Cassandre et Alex se levèrent et vinrent à notre rencontre pour nous saluer. Jared s'empressât de les rassurer en leur annonçant qu'il ne m'étais rien arrivée de grave lors de ma discussion avec le « prof d'histoire ». Une fois cette annonce faite, la sonnerie retentit. Nous montâmes au premier étage en direction du cours de mathématique. Une fois devant la salle, nous nous plaquâmes contre le mur pour laisser les autres passer sans provoquer de bouchon dans le couloir. La deuxième sonnerie venait de retentir mais à ma grande surprise, la prof ne nous fît pas rentrer. C'était étrange parce que d'habitude elle était très à cheval sur les horaires. Je décidai donc je jeter un coup d'œil dans la salle. La prof était bien là mais quelqu'un d'autre était avec elle et elles discutaient ensemble. C'était une jeune fille de notre âge, blonde avec de magnifique yeux bleu. Elle avait la même taille que moi, une tenue plutôt simple qui était constitué d'un chemisier blanc et d'un pantalon moulant noir. Mme Cornat nous fît signe de rentrer, la jeune fille toujours à ses cotés. Je me mis à ma place, la deuxième table dans la rangée du milieu, mais cette fois-ci Cassandre n'étais pas avec moi. J'étais donc seule à ma table. Quand le calme fût installé, Mme Cornat présenta la demoiselle.
- Bonjour à tous ! Aujourd'hui nous accueillons une nouvelle élève parmi nous. Elle s'appelle Sarah Dorit et viens d'emménager sur Paris. J'espère que vous vous montrerez sympathique avec elle et que vous l'aiderez à s'intégrer au plus vite dans la classe et même dans le lycée. Bien, va t'asseoir à la place que tu veux pendant que je fais l'appel.
Elle se dirigea aussitôt vers moi, sans prendre le temps de regarder si une place était libre ailleurs.
- Hum... Ça te déranges si je me mets à côté de toi ? me demanda t-elle d'un air timide.
- Non non, tu peux t'installer.
- Merci.
Elle sortit sa trousse, son agenda et son cahier de son sac. Le cours venait à peine de commencer qu'elle arracha un petit bout d'une page de son cahier, sur lequel elle m'écrivit un mot.
Je m'appelle Sarah Dorit. Et toi ?
Thalia Sullivan.
Enchantée, Thalia.
Moi de même.
Un sourire se dessina sur son visage mais il disparut lorsque la prof l'interrogea sur le résultat du calcul. Elle répondit juste alors qu'elle n'avait probablement pas écouté un seul mot du cour, trop occupée à gribouiller dans son cahier.
La matinée s'écoula lentement. Elle s'installa encore à côté de moi durant les cours d'anglais et de français, sans jamais prêter attention aux explications de la prof. Je commençais à me demander ce qu'elle venait faire ici. D'habitude les nouveaux élèves essayent de faire bonne impression les premiers jours, mais pas elle. On aurait dit qu'elle s'en fichait totalement. Néanmoins, son incapacité à se concentrer ne l'empêchait pas de répondre juste et je dois avouer que cela forçait le respect. Pour ma part, j'avais l'habitude de fonctionner comme ça puisque je n'en était pas à ma première période « scolaire ». Lorsque je changeais d'identité, et donc d'apparence, je repassais toujours par la case lycée. Cela était nécessaire pour pouvoir suivre les changements que les différentes générations d'adolescents opéraient la mode, le langage et le comportement. Je serais passé pour une folle si on m'avait entendu parler comme au siècle dernier !
La sonnerie interrompit ma rêverie, le cours de français avait été particulièrement ennuyeux. Je dû lutter à plusieurs reprise pour ne pas fermer les paupières. Je m'empressais de ranger mes affaires et sortis au plus vite de peur de sombrer définitivement. Cassandre m'emboita le pas, suivit d'Alex et de Jared. Il était midi, nous nous dirigeâmes donc vers la cafétéria pour déjeuner. Nous prîmes notre tale habituelle, prêt de la télévision, pour pouvoir regarder les informations. On venait juste de commencer à manger lorsque j'aperçus Sarah au milieu de la salle, la balayant du regard, à la recherche d'une place.
- Sarah ! Viens ! criais-je depuis ma place.
Ses yeux me fixèrent aussitôt. Son sourire éclatant était revenue et elle vint se joindre à nous.
- Merci. Si tu ne m'avais pas appelé, j'ignore si je serais parvenu à trouver une place.
- C'est normal ! On va pas laisser une fille comme toi manger toute seule dans son coin quand même ! s'écria Jared.
- Oui. Merci... ?
