Yo
Ptite maj, pour toi, public mort :D
LXXI - Récifs pour un passant
Tes bottes rôtées dans l'hiver,
Tu soulèves ta voix
et tu crois vomir
dès l'aube
et ton auditoire t'écoute.
Les pâles...
Chacun a baissé son pantalon comme un arbre
et abîme sa respiration, ses oreilles
aux mouches du froid.
***
Ton intelligence en lambeaux par terre,
tu l'abandonnes et la respires encore,
détruisant tes veines,
véritable choeur dans ton corps qui se promène un peu.
***
Aux tableaux des nobles buveurs
Tu plonges une aube ronde.
Ceux-là seuls s'accomoderont
Enfin d'âpres ratures.
Car un misérable homme
Jettera l'aube paresseuse
Pensant l'or sur ses ombres
Gâchées, chaudes de quelque feu.
***
hameçons dans les soupirs,
la pensée avale la pensée,
et la dernière putain
ne nait même pas dans tes veines.
Alors tu abandonnes la ville
qui s'écroule à tes lèvres.
***
Un artifice retient la magie de l'aube
de déraper
dans tes bras surpris
qui en feront un tambour et du pétrole
et te feront vrai vagabond.