J´ai lu le premier post. Très bon, à part l´intro: Le principe du "ne me lisez pas" pour faire lire, ça a été utilisé des centaines de fois.
Pas de faute d´orthographe, et un style appréciable, je lirai la suite si j´ai le temps.
Bonne continuation.
Merci beaucoup. Je vous proposerai probablement le quatrième chapitre demain, où l´on retrouvera Lana Smith.
4
Ma copine blonde enfuit son visage dans ses mains. Je sais qu’elle pleure.
Quelques larmes dégoulinent entre ses doigts et tombent sur mon visage. Je les essuie du dos de ma main, consciente que j’abîme mon maquillage. Une longue larme noire s’étale de long de ma joue.
L’air qui m’enveloppe semble chargé d’électricité, ça picote dans le creux de mon ventre.
Qu’ais-je encore fais ?
Je me sens tellement sale. J’aimerai me sauver.
J’aimerai que quelqu’un me sauve…
Arrêt sur image.
Ce que vous voyez, c’est une chambre en désordre. Pour être franche, c’est un vrai foutoir glacial où les murs, ternes, semblaient autrefois blancs. La seule lumière qui filtre à travers la fenêtre vient des enseignes publicitaires des superettes miteuses et des phares des voitures qui circulent quelques étages plus bas.
Vous voyez une femme couchée sur un lit aux couleurs fanées, son regard perdu dans la contemplation de son reflet, dans le miroir accroché au plafond.
Si je vous donne ces détails, c’est parce que j’en ai rien à foutre.
Je peux vous détailler l’apparence des lieux, vous ne verrez pas la bonne chambre.
Je peux vous décrire ce que j’entends, vous n’entendrez pas les mêmes sons.
Je peux même vous parler de l’odeur de lubrifiant sur mes doigts, vous ne sentirez pas l’odeur décrite.
De toute façon je n’y tiens pas. Ca n’a pas d’importance, ça n’existe pas.
Tout ceci servirait à faire croire que je vis, et moi-même je n’en suis pas convaincue.
Gardez juste en tête que la voix que vous entendez n’est pas la mienne. C’est une idée de la voix que je dois avoir, une interprétation, peut-être même un idéal qui vous est personnel. Ce qui me rend plus familière pour vous.
Gardez à l’esprit que cette voix sera vos yeux, vos oreilles, votre nez et peut-être même plus.
N’oubliez pas que cette voix est pour vous une vieille amie intime, mais que ses paroles vous sont étrangères.
Pensez que la voix n’est qu’un relais. Que la vérité peut n’être que mensonges. Que la réalité n’est peut-être qu’un rêve.
Souvenez-vous que la voix est votre amie, ce qui lui permet de mieux vous mentir.
Je vous dirai que ce que je juge important. Ce qui, pour moi, existe.
Reprise du film
Je roule jusqu’au bord du lit et récupère quelques vêtements jetés par terre, sous le regard de ma copine blonde.
Un démon nommé illusion.
Comme le regard d’une déesse sans visage qui pèserait sur vous.
Ma meilleure ennemie, j’ai envie de l’appeler Blessure. Bless pour les intimes.
Il faut que je me sauve. J’ai besoin de changer d’air, je laisserai peut-être un mot pour Joshua.
Je m’habille, me parfume et rattrape les défauts de mon maquillage avant de sortir, silencieuse, de l’appartement.
Je me demande seulement si je reviendrai… Encore.
Je dévale les escaliers du vestibule sur quatre étages. Une fois dans le hall, je pousse la porte, et m’aventure dans la nuit.
Concentrez-vous.
L’air est frais, frais mais pas froid, une fraîcheur qui ne vous pique pas aux joues. Juste ce qu’il faut. L’odeur ambiante est en partie due au gaz des pots d’échappement, de la crasse sur les trottoirs, et des parfums salés de la friterie au coin de la rue. Je marche rapidement sur le trottoir, dans le claquement régulier de mes talons, chaque souffle accompagné d’un petit nuage de fumée.