- Jared Milot. Toujours prêt à rendre service aux jeunes demoiselles en détresse.
On ne pu s'empêcher d'éclater de rire.
- Enchantée, Jared.
- Moi c'est Cassandre et voici Alexandre, de son surnom Alex.
- Salut, dit ce dernier.
- Ravie de vous connaître.
conseil : pour mieux écrire, lit des bouquins.
Car j'ai lu, et pour moi c'est une lecture trés "filmique" et peu original pour l'instant.
N'oublie pas de lire !
Si tu vas par là, toute les histoires sont des films. Je lis beaucoup et donc, je suis bien placée pour le savoir. Maintenant, je n'aime pas les histoires dans lesquelles nous avons des description à n'en plus finir d'en le genre Zola. Je fais des descriptions, mais juste ce qu'il faut pour ne pas être perdu.
Je suis donc d'accord avec toi sur le fait que mon histoire ressemble à un film mais ça n'est pas bien différent en ce qui concernent les autres histoires. ![]()
Justement, pour moi il est plus intéréssant de lire un bouquin que de regarder un film (plus fastidieux, j'avoue ^^)
pourquoi ? Et bien parce que l'écriture peut faire passer des sentiments, des ambiances qu'un film sera incapable de retranscrire. Le pouvoir des mots est le plus fort de tous !
Et au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, beaucoup de films d'aujourd'hui et d'hier sont tirés de romans !
Alors, à ton avis, pourquoi il serait intéréssant pour un réalisateur d'adapter un bouquin s'il constituait déjà en lui même une adaptation ?
tu me suis ? sinon pas grave, mais réfléchis-y quand même.
Oui j'ai compris car étant une fan de Twilight, je peux voir que le film est exactement comme le livre, quoi qu'un peu moins gore je dois l'avouer. J'essaierai donc de mettre un peu plus de sentiments ^^.
crée un style propre et personnel surtout ![]()
Les présentations terminées, nous mangeâmes tranquillement tous ensemble. Quelques instant plus tard, on entendit le générique de l'édition régional. Les nouvelles n'étaient pas bonne : quatre nouveaux cadavres avaient été découvert le matin même. Plus les jours passaient, et plus le nombres de victimes augmentait. Tout cela commençait sérieusement à m'inquiéter. L'augmentation du nombre de victimes signifiait que le nombre de vampires en ville augmentait aussi. Se balader dans les rues de Paris allait devenir de plus en plus dangereux pour les humains et donc pour mes amis. Le problème c'était que je ne pouvais pas tuer une dizaine de vampires à moi toute seule. Mes parents, qui se croyaient immortels grâce à leur puissance, ont tenté de décimer un clan de vampires qui devenait de plus en plus important et menaçant, mais ils ont échoué et ils y laissèrent leur vie. Je ne voulais en aucun cas faire la même erreur. Il fallait que je demande de l'aide. Le problème était de savoir à qui.
Tout le monde s'interrogeait sur l'efficacité des forces de police qui n'arrivaient pas à trouver les meurtriers, ni à les arrêter. La seule personne qui n'avait pas l'air de s'en préoccuper était Sarah. Ces meurtres la laissait complètement indifférente, comme si elle se sentait hors de danger, ce qui était faux puisque les meurtres n'avait pas lieux seulement la nuit.
Nous avions cours d'EPS l'après-midi. S'il y a bien une matière que je déteste, c'est celle-là. Je trouvais ridicule le fait de courir après un ballon dans l'espoir que quelqu'un nous fasse une passe. En plus, je détestais l'odeur de transpiration que les humains dégagent après un effort physique. Les maillots d'équipe que l'on nous faisait porter étaient imprégnés de cette odeur nauséabondes. Tout était donc fait pour rendre cette matière vraiment détestable, en particulier pour mon petit nez délicat. D'ailleurs, l'arrivée de Sarah n'avait rien fait pour améliorer mon aversion du sport.
Comme Mr. Valier, notre professeur de sport, ne connaissait pas le niveau de Sarah en basket, il la plaça dans une équipe au hasard. L'échauffement c'était bien déroulé puisqu'elle n'avait presque pas eu le ballon dans les mains. Mais la parti se gâta lorsqu'elle commença à jouer. Mon équipe jouait contre la sienne dès le premier match, et ce fut une catastrophe. Peu importe la façon dont elle s'y prenait, elle envoyait le ballon à tout les coups sur la tète de quelqu'un. Ayant remarqué sa maladresse, je me précipitais sur elle à chaque fois qu'elle avait le ballon entre les mains pour l'empêcher de tirer sur un joueur, de peur qu'elle lui occasionne une commotion cérébrale. Et à chaque fois que je me postais devant elle, c'est moi qui me prenait le ballon en pleine tête. J'avais beau avoir la tête dur, la force avec laquelle le ballon me percutait me faisait souffrir. Au bout d'un moment, je voulus lui demander si elle le faisait exprès ou pas, mais je réprimais ma colère de peur de la blesser. Je ne voyais pas en quoi décimer mon équipe et la sienne était amusant, et j'en conclus que ça n'était pas de sa faute. Les matchs suivants, les élèves s'écartaient d'elle pour la laisser tirer, en évitant soigneusement sa trajectoire. Dans les vestiaires, toutes les filles, hors mis Cassandre et moi, se moquaient d'elle et de sa maladresse, mais elle ne répondit pas à la provocation.
