ah au passage l'oubli d'un "r" à fermeté dans cette phrase
- Non, ce n'est pas ma question, Ed, fit Gilmore avec une femeté peu coutumière
Lu, toujours aussi bon, besoin de la suite.
Désolée F mais je pourrai plus être aussi régulière sur mes commentaires de lecture, j'aurai plus le net bientôt, mais je souhaite poursuivre autant que je peux la lecture de ce policier. Je veux juste pas que tu t'inquiètes si tu ne me vois plus aussi régulièrement qu'avant.
Je me connecterai quand j'aurai des occasions. J'espère continuer à prendre mes mails régulièrement.
alors cette suite?? je m'impatiente moi!!! ![]()
J'ai lu. Bon, ça baisse de rythme, je trouve que c'est un chapitre moyennement intéressant, même si il approfondi la personnalité et le passé du perso principal. Enfin bref, besoin de la suite ![]()
Chapitre 6
«…Rulchek les amène par cargaisons entières…»
Batty était un chic type. Lin le pensait vraiment et elle l’avait vu dans son regard la première fois qu’ils s’étaient rencontrés. Elle s’en souvenait comme si cela s’était produit la veille. C’était en 1984, l’âge d’or des yuppies et de la cocaïne qui se vendait comme des petits pains. Le nec plus ultra à l’époque était de travailler à la Bourse et de devenir un golden boy au nez poudré. Et pour cela, il fallait bien des vendeurs de dope.
Lin en faisait partie depuis qu’elle avait arrêté de tapiner. Connaître le fonctionnement des rues avait été utile et elle était parvenue à amasser une jolie petite somme en se fournissant chez des revendeurs de Baltimore qui arrosaient également certaines petites frappes de Manhattan. Entre tous les gros bonnets de la drogue, il y avait eu une niche sur le marché pour elle et elle s’y était placée sans aucune hésitation après avoir analysé ses clients potentiels. Riches ou en passe de l’être, travaillant de longues heures dans le sud de Manhattan donc pour qui se rendre dans le Bronx ou Harlem était presque impossible. Elle avait donc amené le produit près de leur lieu de travail, près des hautes tours de verre qui constituaient la si célèbre skyline de Manhattan.
Cela avait très bien marché pendant un temps. Elle recevait les doses par un intermédiaire, les coupait avec du sucre ou de la farine –pas trop pour ne pas altérer la qualité mais assez pour vendre le double de ce qu’elle avait acheté- et les revendait ensuite dans un parc du centre-ville à ses clients, tous triés sur le volet. Elle ne vendait pas à n’importe qui, appliquant ses deux règles d’or : jamais aux mineurs et jamais à crédit, ce qui lui avait permis de ménager à la fois sa conscience et son porte-feuille.
La rumeur s’était peu à peu propagée parmi les golden boys qui avaient appris à la trouver. Et puis, un jour, Batty était apparu, jeune et sémillant, tout le portrait d’un golden boy en manque. Il lui avait acheté quelques doses, elle avait pris l’argent et il avait alors sorti un badge de son pardessus. C’est à ce moment là qu’elle avait compris que son petit marché était terminé. Dans des cas comme cela, un choix s’offre très vite à vous. Balancer à la Police ou être balancée en prison. N’ayant jamais été une femme d’intérieur après toutes ces années passées dans les rues, elle avait vite fait son choix et balancé sur ses fournisseurs et ses clients en échange d’une immunité.
Ces déclarations avaient été du pain béni pour Batty, alors tout jeune inspecteur détaché aux Stups. Il l’avait placée dans un programme de protection des témoins et durant deux mois, son univers s’était réduit à une chambre d’hôtel, sa prison dorée. Elle avait témoigné au procès et avait su en un instant que si elle voulait vivre un jour de plus, il lui faudrait disparaître ou changer. Elle avait vécu toute sa vie à New-York et ne se voyait pas vivre ailleurs donc elle avait choisi de changer.
