CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Calcium Equum

Squall46
Squall46
Niveau 21
24 août 2008 à 03:24:08

Salut à tous, revoilà cette histoire dans le genre Fantastique, la dernière fois la première partie avait suscitée le débat plutôt qu'autre chose. Mais désormais, la nouvelle est terminée, elle compte environ 50 000 carractères, donc vous aurez droit au début et à la fin dans un délai assez court si l'interêt y est. C'est un texte d'expérimentation, enfin voilà, bonne lecture.

-----------------

_‘Il vaut parfois mieux être endormi d’une éternité parmi les plus profonds cauchemars, qu’être réveillé dans l’abjection d’un monde défait qui n’est plus le notre. Si ce message vous parvient, alors nous ne nous reverrons sans doute plus jamais.
Mes propos doivent vous sembler bien noirs et bien disproportionnés mon ami, et en effet moi-même je ne saurais dire si j’ai définitivement perdu la raison ou bien si les quelques notes qui me sont parvenues dernièrement sont les promesses d’un futur effroyable. En réalité, mes récentes découvertes et quelques unes de nos relations communes m’ont porté sur les traces de votre père. Vous êtes un homme de confiance, chanceusement étranger à la sphère scientifique, jeune, lucide et dans la force de l’âge, je suis sûr que vous ne me ferez pas défaut et c’est pourquoi je vous implique dans ces évènements malgré mon intime conviction.
Pour l’heure, je ne peux malheureusement vous en dire plus. Si vous êtes assez rapide, vous trouverez chez moi les pièces du puzzle qui mèneront, je l’espère, à nos retrouvailles. En d’autres cas, il faudra s’en remettre à Dieu…’

Tels étaient les mots du professeur Isidore Burakh tandis qu’il sollicitait ma venue à son domicile. Une grande demeure isolée à l’extrémité du désert Mohave, un endroit audacieux car aux aplombs fragiles et situé tout près de la faille de San Andréas. J’arrivais en fin d’après-midi après de longues heures passées au cœur des méandres d’un paysage déprimé, effondré, presque lunaire, et mon unique inquiétude allait pour cet érudit que je n’avais pas revu depuis l’enterrement de mon père disparu. La justice n’avait jamais pu clarifier les conditions mystérieuses dans lesquelles Albert Monroe, mon père, s’était évanoui dans la nature un 9 août 1981 aux alentours de sa résidence secondaire d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Et rien en moi, jusqu’à cette lettre, ne m’avait jamais persuadé de réunir mes forces pour faire la lumière sur la terrible disparition de ce si cher inconnu.
Je ne fus pas tout à fait surpris de ne trouver personne à mon arrivée, à la fois prévenu par la lettre et car Burakh était un homme énigmatique, l’un de ceux qui prend un malin plaisir à se jouer de ses invités. Pourtant, quelque chose n’allait pas, je le sentais bien et les dernières rumeurs qui couraient à son sujet n’étaient pas faites pour me rassurer. Certains membres de son ordre établirent récemment que Burakh vivait probablement sous la pression d’une société secrète. Ils avaient accidentellement reçu de nombreuses lettres anonymes à sa destination, et l’évidence frappait que la brusque interruption de ses projets de voyage en Amérique latine ne résultait pas de sa propre volonté. Aussi le vieux savant s’était comporté drôlement depuis plusieurs semaines, reclus sur lui-même il ne profitait plus de ses rares apparitions en ville que pour gaspiller son argent dans des ouvrages d’astrologie surannés.
Je poussai la poignée chancelante de la porte de son bureau, à la fois étonné et chanceux de ne pas avoir croisé son domestique dans le hall, un asiatique déplaisant, curieux, et fasciné d’antiquités bizarrement humaine. La pièce ne figurait plus qu’un espace jonché de papiers sans mots, de parchemins aux inscriptions absentes et d’ouvrages vierges. Comme seul intérêt de l’endroit, se reposaient depuis de longues heures sur son bureau une fiole vide et deux manuscrits vieillis par le temps, les derniers volumes réchappés du fléau de l’encre absente. Je décidai de les parcourir pour patienter, et pressentant par une intuition malsaine que Burakh ne les avaient pas déposés ici par inadvertance mais comme une invitation à leur étude, peut-être même étaient-ils l’un des motifs de ma venue.
Après avoir sommairement examiné le premier tome qui n’était rien de plus que l’histoire à dormir debout d’un thaumaturge, il me fallut poursuivre plus avant ma lecture et mes recherches. Cela m’étonnait fort que le professeur ait forcé ma venue pour de simples romans, la noirceur de ses mots trahissait un grand désespoir. Pourtant, au fil des pages et au gré des invraisemblances, mon scepticisme ne cessait de grandir. Troublé par les affres de la lassitude, je me surpris même à préférer écouter la clameur maladive d’un loup égaré dans la lande, quelque part aux alentours de la maison. Mais il n’y avait de telle bête en ces lieux reculés, mon imagination devait me jouer des tours, elle-même bien aidée par le vent agité de ce territoire ombrageux et menaçant. Je repris ma lecture, les narines encensées par une mystérieuse odeur d’aubépine sauvage…