Notre journée était terminée, fort heureusement, car personne n'aurait eu envie d'aller en cours et je doute que les profs auraient appréciés notre « parfum » collectif. Avant de rentrer chez nous, on se mit tous les cinq sur un morceau de pelouse pour pouvoir discuter tout en étant bien installés.
- Ouf ! Ça fait du bien d'être assis ! s'exclama Cassandre.
- Tu as bien raison ma chérie, confirma Alex.
- Bon, parle nous un peu de toi Sarah, dit Jared.
- Et bien je vivais à Lyon avec mes parents, avant d'emménager ici. Mais mes parents ont divorcés et j'ai dû choisir entre vivre avec ma mère à Lyon ou vivre avec mon père à Paris. Comme je n'avais aucun ami à Lyon et que le choix de mon tuteur m'était égal,je suis venu ici. Et je dois dire que je ne regrette pas ma décision. Paris est une ville magnifique et vous, vous m'accueillez les bras ouverts comme si on se connaissait depuis des années, alors que ça ne fait qu'une journée que je suis dans votre classe.
- Bah, c'est normal, t'es sympa, dit Jared.
- Merci, c'est gentil.
Un petit
parce que je n'ai pas eu d'avis sur la suite et je n'ai pas trop le temps d'écrire ces derniers temps ![]()
Euh, je lirai certainement tout ça cet après-midi ou demain, afin de te fournir une critique détaillée !
La conversation dura une demi-heure. A la fin, nous nous saluâmes et chacun parti de son côté.
Thomas était déjà rentré de son travail. Il était serveur dans un bar qui ne se trouvait pas très loin de chez nous. Il avait demandé à son patron s'il pouvait avoir des horaires souples, pour pouvoir s'occuper de l'appartement, mais aussi de moi, bien que je n'avais nul besoin d'une « nounou ». Il me questionna sur ma journée et je lui contai l'arrivée quelque peu mouvementée de Sarah. Il parut surpris par cette information mais il ne fit aucun commentaire. Notre conversation ne pu s'empêcher de dériver sur les nouveaux cadavres du jour et sur l'ampleur que commençait à prendre ce problème.
- Il va te falloir de l'aide, décréta-t-il.
- Je sais, je n'ai pas envie de finir comme mes parents. Le problème, c'est que je ne sais pas à qui demander de l'aide.
- Et bien, il y a moi pour commencer.
- Hors de question. Tu possède trop peu de nos pouvoirs et tu es presque aussi vulnérable qu'un simple humain. J'ai déjà perdu mes parents dans une bataille comme celle-ci, je n'ai aucune envie que cela se reproduise avec toi, tu m'entends ? lui demandais-je en prenant son doux visage entre mes mains.
- Oui. C'est d'accord, je me tiendrais à l'écart. Mais ne compte pas sur moi pour attendre, les bras croisés, que tu te fasses tuer.
- Je me doutais bien que tu dirais ça.
J'étais extrêmement peinée à l'idée qu'il puisse lui arriver quelque chose. Au même moment, Thomas prit ma main et je vis sur son visage le reflet de mes propres sentiments, comme s'il savait exactement ce que je ressentais.
- Tu peux...
Il ne me laissa même pas le temps de poser ma question. Il m'embrassa avec douceur, pour effacer le chagrin qui envahissait mon cœur. C'était notre premier baiser. J'avais apprécié cet instant mais je ne souhaitais pas le reconduire. Ça n'était pas contre lui, loin de là, mais je ne connaissais que trop bien la tristesse que l'on éprouvait lorsqu'on aime un humain qui finira indubitablement par mourir un jour ou l'autre.
- Je sais, excuse-moi, dit-il en écho à mes pensées. Et pour répondre à ta question, oui, je peux lire dans les pensées, mais seulement en tenant les mains de la personne.
- Mais tu n'avais pas ce pouvoir avant, non ?
