Bon... je lirai ça dès que j'ai un gros moment de libre. ^^
C'fais deux fois qu'tu l'dis, cette fois je compte sur ta lecture my dear
(J'ai plein de chapitre en stock de plus^^)
Tulululu...Up...
Tite tentatup....
Juste parce que, parait-il, l'espoir fait vivre ![]()
On sait jamais, qu'on prendrait le temps de me lire... Du genre Az, qui l'a dit et redit et pas fait ![]()
Fin anyway, juste pour essayer... J'poste... quelque page Word. J'en ai une vingtaine de cette histoire (juste au cas ou sa interesserais quelque, hein
)
(Enjoy! Oopa lumpa^^ )
((A vous de devinez les passages qui étaient en italique, puisque ya pas moyen d'en mettre sur ce cher forum...
))
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Chapitre trois : L’intérieur de la carcasse.
Ils s’étaient dirigés vers un groupe composé de cinq homme, et de deux jeune femme. La première semblait beaucoup trop détendue au vu des circonstances, ce qui rappela vaguement à Jigg l’attitude qu’Alex n’avait pas encore totalement laissée tombée. Quant à la deuxième, elle tentait sans grand résultat d’attirer l’attention d’un des hommes, qui comme les autres regardait la carcasse de l’avion tout en discutant bruyamment.
Avant même qu’ils n’ait pu dire quoi que ce soit, l’homme qui se faisait presque arracher le bras maintenant par ce qui devait être sa femme ou sa sœur, se retourna vers eux. Il était noir de peau, portait un baggy bleu foncé, et un ample t-shirt blanc lui pendait jusqu’au genoux. Une casquette visée à l’envers sur sa tête complétait l’accoutrement. Il semblait plutôt jeune, peut-être même encore adolescent.
_Vous m’sieur ! Vous avez l’air de pas être complètement débile ! J’crois qu’on va s’entendre !
Les autres protestèrent car, de toute évidence, cette remarque leur étaient destinée. Il balança son bras en arrière. Alex traduit de suite cette gestuelle en parole. « Vos gueules, avant que je m’énerve vraiment. » Le jeune noir avait l’air furieux, mais il comprit bien vite qu’il était avant tout paniqué.
_J’sais pas d’où vous sortez comme ça, peut-être d’une balade en forêt, mais quant nous on s’est réveillés sur cette plage à la con, j’ai de suite été voir dans l’avion ! On est une vingtaine ici, alors j’ai paniqué, j’me suis dis « Merde, mes potes ont clamsé ! » Il parlait de plus en plus vite, devenant presque incompréhensible.
_J’me dis je vais voir des trucs horribles dans cet avion maudit, mais j’y suis allé quand même et vous savez ce que j’ai trouvé à la place d’un truc horrible ?
Ce n’était pas une question, et si Alex avait besoin de s’en assurer –le jeune homme s’adressait à lui- il ne fallu pas plus d’un millième de seconde pour qu’il poursuive, sur une voie trahissant une émotion certaine :
_Y’avais quedal !! Les passagers, mes potes putain mes potes, ils ont tous disparu !!! C’est quoi ce délire mec ?! Hein ?
Ding, Dong, les passagers ne sont plus la, Ding Dong, les passagers ne reviendront pas.
Encore elle, tout aussi clair que la première fois. Cette petite souris rongeuse de neurone, qu’on pourrait appeler de mille façon, qu’on pourrait garnir de mille descriptions, qu’on pourrait s’imaginer sous des centaines de millier des formes. Elle chantonnait maintenant presque aussi clairement qu’une radio miniature situé dans son oreille droite un moment, dans la gauche celui d’après. Avec un effort non négligeable il la repoussa.
Tout le monde le regardait d’une drôle de façon, et pour cause, il venait de passer au abonné absent une bonne dizaine de seconde durant.
_…l.x ? Ca va ?
C’est la voix de Jigg, lui parvenant d’abord de très loin, qui le tira de cette sorte d’état second dans lequel il se laissait absorbé trop souvent. Il retrouva entièrement ces esprits et reprit de suite le fils de la conversation.
_Tu veux bien me montrer ça ? Demanda t-il au jeune noir qui sembla, de par ce simple intérêt, déjà un peu moins effrayé.
L’avion, loin de donner l’impression de sortir du hangar, ne paraissait pas non plus avoir subit un crash en plein vol. Il avait vu nombreuses de ces photos de crash d’avion, qui circulait sur la toile. Certaine étaient tout simplement horrible –du moins une fois le traumatisme vécu- mais toute donnait la même impressions de cataclysme inévitable, de mort pesante à travers les clichés. Il se souvint avoir cherchés les visages des gens mort lors de l’accident, sur certaine photo en noir et blanc. Délire sans fondement de son esprit macabre.
Mais l’avion qui s’enfonçait lourdement dans le sable chaud de cette après-midi de Juin, dont la température devait maintenant atteindre facilement les quarante degrés, ne renvoyait presque aucune similitude avec ces vieilles photos en noir et blanc qu’il contempla un soir, par le hasard le plus pur. (Internet était une invention pouvant servir de vilaine cause, un outil ayant le dont d’immerger un homme dans un monde illusoire, une source d’information parfois peu fiable, c’était foutrement pratique, et parfois, étonnamment jouissif.)
