On va dire qu´on a pas vu que j´ai mis trois mis pour poster un truc pas terrible, mais bon... voilà la suite avec " un peu" de retard! ( promis, je ne mettrais plus jamais autant de temps)
Chapitre 7 : Combat à Cocorico
Link fut le premier à reprendre ces esprits. Sans aucun commentaire ( qui se serait d’ailleurs révélé inutile), il fila vers la sortie du village Goron, enjambant les marches quatre à quatre, accompagné du bruit de son épée se cognant sur son bouclier, derrière son dos.
Le jeune adulte se retrouva dehors et vit tout de suite l’incendie : un gros nuage de fumée noire s’élevait au creux de la vallée, là où se trouvait Cocorico. Link sentait que le temps lui était comptait pour sauver des vies, car le trio semblait sans pitié… En effet, il ne faisait aucun doute quand à l’origine du feu : d’une manière ou d’une autre, le groupe d’Eliane avait du apprendre que Nabooru se trouvait au hameau et s’y était donc rendu. Peut-être même que c’était un piège pour l’attirer, lui aussi… Mais dans tous les cas, Link ne pouvait pas rester ici à ne rien faire. Il prit donc son ocarina dans sa poche et entonna le nocturne de l’ombre : ainsi, il arriverait plus vite sur les lieux.
Après avoir joué la mélancolique mélodie, il se sentit, comme toujours, enveloppé d’une multitude d’étoiles, et se sentit devenir léger, léger… Il ferma les yeux, et ne les rouvrit qu’au moment où il retrouva le sol sous ses pieds. Et fut immédiatement étonné par ce qu’il voyait.
Devant lui, les flammes se dessinaient au milieu des tombes, sur l’herbe, mais étrangement, le sol était toujours vert. Ce n’était qu’une sorte d’illusion : un piège, comme il le redoutait…
Mais comme d’accoutumé dans de pareilles situation où le temps lui était compté, Link ne pensa pas aux conséquences et fonça vers le centre du village, où devaient l’y attendre ses adversaires. Etrangement, il n’y avait personne, et aucun cri. Juste le bruit des flammes, qui semblait s’ajouter à l’habituel décor. Une fumée noire s’élevait du puit, pourtant toujours plein. Et devant le moulin, il y avait...
- Nabooru !
Link n’avait pu retenir un cri de désespoir. Nabooru, évanouie, était entourée des deux hommes. Eliane, elle, planait au-dessus d’eux, prouvant ainsi que ses pouvoirs ne se limitaient pas à survoler le sol de quelques centimètres. Elle fit un bond ( ou du moins cela y ressemblait-il) et atterrit, pieds au sol cette fois, juste devant Link. Contrairement à leur dernière rencontre, elle ne portait pas de turban cachant son visage, et notre héros fut frappé par la beauté mystérieuse de la magicienne. Ses cheveux, perlant sur ses épaules, étaient de couleur or, avec des reflets noirs qui scintillaient au soleil. Ses yeux noisettes s’accordaient à ses vêtements ocres, et Link y voyait une teinte de rouge, semblable à celle des Sheikas. Sa bouche, fine, formait un léger sourire sarcastique au moment où elle entama la conversation
- Eh bien, on peut dire que ça n’a pas été trop dur de t’attirer ici, héros du temps… Mais à la vue de notre dernier combat, ce n’est pas de la bêtise, plutôt de l’héroïsme… même si les deux sont grandement liés dans ton cas…
Link resta de marbre. Il savait bien que ce n’était pas futé de se jeter dans la gueule du loup, mais il n’aurait pu rester caché, sans tenter d’intervenir.
- Voyons si ton héroïsme est à la hauteur de ce que j’ai entendu dire ! Nous allons nous combattre ici… Si tu gagnes, je te rendrai cette femme… Dans le cas contraire... je déciderai de ton sort, jeune imprudent… Et maintenant, commençons !
Un cercle de flammes, bien réelles, celles-ci, se forma alors autour des deux adversaires. Korst et Yarth restèrent à leur place, soutenant toujours la chef Gerudo.