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
24 août 2008 à 09:43:13

lu :-p !

bon, j'avoue ne pas avoir lu la première version (oui, je sais, honte à moi :hum: ), mais celle là, celle là elle est bien.T'as un style fluide, qui porte traquillement de la prmière majuscule au point final, mais sans nous renverser non plus.
Pas de fautes notés.
Une petite incohérence : y a pas de lande au bord du Mojave. Peut être de la savane un truc du genre, mais les landes, c'est dans des pays doux et humide genre Irlande ou Bretagne.

Voilà, c'too pour l'instant.

Mais balance vite la suite :fou: !!!

Monster_Dylan
Monster_Dylan
Niveau 5
24 août 2008 à 11:44:04

Je valide ! :ok:

Y'a du style, pour un prologue c'est déjà pas mal (enfin moi je considère ça comme un prologue comme pas il n'y a pas d'actions, c'est surtout l'installation du récit.

Si c'est du fantastique alors cette intro était des plus nécessaires, je te l'accorde :ok:

donc voilà, continue moi j'suis la pour la suite.

PS : La faille de San Andréas extiste-t-elle vraiment ? Où tu étais juste en manque d'inspi pour trouver un nom ? :lol:

+

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
24 août 2008 à 11:51:19

euh oui, la faille de san andreas existe vraiment. C'est à cause du tremblement de terre de 1906, dût à une rupture de cette faille que San Francisco est partie en fumée :ok:

culture, culture :sarcastic: ...

Squall46
Squall46
Niveau 21
25 août 2008 à 23:38:07

Bien vu pour la lande crazymarty, sinon merci de ces commentaires, je remonte le topic histoire de voir peut-être un peu plus de monde suivre avant de poster la suite dans la semaine.

Ostramus
Ostramus
Niveau 33
26 août 2008 à 00:36:48

J'ai commencé à parcourir. Je te donnerai un commentaire plus précis plus tard.

Squall46
Squall46
Niveau 21
26 août 2008 à 22:22:48

Bon, je met en place la suite, j'espère que cela n'empechera pas la venue de nouveaux lecteurs.

--------------------

Calcium Equum
Tome II

« N’est pas mort ce qui semble à jamais dormir,
En d’étranges éternités, la mort même peut mourir. »

H.P Lovecraft

Il faut concevoir l’existence d’êtres pour lesquels la réalité ne possède aucun carcan, se résoudre à accepter la présence dissimulée d’une confrérie d’hommes prête à renier l’image acquise des forces de l’univers. Admettre une corrélation entre le ravissement d’ouvrages interdits et les disparitions chroniques d’érudits. Que les esprits cartésiens s’ouvrent devant le flot montant de l’imagination humaine, que le peuple gouverné par des ombres d’hommes prenne conscience de sa véritable disposition naturelle. Les champs telluriques et les grands astres du ciel seront nos guides vers l’éternité la plus parfaite. Délivré de sa chair, l’homme s’engouffrera vers les abysses du cosmos, là où la folie guette. Ce n’est qu’alors que les tout-puissants éons ensommeillés de la race humaine sublimeront nos éveillés et mettront fin à cette interminable ère de ténèbres. Ce n’est qu’alors que l’homme accèdera à la véritable connaissance du soi.

