L’île.
Nop, c'est pas un remake de Lost, (enfin j'ai regardé que le début de cette série). Juste un texte qui prendra place sur une île, mon décor favori en somme.
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Le Boeing de la compagnie Ravel Air traversait le Pacifique Nord en direction du Japon. Le vol partait de New York tôt dans la matinée, pour arriver directement à Tokyo dans l’après-midi. Le ciel était dégagé, le temps clément, et après un décollage sans encombre, le commandant de bord s’adressa aux passagers avec décontraction.
« Mesdames, Messieurs, profités de ce voyage pour vous détendre, nous arriverons à Tokyo dans quelques heures, merci d’avoir choisit la Ravel Air pour cette traversée. »
Les passagers occupaient l’avant ou l’arrière de l’avion en fonction du prix débourser pour leur billet. Si l’arrière était essentiellement composé de personne ordinaire, l’avant de l’appareil, offrant un luxe tout à fait remarquable, permettait aux gens plus fortunés de voyager dans un confort maximum. Pas de voisin bruyant, une place à coté du hublot, des hôtesses attentives à vos moindre désir… C’est ce genre de privilège que cet homme appréciait par-dessus tout. Ceux qui restaient simple, sans excès. Il s’enfonça dans son siège encore un peu plus profondément, et leva un bras en l’air. Une hôtesse lui apparu presque instantanément.
_Désirez-vous quelque chose, monsieur ?
_J’aimerais manger, c’est possible ?
_Bien sur, que voulez vous que je vous apporte ?
L’homme prit une profonde respiration, comme si une question épineuse venait de lui être posée. Il avait reçu, comme tout les passagers de première classe, une carte avec tout ce qui lui était possible de commander durant le trajet. Il se souvint avec amusement avoir été agréablement surpris lors du premier visionnage de celle-ci. Coincé dans un oiseau de fer, à dix mille mètre de la terre ferme, il lui était possible de manger et de boire des choses qu’ils ne connaissaient même pas de nom. Sa vie avait changé, c’était certain.
_Je vais prendre des croissants framboise.
Il sembla hésiter, puis ajouta quand même :
_Apportez-en moi plein, j’en veux beaucoup.
_Je vous apporte ça de suite.
Elle le quitta avec un sourire charmeur, pour revenir quelque minutes après, une demi douzaine de croissant framboise posé sur une assiette flamboyante. Il en engloutit un sans délai, sous l’œil amusé de l’hôtesse.
_Voulez-vous quelque chose d’autre, monsieur ?
Il jeta un bref coup d’œil à sa montre : 10 heure 35. Et puis merde, au diable l’abstinence.
_J’ai vu que vous aviez de la Vodka…
_Une des meilleurs qui soit monsieur. Voulez-vous que je vous en apporte un verre ?
Un large sourire éclaira alors son visage.
_Je suis preneur…
Cet homme fortuné possédant une affection particulière pour la Vodka se nommait Alex Bower. Passagers numéro 17.
A l’arrière de l’appareil, un tel choix n’existait pas. Plateau micro ondé et coca au goût douteux étaient au menu. Une place sur dix seulement donnait le luxe d’admirer l’insondable Pacifique en contre bas. Il avait prit la peine de payer un léger supplément pour s’octroyer ce luxe. C’est donc le regard plonger dans l’immensité de l’océan que ses oreilles recevaient à grand fracas le volume sonore diffusé par son MP3. Il venait de l’augmenter d’un cran encore, lorsque cette fille et sa voisine avaient commencé à ne plus s’arrêter de beugler comme des vaches… Il pensa d’abord à leur demander calmement de faire moins de bruit, puis se ravisa aussitôt. Il n’était pas calme, pas à bord d’une machine de métal volant à plusieurs centaine de kilomètre à l’heure…
Il détestait l’idée même de devoir un jour prendre l’avion. Cette sensation de n’avoir aucun contrôle sur sa destinée, laissant voyager sa vie dans les air à une vitesse folle. C’est après l’un de ses nombreux combat que cet homme lui proposa un billet d’avion, la gloire et l’argent. Après une hésitation de courte durée, et quelques recherche d’information, il prit sa décision. Une semaine après il était dans l’avion de la Ravel Air en direction de Tokyo, assis à contempler les nuages défiler devant ses yeux, qui venaient de retrouver une innocence depuis longtemps perdue.
