Coucou
Quelques poèmes exotiques...
I /
Ton poignet pressé me suffit. Elles sont tièdes,
Ces mains qui palpitent, pendant que l'air éclate,
Et toi, tes lèvres ont bu les montagnes, l'eau des
Gorges, saoûlées commes des pierres. Tu bats,
Sous mes ongles, d'un panorama mat; tes yeux
Se brisent comme la dynamique des ciels
Vus. Je vois la nuit tournée en chaleur, elle brille.
Dors ici, des villes s'énèrvent. Africaine...
~~
Il n'y a rien qui empêche Igor de posséder son propre recueil.
Je saurais dire pourquoi, peut-être l'effet de l'alcool, peut-être ce quelque chose qui se dégage de ses prestes mots. Mais j'aime bien et ça me donne envie d'en lire bien plus. ^^
Tu sais visiteur,
j'écris pas de fics.
Juste des poèmes.
Alors déjà qu'ils sont rares a etre lus,
Ne m'empêche pas d'en faire mon topic,
mh? merci.
Puisque vous insistez.
Le futur
L'ombre de sa blouse amène le roi. Des lignes
De fleurs touchent le sol. Arrêtés, ils les fixent
A deux, et leurs dos me parviennent dans les vignes
Embrouillées. La lumière couche le jardin,
J'ai l'impression que nous formons, très lentement
Une mixture; pâlissante, comme moite,
Car l'homme à la blouse revient, repartant,
Je sais qu'il haït la tranquillité. Sa voix
Ne double plus l'aube flottante. Seul le roi,
S'asseyant, se glisse dans ces lueurs. Le sol
Saigne dans mes mitaines. J'entends son départ.
Ils ont publié le parterre sidéral.
Ravi d'avoir un topic qui porte le nom de mon continent d'adoption. Alors quand en plus ce topic provient d'un vieux pote de la trés vieille armada du forum (promotion 2006-2007), celui qui m'a amené ici d'ailleurs, je ne peux que lire
So, j'aime bien le premier poême, il me fait un peu penser aux textes d'Eluard (enfin, je t'ai dit, vu que je n'ai lu qu'Eluard et beaudelaire, toutes les poésies me rappellent Eluard et Beaudelaire), avec cette musicalité un peu étrange, ces débuts de phrases en fin de vers. J'adore particuliérement les deux derniers vers. Aprés, l'ennui, qui est le même dans le second, c'est que le vocabulaire et les métaphores m'ont pas forcément touché pour de la poésie. POur le poême "le futur", que j'ai moins aimé, le vocabulaire exubérant et les symboles qui sont aussi pompeux que brumeux entache vraiment le tout. (désolé si c'est pas clair, mas la flemme de me relire.) Ca fait... Ben tiens, ça fait antre polygonale.
Enfin, Anyway, faut que tu me conseille des poétes pour Noël, il faut que je me mette à la poésie ![]()
Arrête d'écrire bEaudelaire c'est affreux pas "bau".
C'est tout simplement Baudelaire!
Pour ne pas laisser un seul commentaire en postant, zech a du trouver ca diablement moche
Merci neg, tu es simplement allé trop loin en parlant de l'antre polygonale. Antre polygonale ( pour parler d'une porte je le rappelle ), 1 ca n'a pas de sens, 2 parce qu'on ne peut savoir ce que ca représente, 3 parce que ca n'ajoute rien.
Saoulés comme des pierres ( ahah ), dans le contexte du poème, ca peut se comprendre sans que l'auteur l'explique, et en plus, diable, ca ajoute de la valeur, c'est joli. Du moins, j'ai la prétention de le croire, il en faut. Je peux te faire des choses moins tordues un de ces jours, cela dit.
Et surtout c'est très blessant de me parler d'antre polygonale, a un point... héhé
Et tu sais comme poètes moi je ne relis que Rimbaud et Apollinaire, je pourrais pas te conseiller grand chose d'autre et je sais que tu n'aimes pas le premier lol
Par contre je peux te proposer quelques morceaux de poésie de divers auteurs pour que tu voies si certains te plaisent, un de ces quatre
Et continue a explorer Eluard! Puisque tu l'aimes bien, pas forcément besoin d'en chercher d'autres pour le moment, c'est déjà magnifique Eluard
III / Une femme
Trahi. On entendrait presque la couture
Des mâts qui craquent dans le port. Grosses étoiles...
Trahi. Regardées comme un parfum, les voilures
Aux quais. Ô orbites asiatiques, terre pâle!
IV / Tyran
Au méridien de mes empires
J'ai trouvé l'eau qui me vieillit
Et rougit ma peau comme un fil
C'est un peuple qui sait rire aux
Etoiles, à la fine poussière.
Je sais aussi marcher cent jours
D'or et de lumière. L'orient
Bercera mes cités d'hiver,
Toutes.
Nefs agitées du soir,
Sur les ronflements du coucher,
Nefs anonymes et délirant,
Au rose et vent marin.
En tout cas, très collector ton pseudo ![]()
allez...
