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Liste des sujets

Des images dans une tasse de café

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
21 octobre 2007 à 21:18:40

Recueil de nouvelles: "Des images dans une tasse de café"
¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

Bienvenue à vous !
J´aime cet endroit, j´y passe un temps fou, et je suis heureux de vous y retrouver. Vous prendrez bien un café ? C´est moi qui offre.
Il fait plutôt gris aujourd’hui, le vent est froid. Ne trouvez-vous pas cela agréable de serrer une tasse de café chaud dans ses mains ? J’en frissonne à chaque fois. Surtout quand il fait triste dehors.
J’ai dit que j’aimais cet endroit parce que c’est ici que je viens toujours pour rêver un peu, avec une tasse de café chaud… J’aimerai vous le faire découvrir, et peut-être l’apprécier.
Alors buvez. Vous verrez, vous finirez par comprendre.
Vous ne voyez pas où je veux en venir ? J’ai l’habitude, ne vous en faites pas.
Buvez.
Ne voyez-vous pas une image apparaître au fond de votre tasse ?
Après cela, je vous offrirai peut-être un autre café.

Corps vulnérable et mortel
¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

C’est l’histoire d’un échec comme on en voit tous les jours.
C’est l’histoire si commune d’un homme devenu vulnérable, d’un mortel ayant perdu son job, d’un père de famille décidant de garder son problème pour lui, empruntant l’ancienne route du boulot comme jadis, ne sachant trop où aller.
Les premiers jours, il les passe assis au fond d’un bus. La tête appuyée contre une vitre froide à travers laquelle il observe des milliers de vies se mélanger comme dans un kaléidoscope.
Des enfants que la main protectrice de leur mère emmène à travers les rues hostiles d’un monde que leur innocence leur cache.
Des amoureux enlacés, tête contre tête, croyants vaincre de tous les obstacles en s’aimant. Ignorants qu’ils les retrouveront quand cette drogue les aura abandonnés.
Des hommes en costume marchants au milieu de la foule. Un téléphone à l’oreille. Le regard fixé sur un rêve. Aveugles au monde invisible qui les entoure, qui remplit leurs poumons. Un monde qui étouffe derrière les panneaux d’affichages ou dans l’odeur des pots d’échappements…
C’est en se reconnaissant dans ces étrangers qu’il fait le point sur sa vie. La culpabilité le ronge, ce goût de métal en bouche, ce goût de sang ruisselant d’une blessure secrète. Qu’allait-il dire à sa petite famille si parfaite ?
Les jours suivants, il commence à s’aventurer dans des endroits plus sombres. Au détour des rues autrefois si colorées, des ruelles tristes semblent l’appeler. Il rentre à la maison tard le soir, crasseux et empestant l’alcool. Quand il se couche, il ferme les yeux et rêve de dormir, mais des doigts le montrent, des sourires le narguent, des ricanements grinçants le percent comme des flèches. Il se retourne, frissonne, et ne trouve pas le sommeil.
A la maison, personne ne dit rien. Sa femme lave ses vêtements sans un mot. La présence si chaleureuse de son mari n’est plus qu’un courant d’air froid qui lui glace les os. Elle s’inquiète, mais reste muette. Elle continue à croire qu’elle est heureuse.
Les gosses se renferment de plus en plus dans leur petit univers pour se convaincre que papa va bien. Papa est comme d’habitude.
La famille va bien.
Plus les jours passent, plus il multiplie les expériences. Il rentre avec des bleus et des blessures au visage, sa chemise maculée de sang.
Et il a ce petit sourire aux lèvres, plein de joie morbide.
Pour la première fois de sa vie, il se sent vivre. Il comprend ce que c’est que d’être un homme. Il prend conscience de ce dont il est capable. Il peut courir pendant des heures pour sa vie, il peut se battre pour posséder, il peut baiser d’autres femmes pour le plaisir, il peut les baiser même si pleurent et l’implorent.
Il peut tuer pour le plaisir.
Il réalise que sa vie n’est qu’une perte de temps. Les études ? Ah ! Quelle blague ! Les règles de conduite, les bonnes manières, le confort, les factures, le nouvel an et tout le reste. Tout ce qui lui tenait à cœur pendant tellement longtemps… Tout ça, c’était que des conneries.
Et puis un jour il se dit qu’il a tout essayé, et qu’il lui reste son ultime pouvoir. La preuve de son libre arbitre. La preuve que le destin n’est pas écrit. La preuve que tout est entre ses mains.
Le pouvoir de mettre fin à sa propre vie, prétendu résultat d’une volonté divine.
Il va envoyer Dieu se faire foutre.
Une balle dans la tête ?
Trop rapide.
Il veut lutter avec la mort, la voir en face, se voir mourir…
La pendaison se présente comme le meilleur choix.