_On peut entrer par la, j’croyais trouver des morts et j’flippais mec ! J’flippais vraiment ! Mais quant j’suis rentré à l’intérieur moi j’ai compris, ça cloche ici ! C’est maudit même!
Le jeune homme s’exprimait précipitamment, et invita Alex à pénétrer par l’entrée créée par une déformation dans le flanc droit de l’appareil. La chaleur brûlait sa peau sans ménagement. Lui, d’habitude blanc comme un linge, rougissait à vue d’œil. Il accueillit donc la fraîcheur relative de l’intérieur de l’avion avec une sorte de gratitude béate. Cette sensation laissa vite sa place à une autre, bien moins agréable.
« Les passagers, mes potes putain mes potes,, ils ont tous disparus ! »
La voix dans sa tête prenait l’intonation du jeune garçon, puis se mit à chantonner.
Ding, Dong, les passagers ne sont plus la, Ding Dong, les passagers ne reviendront pas.
Nouvel effort pour chasser l’intrus. Une chose était sur, il n’y avait personne dans cet avion. Aucune trace de ses occupants, vivants ou morts. Pas le moindre corps jonché comme une vulgaire statue abstraite à même le sol (Corps d’une hôtesse qui n’aurait eut le temps de s’asseoir et de s’attacher.) Pas les moindres membres décharnés, gisant ça et la. Pas le moindre signe d’incendie, ni de début d’incendie, non plus.
Tout allait bien alors, non ?Les autres passagers de l’avions étaient d’ailleurs peut-être encore dans la forêt, comme lui y était encore il y a moins d’une quinzaine de minute ?
Mais ce n’était qu’un mensonge grotesque qu’il essaya de s’imposer. Loin d’être doué dans ce domaine, ce vilain mensonge s’évanouit comme une étoile se retire du ciel lorsque vient l’aurore, disparaissant inlassablement dans des ténèbres de bleu.
Non, tout n’allait pas bien.
Quant ils ressortirent de la carcasse de l’avion -qui était tout de même sacrément endommagé sur le devant, remarqua Alex d’un point de vue qui offrait une vue plongeante sur l’appareil- le jeune noir l’entraîna à l’écart du petit groupe. Son regard brillait d’une lueur qu’Alex avait du mal à définir, mais il eut l’impression un moment que ce qu’il attendait de sa part ressemblait certainement à une sorte de réponses miraculeusement logique de la part d’un homme tout à fait rationnel.
T’as misé sur le mauvais cheval, mon pote.
_J’avoue que c’est vraiment inexplicable… Fut tout ce qu’il trouva finalement à dire.
_C’est ça même ! Inexplicable que je leur ait dit, mais sois disant que tout est explicable qu’eux ils me disent !
Une fureur mêlée de panique venait de reprendre le jeune garçon, qui s’agitait maintenant de droite à gauche comme dans ces vieilles caricatures qu’il regardait à la télévision, enfant, un bol de céréale Wikkles à la main. Il tenta de le calmer du mieux qu’il put.
_On va examiner ça de plus près, comment tu t’appelle ?
Le jeune noir s’adoucit légèrement.
_Salomon, mec. Dit-il en lui tendant une main moite.
_Moi c’est Alex, j’trouve ça assez cool comme nom, Salomon. Ca a une belle sonorité. Répondit-il en lui tendant la sienne.
Ils rejoignirent le groupe, et le dénommé Salomon semblait s’être relativement détendu, du moins en donnait-il l’impression. Comme si le fait qu’Alex considère lui aussi certaine chose comme « inexplicable », avait voulu en réalité cacher un autre message, destiné directement au jeune noir.
Je n’ai pas pour habitude de laisser les choses inexplicables, inexpliquées, Salomon.
Le groupe était toujours en grande discutions, et seule la jeune femme insouciante s’était légèrement éloignée, reposant maintenant de tout son long sur l’étendue de sable fin. Relevant son t-shirt moulant pour profiter au maximum du soleil, sa peau déjà halé donnait l’impression de sortir tout droit d’une usine à lisser. Son ventre parfaitement plat se soulevait lentement au rythme de sa respiration, et un short très court laissait lui aussi largement admirer à qui en prenait la peine ses longues cannes de serin, ni trop grosses, ni trop fines. Elle ressemblait à ces effigies pour les parfum de grande marque. D’une blondeur platine, ces yeux d’un bleu aussi profond que l’océan plongeait sans retenue dans celui qui se découvrait à perte de vue devant son regard songeur.
_Eh mec, t’es ou la ?!
Encore une absence. Pas vraiment du même genre que celle provoquée par quelques obscures réflexions. Néanmoins étrangement similaire. Appelons celle-la, « l’absence contemplative ».
_J’étais ailleurs, désoler…
_Ah ouais je veux bien le croire, ailleurs que tu étais même !
Alex venait de rejoindre Jigg, et lui expliqua ce qu’il avait trouvé à l’intérieur de l’avion ; rien. L’absence total de tout être vivants ou morts. Pas la moindre trace d’eux, volatilisé. Jigg parut surpris mais pas décontenancé le moins du monde. Alex pensa que d’une façon ou d’une autre, il s’attendait plus ou moins à une situation analogue. Jigg semblait avoir un sorte d’instinct naturel, le sens du prédateur, le sixième sens de la bête sauvage. Il se contenta de froncer gravement les sourcils, et jeta un regard à Alex, se traduisant clairement comme ceci :
« Bon, c’est bien beau tout ça, y’a un truc qui cloche foutrement dans cette histoire, mais en attendant de mettre le doigt dessus, si on parvient ne serais-ce qu’à l’effleurer, on fais quoi ? »
Très juste, qu’est ce que tu va faire, hein, Alex ? T’étendre sur la plage, attendre des secours qui ne viendront jamais, et qui sait, peut-être essayé de te taper Miss-je-suis-en-vacance ?