Le contraste entre son physique et son état d’esprit actuel était frappant. Cet homme qu’on aurait put prendre aisément pour un ours derrière une fine couche de brouillard, ressemblait actuellement à un ourson découvrant le monde pour la première fois.
_Comme quoi, c’tait pas si terrible…
Les deux jeune fille rigolèrent en cœur lorsqu’il prononça ses mots dans un soufflement. Lui, ne les entendit même pas, elle, n’auront plus jamais l’occasion de rigoler de quoi que ce soit.
Jigg « The Beast »Taverny était cet homme à l’allure imposante. Passagers numéro 67.
Pour commencer, les fautes :
« profités de ce voyage » ~> profitez de ce voyage
« merci d’avoir choisit » ~> merci d’avoir choisi
« du prix débourser » ~> du prix déboursé
« composé de personne ordinaire » ~> de personnes ordinaires
« vos moindre désir » ~> vos moindres désirs
« ce genre de privilège » ~> ce genre de privilèges
« qui restaient simple » ~> qui restaient simples
« Une hôtesse lui apparu » ~> une hôtesse lui apparut, mais j’aurai enlevé le « lui »
« Bien sur » ~> bien sûr
« une profonde respiration » ~> on dit profonde inspiration, je crois ^^
« comme tout les passagers » ~> comme tous les passagers
« à dix mille mètre » ~> à dix mille mètres
« il lui était possible de manger et de boire des choses qu’ils ne connaissaient même pas de nom » ~> il y a déjà une faute à « qu’ils ne connaissaient » qui devient qu’il ne connaissait, et la phrase est un peu maladroite. « Il lui était possible de manger et de boire des choses dont il ne connaissait même « pas le nom » irait mieux, selon moi.
« Je vous apporte ça de suite » ~> tout de suite, une abréviation comme celle-ci de la part d’une hôtesse de l’air est peu crédible.
« de croissant framboise » ~> de croissants framboise
« quelque minutes » ~> quelques minutes
« posé sur une assiette » ~> posés sur une assiette
« 10 heure 35 » ~> 10 heures 35, mais j’aurai plutôt mis dix heures trente-cinq
« Passagers numéro 17 » ~> passager numéro 17
« le regard plonger » ~> le regard plongé
« plusieurs centaine de kilomètre à l’heure » ~> plusieurs centaines de kilomètres à l’heure
« dans les air » ~> dans les airs
« nombreux combat » ~> nombreux combats
« quelques recherche d’information » ~> quelques rechercheS, et j’aurai enlevé d’information, ça fait un peu lourd.
« Les deux jeune fille » ~> les deux jeunes filles
« ses mots » ~> ces mots
« elle n’auront » ~> elles
« Passagers numéro 67 » ~> passager numéro 67
Après avoir corrigé sur ton texte toutes ces fautes plutôt gênantes, j’ai pu apprécier le texte en lui-même. Bon, l’histoire pour l’instant n’est pas folichonne, mais c’est normal vu que c’est un début, et j'espère que tu te démarqueras par ton scénar'.
Cependant, je trouve que ça manque de descriptions, on a du mal à croire à ce voyage parce que le personnage n’est pas assez développé. Je pense que si tu décrivais un peu plus ses gestes, là où il pose son regard, son comportement physique, sa réflexion, ce serait mieux. Ca vaut aussi pour le second personnage, même s’il est possible que tu développes plus ces personnages par la suite. Mais à mon avis, tu vas plutôt nous présenter d’autres personnages.
Puis les dialogues aussi manquent d’humanité, je trouve. Enfin, on sent la relation hôtesse/client… mais on ne sent presque que ça en fait. L’hôtesse a un discours assez stéréotypé (même si c’est normal pour une hôtesse) et manque de spontanéité, d’humanité. Pareil, tu devrais montrer qu’elle existe bien en tant que personne, en dévoilant un ou deux de ses traits physiques qui pourraient faire le rapport avec sa vie (comme des cernes, des rides, un maquillage exagéré), même si ce n’est qu’un personnage de passage. J’espère que tu vois ce que je veux dire.
Fais ressortir ton style. Je ne sais pas comment te dire ça, mais tout le monde aurait pu écrire ça, tu vois ? On ne sent pas une différenciation particulière par rapport aux autres auteurs, une patte, comme par exemple forcer sur les descriptions, user de nombreuses métaphores, se concentrer plutôt sur le mental que sur les actions qui se déroulent, donner une âme à chacun des personnages présents, utiliser un vocabulaire riche… il faut qu’on reconnaisse que c’est toi qui l’écrit. C’est un peu trop tôt pour juger, mais je te le dis, comme ça tu le sauras quand tu continueras à écrire.