On la connaissait plutôt bien habillée, blonde et bien coiffée, elle serait désormais brune, pousserait un caddie comme la SDF qu’elle était désormais et se ferait appeler Lindsay. Batty avait été le seul au courant de sa transformation et depuis ce jour, elle l’avait aidé dans certaines affaires. Batty tenait toujours à la payer, elle acceptait par politesse mais n’en avait pas vraiment besoin. Il lui restait un joli petit pécule de ses années coke qu’elle était parvenue à faire fructifier au fil des ans. Un jour où l’autre, elle pourrait laisser tomber cette comédie et reprendre une vie relativement normale.
Mais pour l’instant, elle continuait à pousser son caddie dans les rues de Manhattan, la photo de Jane Doe à la main. Si cette fille avait été une travailleuse dans le coin où elle avait été retrouvée, elle devait bosser pour Rulchek, un petit caïd polonais ou russe qui contrôlait, comme tant d’autres dans cette ville, une petite partie de territoire.
Rulcheck n’était pas du genre à parler, surtout à une vieille poussant son caddie donc Lin devrait s’y prendre autrement et demander directement aux filles de la rue. Le soleil commençait à disparaître derrière les buildings et telles des horloges parfaitement remontées, les travailleuses refaisaient surface.
La plupart d’entre elles ne devaient pas avoir plus de 25 ans et celles qui avaient depuis longtemps dépassé cet âge survivaient grâce aux habitués. Que ce soit ici, sur les trottoirs ou dans un cabinet d’avocats, une clientèle était une clientèle et l’on faisait tout pour la garder et éviter qu’elle aille voir ailleurs. C’était grâce à ses habitués que Grace faisait toujours le trottoir. Elle dépassait la quarantaine et Lin la connaissait depuis un certain temps maintenant même si elles n’avaient jamais fait le trottoir en même temps.
- Hey Grace, dit Lindsay en s’approchant.
- On entend ta sal*perie de caddie arriver à deux kilomètres à la ronde, Lin, répondit Grace, dont le maquillage grossier était selon elle, quelque chose qu’aimaient ses clients.
- Me fait pas chi*r sinon t’auras le droit à rien, Grace.
Grace eut un reniflement dédaigneux et reporta son regard sur la rue, le temps de balancer ses bras en direction d’une voiture qui ne s’arrêta pas.
- Tu m’as fait perdre un client.
- Pense plutôt à ce que je peux te faire gagner au lieu de me chercher.
- Qu’est-ce que tu veux, Lin ?
- Un nom. Sur une fille retrouvée morte il y a deux semaines à deux blocs d’ici. Ca te dit quelque chose ?
Lin sortit un sachet d’une boîte qui se trouvait bien cachée dans son chariot et le tendit vers Grace.
- Il y en a pour 200 grammes. Tu peux te faire 300$ facile en le refourguant.
Grace tendit une main pour saisir le sachet que Lin ramena vers elle juste à temps.
- Il me faut un nom d’abord, dit-elle.
- J’me souviens de la fille mais j’connais pas son nom.
Lin lui montra la photo et Grace la regarda quelques instants avant de secouer la tête.
- Connais pas. Je l’ai déjà vue dans le coin mais j’lui ai jamais causé. Elle devait pas bosser pour Rulchek.
- T’es sûre ?
- Ouais, quasiment. Elle passait devant nous certains soirs, habillée comme une princesse.
- Les autres filles la connaissaient pas ?
Grace eut un sourire rauque et tira sur sa cigarette.
- Tu peux leur demander si ca te chante, mais elles parlent toutes russe ou j’sais pas quoi. Rulchek les amène par cargaisons entières et les met sur le trottoir à la place des filles du coin. Je reste ici parce que je ramène encore pas mal de fric. Mais quand ca s’arrêtera, je n’aurais plus qu’à me trouver un nouvel employeur.
- Et elle, elle était russe ? demanda Lin en montrant à nouveau la photo.
Grace secoua la tête et manqua de s’étouffer sur sa cigarette.
- J’crois pas mais comme tu peux le remarquer, je n’ai pas eu le temps de terminer mon p*tain de diplôme de reconnaissance étrangère donc je peux me gourer.
Lindsay finit par donner le sachet à Grace qui le rangea dans une de ses poches.