Non, il n’allait pas faire ça. Premièrement car les secours finiraient bel et bien par arriver tôt ou tard, et deuxièmement il n’aimait pas tant que ça les blondes. Même si celle-ci aurait mériter un sérieux réajustement de son opinion, songea t-il furtivement.
Trouver de l’eau.
L’idée lui apparut on ne peut plus rudimentaire alors même qu’elle n’était pas encore totalement formulée par son esprit. Avec cette chaleur harassante, ils seraient tous assoiffés dans deux heures, voir beaucoup moins, si il ne pouvait boire quoi que ce soit. Il chassa définitivement la souris rongeuse de neurone, et sauta d’un seul pieds dans la réalité.
_Il nous faut trouver de l’eau. Dit-il à l’assemblée.
I try again...^^
j'ai bien aimé, surtout le dernier chapitre qui montre quand même un progrès pas rapport au début qui était "intéréssant" mais parfois maladroit.
cependant, t'étonne pas d'avoir perdu du lecteur, parce que la date du premier post et celui du 27 avril, y'a quand même une marge !
mais pour ceux qui ne t'on jamais lu, ça peut-être intéréssant, comme histoire "fleuve". Je dis suite ![]()
Merci Emy ![]()
Effectivement, le début est pas super bien rédigé... Plus les chapitre avance, plus ca va en gagnant d'la qualité je pense^^ (Pour la date bah euh, les gens peuvent toujours prendre le train a la première gare, non?
)
Bah, suite alors, en espérant que tu la lire
(Encore une fois, a vous de voir ou sont les textes mit en italique, puisque je peux rien y faire^^ )
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Chapitre quatre : La lettre.
La plage ou l’avion reposait, comme un cadavre qui attend son propre enterrement, courait durant quelque centaine de mètre encore, avant de voir sa course arrêtée brusquement par un énorme rocher d’une couleur très claire, presque blanche. Un homme regardait, presque fasciné, les vagues se briser au pied du rocher, qui depuis une bonne vingtaine de minute, était devenu « son » rocher. Alex l’aperçu alors qu’il laissait librement son regard parcourir les alentours visible, voulu s’y attarder, mais s’en détacha lorsque Jigg l’interpella, impatient.
_Bon, on va la chercher, cette eau ?
Ils venaient de discuter brièvement avec les quatre homme qui les avaient regardés, légèrement intrigués, pénétrer dans la carcasse de l’avion. Mais pouvait-on vraiment nommé ça, une « carcasse » ? Se demanda une nouvelle fois Alex, qui ne pouvait chasser les vieilles photos en noir et blanc de son esprit.
Pour ces quatre homme, si il n’y avait aucune victime dans l’avion, alors c’est que les passagers, comme eux avaient-ils mentionné, s’étaient retrouvé dans la foret et erraient maintenant quelque part sur l’île. Point à la ligne, pas de quoi fouetter un chat. Alex perçu une autre signification dans cette conversation, qu’il ne décrypta pas de suite. La souris n’en attendait pas moins pour se faufiler.
Il ne pense qu’à leur cul Alex, comme tu devrais toi aussi ne penser qu’à tes propres petites fesses, nos propres petites fesses.
Va chier.
Réponse peu convaincante, mais la souris sembla repartir, direction son trou infâme. Jigg semblait maintenant vraiment s’impatienter, et pour cause -Alex le comprit de suite en le regardant- lui même commençait à mourir de soif.
La chaleur presque intenable de la plage diminua légèrement lorsqu’ils pénétrèrent à l’intérieur de la forêt, dont l’emprise se marquait à plus ou moins cinquante mètre de la carcasse. Jigg et Salomon l’avait suivit d’un pas décidé. Une jeune fille -l’accrocheuse de bras- suivait le garçon de très près, elle paraissait toujours autant perturbée et sur ses gardes. Alex la trouva de suite très belle, et ce au premier regard. On aurait dit l’exact contraire de Madame-je-suis-en-vacance, et ce à tout point de vue. Une longue chevelure brune lui dégoulinait le long du cou. Il commença à s’y intéresser malgré lui quant son attention fut détournée. Irrémédiablement détournée.
Un moment il avait songé, comme d’ailleurs beaucoup d’autre, à boire au moins une gorgée de l’eau provenant de l’océan. Il savait néanmoins combien cela serait plus désagréable qu’autre chose et s’était retenu. Il avait eut la chance –Bel euphémisme Alex, peux pas mieux !- d’être en vie après un accident d’avion, en cherchant un peu, il finirait forcément par trouver une source, ou un lac, ou un creux avec de l’eau de pluie.
Il trouva effectivement.
Autre chose.
« Ding, Dong, les passagers ne sont plus la, Ding Dong, les passagers ne reviendront pas. » *
_Qu’est ce que c’est que ce bordel ?