Et surtout, ce serait bien qu’on voit à chaque instant qu’ils se trouvent dans un avion.
Bon, pour l’instant ça se dirige vers un Lost 2, bien que je ne remette pas en doute ta parole.
Donc je te fais confiance et j’attends de voir la ou les prochaines suites pour vraiment juger.
Mais essaie de bien te relire avant de poster. ![]()
Oh mon god... Les fautes... Shame on me! Le pire, c'est que je relis...
En tout cas merci pour ton commentaire. Je prend note de tout ca, et je me permet d'apporter quelque précision^^ C'fais longtemps que j'avais plus rien écrit, p-e cela n'a rien avoir, mais je crois qu'il faut un temps pour se "remettre dans l'bain" comme on dit^^
Sinon je ne pense pas que ca tournera au remake de LOST, mais encore une fois je n'ai vu que la moitié de la série (les deux première saison) Cependant, oui, je pense pouvoir me démarquer aiu niveau d scénar... D'ailleurs, je pense que si un certain Az prenait la peine de lire ce texte quant il sera bien avancé, il pourrait rencontrer quelqu'un qui devrait ne pas lui être étranger xD Mais je n'en dirais pas plus
J'ai déja écrit un bout de la suite, mais je prend mon temps, je polis, je polis, du moins j'essaye...^^
Un truc avec un savant (dans la biologie je crois) un peu cinglé?
Ou j'confonds?
Anyway, je viendrai quand l'pavé s'ra de taille suffisante du coup, ça might m'intéresser toussa. ![]()
Ouhouh, c'est une possibilité oui...
En tout cas je travaille sur la suite, mais j'aimerais la rendre un peu plus euhh "mieux" ?
avant de la poster^^
Prends tout ton temps, ce ne sera que forcément mieux. ![]()
Voila... J'ai concocté ma suite, tenter de la rendre plus "a moi" si je peux dire
Mais au final, vous restez les seuls juges...
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Le soleil perçait difficilement l’opacité de la forêt, ne se frayant un passage jusqu’au sol qu’en de rare endroit. Allongé sur le ventre, face contre terre, un homme se releva avec peine. Sa tête semblait prise dans un étau ne cessant de se refermer. Maintenant à genoux, il fournit un dernier effort pour se tenir debout. Sa vision était floue, et il laissa s’écouler quelques minutes, se donnant le temps de reprendre ses esprits.
La dernière image enregistré par son cerveau et dont il se souvenait clairement était celle d’un désordre apocalyptique, le tout accompagné d’un bruit terrible.
_Bordel... Si j’y crois pas à celle la, on m’en racontera une autre…
Il parla pour lui-même, comme souvent d’ailleurs. L’évidence d’un crash n’en avait pourtant pas été une pour lui. Du moins pas en premier lieu. La première chose qu’Axel Bower pensa, avant de reprendre totalement ses esprits, était on ne peut plus logique compte tenu de sa tendance à jouer d’une façon bien étrange avec le monde de Morphée. « C’est un rêve, je vais me réveiller. »
Malheureusement pour lui, c’était loin d’être le cas. Il se rendit à l’évidence lorsqu’il aperçu un autre rescapé marcher en zigzagant, s’en prenant aux arbres avec une rage peu commune. Cet homme en fureur était bel et bien réel, c’était certain… Alex se dirigea vers lui.
Ses poings battaient l’écorce de l’arbre avec une fureur telle que bientôt , son tronc commença à en subir les marques d’encastrement. L’écorce se détachait petit à petit, pour tomber gracieusement sur le sol, entremêlé de gouttes de sang provenant des phalanges déjà bien entamée de l’individu.
Celui-ci ne l’aperçu pas de suite, bien trop occupé à corriger un arbre qui ne lui avait probablement pas fais grand-chose… Alex s’approcha avec prudence. L’homme n’avait pas l’air fou, du moins pas tout à fait, juste passablement contrarié… Il adopta donc la solution qui lui parut la plus sur, la plus efficace ; le laisser se calmer de lui-même.
Il s’appuya mollement contre un arbre et en profita pour examiner plus en détail la fureur qui lui faisait face.