Je traverse un carrefour. Les phares des voitures à ma gauche projettent une image allongée de moi sur le macadam. Le signal vert du passage piéton brille d’une beauté incroyable parmi les lumières orangées qui baignent les rues dans une atmosphère douce et intime que je prends soin de savourer. Les moteurs des voitures vrombissent, accompagnés des cris des klaxons au loin. Tous les éléments de cette bruyante symphonie urbaine se complètent avec harmonie, et quand j’entends une bande de jeunes glousser en face de moi, je ne peux que jouir d’en être la spectatrice privilégiée.
Concentrez-vous, je vous parle du monde parallèle.
Le monde invisible.
Celui qui, pour moi, existe avec tant d’intensité.
Celui dans lequel vous pouvez vous plonger avec plaisir, comme dans un bon bain chaud.
La présence d’un homme appuyé sur le rebord d’une fenêtre de l’immeuble du coin.
L’odeur familière qui vous absorbe lorsque vous entrez chez un ami
Le contact glacé d’une poignée de porte en hiver.
Le sifflement du vent à travers la fenêtre d’une voiture sur l’autoroute.
Un démon nommé Monde Invisible, sauf que lui je ne lui en veux pas d’exister.
Faudrait-il devenir aveugle pour prendre conscience de sa présence ?
J’aime ce monde parce qu’en plus d’être invisible, il est authentique.
Concentrez-vous, je vous en prie concentrez-vous.
Concentrez-vous et faites le apparaître dans chaque bouffée d’air, rendez-vous compte de sa présence lorsque vous entendez les feuilles frissonner pendant une nuit venteuse, contemplez-le lorsque vous passez à côté d’un snack la nuit et qu’un employé lave le carrelage dans une lumière crue, cette même lumière qui déverse sa pâle clarté dans la rue comme une deuxième lune.
Ce monde-la nous est cher même si il est gratuit.
N’attendez pas qu’il ait disparu que pour le regretter.
Je pousse la porte d’un bar. Je suis directement happée par une vague de chaleur parfum cigarette. Le barman me fait signe du menton en m’apercevant. Des lèvres, j’articule « Une bière » en levant un index. La musique qui passe à la radio m’est inconnue. Les rires gras, les tintements des verres sur les tables et le mélange des conversations sont la seule musique qui puisse m’emporter.
Je m’installe à une table près de la fenêtre et m’allume une cigarette. Je ferme les yeux un instant et me baigne dans l’atmosphère ambiante. Un vrai délice. Je n’ouvre les yeux que lorsque j’entends le tintement de mon verre sur la table. Le serveur me lance un clin d’œil en s’éloignant, je lui adresse un sourire et notre histoire s’arrête là.
L’horloge au dessus du bar (cerclée d’un néon passant du bleu au rose) indique 22 heures. Je me demande si Joshua a essayé de me contacter. Je farfouille dans mon sac et en sort mon téléphone. Un message reçu. J’hésite à le lire ou à le supprimer tout de suite. Mon pouce décide de l’ouvrir.
« Coucou ! Tu fais quelque chose ce soir ma chérie ? Sophie. »
Sophie est probablement mon amie la plus intime après Bless. Psychologue célibataire, Sophie est l’incarnation de la rebelle rangée. Si j’étais Louise elle serait Thelma, vous voyez le tableau ? Elle reçoit des patients auxquels elle s’amuse à attribuer des noms de célébrités selon leur cas. Elle me réserve toujours les meilleures anecdotes du jour en se fichant royalement du secret médical. Elle sait qu’elle peut me faire confiance, mais elle s’en tape. Elle passe la plupart de ses soirées à regarder des films loués à la vidéothèque du coin, avec les pop-corn bien sûr, sinon « ce serait pas top ! » comme elle le dit.
Si le nom Sophie devait avoir un synonyme, ce serait rigolade.
Pour ce qui est du physique, sa longue chevelure noire bouclée et son teint mât trahissent ses origines italiennes. Pour les formes, elle a toutes ses chances d’être élue Miss France.
Du pouce, je lui réponds : « Peut-être pas ce soir si tu veux seulement baiser. Par contre, je t’offre un verre. Ca t’intéresse ? »
Je pose mon téléphone sur la table et attends, j’ai le temps de boire deux gorgées de bière avant qu’il se mette à vibrer. J’enfonce l’index dans une oreille et décroche.
« Lana ? »
Tentant de me faire entendre malgré le vacarme, je réponds : Sophie ! Comment vas-tu ?