Ce Bordel, comme l’appelait affectueusement Jigg Taverny, n’était rien d’autre qu’une feuille blanche. Une simple feuille blanche. Les phrases étaient tapées à la machine à écrire, et Alex reconnu dans la forme et la façon dont les lettres étaient imprégnées sur le papier, qu’elles provenaient d’une ancienne machine à écrire comme ont en fait sans doute plus depuis que les ordinateurs existent.
C’est lui qui avait ramassé la feuille par terre. Il regarda une nouvelle fois Jigg à qui il venait de la tendre sans un mot. Cette fois, le colosse semblait déjà beaucoup plus vulnérable, et parcourait la lettre comme pour y trouver un sens. Salomon lui arracha presque la feuille des mains -après l’avoir demandée, mais Jigg n’entendait plus rien- et la lut avant de commencer à s’écrier comme un beau diable : « Diablerie ! Diablerie ! » Les rôles s’inversèrent, et c’est la jeune fille qui essaya de le calmer, jusqu'à ce qu’elle crie avec lui après avoir finalement ramassée et lue cette simple feuille blanche.
Alex ne tenta même pas de les calmer cette fois-ci. Bien sur, il ne criait pas. Bien sur, il ne s’agitait pas en tout sens, s’arrachant les cheveux en criant « Diablerie ! ». Mais c’était incontestablement le plus affecté de tous. Son visage si rayonnant jusqu’ici, c’était subitement assombrit d’une façon inquiétante. Ses traits s’emblèrent même s’accentué, tellement le choc intérieur qu’il ressentait était puissant. Il s’attendait maintenant à ce que la petit souris viennent l’achever, mais rien ne vint.
La petit souris, elle aussi, avait ses propres problèmes.
Bien que beaucoup moins confiant qu’il y a encore quelques minutes, c’est Jigg qui reprit les commande de la petit troupe. Alex était peut-être quelqu’un de perturbé -Jigg l’avait remarqué depuis longtemps, mais cela ne le dérangeait pas-, les deux jeunes étaient certainement terrorisés par l’accident et par cette missive plus étrange que l’histoire du Christ, lui n’en était pas moins rationnel. Du moins c’est ce qu’il s’était toujours dit. Originaire d’un petit village d’Irlande, il avait grandit par mis les traditions, les légendes, et le folklore locale. Il remarqua d’ailleurs, une fois qu’il entreprit le premier voyage hors de ces terres native, que l’Irlande était sans doute l’un des pays les plus doué concernant les légendes urbaine, et les prétendu phénomène paranormaux, en particulier en matière d’esprit et de fantôme. Jigg y avait été confronté parfois. Soit en s’intéressant directement au sujet, soit lorsque le jeune Hatti Berry avait prétendu avoir vu un fantôme dans la vieille grange à coté de leur ferme familial, par exemple. Il avait toujours tiré la même conclusion : De la peur exacerbée, couplée à des phénomènes normaux, pouvait vite donner naissance à toute sorte de théorie abracadabrante sur les fantômes, ou même les monstres. Une explication était toujours trouvée, en cherchant bien. Il plia la lettre retombée au sol, la fourra dans la poche de son pantalon et administra une petite tape sur l’arrière du crâne d’Alex, qui parut sortir d’une méditation profonde ou s’était mêlée peur et consternation.
_Allais, on va chercher cette eau.
Jigg se remit en route, et constata, non sans un léger étonnement que les trois autres le suivait sans protester. Il relu la lettre lorsqu’il cherchèrent l’eau. Jigg Taverny chercha, il chercha à s’en faire peter les neurones. Il y’avait bien l’hypothèse que cela soit une blague, même d’un naufragé, qui aurait trouvé de quoi écrire cela. Elle lui paru tellement stupide qu’il se demanda même comment il avait put y songer sérieusement. Il chercha encore, mais ne trouva pas. Pour la première fois de sa vie, il ressentait quelque chose comme de la peur. Il n’avait pas peur des fantômes, ni des monstres, ni d’aucun homme qu’il n’ait encore jamais rencontré sur cette terre. Il s’était bien dit qu’un jour, ce sentiment germerait à l’égard de quelque chose. Même l’avion, tant redouté, malgré le crash –il ne se souvenait de rien, lui non plus- n’avait pas été à la hauteur. Ce qui procura le premier véritable sentiment de peur chez l’immense Jigg Taverny, fut une feuille de papier.
Ils trouvèrent l’eau moins d’une heure après la feuille. En s’aventurant dans la forêt, ils remarquèrent que la pente du sol s’élevait, sensiblement au début, puis d’une façon beaucoup plus marquée par la suite. L’eau tant convoitée coulait à profusion dans un récipient naturel, crée par une large pierre, dont le centre était creusé comme une assiette. Elle jaillissait d’un trou situé dans une autre roche légèrement plus haute, débordant amplement sur celle en forme d’assiette, puis poursuivait son chemin à même le sol, réduite à la forme d’un lacet de chaussure.
_Voila ! Voila, je te cherchais, petite coquine !
Jigg avait repéré la mince trace du précieux liquide depuis un moment, et remonter jusqu’à un point d’eau potentiel ne fut plus qu’un jeu d’enfant. Il s’étancha pleinement, avant de plonger ses mains dans la source, et de s’en asperger le visage.
Les autres, qui le suivait toujours tranquillement et s’était passablement repris, oublièrent finalement tout leurs soucis actuels. La soif était un ennemi très désagréable, et impossible à combattre dans certaine situation. Maintenant, ce n’était plus un problème, et puisque c’était finalement leur préoccupation première, ils en oublièrent quelque peu la lettre.