- Pas à ma connaissance. J'ai toujours eu celui du feu et de la télékinésie mais celui-ci je l'ai découvert il y a quelques jours, en serrant la main à un de mes amis au bar. Et crois-moi, je m'en serais bien passé.
- Ah bon ? Pourquoi ?
- Disons qu'apprendre de cette manière, que son ami cherche l'amour dans son propre vestiaire, à quelque chose de gênant et de désagréable.
- Je vois, dis-je en éclatant de rire.
Après ce fou-rire, je retrouvai rapidement mon sérieux. Pendant que Thomas préparait le diner, je pris ma douche tout en réfléchissant aux personnes qui seraient susceptible de m'aider. Tout d'abord, je songeai au père de Thomas, qui lui aussi était un ange, moins puissant que moi cela dit, mais renonçai vite à cet allié, ne voulant pas mêler la famille de mon meilleur ami à cette histoire qui risquait de coûter la vie à certains d'entre nous. Moi choix finit par se porter sur Eléanore et Catherine, deux amies de longue date. La première était comme moi, presque aussi puissante. La deuxième était une succube redoutable dont les charmes seraient très utiles contre des vampires. En effet, ces derniers aimaient tout particulièrement les belles femmes, comme tout vampire qui se respecte, et succombaient donc très facilement aux charmes d'une succube. Une fois le vampire sous sa coupe, elle n'aurait aucun problème pour le tuer. Eléanore, quant à elle, pouvait contrôler les éléments et faire éclater un orage époustouflant, un jour d'accalmie. Faire éclater un orage lors du combat pouvait faire pencher la balance en notre faveur, les vampires s'affaiblissant au contact de l'eau, pas forcement bénite d'ailleurs.
Non mécontente de mon choix, j'en fis par à Thomas qui tomba d'accord avec moi. Néanmoins, il trouvait qu'un allié de plus ne serait pas une mauvaise chose, ce qui n'était pas faux, sauf que je ne voyais pas qui serait assez puissant pour nous venir en aide. Je me contentais donc de mes deux alliées, en espérant que Eléanore et Catherine auraient des noms à me soumettre. Il ne me restait maintenant plus qu'à les trouver. La moins difficile des deux à dénicher était probablement Eléanore. Je me rappelais des paroles du loup-garou : « l'un d'entre eux m'a suivi ». Cela signifiait que contrairement à ce que je croyais, un autre membre de ma race vivait ici, en dehors du père de Thomas. Eléanore était d'origine allemande mais elle avait grandit et vécu pas mal d'années à Paris avant d'entreprendre des voyages à travers l'Europe. Il se pouvait donc qu'elle et son mari fussent de retour ici et que se fusse lui qui pourchassait le loup-garou.
Je voulais en avoir le cœur net.
- Thomas, te souviens-tu si ton père a parlé d'une famille du nom de Kurtz ?
- Hmm... Il me semble, oui.
- A-t-il dit où cette famille habite ?
- Non. En revanche, il y a un cabinet médicale qui a ouvert en ville et qui porte ce nom. Tu le trouvera facilement, il se situe dans la rue qui est en face du fleuriste et il y a un écriteau avec ce nom sur la porte d'entrée.
- Comment sais-tu tout ça ?
- Je passe devant tous les jours quand je vais bosser.
- D'accord, merci pour l'info.
- De rien. Mais au faite, pourquoi tu veux savoir ça ?
- Le nom de famille d'Eléanore est Kurtz.
- Ah, je vois.
- J'ai bien envie d'aller y faire un tour mais j'ai bien peur que se soit fermé.
- Le cabinet ferme à dix-neuf heures. Tu as encore une heure pour t'y rendre.
- Génial ! J'y vais de ce pas.
Je pris un gilet et sorti. Une fois dehors, j'aperçus Thomas à la fenêtre et il me cria :
- Ne rentre pas trop tard pour diner !
- T'en fais pas ! Je ne serais pas longue !
Le soleil commençait à disparaître derrière les montagnes, un léger vent frais se levait et faisait virevolter quelques une de mes mèches devant mon visage. La rue était plutôt calme, des passants allaient et venaient, certains faisant leurs courses, d'autre rentrant chez eux retrouver leur famille. Dans un sens, j'enviais ces humains. Contrairement à moi, ils ont pour la plupart des parents, un mari ou une femme et des enfants. Je n'ai rien de tout ça et ça n'est pas près de changer. Mes parents sont mort assassinés, il m'est impossible de vivre avec un humain et par conséquent d'avoir des enfants. Je ne peux même pas vivre avec l'un des miens, ne sachant pas où ils se trouvent. Mais d'un autre coté, j'ai de très bons amis qui m'aident et me soutiennent et cela me permet d'aller de l'avant.