V - Ma jumelle liquide ( réservoir )
Tu glaces, vagues dans tes doigts, un rosaire.
L'air, notre domaine, est vaste, je l'embrasse
Avec toi; adossés à ses barrières.
Il allège l'horreur du jour.
Une liasse
D'Hommes s'envole et le piétine. Un coeur
Chaud sourd de leur marche élégante - Ma soeur,
C'est le son de l'été quand le sang s'agite.
Tous leurs corps n'en font qu'un: uniforme.
Vite,
Dès l'horizon allumé, traîna la robe
Humaine, explosant dans l'or et les forêts;
Les sommets périrent, encore immaculés,
Dans des mariages de feux, de printemps, d'aubes
Ratées.
Ici. Tes doigts saignent bruyamment;
Et les Pays se réduisent tant en leur
Absence. Devant, ne restent que plusieurs
Verts - L'éclair végétal bientôt liquidant
La roseraie...
VI - Their car ( it belongs to them )
Bêtes et retors, mais portés à grande vitesse
Dans une large Américaine, où vit leur rien
D'enfance - d'Histoire ! Des rues. Sous l'eau des mèches
Entr'ouvertes, l'asphalte les brasse de loin...
Elle prête des airs, elle glace leur liesse;
- Tant pis, dans ce brasier, elle leur appartient.
J'exagére en parlant d'antre polygonale, hein
Ce que je voulais dire par là, c'est avant tout les allusions symboliques, le roi, le futur, des images qui ont certainement un sens, maisqui, balancé comme ça, semblent inutilement pompeuse voire déplacé, j'aurais sans doute préféré des symboles plus discret... Comme je l'ai dit, je suis un ignare en poésie, et ca doit certainement plus parler à beaucoup de monde. Mais c'est pompeux, et c'est dans ce sens que je parle de l'antre polygonale.
Sinon j'ai lu les autres... T'es trés voyage, finalement, dans le style, dans chacun il y a une référence à un pays particulier, à un continent, à une ambiance différente. J'aime bien une femme (en fait j'aime les trucs court, je crois). Their car m'a paru simple, je crois même que j'ai compris (
) du premier coup. Pour tyran, j'ai saisi quelques trucs, mais la musicalité un peu étrange m'a troublé, c'est les ers libres, ça. Pour ma jumelle liquide, j'ai eu le drôle de sentiment de coupure brusque entre les paraghraphe, du aux vers d'un ou de deux pieds, qui m'ont un peu coupé dans mon élan, et j'ai plus eu l'impression d'un patchwork de petits poêmes que d'un seul grand: Il faudra que je regarde ça de plus prés...
Anyway, ça fait plaisir de te retrouver dans les parages ![]()
haha
oui le titre du "recueil" ( ouh un grand mot ) n'est pas " Africaine ", c'est un titre moins évocateur; mais comme ils ressemblent chacun a un petit pays, je me suis dit pourquoi pas leur donner le nom d'un continent
alors hop, "africaine" ( les autres ressemblent a rien )
Ma jumelle liquide c'est une tentative de faire une narration a la Reservoir Dogs! alors certains trouvent que Tarantino est un imposteur, qu'il fait des navets, que c'est un faux-génie... bof
J'me dis que quand on a fait Reservoir dogs et pulp fiction, on peut bien aller réaliser les 1000 prochains épisodes des feux de l'amour hein
[HS]
alors j'ai tenté... et puis j'aime bien mon "éclair végétal bientôt liquidant". Nah, malgré tout.
( Bon je voulais pas révéler même les ptits secrets mais
dans "le futur" le roi ne représente qu'un roi, et la blouse, allez une blouse, ca rappelle quoi, un scientifique!
et "bl" c'est joli, et ca s'accorde avec publier, mmmmh
après c'est au lecteur de juger si le dernier vers veut dire quelque chose ou non! )
En tout cas ça me fait sincèrement plaisir que tu aies lu Negatum. C'est très gentil.
et pour tes poètes,
j'ai récemment lu un poète,
sur la toile...
qui fait des vers comme je ne savais pas qu'il pouvait en exister. je croyais que la poésie moderne était chiante et prise de tete ( ahah c'est moi qui dis ca n'est ce pas ), et bien il me rassure sur la nature humaine.
bref je vais me procurer quelques uns des poètes dont il s'"inspire", parce qu'il me donne envie de les découvrir moi aussi
Je t'enverrai les noms si ca t'intéresse toujours!
J'aimerais beaucoup que tu lises celui ci Neg'. ( et pas que lui, allez, le pov' il est tout seul )
VII - La ville qui conduit la mer
Je retrouve le pays, et un parfum plus aigre,
La peau dispersée, l'air et les fenêtres et les yeux
Et tournés comme j'ai beaucoup quitté leurs rues
Chair des ombres aux trottoirs, secrètes comme des gosses
Chair du ciel aux toits, petite cour, petit balancier
A mon cou
Neige de la cathédrale
Moi je voudrais t'appeler
Mais j'ai perdu les perspectives
De ce morceau aussi
les trottoirs sont tombés
de ma fenêtre
Tiède cordage aux places
Par chaque banc qui m'entoure
Banc qu'ont hasardé les hanches du jour frais
et qu'aujourd'hui une belle fontaine assoit et retient
Sous mes yeux.