«
Le soleil est déjà haut dans le ciel à cette heure-ci ; par ses rayons il fait pleinement profiter la colline et la région de son éminente présence. Entre les herbes dorées et sur le sommet de la bosse, une immense croix tordue au fer abimé regarde vers l’ouest. Un bouquet d’aubépine cercle son sommet avec grâce, ainsi vêtue elle apparait comme le vigilant seigneur des environs, l’impérieuse maîtresse des alentours. Celle-là même que la foudre n’atteindra jamais en ce pays souvent grondé par les flots, la fleur aux épines étant sa puissante protectrice. Quelques corbeaux sillonnent le ciel, ils sont les tâches obscures d’une peinture illuminée. Leurs courageux croassements brisent la tranquillité de l’endroit, mais pourtant, aucun, pas même le plus vaillant d’entre eux, n’ose approcher la croix, et tous finissent tôt ou tard par redescendre vers la vallée.

« Noah, je sais bien que tu ne dois pas t’attendre à recevoir une lettre de ma part. Mon existence n’est certainement plus qu’un lointain souvenir dans ta mémoire. Mais les circonstances l’exigent, et elles l’exigeront tout autant à l’heure où tu recevras ce papier, je ne peux faire autrement. Après mon départ précipité, j’ai fini par mettre un terme à mon voyage, je suis arrivé jusqu’à Noire-Epine. C’est très isolé, loin, à l’écart du monde. Tout allait très bien les premiers jours, mais les choses ont changé subitement. Quelque chose est arrivé, je ne me sens plus en sécurité. Tu sais très bien que je ne m’inquiète pas d’un rien. Je prie pour que ces mots te parviennent. Tu dois venir… »

Edward, ton frère

L’homme relit le papier une dernière fois à l’ombre d’un vieux chêne, l’endroit idéal pour examiner avec précision la carte des environs jointe à la lettre. Il n’y a pas de doute possible, même si la route fut longue, il touche au but.
C’est sur la gauche, au pied d’un talus recouvert de fougères et de champignons, que le premier signe de civilisation apparaît. Il s’agit d’une maison en ruine. Des murs fissurés, craquelés, mangés par le lierre, des briques noires et consumées sans pourtant qu’il n’y ait la moindre présence de cendre. Cette ancienne demeure possède quelque chose de sinistre, d’anormal, elle figure presque l’un des vestiges d’une antique société oubliée. Noah peut ressentir cette puissance corruptrice qui survit dans la pierre dégradée, celle-là même qu’il devinait entre les mots posés à la hâte par son frère. Il n’a pas le temps de s’inquiéter d’une mauvaise intuition et doit poursuivre ; il poursuit. Ce n’est qu’au loin qu’érigées vers les nuages, apparaissent les premières habitations et leurs cheminées. Noire-Epine.

Les rues sont désertes. Une girouette grince sous la volonté du vent. L’odeur d’un feu de bois émane d’une droite incertaine. Des monceaux de paille sont entassés au beau milieu du chemin, contre et sur les toits des maisons. On croirait une ville fantôme, pourtant une lointaine musique de fête résonne et plane sur l’endroit ; elle anime, caresse l’oreille de l’attentif, puis s’éteint par moment, s’évanouit dans le silence pour mieux renaître comme seule preuve de vie. D’un revers de la main Noah fait disparaître la sueur de son front. Son cœur bat vite, trop vite. Il commence à ressentir les conséquences du voyage.