Je me trouvais maintenant devant la porte du cabinet. Il y avait bel et bien un écriteau sur lequel était écrit :
Dr. Kurtz
Cabinet Médicale
Horaire : 8H-12H et 13H-19H
Du Lundi au Samedi
J'ouvris la porte et entrai dans un petit couloir où se trouvait un porte manteau. Je déposai ma veste dessus et allait au bout du couloir, dans la salle d'attente. A peine eu-je le temps de m'asseoir qu'une jeune femme brune en tailleur vint à ma rencontre.
- Excusez-moi mais je ne vous ai jamais vu ici. Vous avez rendez-vous ?
- Non. A vrai dire, je ne viens pas pour une consultation. Je souhaiterai seulement m'entretenir avec Mr. Kurtz quelques minutes, une fois ses consultation terminées bien entendu.
- Entendu. Il ne reste que Monsieur à passer, ensuite vous pourrez parler avec le docteur.
- Merci beaucoup.
Je prend ma robe de Vérgès, et je pose cette ultime question: mais qu'ont-ils fait pour qu'on les pourchasse ? qu'ont-ils fait pour qu'on les haïssent ? qu'ont-ils fait pour que certains bien pensant malintentionnés les traquent, les génocides, les tuent, les diffament ? Et puis d'abord, qu'est ce qu'il prouve que cet honnête professeur d'histoire est vraiment l'assassin de ces gens ? De quoi accusent-ont ce lycanthropes ? Et surtout, pourquoi ne fait-on rien pour les libérer de leur assujettissement ? Et c'est après cette question ultime, que j'en suis arrivé à cette conclusion: malgré son courageux combat, cette ange ne mérite pas le titre de héroïne car en tout aveuglement, en toute mauvaise foi, et en toute ignorance, elle ne s'attaque pas au vrai problème: sa soeur jumelle ! Qui aura l'intelligence de l'avertir de sa bévue ?
Je le pense maintenant, ce n'est pas en anéantissant les vampires, et les lycanthropes qu'on aura la paix, mais c'est en condamnant et en bannissant les gens comme ça soeur, que l'équilibre pourra se former. Et qu'on ne vienne pas me parler de bien et de mal, la nature n'y a pas pensé quand elle a dit: Loup, tu mangeras l'agneau, Agneau, tu mangeras l'herbe !
Et je le dis à la cour, comme au monde: les accusés lycans et vampires, ne sont pas les véritables coupables, eux, ils faut les chercher ailleurs, dans les hautes sphères de leur clan, chez les humains comme les anges. Nulle n'est innocent, mais personne ne doit être coupable jusqu'à ce que cela soit équitablement prouvé. Et je m'insurge contre cette violence tranquille et gratuite, offrant bonne conscience au meurtri comme au couard: Les tigres attaquent, ce n'est pas en les exterminant qu'on règlera le problème, c'est même en nous regardant nous. Qui était là en premier ? Eux ou nous ? Et la vengeance n'est pas une excuse, c'est même une technique à exécrer, au profit du stoïcisme. Un jour, un jeune homme aux origines turques vu son parlé, m'a agressé, je me suis défendu, est ce que je déteste les turques ? Non bien entendu ! Entre humains, cela semble tout naturel. Mais dès qu'on parle de créature plus intelligentes que nous, ça coince, ça se mélange à l'ignorance, l'inquiétude, le mépris et la jalousie. Mes clients ont donc des droits et des circonstances atténuantes, et j'en reconnais pour la partie civile, profitant de cette heureuse victimisation de notre époque. qu'on ne vienne pas me parler d'opinion publique, sa partialité et son manque de discernement tuent la justice des hommes, comme des cieux, ou de je ne sais quoi encore.
De plus, le meurtre est une horreur, la Loi dit: tu ne tueras point, pourtant, des lois obscures et appropriés et interprétées de façon bien personnelle tuent ! Invite et encourage à tuer ! Par la vengeance, et les ténèbres, comme l'aveuglement du bon combat, du combat sois-disant juste. En vertu de quoi ?
Et je rajouterais ! Je demanderais, à ceux qui accusent mes clients, en vertu de quelle loi, de quelle texte, droit, jurisprudence, spirituelle, humaine, occulte, temporelle ou politique, ils se permettent leur agissement ? Leur véritable raison, et si ils se rendent compte de leur responsabilité, de ce qu'ils font, de la civilisation qu'ils s'apprêtent à anéantir, car la civilisation vampirique est grande ! Et ce qu'ils se rendent compte qu'ils peuvent être manipulés ? Et je supplierais qu'on daigne me répondre: Quoi ? Comment ? Qui ? Pourquoi ?