Cimetière, ronronnement intrigant de l'âme
Il traîne vaste au centre de la ville
Bel aveugle, beau noir
Leurs raisins, je les goûterais ailleurs
Parapets gros sur la mer, sifflante,
Garçonnet - qu'elle est vieille sur moi pourtant.
La jambe d'une pluie que je pensais plus mate et plus froide
Tu roules comme roule une femme mûre
et je comprends toutes tes perles
Je voudrais m'arrêter mais
--------leurs écumes dans les toits, toutes les brèches depuis l'ilôt
---------------proche fleurissent et me boivent, ces quais
--------salés vers moi se rivent à la baie; même promu
sur ce rocher cousu à l'écart,
-----------ensemble nous nous déployons, bourbeux
--------------------et corolle; je la fais nasse dans l'immensité,
-----------Océan dans tous les visages que j'ai vus,
quoique ses ponts malades la noient.
J'ai retrouvé le pays.
tralala
j'suis amoureux
VIII - La fille qui traverse la mer ( réservoir 2 )
Moi, je casserais ta démarche chaloupée
je t'assierais sur un banc près des vagues qui s'échappent
je te dirais
" Le matin est tout frais
le ciel est un nuage passant pour une flaque, une flaque près de l'engelure terrestre,
la terre courbée,
l'orbite qui pleure"
Mais tu t'évanouiras
plus à l'est à peine,
les pieds mouillés.
Au muret derrière nous, ses longs évanouis plantés entre le sable
Et votre ville,
sur lui donc, rêveur unanime,
un couple de vieillards nous observe.
Au plafond,
faites s'abattre les yeux, véhiculés sur les rues,
véhiculés sur les rapides véhicules,
les étages,
les antennes,
les morts qui vissent les toits en guirlande,
le cul volant
nous en dessous
Matériaux oreillers, au plafond blanc semons des réverbères, des perrons gothiques, des voitures claudicant
faites
surtout toi
Tu débouches dans l'eau
Tu t'obsèdes à jumeler
fourmillante plus habits
dans l'étrange ressac de ce certain matin
" Obèse l'orient, obèse
Pomme la houle, brûle la tempête, rosée l'aube
Et les noyés sourient ".
J'aurais voulu frapper,
Par une arabesque dans la rosée
Ton cerveau, ici, dans la merde des verts montants
Rigole, ainsi blousonnés, nous ne ressemblons à rien.
N'empêche que,
C'est toi qui commanderais ceci, les couleurs,
C'est toi qui briserais les frontières.
***
Chez certains bateliers je vois
le ciel ouvert à nu
( c'est bien sur je t'assiérais, vous m'aurez pas )
K-Billy, super sound of the 70's weekend, just keeps on truckin'.
Tannage / étonnement - inachevé
Argile
et argile douçeâtre de cire
composent les minarets sur ce visage
Ménade
ménade obscure, pulpe d'une pièce obscure
félicitent les ébouriffures du noir
Plastique d'une ébène intime
C'est fait
Toutes les expressions, les impressions c'est fait
[...]
X - Noyade / noyé
Toutes les perspectives au néon
Mes yeux qui n'ont jamais eu soif
ont soif
Je bois
Je bois
Attiré par les lumières
Comme un enfant qui ne s'ennuie jamais.
XI - Ellipses
Comme je m'éloigne de la mer
la mer a des chaleurs
et ne se voit plus.
Autrefois je prenais les trains
et les trains perdaient le nord
N'importe quel cabaret faisait alors l'affaire.
Autrefois je buvais
je pensais à un autre pays
à une autre planète.
J'ai pensé à une femme
un parc pour penser
qu'un homme décapite un homme.
J'étais un enfant
comme on a une mère
mais depuis tout voyage.
Le grand air me convenait
Je respirais le grand air
je voyais les villes en contrebas.
Comme je m'éloigne de la mer
la mer a des chaleurs
et ne se voit plus.
Dans ma péniche
A Noise-le-banc
On est pas riche
Mais on est content.
XII - "acteurs de drames très-antiques" ( sans titre )
Bizarre, comme j'ai navigué dans n'importe quel climat
Et comme une scène me fascine
L'actrice est si froide
La salle a troué tout son costume
Alcool et cigarettes
vieux stalingrad
Grèce déguisée si bien devant moi
qui ai vu n'importe comment
Applaudissez
vous n'avez pas de rose à l'oeil quand le décor remonte
chaque jour
mais je me suis plu ici.
Comme n'importe quelle lettre de marin
Je me suis arrêté quelques minutes
M'aurais-tu rejoint
Si j'avais piloté
dans le fer-blanc du ciel?
Les courir des vagues étaient noirs
je sais
... La planète ne raconte plus rien le soir
ha ha ça me rappelle quelque chose
Cachoteries.
meuuuh non. Belle image, le "fer-blanc du ciel". ![]()