La pierre en forme d’assiette était juste assez profonde pour y plonger une tête humaine. Alex y plongea la sienne et la sensation qu’il ressentit fut presque exaltante. Il s’abreuva lui aussi avidement, avant de laisser sa place à Salomon et à la jeune fille. Jigg était assis tranquillement sur un petit rocher qui lui servait de siège et ramassait les pierres qu’il trouvait au sol. Il vint s’asseoir à ses cotés, et en profita pour examiner de plus près la gamine.
Ce n’était peut-être pas encore une femme, mais plus tout à fait gamine non plus. Ses hanches, et le mouvement qu’elle leur imprimait, toujours remplit d’une grâce certaine, son maintient, et surtout son corps, indiquait qu’elle n’avait probablement pas encore atteint la vingtaine, mais qu’elle n’en était pas loin. Ses cheveux sombre, bouclés en tout sens comme pour donner un amas de tunnel, ondulaient à loisir dans son dos, et son haut blanc, laissant entrapercevoir son ventre, ne possédait pas de manche. Un jean serré lui étreignait la taille, renforçant ses courbes parfaites. Mais c’est ces yeux qui le faire vaciller un instant. De grand, de magnifique yeux d’un bleu presque effacé. Elle ne semblait pas porter de maquillage, mais bien un peu de mascara, ce qui rendait son regard encore plus profond. A ses cotés, casquette toujours visée n’importe comment sur la tête, Salomon se penchait à son tour vers la source.
Le calme regagna presque aussi vite le quatuor qu’il ne l’avait quitté. Après tout, ce n’était qu’une lettre, une simple feuille de papier. Alex regardait Jigg lancé les pierres au hasard, du moins lui semblait t-il, à sa droite. En laissant son regard tenter de capter l’arrivée du projectile, il remarqua que ceux-ci n’étaient pas du tout lancé à l’aveuglette. Une dizaine de pierre venait de faire une dizaine de trous de différentes tailles dans des feuilles d’arbres qui pendouillaient loin devant lui. Il n’avait vu que l’impact des quatre dernière, mais se douta que Jigg n’avait eut aucun mal à ne jamais rater sa cible. Il les lançait à une telle vitesse qu’Alex en était tout bonnement impressionné. Il voulu lui demander si il n’avait pas, par hasard, suivit un entraînement spécial ou quelque chose du même acabit, mais la jolie jeune fille -dont il ignorait encore le nom- le devança.
_Alors, que va-t-on faire maintenant ?
La question lui était adressée, du moins, c’est sur lui qu’elle posa son regard. Ils s’étaient tous quatre abreuvé jusqu’à plus soif, et la source, indiqua Jigg, ne serais pas bien compliquée à retrouvée depuis la plage.
_Je pense que le mieux pour l’instant serait d’informer les autres de la présence de cette source. Si nous avions des récipients, n’importe quoi, on pourrait transporter l’eau, mais ce n’est pas le cas.
_Et pour la lettre Alex, on leur montre ?
La simple évocation du papier blanc les fit frissonner.
_Non, garde la dans ta poche, du moins pour l’instant.
Le retour fut bref, moins d’une vingtaine de minute de marche suffirent à retrouver la plage à l’endroit même ou ils l’avaient quittée. Il y avait toujours autant de personne, ou aussi peu, selon les points de vue, sur la grève. De nombreux petit groupe s’étaient formés. Madame-je-suis-en-vacance ne bronzait plus au soleil, mais faisait maintenant les cents pas sur le sable fin. Alex fit un rapide calcul. Pour peu qu’il ne soit pas resté inconscient trop longtemps, ils devaient avoir échoué sur cette île depuis au moins trois bonne heure, sinon peut-être beaucoup plus. La dernière fois qu’il avait porté son regard sur l’horloge interne de l’avion -il ne portait pas de montre- celle-ci n’indiquait même pas encore midi. Le soleil, loin d’être couché, déclinait cependant déjà lentement dans le ciel. Si les informations de la boire noire, censée résister à a peu près n’importe quoi, étaient transmises dans les plus bref délais, et que les secours s’organisaient d’une façon remarquable, ils devraient déjà être la, pensa t-il. En continuant d’observer la demoiselle, il en conclu deux choses, dont l’une s’avérait purement intuitive mais au combien primordial.
Un, Madame-je-suis-en-vacance en était arriver au même raisonnement que lui, et les attendait de pied ferme.
Deux, ces secours providentiels, qui devraient apparaître sous la forme de bateau, d’avion, d’hélicoptère ou même de sous-marin, ne viendrait jamais.
Une petite tentative de récup de lecteur? ^^
Ça s'en vient. Je te mets sur ma liste.
Tu auras un commentaire avant Juin, je te promets (parce que là je suis en session d'exams finaux).
On est presque en Juillet tiens^^
Pour le fun:
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Chapitre cinq : un présent tombé du ciel.
Alex et Jigg firent à peu près le tour de tout les gens présent sur la plage pour les informer de la présence d’une source d’eau potable à proximité. Une fois ce qu’ils considéraient comme un tache accomplie, Jigg lui demanda ce qu’il comptait faire ensuite.
_J’aimerais chercher mon portable, dans la soute de l’avion. Vu son état nos affaires ne doivent pas avoir énormément souffert.