Je rend ma robe Vérgès, et je regagne mon boxe, espérant avoir éclairé un esprit, car un d'acquit, c'est tout un cercle d'assuré !
P.S: je sais qu'ils sont méchants, que ce sont des monstres, qu'ils ont tués, tu vas me sortir que ce sont des créatures démoniaques. Mais... tant pis, j'ai une position sur le sujet. En fait, ta première erreur, c'est d'avoir écris à la première personne, prenant le point de vue de l'ange, des gentils ( enfin...), et d'avoir ainsi, entrainer un manichéisme dérangeant. Encore, ça aurait pu être un bon manichéisme, mais là, c'est trop ! C'est stéréotypé, c'est compromettant.
En fait, ton héroïne commence à m'insupporter un peu, je suis fan de ton vampire et de ton lycanthrope, et ta grande méchante manipulatrice m'arrache des rires et des larmes d'hilarités. Pourtant j'aime ton histoire, car je suis pris, et j'espère que l'héroine se fera bien avoir. Je suis méchant. En fait, pour tout de dire car j'aime bien pour l'instant, c'est que j'ai bien envie de lui envoyer un de mes perso barbouze avec son propre de code l'honneur et de la morale, en vertu des temps et des hommes. Ce serait amusant.
Enfin, j'espère que le côté implicite de mon texte t'aura donné des idées pour la suite. J'essaye pas d'influencer, je donne juste un avis bien à moi. En même temps, ça me fait penser que ça fait longtemps que je ne suis pas venu sur ce forum... j'attends la suite avec impatience ! -^ !
salutation et fraternité.
Wouah le roman !
D'après ce que j'ai pu comprendre, tu penses que je "maltraite" les vampires et les loups-garou juste parce qu'ils ont une image de méchant. Cette image a été donné par notre peuple il a y bien longtemps mais je ne partage pas ce point de vue.
Comme chez les êtres humains, il y a des bons et des mauvais et je pars du principe que si nous, nous existons, alors ils existent aussi. Après tout, on relate des tas d'histoires à leur sujet depuis la nuit des temps, alors pourquoi pas ?
Mais revenons à mon histoire. Pour le moment, les vampires et les loups-garou sont du mauvais coté mais tu avais toi-même compris (il me semble que c'est toi) qu'un des personnages finira par changer de camps. Je ne veux pas trop révéler la suite mais saches que trois nouveaux personnages vont faire leur entrée et que l'un des protagonistes déjà présent changera de camps.
Et pour ce qui est de la mauvaise image de tel ou tel créature, tu as pu voir que j'ai l'intention d'intégrer une succube à l'histoire et, contrairement à la réputation qu'on leur donne, elle sera du bon coté.
Sur ce, merci pour ton commentaire et j'espère de tout cœur que la suite te plairas, ainsi qu'aux autres ! ![]()
En effet, il n'y avait qu'un homme en dehors de moi dans la salle d'attente. La décoration de la pièce était assez sobre. Quelques chaises, une petite table basse au centre sur laquelle étaient posés des magasines et un lustre assez ancien suspendu juste au dessus. L'homme passa son temps à me regarder jusqu'au moment où il fut appelé par l'assistante pour sa consultation. Au bout de vingt minutes, il sortit et se fut à mon tour d'entrer.
En voyant le docteur, je su tout de suite que c'était bien la personne que je cherchais. Malgré toutes ces années, il n'avait pas pris une seule ride, pas un cheveux blanc. Lui et Eléanore sont des anges et il était donc normal que son visage n'est pas changé, puisque mon vrai visage ne changeait pas non plus. Contrairement à ce que j'aurais pu croire, ils gardaient au cours des siècle, la même apparence humaine, d'où son aspect inchangé. Il était plutôt grand, très distingué, portant un pantalon noir, une chemise bleu et une cravate assortie. Eléanore aimait que son mari porte du bleu, cette couleur faisant ressortir ses yeux azure.
- Toujours aussi élégant, Daniel.
Il était assis derrière son bureau mais cette phrase le fit se lever d'un bon.
- Je vous demande pardon ? Mon prénom n'est pas Daniel mais Charles, vous devez me confondre avec quelqu'un d'autre, dit-il de sa voix grave.
- Non, je ne me trompe pas Daniel. En revanche, c'est toi qui ne me reconnais pas. Mais ça n'a rien d'étonnant vu que j'ai changé d'apparence depuis la dernière fois que l'on c'est vu. Ceci t'aidera surement à savoir qui je suis.
Je fermais les yeux et les rouvris pour laisser apparaître mes véritable pupilles. D'après son air surpris, je compris qu'il savait maintenant qui j'étais et refermai les yeux pour retrouver mes pupilles humaines.