Les mêmes ondes négatives que dans le bois, il les retrouve ici, à l’intérieur même des cloisons de la taverne. Sur la droite, le soleil pénètre sereinement par les carreaux d’une fenêtre close, il vient percer à jour la saleté du planché, la détresse des tables solitaires. Sur la gauche, près de l’âtre, là où l’on devine la réunion de voyageurs affamés par de trop longues nuits d’hiver, Noah distingue un sol infecté en plusieurs endroits par une étrange pâte ambrée, une substance que l’on affirmerait engendrée de toute pièce des sombres détours d’un cerveau malade. Un frisson lui parcourt l’échine à l’idée de respirer l’odeur de sang de cette souillure visqueuse dont il ne peut concevoir l’origine.
Deux hommes sont au comptoir, l’un, fort et chauve, vêtu d’un tablier ; l’autre, le corps famélique, échevelé, le dos tourné. Aucun ne s’est aperçu de l’entrée du nouvel arrivant, tous deux trop captivés par l’éminent sujet de leur conversation.
« Comme je te dis, faut aller le déloger et vite ! explique le tenancier, l’air sévère, au petit homme sale qui lui fait la conversation.
- Ouais, ça fait son nid, ça fait sa merde, et puis c’est trop tard, s’emporte ce dernier, convaincu, tandis qu’il se passe la main encore pleine de bibine dans les cheveux.
- Allez ! Ne perds pas plus de temps. Il finira par se m…
- Bonjour, excusez-moi, les interrompt timidement Noah, en venant jusqu’à eux. »
Les deux hommes l’observent dans sa démarche un peu claudicante, de la même manière que s’ils avaient découvert l’existence d’une entité surnaturelle prête à les maudire devant l’éternel. Il le sent et le perçoit dans toute sa chair ; agressé du regard, parmi eux, il ne sera qu’un paria.
« Je peux vous aider ? lance le gérant d’un ton acerbe, son air sévère toujours figé sur les traits. L’autre homme se lève et quitte la pièce par une petite porte derrière le comptoir sans même prendre le temps de terminer sa chope.
- Je l’espère, explique Noah, un peu troublé, je viens d’arriver en ville et le voyage a été long. Je meurs de faim.
- Et alors ?
- Vous ne servez pas de nourriture ? s’étonne le voyageur, une forte appréhension tout aussi bien logée en son esprit qu’à l’intérieur de son estomac grondant.
- Pas aujourd’hui. Tous les vivres sont réquisitionnées pour la cérémonie, lui répond sèchement l’homme de bonne corpulence en posant fermement ses deux poings serrés sur le comptoir, l’incontestable signe de sa nervosité grandissante.
- Oh, je vois… acquiesce doucement Noah, mal à l’aise. Alors, vous pourrez peut-être m’aider d’une autre manière, poursuit-il en fouillant l’une des poches de son pardessus.
- Etranger, vous ne trouverez pas ce que vous cherchez par ici. »
Malgré les impolitesses du tenancier, Noah persiste et lui présente enfin une photographie de son frère disparu. Une barbe fournie, des cheveux clairsemés, la trentaine ; ces orbites bien installées accentuent un regard sombre, impavide. La détresse qui se dégage du personnage impressionne d’abord, puis l’on ressent la nostalgie d’un sourire déformé par une cicatrice, il sourit, il aurait pu pleurer.
« Je recherche cet homme. Il doit être en ville, explique le récent quadragénaire tandis qu’il jette un œil derrière son dos. Une précaution commandée par la présence de cette inquiétante gélatine flavescente qui hante les lieux.
- C’est un ami ? interroge le tavernier en se saisissant du cliché.
- Je suis son frère. Vous le connaissez ?
- Ah, je me disais bien qu’il y avait quelque chose…Un air de famille, ment-il, faisant comme s’il avait depuis longtemps percé à jour l’identité de son interlocuteur.
- Alors ? Où puis-je le trouver ?
- C’est malheureux, mais on ne peut pas depuis quelques jours. Il a bêtement disparu.
- Hum… réfléchit Noah, avant de reprendre. Se pourrait-il qu’il ait déjà quitté la ville ?
- Pas possible, on l’aurait su.
- Comment ? Il peut très bien avoir plié bagage sans vous en avoir averti.
- Ecoutez ! Renseignez-vous du côté de la fête, sur la place du village. Vous en apprendrez surement plus qu’ici, s’emporte un peu le grand chauve, agacé par la présence de cet étranger chargé de questions. »
Noah comprend bien qu’il ne pourra obtenir que du mépris de la part de ce triste individu, alors il extirpe la photographie d’entre ses mains épaisses. L’homme met quelques secondes avant de la lui rendre, comme s’il avait espéré garder le document en sa possession. Noah glisse le cliché dans sa poche avec assurance, content d’avoir irrité un personnage si désagréable. Il tourne les talons et s’en va gagner la sortie, lorsqu’une image se rappelle à lui et son esprit fourmillant d’interrogations.
« Dites-moi…En venant jusqu’ici, j’ai aperçu une grande croix sur la colline. De quoi s’agit-il ?
- Ici, la mort pleure, rêve et se repent. Elle se repose sous la glaise, endormie par notre bienfaiteur et ses colosses d’argiles… récite t-il, cette formule inscrite au creux de sa mémoire depuis longtemps. Ne vous en approchez pas !
- Hum…Très bien, je comprends. »