« Au top et toi ? »
Je lui mens en répondant que ça va bien, et me corrige très vite en ajoutant que j’ai besoin de ma psychologue préférée près de moi.
« Un petit coup de blues ? »
Je ne sais pas exactement. Et là j’ai envie d’ajouter, en souriant tristement : thérapie au Denom nomed.
« Tu veux peut-être venir chez moi ? On regardera quelque chose, ou alors je peux faire des crêpes, on peut même faire les deux, qu’est-ce que t’en dis ? »
Je dis : je sais pas trop, j’aimerai être avec toi, ça ne t’intéresse pas un verre ici ? C’est le bar à deux pâtés de chez toi…
Elle réfléchit un instant, puis répond : « Ok ça marche, j’arrive, c’est le Valve ? »
Oui, le Valve. A tout de suite !
J’ai à peine eu le temps de raccrocher que le téléphone vibre dans ma main. Appel entrant, numéro privé. Je l’éteints et le remets dans mon sac.
Bon allez
je ne suis pas un pro du com´ mais je vais faire de mon mieux ^^.
Sache que j´ai beaucoup aimé ton texte ! C´est un peu gore, vraiment dégueulasse et… c´est ce qui donne une dimension réelle à la chose. Tout cela est très réaliste ! Cette ambiance glauque, cette aura d´interdit que les persos brisent… Brr c´est génial.
De plus, je n´ai aucun reproche à formuler. Je n´ai vu aucune faute, pas d´incohérence. Ton style est très agréable à lire et très fluide. Bref, c´est parfait
Vivement la suite
Vico la Patate ![]()
Première partie du chapitre 5, la fin arrivera plus tard, peut être même dans la soirée.
5
Je me suis vite rendu compte que le meilleur moyen de réussir une bonne turlute, c’est de laisser son partenaire commencer.
C’est pareil pour les branlettes.
Il est un fait, c’est que la première fois, votre partenaire vous sucera à sa manière : cette manière qui pour lui est censée vous plaire.
Car pour lui ce serait le cas.
Soyez attentif à sa manière de faire, au moindre coup de langue sur le gland ou massage de testicules. Appliquez ça sur lui. Si par la suite vous avez du mal à le persuader que c’est votre première fois, prenez le comme un compliment, vous avez réussi.
La légende de la supériorité des gays sur la fellation ne tient qu’à ça. Personne ne vous sucera jamais mieux que votre clone.
J’ai beau trembler, j’ai beau avoir du mal à me contrôler, je suis encore capable de penser ça. Et on dit que je suis un type nerveux. J’aimerai que les gens qui me disent ça se retrouvent enfermés dans ma cathédrale intérieure qu’on appelle l’esprit. J’aimerai les entendre tambouriner sur les portes solidement verrouillées. J’aimerai qu’une fois relâchés, ils en gardent un profond traumatisme et me traitent de malade mental. J’aimerai qu’ils sachent ce que je pense.
Mais pour eux, ça donne clops-clops.
C’est ce que je me dis alors que ma tête est entre les cuisses de Jérôme, et que mon nez s’enfonce assez loin dans son ventre que pour sentir son sexe toucher ma glotte.
Je tiens. Une seconde, deux, tout en léchant. Puis je relâche et reprend mes courts mouvements de va et vient en essuyant la bave qui a coulé sur mon menton.
J’ouvre les paupières et roule des yeux pour apercevoir son visage. Je ne vois que de la peau derrière ses lunettes. Ca aussi je peux le prendre comme un compliment.
Il caresse mes cheveux. J’adore ça. Derrière moi, j’entends la voix de Madonna sur MTV.
Il me demande de monter sur le canapé à côté de lui, à quatre pattes. Je me déplace et reprends son sexe en bouche, les paupières closes. Je sens sa main glisser le long de mon dos, puis un doigt parcourt la raye de mes fesses, jusqu’à effleurer mon anus.
Mister Hyde-les couilles que je suis pense : ça y est presque !
Les yeux toujours fermés, Mister Hyde pense à la première fois où, sous une douche, il s’est inséré un doigt dans l’anus. Quand il s’est dit : c’est ça ! Et que, phalange après phalange, doigt après doigt, il a franchi un autre point de non-retour gravé à jamais sur les murs de sa cathédrale intérieure. Un des premiers réflexes de Mister Hyde fut de regarder ses trois doigts. Sans ni surprise ni dégoût, il remarqua tout de suite le dessous bruni de ses ongles qu’il prit soin de laver, avant de tout simplement décider de les couper.