Etrangement, Alex repensa à cette soirée d’hiver, ou seul chez lui, prostré devant l’écran du téléviseur, il zappait comme à son habitude: avec frénésie. L’heure avancée ne rendait pas les programme plus intéressant, que du contraire. De vieux téléfilm, un Western, un film d’horreur… C’est quant il s’apprêta à éteindre le poste qu’il tomba sur la chaîne diffusant du sport en boucle durant toute la nuit. Devant ses yeux, deux hommes torse nu, dégoulinant de sueur. Un ring, des gants qui n’enveloppait pas vraiment toute la main, et des acclamations fusant de chaque coin de la salle en furie. Depuis tout petit, il avait toujours été fasciné par l’art du combat, quel qu’il soit. Quant il découvrit le free-fight, il en devint passionné. Bien sur, lui ne pourrait jamais ne serais-ce que caresser le rêve de monter sur un ring, mais cela importait peu. Avait-on besoin de savoir faire pour apprécier ? Non, bien évidemment.
C’est donc avec de grand yeux, que ce soir la, il regarda une série de combat tous plus acharné et indécis les un des autres. Hormis un asiatique pratiquant la Mui-thai, la plupart des concurrents possédaient un physique de déménageur.
L’homme qui se battait avec une rage peu commune à quelques mètres de lui (contre un tronc d’arbre, rappelons le) lui renvoya finalement cette image de combattant un peu fou, prêt à tout, et n’ayant peur ni d’un litre de sang déversé, ni de quelques os brisé.
Ayant finis son analyse, il attendit encore un moment que l’homme s’arrête d’abattre ses énormes poings maculés de sang contre le tronc de l’arbre qui semblait être le responsable de tous ses malheurs… Le dernier coup arracha encore un peu d’écorce à l’arbre maintenant véritablement mutilé. Quelques secondes d’un silence pesant, interrompu par le piaillement des oiseaux, s’installa entre les deux hommes. Axel choisit ce moment pour entamer la conversation, mais alors qu’il s’apprêtait à ouvrir la bouche, le fou furieux poussa un hurlement strident vers le ciel. Le cris lui vrilla les oreilles et aurait fais frémir n’importe quel être normalement constitué. Alex Bower se contenta d’un large sourire, l’individu ne l’avait apparemment pas encore remarqué.
_Yo…
L’homme se retourna d’un mouvement rapide, et sans même en avoir conscience prit une position de combat et monta sa garde. Alex n’en fut pas surpris outre mesure, et se contenta de lever les deux mains vers le ciel, comme pour dire « je suis inoffensif, ou tout moins, je n’ai pas l’habitude de me battre avec un ours. »
_C’est quoi, hein, ce bordel ?
La voix était crispée, légèrement agressive. Alex supposait que dans une telle situation, c’était tout à fais normal. Et si lui ne paniquait pas plus que ça, c’était sans doute du en grande partie à la vodka coulant dans ses veines.
_On s’est crashé, je crois. Déclara t-il d’une voix posée.
_Ouais… Je vois ça…
L’homme ne montrait plus le moindre signe d’agressivité. Alex en profita pour s’approcher. Jusque la il avait maintenu entre lui et l’inconnu une distance de sécurité qu’il jugeait raisonnable. Il lui tendit une main légèrement humide.
_Alex Bower.
_...Jigg Taverny…
C'tout même fou, j'ai plus facile à recevoir des critiques et à attirer les lecteurs sur un forum dédié au manga que sur un forum "Ecriture" ^^
Triste constat.
(Bah vi, up
)
Au prochain post je lis, si j'suis pas déjà parti en vac's. ![]()
(ben oui, tu m'as tellement baisé avec tes précédents textes que là, j'veux m'assurer qu'y'a d'la matière
)
Désolé, j'ai pris la suite sur mon USB mais j'ai pas trop eu le temps de faire le commentaire. ![]()
J'essaierai ce soir, sinon demain. ^^
Ce soir t'auras du mal, il te reste cinq minutes. ![]()
Petit joueur, ma soirée ne dure pas que jusqu'à minuit. ![]()
Sinon Choco, te fais pas de bile, c'est pareil pour tout les irréguliers, ici. ^^
Petit joueur ou pas, "demain" a déjà commencé, au sens strict.
(c'était juste pour dire une connerie, à la base^^)
Ouaip, j'avais compris, mais c'était juste pour répondre une connerie, à la base. ![]()
Ouep Boss, je sais bien malheureusement...