Marcel-Proust
Marcel-Proust
Niveau 9
21 octobre 2007 à 21:25:34

Par moment j´ai vraiment eu du mal à comprendre où tu voulais en venir, mais en même temps il y a des passages absolument excellents.
Je pense plus spécialement à la description des gens au début que j´ai adoré car c´est à la fois vrai et bien écrit.
Cependant, il y a des endroits qui manquent franchement de clarté, ou alors c´est moi qui est fatigué...

Negatum
Negatum
Niveau 10
21 octobre 2007 à 21:27:03

Je lis vite et caymonchoix :noel:

c´est pas mal, j´ai bien aimé, c´est rapide, court, jouissif, exactement comme une nouvelle de ce genre devrait être. Y a juste quelques problémes, avec un style qui peine un peu à demarrer, et qui est ralenti par les sauts de lignes, à mon avis trop nombreuses.
Ah oui, peut-être que tu es assez inégal dans tes précisions: Tu détailles assez beaucoup certains passages, et tu ne dis presque rien sur d´autre (la premiére fois qu´il trope, la premiére fois qu´il tue, par exemple).
Mais sinon, bah, c´est bien, j´attend les autres, j´aime bien l´idée de courtes nouvelles.

Et sinon, ça va?

Marcel-Proust
Marcel-Proust
Niveau 9
21 octobre 2007 à 21:30:32

Je plussois Negatum, je pense que ce qui m´a destabilisé c´est les descriptions inégales. La fin mériterait vraiment d´être plus longue.

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
21 octobre 2007 à 21:38:55

C´est drôle. Deux commentaires alors que je n´en ai même pas clairement demandé. Certains risquent de pleurer.

Je vais très bien. Je prépare un long texte (un vrai roman ?) sur des sujets aussi exotiques que répugnants, j´espère ne pas le rater... On verra ça bientôt.

Je profite de cette occasion pour préciser sur quel topic vous vous trouvez : je crée donc ici un recueil de nouvelles (cafés ?) qui sont en fait des illustrations de photos. Je ne vous montrerai pas encore les photos maintenant, mais chaque nouvelle est (sera) écrite en partant de la fin.

Merci pour vos commentaires en tout cas, j´en prends note ! :ok:

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
23 octobre 2007 à 20:37:28

Je vous propose un autre café tout chaud.