- Thalia ?
- En chair et en os.
Il s'avança vers moi et me pris dans ses bras? On aurait dit des retrouvailles entre un père et ça fille. Eléanore était une vieille amie de la famille et Daniel c'était très bien intégré à notre petit clan, même si je me sentais moins proche de lui que d'elle.
- Ça fait tellement longtemps, finit-il par dire les yeux remplient de joie. Eléanore va être enchanté. Viens avec moi, il faut que tu la vois.
Il ferma le cabinet et nous fîmes quelques mètres à pied pour arriver jusqu'à chez eux. Ils vivaient dans un vaste appartement. Le mobilier était un mélange de moderne et d'ancien avec des objets provenant de divers pays, fruit de leurs nombreux voyages.
- Eléanore ? Nous avons une invitée !
Elle sortit de la cuisine pour voir qui son mari avait fait entrer.
- Bonjour jeune fille, me dit-elle de sa voix douce et affectueuse.
Elle non plus n'avait pas changé. Son magnifique visage était toujours bordé par ses cheveux lissent et d'une blondeur rayonnante.
- Salut Ella, répondis-je avec un immense sourire.
- Ce... ce surnom, comment le connais-tu ? Et puis d'abord, qui es-tu ?
Je ne répondis pas et Daniel s'empresse de fermer les volets des fenêtres.
- C'est bon, dit-il. Personne ne pourra te voir maintenant.
Je repris ma forme originelle sans déployer mes ailes cependant, de peur de faire tomber un objet.
- Oh ! Thalia, ma chérie ! s'écria-t-elle en se jetant à mon cou.
- Eléanore, doucement ! Tu vas l'étouffer ! s'exclama Daniel tout en ricanant.
- Ah, oui, excuse-moi. J'ai tendance à trop me laisser porter par mes sentiments. Mais je suis si heureuse de te revoir !
- Moi aussi, Ella. Mais je dois t'avouer que je ne suis pas simplement venu pour une visite de courtoisie.
- Oui. Tu es venu à cause des évènements de ces derniers jours je suppose.
- Exact.
Nous nous installâmes confortablement dans les fauteuils du salon où je leur exposai le problème de la forte présence des vampires en ville mais également celui de ce loup-garou capable de me tailler en pièce. Ils se proposèrent tout deux pour m'aider à combattre ce fléau mais Eléanore s'opposa à la participation de Daniel aux festivités. Elle avait probablement peur pour lui, comme moi envers Thomas, et prétexta qu'il faillait qu'il continue à s'occuper du cabinet, sans quoi les gens auraient commencé à se poser des questions. L'idée de rester en retrait ne lui plaisait pas mais il accepta, trouvant que l'argument d'Eléanore était correct. Néanmoins, il insista pour que nous demandions de l'aide à au moins deux autres personnes. J'en profitais pour évoquer le nom de Catherine. Eléanore m'informa alors que Catherine vivait sur Paris elle aussi et ce depuis plusieurs années, et qu'elle travaillait dans une boite de streap-tease branchée. Après tout, quoi de plus naturel pour une succube que de travailler dans ce genre d'endroit ?
- Je peux t'y conduire si tu veux, continua-t-elle.
- Je veux bien mais pas maintenant. Il est tard et je dois rentrer rejoindre Thomas. En revanche, je n'ai pas cours demain après -midi, alors on pourra y aller si tu es libre.
- Entendu. Je ne travaille pas alors j'aurais tout le temps de t'y conduire. A demain ma chérie et passe une bonne nuit.
- A demain.
Ils me serrèrent dans leurs bras et je repris ma forme humaine avant d'ouvrir la porte pour sortir.
Thomas dormait déjà quand je fus arrivée à la maison. Sur la table de la cuisine, il y avait un petit mot qu'il m'avait laissé :
Ton assiette est dans le micro-ondes,
tu n'as plus qu'à la réchauffer.
Thomas était vraiment quelqu'un de formidable. Je n'avais, encore une fois, pas respecté ma promesse, et pourtant il avait quand même prit la peine de préparer mon diner. Pour le remercier, j'entrai sans un bruit dans sa chambre et lui déposai un baiser sur le front.
Au moment où je me redressai, sa main non couverte attrapa une des miennes.
- Ne crois pas que tu va t'en tirer aussi facilement, dit-il d'un ton accusateur.
- Flûte ! Je croyais que tu dormais.
- C'était le cas avant que je ne t'entende rentrer.
- Désolé de rentrer si tard et si tu as envie de te venger, aucun soucis mais ça attendra demain, il faut que tu dormes.