Et d'ailleurs je plaide moi aussi coupable. Fut un temps, très lointain, ou ce forum possédait une activité et un taux de lecture plus qu'honorable
RIP
(Cela dit les choses peuvent toujours repartirent vers l'avant, c'est ca que c'est bô avec la vie
)
J'ai la suite tant qu'a faire...
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La chaleur était étouffante, presque silencieuse, comme si la température agissait également sur son conduit auditif. Il avait défait sa cravate et jeté négligemment sa veste de costume au sol. Il ouvrit sa chemise et finit par s’asseoir contre un arbre, invitant d’un regard l’étrange personnage dont il venait de faire la connaissance à en faire de même.
Jigg Taverny, haletant encore comme un chien au soleil, finit par se laisser tomber aux coté d’Alex. Prenant sa tête entre ses deux mains, il semblait la secouer comme pour s’assurer de la réalité de tout ceci.
_On est probablement dans une belle merde, mais quelque part, on a eut de la chance…
_De la chance ?!
Jigg sembla avoir repris son agressivité affichée, mais Alex ne se sentit pas décontenancé le moins du monde. Il avait l’intime conviction que l’homme s’était relativement calmé, et qu’il réagissait juste à l’expression utilisée.
_Disons alors que cela aurait put être pire…
_Je préfère, ouais.
Comme souvent, Alex Bower se sentit irrésistiblement emporté. Il ne devait pas en rajouter une couche, et pourtant, ne put s’empêcher, non seulement de le faire, mais avec un cynisme consternant.
_On aurait put reprendre connaissance sur la plage, en plein soleil, du sable en bouche, une jambe broyé et la plupart des os brisés, incapable d’esquisser le moindre mouvement. La déshydratation et l’hémorragie luttant alors pour savoir qu’elle serait celle qui aurait le privilège de nous emmener voir ailleurs…
Alex, emporté par son élan, s’attendit à une réaction violente, voir une contestation pur et simple de l’individu. Les rôle s’échangèrent, et c’est Alex qui fut surpris.
_Ouais… T’as raison… Foutrement raison même…
Jigg s’était définitivement adoucit, du moins à l’extérieur et jusqu’à nouvel ordre. Après sa période de rage intensive, il prenait doucement connaissance des faits. L’avion s’était écrasé sur une île. Il avait failli mourir, emporter par un voyage dont il avait toujours refuser les condition. Il avait d’abord projeté de se rendre au Japon par un moyen de transport plus rassurant, le bateau. L’homme prêt à lui payer son billet d’avion lui demanda alors ce qu’il ferait si le bateau venait à couler ? Quel serais ses chances, si aucun signal, ni aucun bateau ne passait miraculeusement par la, de s’en sortir, en plein milieu du pacifique ? Ce à quoi Jigg Taverny répondu le plus sérieusement du monde : « Et bien je tenterais de nager jusqu'à l’île la plus proche, dois-je nager pendant des heures. »
Bien sur, Jigg n’ignorait pas que la chance de trouver une île à proximité dans l’immensité du Pacifique à temps était faible, voir même presque inexistante. Sans compter les monstres marins, le climat maritime,… Cependant les chances existaient. Jigg savait nager, mais ne connaissait aucun être humain capable de voler de ses propres moyens. C’est tout simplement sur cette base qu’il privilégiais dans un premier temps la traversée en bateau. En y réfléchissant, c’est d’ailleurs de cette manière que Jigg fonctionnait depuis toujours. Sa devise aurait put être quelque chose du style : « Une chance, si petite soit-elle, se doit d’être saisie et privilégiée à toute autre chose »
_T’as l’air bien détendu pour quelqu’un qui vient de se crasher…
La remarque était faite, justement, sur le ton d’une remarque, non d’une sorte de reproche ou de jalousie mal placée.
_La Vodka servie à bord aide sûrement à relativiser… Cela dit, je pense que mon attitude, à défaut d’être la meilleur, ne dois pas être la pire…
Jigg se sentit de suite concerné, sans cependant lui non plus ressentir le moindre reproche dans l’intonation du jeune homme assis à ses coté depuis maintenant cinq bonnes minutes. Il se souvint que lorsqu’il l’avait remarqué, celui-ci l’observait plus que probablement depuis quelque temps… Il avait donc assisté à ce qu’on appelait communément « un petage de plomb » « un fusible qui saute » « une abeille qui bourdonne ». Bref, toute les métaphore imaginable pour décrire l’excès de colère dans lequel était rentré Jigg Taverny il y a moins de dix minute.