Le gras de l’index de Jérôme frotte mon anus, puis pousse légèrement en remuant de gauche à droite.
J’entends un léger « clac », puis un contact froid et humide entre mes fesses.
Il dit : sans lubrifiant, tu ressentirai une légère brûlure. Si tu en sens quand même une, préviens moi. Ok ?
Avec son sexe dans ma bouche, je ne peux qu’approuver que d’un Mh-mh.
Et je sens son index me pénétrer. Doucement, avec soin de bien faire, d’éviter toute douleur.
La sensation brûlante est légère, mais je préfère l’ignorer.
Il enfonce son doigt de plus en plus loin, puis le retire. L’effet que je ressens alors me donne envie de dire : « Ferme la porte, y’a un courant d’air ! ». Et je ris, ave son pénis en bouche.
Son doigt retourne dans mon anus, et ce rituel dure encore deux minutes, avant que le majeur entre dans l’arène.
« Il faut que tu sois bien dilaté, sinon tu auras mal. »
Je sors son sexe de ma bouche et réponds : ça brûle un peu.
Il retire prudemment ses doigts, et tartine mon cul d’une deuxième couche de lubrifiant.
Je pose ma tête sur sa cuisse. Les sourcils froncés, la bouche entr’ouverte, je me demande si j’aime ça. Mais après tout ce n’est que ma première fois.
Bizarrement, Jérôme entend plus que clops-clops.
« Ca va ?
- Oui.
- T’es sur ?
- Oui oui. »
J’ai l’impression que je commence à m’y faire. Quelques secondes plus tard, Jérôme récupère ses doigts.
Hé ! Courant d’air !
« Tu veux faire ça comment ? »
Son pénis collé contre mon menton, les sourcils froncés, je dis : quoi ?
« Dans quelle position ? »
Ma timidité toute relative me pousse à jouer au ping-pong. Je dis : comme tu veux.
Retour de balle : non, comme toi tu veux.
Je tente le smash : ça m’est égal !
Il parvient à contrer le coup : moi aussi, je veux juste te faire plaisir.
Je décide de poser ma raquette et de laisser la balle rebondir hors des limites du jeu des timides. Je dis : en missionnaire alors ?
Il me répond que c’est probablement le meilleur choix. Il se lève en s’étirant et, sous son ventre, son sexe ressemble à un minuscule crochet de portemanteau. Il me demande de m’asseoir sur la table, celle où on buvait du coca une demi-heure plus tôt. Je monte dessus d’un petit bond pendant que Jérôme déchire l’emballage d’un préservatif. L’impression que j’ai, là, c’est de me trouver dans le cabinet d’un quelconque médecin généraliste.
Docteur Jérôme s’approche de moi et au lieu de me coller un stéthoscope glacé sur la poitrine, il attrape mes genoux et me fait basculer sur le dos.
« T’es un peu trop bas. »
C’est grave Docteur ? Il prend un coussin sur le canapé et m’aide à le placer sous mes fesses.
Mister Hyde a les joues brûlantes et tremble d’excitation. Jérôme pose mes genoux sur ses épaules, et je sens son petit sexe tout dur presser contre mon anus.
Sens unique. Aucun retour possible. Mister Hyde pense : ça y est !
La sensation est à la fois très proche et très différente que quand on utilise ses doigts. Pour vous donner une idée : c’est le genre de différence qu’il y a entre le Coca et le soda de supermarché. La vraie différence tient du fait que vous savez que l’un est meilleur que l’autre, et c’est suffisant.
J’ai dit « savez », pas « sentez ».
Se faire enculer, ce n’est jamais que vouloir ce que l’on sait meilleur sans même avoir essayé.
Tout ça n’est qu’affaire de réputation, de publicité.
La sodomie, ça existe depuis la nuit des temps. J’espère que ce n’est pas clops-clops que vous entendez.