Un pauvre homme, c’est tout ce qu’il semble…
»

(Cette partie du texte est manquante…)

Squall46
Squall46
Niveau 21
29 août 2008 à 00:03:11

Up...

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
29 août 2008 à 00:30:36

Je lirai, sans doute ce week-end.

mister_the_best
mister_the_best
Niveau 6
29 août 2008 à 01:26:45

Vivement la suite ! :)

(intéressantes ces petites références aux étoiles, aux éons et aux loges secrètes.)

Squall46
Squall46
Niveau 21
01 septembre 2008 à 14:26:35

Up.

Tu parlais de quel week end Epitath ? :)

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
01 septembre 2008 à 15:27:56

Je vais remettre brièvement ici ce que je t'avais déjà dit sur msn. D'abord, certains lecteurs ne te méritent pas et tu ne devras faire que relativement attention à la consistance scolaire de leurs commentaires. Ensuite, à mon sens, ce texte, par son aptitude à mettre en scène, dans une mise en abyme, l'acte même de lecture, comme déchiffrement de signes auxquels il faut redonner une cohérence, conférer un sens, se distingue de tous ceux que l'on peut trouver sur le forum comme une véritable expérimentation, et de fait pour le lecteur, une expérience saisissante (dont j'ai déjà l'honneur, en plus, de connaître la fin...).

Ce mélange des genres, ce travail sur une atmosphère un peu halluciné, le tout retranscrit avec un style impeccable et virevoltant, volontiers alambiqué, parfois précieux... autant de facettes prismatiques, conférant à Calcium une aura troublée de mystère et de bruits.

C'est une histoire fantasque, inquiétante, étrange, où les corps des personnages deviennent des lieux à part entière, des prolongations romanesques de l'univers du livre, et en amont, du narrateur.

C'est une belle oeuvre, et une belle réussite dont j'attends la suite avec intérêt, 46 de mon coeur ^^. Bravo, encore une fois.

PS : Je ne laisse de commentaires, généralement, que lorsque j'ai adoré. D'où l'impression peut-être de ne voir en Carnavale qu'un vil flatteur. Que les commères médisent, moi, je jouis en lisant :-) .

mister_the_best
mister_the_best
Niveau 6
01 septembre 2008 à 23:43:27

Carnavale :d) D'après toi, certains lecteurs auraient plus de mérite à lire cette œuvre que d'autres, si j'ai bien compris. Pourrais-tu, si ça ne te dérange pas, nous éclaircir sur le pourquoi de cet élitisme escamoté ? :question:

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
02 septembre 2008 à 17:38:31

"je vous implique dans ces évènements malgré mon intime conviction."
Ca a plutôt l'air d'être selon sa conviction qu'il l'implique dans ces évènements. L'opposition marquée à la conviction (qui plus est si elle est intime) me gène un peu ici. Ou alors, faudrait préciser conviction de quoi.

"l’enterrement de mon père disparu"
Il est enterré, donc le disparu fait un peu surfait.
...Bon d'accord il a disparu ; dans ce cas on parle de funérailles et pas d'enterrement, s'il n'y a pas de corps mis en terre^^

"dans lesquelles Albert Monroe, mon père"
Tu en parles juste avant, donc on sait que c'est le père.

"Certains membres de son ordre établirent récemment "
Comme c'est du passé dans le passé, j'aurais plutôt eu recours à "avait récemment établi".

"reclus sur lui-même"
Reclus ça exprime plus l'isolement géographique (ce qui semble être le cas ici) que physique ; le "sur lui-même" fait un peu tâche. Replié sur lui-même, c'est mieux.