Instantanément, le combat commença. Link bondit en même temps que son adversaire. Son épée frappa une sorte de bouclier qui enveloppait la mage, et il sentit au même moment son sang se glacer.
- Evidemment, à présent que je sais ce dont tu es capable, je tiens à te montrer un peu de ma force… Ce bouclier est incassable, même le feu ne peut pas le traverser…
Et, comme pour appuyer son affirmation, Link vit la femme avancer vers la barrière de flammes qui les entourait. Elle y pénétra sans le moindre frisson. Puis, elle leva ses deux mains, et le flux enflamma sembla y être attiré… Link comprit, et au moment où Eliane abaissa ses mains vers son antagoniste, il plongea sur le côté, sentant une chaleur insoutenable le frôler de peu ; et même sans le toucher, sa tunique brûla sous la température. Décidément, il ne fallait pas prendre cette femme à la légère…
- Oh, je t’ai fais mal ? reprit la magicienne. Je suis vraiment désolée…
Elle semblait amusée par la situation. Apparemment, c’était plus un jeu qu’un combat.
Elle se concentra alors, et le sol sembla trembler un peu sous les pieds de Link. Sans pouvoir les bouger, il sentit ses pieds s’enfoncer lentement dans le sol, jusqu’au chevilles, et tentant vainement de se dégager, il tomba sur le sol, ses genoux se blessant au passage avec les cailloux. Il entendit Eliane lui lancer des sarcasmes.
- Oh, pauvre de toi… Ca fait mal ? Tu n’as encore rien vu…
Il sentit alors une main s’empoigner de son visage, et le relever lentement. Il se prit alors un coup de genou en pleine figure. La douleur était inconcevable, mais il n’avait rien de cassé : son adversaire maîtrisait non seulement la magie, mais elle était également une combattante à main nue expérimentée. Les flammes qui les entouraient disparurent, marquant la fin du combat qui s’était révélé désastreux pour notre héros.
- Et bien, on dirait que cet héroïsme se révélait être de la bêtise, n’est-ce pas ? Tu as de la chance, nous devons te garder vivant pour ouvrir le coffret, et ainsi activer le pouvoir du cristal… Entraîne-toi, tu arriveras peut-être à me toucher, la prochaine fois…
Elle le repoussa alors au sol, et se retourna afin de quitter le village, Korst et Yarth à ses côtés, traînant Nabooru.
Link ne pouvait plus retenir sa colère. Lentement, il reprit son épée qui était tombée avec lui quelques instants au paravent, et la prit entre la lame et le pommeau, à la manière d’un javelot. Puis, après avoir rapidement visé, il la lança avec force vers la magicienne.
En voyant la lame se rapprocher mortellement de son adversaire, Link était assez heureux – mais malgré tout honteux de cette attaque assez lâche. Mais plus l’épée se rapprochait, plus elle ralentissait, avant d’aller à la même vitesse qu’Eliane, au grand effroi de l’Hylien. La femme s’arrêta alors, et s’en même prendre la peine de se retourner, s’adressa à lui avec un petit ton ironique :
- Bien essayé, mais il en faudra un peu plus pour me surprendre… Voyons ce que tu vaux face à ta propre épée.
Lentement, elle fit demi-tour et empoigna l’arme, de la même manière que Link. Et, dans un brusque mouvement, l’envoyant à une effroyable vitesse vers notre héros, toujours pris au piège dans la terre. Au prix de ses incroyables réflexes, il parvint à éviter que l’épée ne l’atteigne au ventre – ce qui lui aurait été fatal. En revanche, il ressentit la lame d’acier passer au niveau de ses mollets, déjà légèrement blessé, puis le sang chaud s’en déverser. Sa tête commença à tourner, la violence du choc étant accentuée par la douleur de ses chevilles. Il ne vit que les quatre personnes, dont une toujours inanimée, sortir du village dont le feu magique avait disparu, puis s’écroula par terre, évanoui.