était façon de parler patron. Je voulais dire que j'étais à deux doigts de la faire avouer.
-Hmm, bien Fuligineux, bien... mais lui faire avouer quoi ? Hein ? Vous êtes-vous posé la question ? Lui faire avouer quoi ?
-Ben...
-Décidement vous me décevez Fuligineux, vous êtes odieux, et ce n'est pas pour me déplaire, mais vous êtes également abruti, et je ne sais pas ce qui me retient de vous botter le derrière.
-Mais Monsieur, je fais de mon mieux...
-Las ! Les querelles intestines ont menées à leur perte les équipes les plus soudées. Contentez-vous de m'obéir aveuglément, nul doute que nous parvenions à mes fins.
Fuligineux, qui n'avait rien compris, se contenta d'opiner, bien qu'il se demandât comment son patron eût une aussi parfaite connaissance des différents organes du système digestif.
Puis le Baron Noir se tourna lentement vers la reine des fées, et, tout en la regardant du coin de l'oeil, continua:
-D'ailleurs Sa Majesté est notre seule assurance. Par conséquent il vous incombe de la garder en vie cher Fuligineux, ne l'oubliez surtout pas !
-Puis-je au moins l'écorcher ? demanda-t-il en pointant un index timide en direction du plafond.
-Bien évidemment ! Ou plutôt non. Contentez-vous de l'égratigner, de lui arracher les dents du fond, de lui faires des saignées régulières et ceatera. Faites en sorte qu'elle reste reconnaissable, c'est tout ce que je vous demande. Un peu d'imagination bon sang ! Par moments je me demande pourquoi je vous paye...
-Monsieur, j'ai énucléé des aveugles pour le compte de l'ignoble seigneur Plong, écartelé manchôts et culs-de-jatte sous les ordres de Madame Sterdam, la veuve infanticide, émasculé toutes les jeunes filles du canton d'Edelweiss aux cotés du gentil Docteur Marche entre autres... Il me semble que mon curriculum est sans tache.
-En effet, mais je tiens à signaler que personne n'est à l'abri d'un licenciement, même abusif.
C'est ainsi que Monsieur Fuligineux, bien qu'abruti, finit par fermer son clapet, et faillit
lui aussi perdre l'équilibre lors d'une courbette amplifiée.
Le Baron, satisfait, se cura une dent, regarda ses ongles et les lustra sur le revers de sa manche.
-Nous sommes donc d'accord ! Je vous invite alors à faire une pause et gouter en ma compagnie le meilleur cru du comté d'Ebon, très bon.
-Merci Monsieur, mais je m'apprétais à administrer un lavement, et j'eusse vivement aimé que vous assistiez au spectacle, vous auriez ainsi pu juger de mes compétences.
-Je sais que vous jouissez d'une certaine réputation en ce domaine, et loin de moi l'idée d'en douter. Mais c'est moi le patron Fuligineux, vous allez donc m'écouter, et vous savez pourquoi Fuligineux ? Vous savez pourquoi ?
-Non patron...
-Ben voilà Fuligineux, voilà ! Vous venez de donner la réponse.
-Heu pardon, j'ai compris hein mais en fin de compte j'ai pas tellement compris en même temps vous comprenez ?
-Bon et bien puisqu'il faut vous mettre les poings sur les "i", je suis méchant Fuligineux,
méchant méchant méchant. J'aime ça. Vous vous êtes juste violent, un peu sadique, un vulgaire bourreau quoi... Mais moi je veux le pouvoir. Semer la désolation. Tel est mon plaisir. Mon excitation. Ma fougueuse destinée. Mon Saint-Graal, ma raison de vivre, mein Kampf. Je suis une véritable ordure. Pas vous. J'ai beaucoup plus de vice que vous, c'est tout.
Du coup, Monsieur Fugilineux, sidéré, adopta malgré lui la position du garde-à-vous.
-Repos, et venez donc savourer le plaisir de régner en toute impunité, de profiter de mon nouvel espace ludo-sensoriel, d'imaginer la douleur de tous ceux que nous avons privé du soleil, de savoir de manière intrinsèque que notre domination sur le monde est totale !
-Et dans votre espace-machin, y'a une Playstation ?
-Bien entendu !
-Rho patron, c'que vous êtes chouette !
![]()
Question : existe-t-il une astuce pour être lu et commenté par les croûtons, anciens, sommités, vieillards, patrons, caïds, vedettes, grabataires, prolifiques, talentueux, critiques,
virulents, cadors, modérateurs et starlettes du forum ?
(Rayez les mentions inutiles.)