"Ouais, une partie du corps de la femme que tu approcheras jamais mon pauvre. Continue la masturbation, ça semble bien coller à ta personnalité"
Et toi, tu peux te vanter de l'avoir approché ? Peut-on s'en vanter d'ailleurs ? Y-a-t-il une quelconque noblesse dans ce plaisir ? Sans doute pas dans tous types de relation, et c'est un euphémisme. Note d'ailleurs que la plupart des gens n'assument pas leurs besoins, car ils essaient de les déguiser sous le manteau d'un amour feint. Ils ne parlent pas de baiser, mais de "faire l'amour". Révélateur.
Sade, au moins, assumait sa débauche. Il a eu le tort de penser que la vertu ne suffisait pas au bonheur, et que le sage ne jouissait d'aucun bonheur qui n'égale le moindre des plaisirs du Vice (dont il admettait pourtant que c'était une joie éphémère) ; l'homme, chez Sade, est donc condamné à vivre en ascète et à ne connaître aucun bonheur, ou à exploiter et vivre dans le vice pour connaître le bonheur.
On voit des jeunes qui pensent de la sorte ; dommage, ils vivront malheureux.
Ecoute donc ce cher Absconditus, mon bon lutin, car il sait aimer, rire, et chanter les louanges de la vie et de la mort ;
se prendre pour poète et se moquer du poète, louer le Monde et le dénigrer, faire tout et rien ; bref, contempler cette multitude de jouets bariolés, sortis au hasard des possibles, qui font la seule beauté du Monde.
Absconditus ne fréquente guère l'homme, car il préfère l'impassibilité du rocher et la puissance du cours d'eau ; mais il connait l'homme. Absconditus ne fréquente pas trop la femme, car il préfère l'idéal féminin, sans vice ni réalisation charnelle ; mais il connait la femme 