En réalité, il lui parlait de la lettre, ce qu’il comptait faire concernant cette foutue lettre. Ne serais-ce que la montrer aux autres naufragés. Il soupira, mais ce contenta de cette réponse.
La porte de la soute était grande ouverte, les invitant à entrer comme un majordome. Il y avait bien un sacré désordre apparent, mais il reconnu ses bagages après moins de cinq minutes de fouille. L’ordinateur portable ne paraissait pas avoir subit d’important dommages, et il l’emporta sous son bras avant de se retourner, pensant emporter d’autres choses.
_Bah, je pourrais revenir, soupira t-il pour lui-même.
_Pourquoi vouloir ton satané machin, t’es accro ? Demanda Jigg d’un léger air narquois, il n’aimait pas trop les ordinateur, et n’en avait d’ailleurs jamais utiliser.
_Et pourquoi pas ? Il est la, autant le prendre non ? Si il reste de la batterie, ça nous fera un peu de musique.
_Un point pour toi, Alex.
Jigg sourit à l’idée de pouvoir écouter de la musique sur une île déserte, quelques heures seulement après avoir frôlé la mort. Il se rendit compte qu’au final, lui non plus n’était pas plus stressé que ça. Après tout, sur une île déserte ou ailleurs, tant qu’il était en vie, c’était bien le principal, non ? Les secours devraient même ne jamais pointer le bout de leur péniche, devrait-il même vivre ici comme un robinson crusoé, qu’est ce que cela pouvait bien faire, au fond ? C’est sur cette drôle d’idée qu’il sortit de l’avion, en trouvant finalement ce que cela pouvait bien faire de rester coincé ici. Il n’y avait aucun adversaire, aucun combattant prêt à accepter de mordre la poussière face à lui. Il s’imagina alors trouvant, dans un coin reculé de la forêt, un immense gorille, le plus grand de tout les singes au monde. Ce qu’un combat avec une telle bête serait exaltant ! Encore une idée qui aurait provoqué l’hilarité d’Alex, et pourtant, pendant un moment Jigg Taverny la garda bien en tête sans toute fois lui en faire part ; dans la forêt, il allait trouver le plus redoutable adversaire qu’il n’ait jamais combattu.
La lettre était finalement restée dans la poche de Jigg. Installés dans un endroit ombragé à quelques mètres de l’entrée de la forêt, ils écoutaient tout deux le portable diffuser les mélodies contenue dans son disque dur. L’irlandais d’origine, qui n’écoutait d’ailleurs pas vraiment le type de musique propre à sa culture, fut surpris d’entendre ce qu’il associait à des chants Celtes, ou à tout autre musique du même genre. Décidément, Alex Bower était surprenant à tout point de vue, pensa t-il avant de se caler les mains derrière le dos, s’installant au mieux pour admirer le coucher de soleil qui n’allait certainement plus se faire attendre très longtemps.
Salomon et la jeune fille, qui n’était d’ailleurs ni sa sœur ni sa petite amie, ne tardèrent pas à venir compléter un groupe qui s’était formé sans même qu’ils ne s’en rendent compte. Venant s’asseoir avec un « Eh mec, t’as sortit l’portable sur la plage, même ! » Salomon tapait maintenant le causette avec Alex. La jeune fille, restée légèrement à l’écart, semblait toujours perturbée, mais avait perdu cet affolement perceptible qu’elle avait afficher jusque la. Il ne put s’empêcher de l’admirer avidement, puis se laissa entraîné par le récit de Salomon, dont le débit de mot à la minute était tout bonnement impressionnant.
Le jeune garçon s’était envoler vers le Japon pour une compétition de Break-Dance. Ils étaient cinq, et quelques filles qu’ils connaissaient avaient fais le voyage en leur compagnie. La jeune brune qu’Alex ne pouvait s’empêcher de lorgner était l’une d’entre elle, et se prénommait Sarah, lui apprit-il toujours aussi précipitamment. Le reste concernait l’accident, et ce qu’Alex ne savait que trop bien ; c’était la merde, même ! Encore une fois, Alex trouva le moyen de détendre tout le monde. Le monde se réduisant à lui-même, Jigg, Salomon et la jeune Sarah. Les autres naufragés faisaient partie d’autre chose depuis quelque minutes, mais certainement plus de son monde.
_Tu pourrais danser, sur le sable ?
_J’pourrais danser même sur la lune mec ! Mais pour danser faut d’la musique même !
Le jeune noir sourit pour souligner son ironie, et porta son regard sur l’ordinateur portable d’Alex, qui diffusait toujours le même genre de musique, très mélodieux, certes, mais pas vraiment des plus rythmé.
_Oh, je crois pouvoir faire quelque chose pour toi.
Ses doigt pianotèrent quelque instant sur le clavier, et la musique Celtes laissa sa place à des successions de percussions et de scratch, qui laissèrent d’abord Salomon passablement surpris.
_J’y crois pas à celle la, même !
Salomon ne tarda pas à démontrer toute l’étendue de son talent et de sa souplesse. Tapant d’abord dans les mains en se dandinant légèrement, il bondit sur une percussion plus forte de la musique, après l’avoir écoutée quelque peu. Il retomba presque en grand écart, son retour au sol s’effectuant lui aussi sur un autre « Bom ». Un enchaînement de mouvement au sol suivit, pour laissé la place à des épreuve de force remarquable. Alex était tout simplement bluffé, quant à Jigg il n’avait jusqu’alors jamais vraiment réalisé que la vivacité et la souplesse permettait autre chose qu’un avantage considérable dans un combat. Le jeune homme s’arrêta enfin, et Alex se retourna vers la jeune fille qui était toujours légèrement à l’écart, et n’avait presque pas ouvert la bouche.