Floatting Dream
¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

Il existe une maladie capable de vous anéantir aussi efficacement qu’un cancer. Ses symptômes sont comme son évolution, propres à chacun.
Vous pouvez l’attraper partout. En faisant la file dans un supermarché. En lisant un livre. En roulant en voiture, ou en vélo.
Ou en attendant le bus.
Cette maladie peut vous changer à jamais, vous empêcher de sourire, vous plonger dans une profonde psychose, ou tout simplement vous tuer.
Ne vous en faîtes pas, vous ne risquez rien puisque vous l’avez déjà.
Je l’ai aussi, je la sens, comme une crampe qui me brûle de l’intérieur. Je l’entends aussi, elle me parle.
Vous pouvez facilement la reconnaître sur moi.
Dans ma tête, j’ai des voix qui me proposent le suicide comme une alternative aussi séduisante que les aspirateurs sur télé-achat.
La bouche souriante de monsieur télé-achat dit : finis les problèmes.
Et je pourrais bondir sur le téléphone et mettre fin à mes soucis.
L’aspirateur est là pour vous. Le suicide est là pour vous.
J’ai un téléphone, mais pas de révolver.
La bouche souriante de monsieur télé-achat dit : appelez dès maintenant et recevez un bonus.
Et je ne peux me sentir que plus malheureux, je ne peux pas me flinguer. Je peux seulement respirer, manger et dormir.
Certains n’ont même pas droit à ça.
Il cesse de pleuvoir, un bus arrive. Je me lève, mauvais bus. Je me rassieds, seul au milieu des autres personnes attendant le bus, et avec monsieur télé-achat qui me présente d’autres produits.
J’ai attrapé cette maladie, d’autres ont été plus malins. Ils ont comblés leurs temps libres avec des travaux, des distractions, ou un téléphone portable.
Le seul vaccin existant est de ne jamais être seul.
J’emmerde la femme à côté de moi, l’attention absorbée dans une conversation téléphonique qu’on aurait du mal a qualifiée de « privée ».
J’emmerde ce jeune devant qui n’a trouvé d’autres parades contre la maladie que de monter le volume de sa musique au maximum.
On ne peut pas vaincre ce cancer, mais seulement l’endormir.
Vous pouvez même le transmettre inconsciemment en l’endormant.
Il suffit d’être les acteurs irritants de la vie d’un autre malade. Bousculez-le, soyez désagréable, irrespectueux, stéréotypé ou simplement con.
Trouvez-vous un rôle et soyez mauvais acteur.
Soyez la blonde à la mèche enroulée autour de l’index et aux factures téléphoniques exorbitantes.
Soyez la racaille qui n’a rien à dire mais le dit fort.
Soyez le playboy arrogant.
Le vieux raciste grippe-sou.
Le connard du font de la classe.
Le gothique dont seuls les vêtements sont noirs.
Oubliez le mot Individu.
Soyez l’icône d’une identité gâchée. Il vous méprisera, mais vous serez gagnant.
Votre cancer s’endormira, le sien sera chauffé à blanc, vous pourrez vous estimer guéris, petits veinards, maintenant vous pourrez sourire, maintenant vous pourrez rire.
Concentrez-vous sur votre rôle, n’en sortez jamais, soyez les acteurs de ma vie amère.
Je serai votre guérisseur, je vous aurais soulagé sans même le vouloir, comme je l’ai toujours fait.
Vous pourriez même m’appelez Jésus.
Je porterai tous vos péchés et vous ne vous en serrez même pas aperçu. Vous me tuerez, mais vous m’aimerez. Et je ressusciterai, immortel.
Amen.
Je me lève, mais pas pour mon prendre mon bus. La femme au téléphone me regarde distraitement. Je marche vers le milieu de la rue tachetée de flaques d’eau. Je m’arrête. J’écarte les bras et me laisse tomber en arrière.
Ma tête heurte lourdement le sol.
L’explosion qui retentit dans mon crâne couvre la voix de monsieur télé-achat.
Je suis mort. Je veux mourir.
Derrière moi, la femme au téléphone se couvre la bouche des mains, le jeune à la musique retire ses oreillettes.
Je ferme les yeux.
Ils se précipitent vers moi. J’entends les freins d’une voiture qui hurlent. Ma tête roule, mon visage s’incline.
J’ouvre les yeux.
Je vois un arbre qui semble me contempler, je vois le reflet d’un ciel étrangement bleu dans les flaques d’eau.
Des mains me touchent et me demandent si je vais bien.
Est-ce que je me sens mieux ?
Je ne sais pas, mais pour l’instant, le monde que je vois ne m’a jamais semblé aussi beau.

Marcel-Proust
Marcel-Proust
Niveau 9
23 octobre 2007 à 21:06:24

C´est pas mal malgré quelques maladresses. La description des personnages aurait pu être sympa mais malheureusement on tombe dans les gros clichés. Heureusement que la fin rattrape le tout ! J´ai senti que tu l´as beaucoup plus travaillé que le reste... Nan vraiment ça j´ai adoré :-d
J´ai bien aimé le début aussi... même si à cause de lui je m´attendais pendant tout le texte à une chute... selon moi t´aurais dû nommer cette maladie à un moment ou à un autre parce que j´avoue n´être pas certain d´avoir vraiment compris ce que c´était... à moi que ça soit tout bêtement le suicide. Mais alors pourquoi est-ce qu´on l´aurait déjà ?
Enfin bref, j"ai trouvé l´ensemble sympathique, et je lirais volontier une troisième nouvellle de ce recueil ^^

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
23 octobre 2007 à 21:23:27

Merci, aucune partie du texte n´est plus travaillée que l´autre, il y a eu deux trois retouches, mais sans plus.

Ce texte m´est sorti des tripes, et j´aimerai le considérer comme un texte au sens implicite, comme une graine qui doit germer chez chacun, être propre à chacun, comme la maladie finalement. Mais si je devais mettre un nom sur comment j´interprête cette maladie c´est Marginalité, ou une crise qui nous fait sentir différent et seul. Ce sentiment de voir les autres former une norme composée de stéréotypes. Transmettre le cancer, c´est persécuter quelqu´un de marginal, pour se sentir encore plus dans la norme grâce à notre victime. Tu comprends ?

Monsieur télé-achat peut représenter une voix qui vous incite à troquer votre identité contre tout ce qui vous mettra dans le coup. La femme au téléphone et le jeune à la musique sont aussi deux stéréotypes, l´action du "héro" les faits changer sur le moment, l´une se couvre le bouche, l´autre débouche ses oreilles.

J´espère ne pas avoir à parler plus du sens de ce texte, vu que paradoxalement, j´aurai voulu le garder totalement implicite.

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
26 octobre 2007 à 20:20:26

Tout petit upage pas vraiment utile, avec juste la promesse d´autres cafés dans la semaine.