"d’antiquités bizarrement humaine"
humaineS

"se reposaient depuis de longues heures sur son bureau une fiole vide et deux manuscrits vieillis par le temps"
A moins que la fiole et les manuscrits viennent de courir un marathon, ils reposaient, et non se reposaient^^

"et pressentant par une intuition malsaine que Burakh ne les avaient pas déposés ici par inadvertance mais comme une invitation à leur étude, peut-être même étaient-ils l’un des motifs de ma venue. "
Y'a un petit problème de structure ici. Avec participe présent au début et les explications de ce participe présent, on attend un fin à la phrase, qui n'en a pas vraiment.

Sinon, il a y quelques problèmes de rythme ici et là, des phrases trop longues, des virgules mal placées voire absentes. Ca manque peut-être aussi un peu de descriptions ; tu parles de la maison de loin, tu fais une ellipse, et hop tu te retrouves à ouvrir la poignée du bureau. Ca aurait été judicieux de décrire un peu la fameuse demeure.

A part ça, c'est un prologue encourageant, qui laisse planer suffisamment de mystère pour qu'on ait au moins envie de lire la suite, ce que je ferai d'ici peu :-)

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
02 septembre 2008 à 17:40:40
  1. mister_the_best Voir le profil de mister_the_best
  2. Posté le 01 septembre 2008 à 23:43:27 Avertir un modérateur
  3. Carnavale :d) D'après toi, certains lecteurs auraient plus de mérite à lire cette œuvre que d'autres, si j'ai bien compris

T'as mal compris. C'est juste dommage que Squall soit étrangement souvent boudé par les lecteurs. J'avais fait la même remarque à l'époque de Flower in tears.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 02 septembre 2008 à 17:47:13

Je m'engage à le lire (un jour ou l'autre ><'), du moins, plus loin qu'un prologue que j'ai bien apprécié, le style est sympathique. D'un côté, difficile d'exprimer autre chose qu'une impression sur un extrait aussi bref :)

Squall46
Squall46
Niveau 21
02 septembre 2008 à 21:23:43

"je vous implique dans ces évènements malgré mon intime conviction."

En gros c'est "je suis obligé de vous impliquer parce que j'ai pas d'autres choix, même si j'ai le sentiment que ca va mal tourner".

"l’enterrement de mon père disparu"
Il est enterré, donc le disparu fait un peu surfait.
...Bon d'accord il a disparu ; dans ce cas on parle de funérailles et pas d'enterrement, s'il n'y a pas de corps mis en terre^^

Là je suis d'accord avec toi.

"dans lesquelles Albert Monroe, mon père"
Tu en parles juste avant, donc on sait que c'est le père.

Certaines répétions peuvent être volontaires.

"Certains membres de son ordre établirent récemment "
Comme c'est du passé dans le passé, j'aurais plutôt eu recours à "avait récemment établi".

Ca me parait correct, car c'est toujours un passé récent par rapport au moment de la narration.

"reclus sur lui-même"
Reclus ça exprime plus l'isolement géographique (ce qui semble être le cas ici) que physique ; le "sur lui-même" fait un peu tâche. Replié sur lui-même, c'est mieux.

Reclus exprime bien l'isolement vis à vis de la société.

"d’antiquités bizarrement humaine"
humaineS

"se reposaient depuis de longues heures sur son bureau une fiole vide et deux manuscrits vieillis par le temps"
A moins que la fiole et les manuscrits viennent de courir un marathon, ils reposaient, et non se reposaient^^

Bien vu :)

"et pressentant par une intuition malsaine que Burakh ne les avaient pas déposés ici par inadvertance mais comme une invitation à leur étude, peut-être même étaient-ils l’un des motifs de ma venue. "
Y'a un petit problème de structure ici. Avec participe présent au début et les explications de ce participe présent, on attend un fin à la phrase, qui n'en a pas vraiment.

Ouais on peut changer la virgule en point avant peut-être, mais ça me parait pas essentiel.

Squall46
Squall46
Niveau 21
08 septembre 2008 à 00:19:27

Un peu de sang neuf non ? Pas de nouveaux lecteurs ?