_J’ai pas put résister… L’idée d’avoir frôlé la mort à bord de ce foutu oiseau métallique m’a mis hors de moi. Je n’ai jamais voulu prendre l’avion. Je sais pas moi, un truc en métal qui vole sans même battre des ailes, ça ne m’inspire pas confiance…
Encore une fois, il venait de prononcer cette phrase avec le plus grand sérieux. Alex ne put retenir un rire en coin, mais dut reconnaître qu’il ne pouvait lui donner entièrement tord.
_Les arbres y étaient-il pour quelque chose ?
_Non… Il ont juste eut le malheur de croiser ma route avant toi…
_Je vois…
L’homme lui lança un regard qu’on pouvait aisément juger comme inquiétant, surtout compte tenu de la phrase qui venait de précéder. Alex éclata de rire. Peut-être était-ce dut à la chaleur, à la fatigue, a la vodka, ou plus probablement à un peu des trois… Jigg se laissa aller lui aussi, presque en oubliant sa situation. Une certaine complicité venait de s’installer entre les deux hommes.
_Alors comme ça, les première classe peuvent même s’offrir le luxe de se murger à la vodka lors de la traversée ?
S'cuse, j'ai pas lu parce que je faisais mes valises. ![]()
Je lirai à mon retour, i promise. ![]()
Bon, bah puisque j'ai la suite, c'est à dire plus d'une vingtaine de page Word, je vais tenter un truc... Un bon vieux pavé... Qui sait, tu tiendra peut-être ta promesse alors Az, toi qui aime tant ca xD
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Chapitre deux : l’enfant au visage de cendre.
Ils s’étaient maintenant tout deux mit en mouvement. C’est Alex qui prit les devants, l’effet agréable de la vodka avait disparu, et il voyait maintenant la situation dans son ensemble, et surtout, dans son futur proche. Apparemment il n’était pas le seul survivant du crash probable de l’avion -car, bien que ses souvenirs comptait une scène de chaos indescriptible, il n’y avait par contre aucune trace de la façon dont il avait put se retrouver face contre terre, en plein milieu de la forêt- et si Jigg marchait maintenant à ses cotés, il devait plus que probablement y avoir d’autres rescapés. Restaient maintenant à les trouver.
_Dis moi, Alex, qu’est ce que t’allais faire au Japon ?
_Des affaires, je suppose…
_Tu suppose ?
_Ouais…
La chaleur était toujours étouffante, et ils commençait tout les deux à avoir sacrément soif. Un verre d’eau bien frais ressemblerait peut-être à une version miniature du paradis, dans cette situation. La température devait certainement atteindre les 35 degré au grand minimum, et la zone dense et opaque de la forêt avait tout doucement laissé sa place à une portion de plage tout à fait magnifique.
_Et toi, pourquoi avoir prit l’avion pour te rendre au Japon, si tu déteste tant que ça ces oiseaux de fer ? Reprit Alex tout en regardant tout autour de lui, comme si il se trouvait en vacance et n’avait comme préoccupation que d’admirer les alentours.
_Pareil, des affaires, mais avec ça.
Il leva son bras droit et serra son poing. Il continua de parler, mais Alex ne l’écoutait plus. Son regard s’était arrêté sur une partie enfoncé d’un énorme rocher. A l’intérieur de la cavité naturelle, à l’ombre de la chaleur accablante, un petit garçon se tenait les genoux, le regard perdu vers l’océan, tout en oscillant lentement d’une manière quasi mécanique. Alex se dirigeait déjà vers lui quant Jigg aperçu lui aussi le jeune garçon calfeutré dans l’énorme rocher qui bordait la plage.
Il n’avait aucune idée de la psychologie dont pourrait faire preuve Alex avec un enfant en bas âge venant de subir un traumatisme, mais ne pouvait certainement pas se targuer de mieux, ça c’était à peu près sur… Il se contenta donc de rester la ou il était, et patienta en s’affaissant sur le sable chaud.
_Je peux entrer ?