- Ca va arrondir ma fin de mois.
- Est-ce que tu sais si O’Donnell fait toujours ses patrouilles dans le quartier ?
- Ce vieux curé pervers ? Plus que jamais ! Il vient tous les dimanche après-midi nous emme*der avec l’Eglise et son Dieu à la c*n. Je crois même qu’il apprend le russe pour parler aux nouvelles. Faut le voir baragouiner en ruskof à des filles qui en ont rien à taper.
Grace repartit dans un rire sonore et Lin prit cela comme le signe qu’il était temps pour elle de partir. En poussant son caddie, son esprit essayait d’assimiler ce qu’elle avait obtenu. Pas grand’ chose en fin de compte, cela ne valait certainement pas les 200 grammes de marijuana dont elle s’était séparée. Cette Jane Doe devait habiter dans les environs mais ne faisait apparemment pas le tapin pour Rulchek. Peut-être s’était-elle aventurée un peu trop près de son territoire et qu’elle en avait payé le prix fort.
Lu... Et bah c'est toujours aussi bon, manque que la suite pour que ce soit meilleur ![]()
Bon. J'ai failli attendre.
ouep pis mon charme opère plus je pense
mais c'est toujours aussi bon à lire!!! (désolée pour le temps que j'ai mis à donner mes comm mais j'avais zappé qu'il y avait eu des chapitres depuis mon dernier passage
)
allez lâche pas gars! c'est du tout bon, ça se lit tout seul
un p'tit up en passant...
Arrêtez, il est mort. Soul l'a écrit!
encore dans le portrait toi??
Tu traînes toujours comme un spectre... ouahhhhhhhhhhh!!
mais t'auras rien... même pas un p'tit doigt!! ![]()
c'quoi c't'histoire de Congo encore??!!! nan mais!!
pis le pseudo est pas assez vieux en plus...
va falloir que tu me prouves que tu es bien lui...
et ça c'est pas simple si tu veux que je te crois!!
Comme c'est la grève en Angleterre, y'a pas moyen de trouver un p'tit moment pour nous pondre la suite?
C'est pas la grève malheureux. On a de la neige mais le directeur veut pas fermer l'école.
Donc la suite attendra pour l'instant. Je reviens doucement vers l'écriture donc tout n'est pas perdu.
Merci encore moicesmoi de reupper ce texte !
contente d'apprendre que tu remets en selle cette crapule de Batty, commençait à me manquer c't'enfoiré!!
je m'attache trop à tes personnages F, tu sais les rendre si attendrissants ![]()
alors c pour quand la suite?
chui sûre qu'elle est prête mais tu te laisses désirer encore!!! comme d'hab quoi!!
allezzzzzzzzzzz!!!
j'ai lu que la première partie pour l'instant, et j'apprécie, même si bon le détective dépressif à New-York qui va trouver l'enquête qui donnera finalement un sens à sa vie, c'est hyper commun.La première scène chez le psy pue le cliché à 10 000 mètres à la ronde, mais c'est très bien écrit, alors je lirais la suite dans la journée.y'a juste à un moment la répétition de "mais" qui m'a gavé, même si ça n'est pas grand chose.
J'ai lu les trois premiers chapitres et c'est franchement sympa, fluide et bien écrit. On finit par se délecter du côté clichesque de la chose.
Sinon, j'ai inventé un petit casting dans ma tête :
Ed Batty......Harvey Keitel
Costas......Brendan Gleeson
Barbie......Ben Affleck
La Collègue......Uma Thurman
Le psy....... Delroy Lindo
^^ voilà le casting de choc quoi ^^
Ah bah enfin!
J'ai lu et ça m'a l'air encore meilleur que les derniers trucs. Sauf un machin que je trouve vraiment moche:
"On lui indiqua finalement le premier étage et il finit par le trouver au premier étage. "
Bouh!
Sinon, y'a intérêt à avoir beaucoup de suites et très souvent. ![]()
Merci de vos comm' ! Le coté clichesque est comme toujours assumé dans toutes mes fics donc bon, ça ne me dérange pas plus que ça. La suite bientôt normalement.
))