_Et toi, tu sais faire ce genre de truc ?
_Salomon et les autres m’ont apprit quelque mouvements, mais je ne suis pas spécialement douée…
_Mensonges, mensonges ! Hurlait Salomon tout en s’esclaffant. Si elle n’est pas doué pour ça mec, moi je suis le petit papa noël même !
Alex sourit, et reposa son regard vers la jeune fille.
_Tu nous montre ?
Le soleil finit par se coucher, et comme pour accompagner son départ, Alex baissa le niveau sonore du portable, ne laissant plus qu’un fond musical qui s’atténuait maintenant avec le flot de parole des autres naufragés. Les secours n’avait toujours pas donné le moindre signe de vie, et un ciel noir, parsemé d’étoile, vint leur susurrer qu’ils pourraient ne pas arriver si rapidement qu’ils n’y comptaient.
_Je compte bien allumer un feu, quelqu’un pour venir chercher un peu de bois sec avec moi ?
C’est Alex qui fit cette proposition, après avoir constaté que la nuit noire redonnait un aspect plus qu’inquiétant à tout cela.
_Moi mec, plus tu bouge, plus tu garde la forme !
C’est donc avec Salomon qu’il s’enfonça dans la forêt, partant chercher de quoi illuminer cette soirée. Il en revirent quelques minutes plus tard, et Jigg ressentit une sorte de soulagement étrange. Pendant une seconde, il avait songé brusquement qu’ils ne ressortiraient jamais de cette forêt vivant. Leur retour lui ôta ses idées peu joyeuses, et il s’enquit d’autre chose.
_Ne me dis pas que tu compte allumer ton feu avec des pierres, Alex ?
Celui-ci sortit un briquet chromé de sa poche, et le lui lança.
_Peut-être un des seuls avantage d’un fumeur.
Le grand gaillard entassa d’une manière consciencieuse un petit tas de bois avec ceux mis à sa disposition. La flamme du briquet tarda un peu à s’étendre, puis le petit monticule s’embrasa, projetant sa lueur sur une bonne partie de la plage. Ils commençaient tout les quatre à avoir sacrément faim. Leur dernier repas datait du matin, et même si l’eau leur avait procuré un soulagement non négligeable, elle n’en avait pas moins réveillé un ennemi tout aussi redoutable. C’est Sarah qui la remarqua. La jeune fille hésita un moment, puis demanda d’une voix encore mal assurée ;
_On dirait qu’il y a quelque chose là-bas, vous ne voyez pas ?
Alex plissa les yeux, et aperçut bien une forme voguant au gré des vagues, se cognant sans cesse contre l’énorme rocher qui coupait cette partie de la grève. Elle flottait néanmoins à plus d’une cinquante de mètre, et la seule lueur du feu ne permettait guère une identification précise de l’objet. Poussé par sa curiosité, Alex se leva, et partit voir vers le rocher, dont l’homme qui y siégeait il y a moins d’une heure avait disparu. La forme rectangulaire ressemblait à une grosse caisse d’un peu plus d’un mètre de long. Quant il s’en approcha pour la saisir il se rendit compte que c’était bien une caisse, qui semblait fermée de façon étanche et arborait un petit logo sur la face visible. Il la sortit de l’eau sans trop de problème, et retourna au feu de camp avec sa trouvaille.
_Alors, qu’est ce que c’est ? Demanda Jigg avant même qu’il n’ait le temps de déposer la caisse.
_Aucune idée.
Ils l’examinèrent et Alex trouva un minuscule mécanisme d’ouverture, qu’il actionna. A l’intérieur, ils trouvèrent une nouvelle lettre.
"Un petit cadeau de ma part, prenez en soin, je ne suis généralement pas très généreux. Cela dit, j’ai pensé que peut-être, cela pourrais vous être utiles. Les harpons sont à la base pour le poisson ou la faune locale, mais n’hésité pas à vous en servir comme bon vous chante ! P.S : Moi aussi, j’aime la vodka."
L’écriture typée et les quelques mots ne leur laissèrent pas le moindre doute ; c’était une deuxième missive du même genre que la première, et son contenu était pour le moins tout aussi inquiétant. La lettre était accompagnée d’une grosse marmite, d’une louche, de deux harpons de métal léger, et d’une bouteille de Vodka. Ils restèrent d’abord pantois devant cet arrivage non conventionnel. Une montée d’angoisse failli une nouvelle fois les assaillir, mais ne parvint pas à reproduire l’effet produit par la première lettre. Pendant un moment encore, ils se demandèrent ce qu’il allait bien faire de tout ça. Il ne durent pas chercher bien longtemps, l’estomac de Jigg gronda comme un animal, et celui de Salomon suivit comme par enchantement. Ils se regardèrent tout les quatre, et partirent d’un rire qui brisa le calme relatif qui s’était enfin instauré sur la plage. Jigg regarda longuement Alex quant celui-ci fit sauter le bouchon de la bouteille de Vodka, qui ne semblait pas encore avoir été ouverte.