- Tu as raison, bonne nuit.
- Bonne nuit.
Sur ce, j'avalai mon diner, enfilai mon pyjama et me glissai sous mes draps. Je sombrai en me demandant ce que Thomas allait me faire le lendemain, sans être inquiète cependant.
IV
Retrouvailles
Cette nuit avait été bien meilleur que la précédente. J'avais l'esprit plus tranquille sachant que mes amis m'aideraient à vaincre le fléau vampirique. Seulement, j'aurais préféré un réveil plus en douceur.
J'avais encore les yeux fermés lorsque j'entendis Thomas pénétrer dans ma chambre. Croyant qu'il venait juste chercher quelque chose, je ne bronchai pas.
- L'heure de ma vengeance a sonné, proclama-t-il d'une voix grave.
Tout à coup, un oreiller s'abattit sur ma tète. Sans une ni deux, je pris le mien et lui lançai à la figure. Il riposta avec un nouveau coup d'oreiller et je contre-attaquai avec mon polochon tout en éclatant de rire. Le coup que je venais de lui infligé avait pour but de le faire tomber sur le sol mais au lieu de ça, il s'effondra sur moi de tout son poids.
- Hé ! m'écriai-je sans pour autant calmer mes rires qui complétaient les siens.
J'attendis une minute ou deux qu'il se redresse mais il ne bougea pas.
- Hmm... Aurais-tu l'amabilité de te lever ?
- Non, dit-il avec un sourire radieux. Je suis bien comme ça, tu es très confortable.
- Oui mais moi j'aimerai bien me lever...
- Bin tu vas rester couchée...
- C'est ce qu'on va voir...
Grâce à mon don de télékinésie, je le soulevai dans les airs sans aucun problème et me redressai tout en m'étirant. Thomas aussi était à nouveau sur la terre ferme.
- Ta vengeance était excellente. Il y avait bien longtemps que je ne mettais pas autant amusée.
- Merci du compliment. Mais je te préviens : la prochaine fois, ma vengeance sera terrible.
- J'ai intérêt à être sage alors.
- Très sage, petit démon, précisa-t-il en déposant un baiser sur mon front.
- Bon ! P'tit dèj !
- Oui ! Après cette dure bataille, on l'a bien mérité.
Ma tartine de confiture et mon bol de café engloutis, j'aillais m'habiller dans ma chambre. Il pleuvait ce jour là alors j'optai pour un jean, un haut noir à manches longues et une paire de baskets. Je préparai mon sac de cours qui, comme tous les mercredi, n'était pas très rempli puisque nous n'avions que deux heures d'histoire et une heure de chimie. Malgré ça, la journée allait me paraitre interminable : passer deux heures en compagnie de Théodore, bonjour l'horreur !
Il me restait un peu de temps avant d'aller en cours. Je rejoignis Thomas dans le salon. Je fus surprise de le trouver affaler sur le canapé entrain de regarder la télévision, ni habillé, ni coiffé.
- Tu comptes aller travailler en pyjama ? Remarque, tu pourra peut-être lancer une nouvelle mode comme ça.
- Non, je ne travaille pas aujourd'hui. Notre patron est à un enterrement alors il a fermé le bar pour la journée.
- Une victime des vampires ?
- Non, je ne crois pas. Il me semble avoir entendu parler d'une crise cardiaque.
- Je vois. Pour en revenir au sujet des vampires, ma soirée chez les Kurtz c'est bien passée.
- Oui, j'en ai eu un aperçu hier soir quand je t'ai pris la main.
- Ah ! D'accord.
J'avais presque oublié le nouveau pouvoir que Thomas avait développé. Un don qui pouvait s'avérer à la fois pratique et gênant, surtout pour ceux dont les pensées étaient entendus.
Je portai maintenant mon attention sur la télévision, le journal de l'information du matin venait tout juste de débuter. Le premier point d'information était bien entendu sur les meurtres de ces derniers jours. Les forces de police ne possédaient toujours aucun indices susceptible de les mener aux meurtriers. Cependant, la nuit avait été calme, le sang n'avait pas coulé. La pluie qui s'était abattu sur la ville toute la nuit et qui n'avait pas cessé avait suffit à calmer la soif des vampires. Je soupçonnai Eléanore d'être à l'origine de ce déluge car la météo n'avait absolument pas annoncé de pluie. Avec un peu de chance, Théodore serait absent.
Il était temps pour moi de partir pour le lycée. Je mis mon parka, pris mon sac et saluai Thomas avant de sortir.
- J'y vais, à tout à l'heure. Et pendant que tu es là, profites-en pour faire un peu de ménage !
- Ouai, ouai.