Le jeune garçon s’arrêta d’osciller, et posa son regard dans celui d’Alex. Il ne se souvenait pas avoir jamais vu tel regard dans des yeux d’enfants. Un mélange de tristesse, de peur… et de calme presque dérageant malgré tout. Il inclina la tête de haut en bas pour répondre à la question. Alex posa une main sur l’extérieur du rocher et pencha sa tête à l’intérieur de l’abris provisoire qu’avait trouvé le jeune garçon. Ses cheveux d’un noir d’encre lui retombait par mèche devant la figure. Il était vraiment très jeune, jugea Alex, peut-être avait-il six ans, mais peut-être en avait-il seulement trois que cela ne l’aurait pas étonné plus que ça… Il avait toujours eut du mal à définir l’âge des enfants.
_Tu étais dans l’avion, toi aussi ?
Nouveau hochement de tête.
_Avec ton Papa et ta Maman ?
Hochement de tête.
_Je suis avec un ami, et nous allons chercher après d’autres gens, comme ton Papa et ta Maman, tu veux venir avec nous ?
Il hésita un moment cette fois, puis hocha de nouveau la tête.
Alex rejoignit son compagnon de marche, suivit de près par l’enfant. D’un geste de la main, il fit signe à Jigg de continuer, celui-ci s’exécuta tout en lui lançant un regard malicieux.
_Une vrai petite famille, hein ?
_Tu fais la mère ou la sœur ?
Durant une seconde, il espéra avoir bien jauger Jigg Taverny, et pria pour ne pas recevoir un de ses énormes poings en pleine figure.
_Alex, tu as déjà prit une rouste sans pantalon ?
_Je vois, ça sera la mère alors… Rétorqua t-il le plus sérieusement qu’il put.
Une tape vint le cueillir à l’arrière du crâne, le faisant légèrement sursauter. (Il ne supportait pas la sensation de surprise qui survenait quant on administrait ce genre de tape.)
_T’es vraiment con… Remarqua Jigg d’un air satisfait.
Les deux hommes partirent d’un rire qui perça le calme de la plage, et quant Alex se retourna vers le petit bonhomme qui marchait toujours rigoureusement derrière lui, il constata non sans un certain soulagement que le gosse rigolait aussi. D’un rire plus nuancé néanmoins. Alex espérait vraiment trouver les parents du mioche, si lui n’était pas traumatisé le moins du monde par ce crash, ce n’était certainement pas le cas pour tout les naufragés. Les parents du gosses était-il en vie ? Si oui, pour combien de temps (?) resteraient-ils coincé sur cette île ? Les avions possédaient des boites noire, non ? Et si…
Comme d’habitude quant il s’enlisait dans une réflexion profonde, tout le reste semblait s’être évaporé autour de lui. L’enfant, Jigg, la plage…
_Alex, oh ! Regarde par là-bas !
Sortit de son monde intérieur, il posa son regard droit devant. A moins d’un kilomètre de plage se trouvait la carcasse de l’avion.
A peine avaient-ils entamés leur marche que le gosse se mit à se comporter bizarrement. Alex le remarqua, lui trouvant un air encore plus pâle qu’auparavant. La couleur craie de son visage durcissait peu à peu le contraste avec son imposante chevelure noire, et ses yeux ne renvoyait plus maintenant qu’une envie de reculer et de retourner s’enfoncer dans son rocher.
_Quelque chose ne va pas ?
Il secoua la tête énergiquement. Autant pour répondre que pour chasser ses mauvaises sensations. Jigg regarda l’enfant d’un œil perplexe. Alex s’agenouilla pour se mettre à son niveau.
_Tu veux bien me dire ton nom ?
_Tad… Je m’apelle… Tad…
_Tu vois ces gens là-bas, Tad ?
Il dirigea le regard de l’enfant à droite de l’avion échoué sur la plage, la ou la forêt marquait le début de son emprise. Une petite vingtaine de personne semblait s’agiter en tout sens. Tad secoua une nouvelle fois la tête en signe d’approbation.
_C’est des gens qui viennent de l’avion, comme nous. On va aller les voir, d’accord ?
Nouveau petit hochement de la tête.
Alex se retourna vers Jigg cette fois.
_Alors, on va voir la compagnie ?
_Ouais… Y’avait presque cent personnes sur ce vol… Remarqua Jigg.
_Je sais. Mais si nous nous sommes retrouvez dans la forêt, pas impossible que d’autre gens errent encore sur l’île… Répondit-il en voyant ou le solide gaillard voulait en venir. On y va, Tad ?
Le garçon hésita un moment puis se replaça juste derrière Alex, près à reprendre la marche. Jigg sourit et se remit en route également.
