Je suis retombé sur cette partie du chapitre abandonné dans les abysses de mon ordinateur. L'inspiration m'est directement venue, et voilà le résultat
Chapitre 5
-Felching-
<< Le meilleur préservatif, c'est la laideur >>
Je continuais mon alpinisme noirâtre du moins je descendais et montais à la fois…Je progressai dans la curiosité envoutante des étages et je descendais vers une fin qui n’était qu’un début qu’on avait travesti.
Chaque question que vous vous posez est une torture est la réponse a celle-ci n’est autre que le clou rouillé qui s’enfonce plus profondément vers votre encéphale.
Je ressemble à ces patients atteints de l’Alzheimer car comme eux je vois de nouvelle tête tout les jours et je n’ai pas de mauvais souvenir…
Cette masse rosâtre et protubérante dormant paisiblement dans sont cercueil d’ivoire ne me sert plus a rien…Je suis soumis par lui.
Une nouvelle porte face à moi.
Elle est en peau d’animaux, une fourrure ou un plumage, que sais-je. Sur le bas de la porte, une lumière paradisiaque et blanchâtre était visible et venait lécher mes pieds.
Il n’y a plus cette odeur de mort ou de sang flottant dans l’air pour une fois, malheureusement ici ce sera des cris d’oiseau.
Je suis comme ces patients atteints de l’Alzheimer.
Je suis dans un salon tout a fait normal avec des éléments qui le rendent normal tel qu’une TV a tube cathodique qui ne servait pratiquement à rien, un vieux fauteuil qui vibrait grâce aux nids de blattes qui séjournaient a l’intérieur et une banal lampe de chevet qui survivait tant bien que mal a l’obscurité.
Je fais un premier pas vers la chambre : c’est un corbeau.
Un deuxième pas à présent : c’est un pigeon.
Un troisième pas : Un canari.
Le quatrième pas fut révélateur : Une colombe.
Elle était magnifiquement, elle était tellement blanche qu’elle illuminait la pièce et son bec parfaitement taillé, comme si l’auteur de cette scène était un charpentier.
Son regard miroitant croise le mien…Et je vis dans ses minuscules yeux un appel à l’aide. Je me sentais impuissant face à cette beauté, d’un coté ce n’est qu’un paquet de plume ornée d’un bec et de deux petites billes qui font offices d’yeux.
Je suis comme ces patients atteints de l’Alzheimer.
_ Pourquoi une colombe Thomas ?
_ Car la colombe représente la paix.
_ Vous êtes enfin en paix avec vous-même ?
_ Malheureusement pour avoir la paix il faut faire la guerre.
_ Mm d’accord continuez excusez-moi.
A coté de cette sérénité plumeuse, il y’avait ce surplus de graisse provenant des Bigs Bacons du Quick.
Avec comme décoration un manteau de poile extrêmement noire qui allait jusqu'à la fente des orteils et pour comblé, des gouttes de minéraux, d’eau, de lactate et d’urée…Pour vous abrégez l’enfer narratif : L’archétype de l’américain moderne.
Ma présence n’était que superflue, comme à chaque fois ici. L’homme s’abaissa pour prendre en main avec une certaine agilité l’animal. Puis la scène fit un virage à cent quatre vingt degrés. Il positionna doucement la bête sur le rebord d’un meuble qui décorait la pièce, puis écarta de toutes ses forces le préservatif, sans pour autant déchirer celui-ci.
_Oui continuez. Fit-il d’un air calme et patient.
_Attendez s’il vous plait. Répondis-je en larme.
Il enfonça le minuscule être dans son futur cercueil de latex et chaud comme un crématoire, et il fit un nœud digne d’un suicidaire qui s’apprête à commettre l’irréparable. La colombe se débâta légèrement au tout début, mais s’aperçu vite que cela ne servait nullement à rien. Ensuite sans plus attendre, la monstruosité appliqua de la crème sur deux doigts de la main droite et fourra ceux-ci dans son orifice fessier. Il agrandit le trou assez rapidement et le pire démarra pour l’oiseau.
Elle bougeait de panique dans sa nouvelle prison. D’où je me situais je ne voyais pas très en détaille mais je suis presque sur qu’elle a tentée de perforer un minuscule trou pour avoir une certaine dernière bouffée d’air. Un dernier plaisir terrestre. Que peux d’entre nous ne se rend compte de l’immensité de la chose. Ce qui suit le déroulement des choses était vin pour la bête gracieuse.
Et lui…Il jubilait, je suis certain qu’il prenait un pied inimaginable. Un orgasme intense coulait dans sa lymphe, un aphrodisiaque psychique. Ces deux orbites devinrent blanc par la monté d’adrénaline et d’extase.
Puis sa victime s’engouffrait dans cet enfer de matière fécale et plus il atteignait le septième ciel.
Mes mains étranglaient l’accoudoir de l’ample sofa où j’étais jonché, et je revins à cette morose réalité.
En transe et en colère comme jamais auparavant.
L'Alzheimer est une de mes victimes...