Pour l’instant ça me fait plutôt mal, mais je suis patient et je me masque en souriant. Jérôme bouge assez lentement. De temps en temps, j’entends mes intestins se plaindre. Le même bruit que vous entendez lorsque les réactions chimiques de la digestion transforment les aliments en merde. Ca ressemble aussi à ce qu’on entend lorsqu’on piétine de la boue de ses bottes l’automne. Quand il a cessé de pleuvoir.
Face à ça, nous nous contentons de jouer aux sourds. Peut-être que ces bruits n’ont jamais existé.
Jérôme accélère, son gros ventre vient taper contre mes couilles, son petit sexe pénètre plus profondément en s’étirant au maximum.
Il me demande s’il ne me fait pas mal. Quand vous êtes amené à siffler entres vos dents en fronçant les sourcils, c’est difficile de faire croire le contraire.
Sssss…
« Pas comme ça s’il te plaît, un peu plus doucement. »
Je commence à avoir un peu froid, nu, les jambes en l’air sur la table du studio plongé dans l’obscurité (Jérôme a prit soin de fermer les persiennes avant que l’on joue). Les seuls bruits sont ceux de nos respirations, si on accepte l’hypothèse que les plaintes de mes entrailles ne sont que le fruit de mon imagination.
Je ne sais pas si je ressens ce que je dois ressentir et si j’aime ça.
Je ne sais pas pourquoi je suis incapable de m’arrêter de penser, est-ce que je ne pourrais pas tout simplement m’abandonner à ce que je suis en train de vivre ?
J’ai l’impression d’être un escargot effrayé qui se cache dans sa coquille
Ce n’est pas le genre de chose dont on pourrait discuter avec ce gars qui prend tous les jours le même bus que vous, ou le type à côté de vous aux pissoirs.
C’est le genre de moment où on est abandonné à soi-même, et souvent on se voit à la troisième personne.
A quoi penserai ma mère (ma prof, mon amie, n’importe qui) avec une bite dans le cul ?
A quoi pensaient ces femmes du film porno de mes cinq ans ?
Regardez-moi.
Voici mon secret.
Pouvez-vous toujours me regarder ?
Bizarrement, je pense à ce dessin animé, quand la bête interdit à Belle l’accès à l’aile Ouest. Cette partie si sombre du château où la bête vit seule. Je pense à ce secret que découvre Belle, caché sous une simple cloche de verre. Ce secret qui semble l’appeler, à la fois caché et visible.
Mes secrets sont gardés dans des boites transparentes. Maintenant que vous le savez, n’allez pas les voir.
Je repense à cette femme du film porno, nue derrière la vitre du téléviseur, qui vous fixe dans les yeux pendant qu’un homme enfonce un poing dans sa chatte.
Regardez-moi.
Voici mon secret.
Pitié, regardez-moi.
Je la regardais, mais savait-elle que l’œil sombre du cyclope mécanique qui la filmait pouvait aussi bien être un enfant de cinq ans ?
N’allez pas dans l’aile Ouest. N’allez pas regarder. Je vous en supplie.
Mais je ne veux rien regarder, n’ayez crainte.
Pitié, n’allez pas regarder. S’il vous plaît.
Pour qu’on s’intéresse à vous, vous révélez que vous avez des secrets. Pour qu’on regarde à travers la serrure, vous fermez des portes à clé. Parce qu’on fond, personne n’aime être abandonné à soi-même. C’est à ça que je pense alors qu’un pénis frappe contre ma prostate.
Lu le 4 et le début du 5...
C´est très bon, même si jen´apprécie pas forcément le choix dans la narration (le fait de prendre le lecteur à parti tout en le vouvoyant est assez étrange.)
Sinon:
"Les seuls bruits sont ceux de nos respirations"
Madonna a fini de crier ou les voisins ont éteint la télévision?
Si l´oeuvre devait se réduire à un simple reflet du monde observé, elle ne livrerait qu´une image confuse de la vérité.
www.erreursdefics.com
Vas te défouler la dessus, petit vaurien ! Tu n´as pas compris qu´un orage magnétique à chamboulé tous les circuits électriques de la ville ?
Merci d´avoir lu.
![]()
![]()
![]()
Up, en attente de la suite!
Waw, ça c´est un coup à m´envoyer à l´hosto.
La suite viendra après le 23 janvier, que mes examens seront terminés, thx pour le up.
Elle vient cette suite ? ![]()