Desolation
Desolation
Niveau 10
08 septembre 2008 à 12:53:06

Bon ben je m'avance au comptoir alors :-p

Ce qui m'a particulièrement poussé à venir ici, c'est le fait qu'en survolant cette page, j'ai aperçu une citation de Lovecraft, un de mes auteurs favoris, et je m'attendais à trouver des histoires similaires et / ou dans un style un peu rapproché. Puis quand j'ai vu que tu faisais interagir plusieurs personnages différents (le fils Monroe au prologue et Noah au premier chapitre), j'ai pensé que l'allusion la plus proche serait celle du jeu Eternal Darkness (utilisation d'un livre, ambiances voire mythologie dignes de Lovecraft, thématique des croisées des destins sur des périodes temporelles et des zones spaciales espacées...). Apparemment, cela ne semble pas être le cas.

En fait, tu précises que ta fic s'appelle Calcium Equum, mais ce n'est pas le prologue qui porte ce titre, il apparaît seulement au chapitre 1, qui est un Tome II en réalité... Comment dire, si ce n'est pas de l'ambiguïté, qu'est-ce donc ? :o
Carnavale a parlé de mise en abyme, je crois qu'on y est en plein en effet. Du coup, c'est laquelle l'histoire qui compte ? Celle du livre ou celle de la "réalité" ? Il y a desm ystères à résoudre dans chacune des parties, ça promet de belles perpspectives de lecture, même si je dois avouer que mes hypothèses sont, pour l'heure, bien réduites.

Voilà, à part cela, on retrouve un peu du style Lovecraftien justement (utilisation de la première personne en tête). Les ambiances étranges, compatibles avec l'imagination (le cauchemar ?) ou la solitude (l'isolation ? L'introspection ?) sont là et tu sembles bien les manier. L'histoire étant encore confuse à mes yeux et surtout à ma ocmpréhension, je pense qu'il serait préférable que tu postes une suite (comme ça avec ce commentaire peut-être que cela te tenterait de poster la suite !).

Et sinon, ben Squall46 ça me dit quelque chose, sans indiscrétion, tu avais pas posté des fics sur le forum FF8 dans le temps ?

Squall46
Squall46
Niveau 21
08 septembre 2008 à 21:32:31

Comme tu as pu le voir, cette nouvelle est un vrai puzzle, il faut la lire en entier pour essayer de recoller les pièces, c'est le but.
Chacune des histoire compte de la même manière, même si c'est celle du Calcium Equum Tome 2, que le premier narrateur lit, qui occupe 90% du texte.

Sinon, je suis bien le Squall46 du forum FF 8 ouais, j'avais posté de vieilles fics lol, et participé à un concours ou deux, c'était quoi ton pseudo à l'époque ?

Voilà la suite, c'est un passage assez bref, le prochain sera beaucoup plus long, je peux poster à tout moment, tant que je sais que vous suivez. :)

------------------

«
Ils dansent. Derrière lui jouent les masques, s’agitent les déguisements. Corbeaux et bonhommes de pailles. Derrière elle, tressaille et se gondole un avaleur d’épée tandis qu’il exécute son art et amuse les badauds en liesse. C’est la ferveur et la joie, rien que les récitals d’une procession locale.
Noah a levé son pardessus mais cela ne suffit pas ; enragée est aujourd’hui la chaleur qui pèse sur les corps flottants que la musique porte. De la sueur recommence à perler sur son front brulant, et ce contact avec cette belle femme pour le temps d’une valse ne l’aidera pas à réprimer ce feu intérieur.
Les ondulations noires qui embellissent son visage de cœur, glissent et s’envolent au contact du vent ; à chaque pas, à chacun des contacts de leurs peaux, elle ne peut plus cacher cette froideur enfouie aux confins de son être. Ce sourire si gracieux disparaît et ne renait qu’un artifice travaillé. Elle le regarde parfois, mais détourne bien vite ses beaux yeux pers, portée par un chagrin intérieur qu’elle ne peut toujours réprimer. Lui sait qu’il n’aura sans doute plus l’occasion d’accrocher la vigilance de ces prunelles qui le font roi du monde en ces instants. Alors il comble les espaces et caresse des formes que seul un dément renierait, il ne ressent plus que cette ferveur irriguée par ses veines ; mais malgré lui, bien vite et bien tôt la musique se perd entre les bavardages et les ronflements de consternation de la foule.