_On crève tous de faim, non ? Je sais pas toi, mais personnellement je ne compte pas vraiment fermer l’œil de suite, alors autant tenter de chopper quelque chose et de le cuire, non ?
_Ouais, et la vodka ?
Alex sentit de suite que ce qui préoccupait le grand gaillard n’était pas du tout qu’il boive, ou même qu’il soit ivre. Il n’avait simplement pas confiance, et voyait dans cette offrande un moyen comme un autre de réduire quelqu’un à néant.
_Ne t’inquiète pas pour ça, il n’y a la dedans que de la vodka. Répondit-il tout en agitant légèrement la bouteille.
_Comment peux-tu en être sur ?
_Je le sais, c’est tout.
_C’est tout ?
Alex huma d’abord le précieux liquide, et porta le goulot jusqu’à sa bouche. Il laissa descendre une énorme rasade au fin fond de sa gorge, et souffla pour exprimer le goût prononcé de la boisson.
_Au moins, c’est pas n’importe quoi… Il tourna un regard qui n’avait encore rien d’éméché vers Jigg. On va chercher de quoi s’alimenter, ou on attend ici pour savoir dans quoi on a bien put tomber ?
_Va pour la première solution. Et tu compte manger quoi, hein ? Tu compte prendre des poissons avec si peu de lumière ? Ca sera déjà pas mal si on les attrape de jour…
_J’ai une autre idée figure toi, reste à voir si Dame la chance va nous sourire. Salomon, tu peux veiller à ce que le feu ne s’éteigne pas ?
_Comprit mec, le feu s’éteindra pas !
Il partit donc, accompagné d’un Jigg Taverny perplexe. Lui-même avait déjà dut survivre dans la montagne, endroit hostile quant on décide de s’y installer pour six mois sans presque rien, pas même un harpon fait de métal léger. Cela dit, attraper des poissons, et tuer des mammifère s’étaient rapidement avérer dans ses cordes. Seulement chasser la nuit, c’était une autre pair de manche, et Jigg le savait mieux que quiconque. C’est donc un peu douteux qu’il suivit Alex, qui venait de dépasser l’énorme rocher qui coupait la grève, pour trouver dix minute plus tard ce qu’il cherchait, un amoncellement de rocher à moitié immergé dans le vaste océan.
_Si on à de la chance, les harpons nous serviront même à ne pas nous faire mal !
Alex descendait déjà vers le niveau de la mer, sautant de rocher en rocher pour atteindre les endroit ou les cavités donnait des sortes de mini grotte sous marine.
_Mais qu’est ce que tu cherche, au juste ?
_Des crabes.
_Des crabes ?! Jigg n’y avait pas pensé, et s’il n’ignorait pas que le crabe était une bestiole se déplaçant latéralement d’une façon étrange, munit de deux énorme pinces, il n’en avait pour le moins jamais manger, et ignorait donc le goût que ça pouvait bien avoir.
_C’est bon ça, le crabe ? Demanda t-il.
_Excellent mon vieux ! Et j’espère bien que… La, regarde !
Le feu brûlait toujours avec la même intensité quant il rejoignirent Salomon et Sarah, qui les aperçurent marcher vers eux avec la chemise renflouée, semblant porter chacun un bébé à la façon d’un kangourou. Ils comprirent bien vite qu’il devaient avoir ramenés quelque chose de comestible, et apprécièrent cette nouvelle à ça juste valeur. Une dizaine de gros crabes gisaient maintenant au sol, à coté de ce qui serait leur avant dernière demeure, avant de finir leur course dans le ventre d’humains affamés. Alex fit remarquer que, puisqu’ils avaient obtenu gracieusement une marmite (dont ils évitaient étrangement d’aborder la provenance) autant s’en servir. Ces gros crabes, marinant dans l’eau, serait parfait pour un repas à la sauvette. Restait à aller chercher de l’eau. Seul Jigg pourrait retrouver la source de nuit, et il se proposa volontairement. Alex voulu l’accompagner, mais Salomon se proposa d’accompagné le colosse, il « rouillait, mec ! ». Et partit après s’être enquit que tout irait bien pour Sarah. Elle lui affirma que oui, et il partit finalement au coté de Jigg chercher de l’eau pour la casserole providentielle qu’il venait d’acquérir.
C’est Alex qui parla le premier, rompant le silence quelque peu gênant qui commençait à s’installer entre eux deux.
_Tu les aimes ? Demanda t-il en désignant les crabes répandu sur le sol.
_Oh oui, mais seulement dans une assiette et sans ces vilaines pattes crochues ! Sourit-elle.
_J’aime la façon dont ils se déplace.
_Oui, ils sont étranges, mais tellement comique ! … De loin !
Le courant passa plutôt bien entre eux deux, et la discussion aborda des sujets aussi divers qu’intéressant, comme le déplacement des crabes. Il ne pouvait s’empêcher de l’admirer, et il sentait que ce sentiment était plus ou moins partagé par la jeune fille. La plage presque déserte, la nuit étoilée, c’était un cadre très romantique. Cependant Jigg et Salomon arrivèrent pour compléter la danse. La grosse marmite était remplie d’eau, et Alex et Sarah s’en abreuvèrent jusqu'à ce que le niveau soit adéquat pour la cuisson. C’est aussi Jigg qui décortiqua les crabes, aidé par un Salomon enthousiaste.
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