_J’espère qu’on va pas tomber sur des chieurs de première. Rester sur une île jusqu’à ce qu’on viennent nous chercher c’est déjà assez pénible, mais si on doit se coltiner l’attente avec des chieurs, je me barre en nageant !
Alex essaya de se persuader qu’il n’était pas sérieux, et pourtant, il n’y parvint pas. Il éclata une nouvelle fois d’un rire totalement libéré.
Plus ils approchaient de la carcasse et des autres naufragés, plus les bruits de leurs conversations leurs parvenaient clairement. Le petit Tad agrippa furieusement la main d’Alex, qui fut prit d’un léger tressaillement. Ce gosse devait probablement avoir le même âge qu’aurait du avoir son fils, si Dieu, le Destin, le Ka, ou tout autre chose en avait décidé ainsi.
Mais Dieu est une putain, n’est ce pas Alex ?
Pire que ça mon vieux, pire que ça.
C’était la première fois depuis des années qu’il l’entendait si clairement, et la première fois qu’il lui répondait tout aussi aisément. Le fait de rencontrer ce gosse y était peut-être pour quelque chose. Peut-être. Alex s’en persuada, mais la véritable cause de ce ré activement soudain de…- de quoi, au juste ?- de « ça », était ailleurs. Pas encore assez proche pour être dangereuse, mais elle était bien la. Tapis dans l’ombre, ses ramifications sordides parcouraient librement le sous sol, la terre, et l’air de cette île perdue au beau milieu du plus vaste océan -et du moins fréquenté- du globe. Comme un réseau de câble invisible. Invisible mais terriblement puissant.
La plupart des personnes présente sur la grève les avaient maintenant remarqué. Un homme en chemise blanche, une cravate rouge vif toujours presque soigneusement attachée voletant autour de son coup, courait maintenant dans leur direction.
_Putain de bordel, t’étais la !
Alex et Jigg s’arrêtèrent, le garçon se tenait maintenant recroquevillé derrière Alex, une main agrippant de plus en plus frénétiquement son pantalon de soie. Alors que l’homme furibond n’était plus qu’a quelques mètre, Alex se retourna vers Tad et lui posa une question dont il connaissait malheureusement déjà la réponse.
_C’est ton père, Tad ?
Le jeune garçon hocha la tête
_Monsieur je…
L’homme ne lui prêta pas la moindre attention. Il empoigna son fils par le bras avec une vigueur déplacée et totalement superflue, et bouscula Alex pour faire demi tour. Alex ne put se retenir.
_Si la politesse était un éléphant vous seriez bien incapable d’en apercevoir ne serais-ce que le bout de sa trompe…
L’homme se retourna vivement, maintenant son étreinte pressante sur le bras de son fils.
_T’as dis quelque chose connard ?
_Oui, j’ai dis que si la politesse était un éleph… Il dut achevé précipitamment sa répétition quant l’homme se jeta sur lui.
Bien que plutôt bien bâti, Alex Bower faisait facilement une tête et vingt kilos de moins que l’homme à la cravate rouge vif. Il ne s’attendait pas vraiment à pareil réaction, et fut donc surpris. Cependant il ne dut jamais se préoccuper de ce qu’il serait arriver à sa joue si le poing de celui-ci l’avait heurté. Jigg, ayant anticiper le mouvement avant même qu’il ne commence, s’interposa en une fraction de seconde. Le poing de l’homme cravate était maintenant prisonnier d’une poigne de fer. Il chercha à assener un coup, mais la rapidité dont venait de faire preuve le colosse, associé à la flamme qui venait de s’allumer dans son regard l’en dissuada.
_Fais gaffe petit chieur, ou je risque de m’énerver…
L’homme battit en retraite. Car c’était sa volonté et car Jigg lui avait rendu aimablement sa main en bon état. Il pesta et frappa l’arrière de la tête de son fils, comme pour le punir de cette humiliation. Alex se crispa. Cela ne lui plaisait pas. Pas du tout. Quant à Jigg il venait de découvrir le premier chieur de l’île. En examinant l’ensemble des personnes, plus ou moins alarmé, sur la plage, il en conclut qu’ils y en avaient certainement d’autre par mis eux. Tout les deux émirent pour la première fois l’hypothèse que cette attende allait être mouvementée, et que finalement le pire était loin d’être derrière mais plutôt devant. Ils chassèrent tout deux cette idée qui commençait à germer dans leur esprit, cependant, jamais ils n’auraient put avoir pensée aussi prémonitoire.