Quels sont ces regards qui en disent long ? Qu’ont-ils ? Qu’ont-ils tous à le dévisager ? Qu’ont-ils tous à le juger, le haïr et le renier ? Pourquoi de si noirs desseins envers un homme dont ils ne connaissent rien ?
La femme lui attrape le bras et le tire loin de ce tribunal. Son cœur s’échauffe, il agrippe son pardessus et la considère tandis qu’elle l’éloigne. Non, il ne la connait pas, et pourtant qu’il aime la voir prendre son parti. Leurs identités pareillement ignorées, à ses yeux l’entreprise n’en est que magnifiée.
Cheminant sur un sentier du bord de la ville, ils pénètrent bientôt le seuil d’une petite cabane de chasse à l’abandon. L’extérieur, entièrement dissimulé par de nombreuses branches et gros feuillages, n’accepte que peu les rayons du seigneur jaune. La pénombre ainsi maitresse des lieux, Noah ne peut plus que deviner les traits fascinants de la jeune femme, que fantasmer son visage expressif façonné par les caractères changeants de la peur et de l’empressement.
« Êtes-vous fou ? Vous ne pouvez pas vous présenter ici comme ça !
- Mais enfin, c’est vous qui êtes venue me tirer pour danser… se défend-il timidement alors qu’il enfile son pardessus et en replie les pans.
- J’ai voulu vous sauver la mise, mais vous en avez profité, explique-t-elle, un brin mal à l’aise.
- Je n’avais pas compris les choses comme ça…
- Laissez, c’est trop tard, poursuit la jeune femme. Vous cherchez votre frère n’est-ce pas ?
- Comment le savez-vous ? interroge-t-il, un peu soupçonneux mais agréablement surpris que quelqu’un daigne enfin lui parler de son frère.
- Je le connais bien. Je sais où le trouver !
- Vraiment ? Où ça ?
- On ne peut pas parler ici. Les habitants ne tarderont pas à nous trouver, lui apprend-elle, amplifiant un peu plus son appréhension d’une mauvaise rencontre à l’extérieur.
- Et alors ? Qu’ont-ils donc après moi ? Je n’ai rien fait de mal.
- Ils n’acceptent pas les étrangers. Les étrangers sont mauvais pour la ville, pour nous…
- Mauvais ?
- Retrouvons-nous ici à la nuit tombée. Je vous mènerai à Edward, affirme la belle jeune femme, tandis qu’elle fait mine de sortir.
- Entendu. Je vous fais confiance, explique t-il pour lui-même, avant de poursuivre dans ses pensées. Ce n’est pas comme si j’avais le choix. »
Quelque chose remue dans un coin, Noah jette un œil par ici, il n’aperçoit rien, la pénombre est trop épaisse. Désorienté, oppressé par cette atmosphère qui n’est que trop menaçante, effrayé par la haine vouée à son égard, il sort à tâtons, le pas hésitant, l’air hagard. Comme ayant pressenti les troubles éloquents gravés au fond de son cœur, la jeune femme ne l’a pas laissé. Elle est là, au dehors, à l’attendre. Elle l’agrippe sur le seuil et le tire jusqu’à elle, alors, Noah n’a pas même le temps de respirer qu’il se retrouve déjà instrument, sous son charme et ses lèvres suaves.
Quel est donc ce personnage évadé d’un conte ? Il reconnaît en lui l’envouté, et en elle ce souffle chaud de la passion, celui-là qui lui emplit le cœur, ce cher habitat du sentiment qui jadis fut brisé par le charme d’une femme à l’amour ravi. Elle lui glisse un dernier mot à l’oreille : « Conrad, le frère du tavernier, il vous cachera. », puis s’en va, son ultime caresse une main douce entre ses cheveux braises. Une seconde que le sablier du temps n’a fait que trop vite écouler. L’instant d’après elle est une ombre parmi les ombres de la forêt, plus rien qu’une image évanouie et un gout sucré.
»

(Cette partie du texte est manquante…)

Sous forums
  • Montage vidéo
  • Modélisation 3D
  • Arts Graphiques
  • Ecriture
  • Modélisme
La vidéo du moment