Marcel-Proust
Marcel-Proust
Niveau 9
26 octobre 2007 à 20:33:23

Ah ouaaiiiis ! Je comprends beaucoup mieux du coup !
Donc les clichés sont pas gênants en fait :)

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
31 octobre 2007 à 23:35:41

Un troisième ? Pour la route ? J´offre.

Obsession
¯¯¯¯¯¯¯¯¯
J’allume une cigarette.
Ma copine vient à peine de partir et c’est la première chose que je fais.
Des fois je me dis que fumer, c’est pour moi comme pour respirer : si on y pense pas, on le fait inconsciemment.
Prenez conscience que vous respirez. Maintenant, vous allez vous sentir obliger de vous contrôlez : inspirer, expirer, recommencer… Jusqu’à ce que votre organisme prenne le relais sans votre aide.
Maintenant, retenez-vous, empêchez vos poumons d’aspirer l’air dont ils ont besoins. Vous ne tiendrez pas. Craquez, inspirez de grandes bouffées d’oxygènes. Savourez-les. Vous en avez besoin et c’est gratuit.
Je souffle un nuage de fumée et je le regarde se dissiper.
La noyade doit être la plus horribles des morts.
Je m’effondre dans le canapé (encore chaud, on y devine sans problème les formes de ma copine) et allume la télévision.
Il est presque minuit, mon studio est plongé dans le noir. La seule lumière vient de l’écran de la télé et des brèves rayures jaunâtres des phares des voitures qui filtrent à travers les persiennes. Je ne suis vêtu que de mon pantalon, de ma montre, et d’une cigarette entre mes lèvres.
Rien de ce qui passe à la télé ne m’intéresse. Je zappe. Je zappe. J’arrête.
Je me traîne jusqu’à mon ordinateur, m’assied sur la chaise en bois inconfortable, et me connecte sur Internet. Je pose ma cigarette dans un cendrier et boit le fond d’un verre de coca tiède.
La première chose que je fais sur le net, c’est consulter les derniers commentaires laissés sur mon blog.
Je tire une bouffée sur ma clope avec délice. Même si je me dis que je devrais arrêter.
J’ai déjà essayé auparavant, je me suis même informé pour obtenir de l’aide. Le message général que j’ai retenu, c’est qu’arrêter de fumer développe d’autres dépendances.
Vous aurez toujours besoin d’avoir quelque chose en bouche, même un cure-dent.
Vous aurez du mal à vous empêcher de grignoter.
Ou de boire, ou de remuer.
Au final, qu’est ce que j’y gagnerai ? Quelques années de plus à vivre frustré ? Non, merci. Sans façon.
J’écrase ma cigarette dans le cendrier.
Je baille et m’étire, je fais craquer mes doigts un à un. Je mets un peu de musique, doucement, pour combler le vide sonore qui règne en maître dans mon studio. Je passe devant le frigo et prends une canette, puis je retourne devant mon ordinateur. Aucun commentaire n’est vraiment intéressant sur mon blog, mais je suis content d’en avoir reçu deux nouveaux.
J’ai envie d’une autre cigarette, avant d’aller dormir… Je glisse mes doigts dans mon paquet, ils touchent les bords, le fonds, et ne trouvent rien.
Merde. Je voulais juste une dernière clope. Je me lève et me précipite à la fenêtre. J’écarte deux lattes des persiennes. Même le café du coin est fermé. Je m’écroule sur mon siège en râlant. Je surfe sur le net en essayant de ne pas penser à la cigarette.
Retenez votre souffle, craquez. Votre organisme prendra le relais.
Je tapote nerveusement la table du bout des doigts, les pages web défilent sans que j’y prête vraiment attention. Mon dos me chatouille. Je m’enfonce sur mon siège pour me gratter contre le dossier.
Quelque chose craque, je sens une vive douleur.
Je bondis de ma chaise et regarde le dossier. Rien. Il est intact. Mais j’ai mal au milieu du dos. Je tords mon bras pour essayer de trouver une éventuelle plaie et tâte du bout des doigts.
C’est à ce moment que quelqu’un attrape ma main.
Je ne peux me retenir de hurler de surprise et de douleur. Je me débat, tourne sur moi-même et envoie de violent coups de poing dans le vide, cherchant à frapper l’inconnu qui sert ma main de plus en plus fort.
J’ai beau tourner, il n’y a personne derrière moi. Je dois ressembler à un chien qui veut attraper sa queue.
La douleur commence à naître dans mon bras, je prends conscience qu’une pression à peine plus forte pourrait suffire à déboîter mon épaule. Je sais mon poignet avec ma main libre et tire. Ma main est libérée, mais la douleur dans mon dos reste insupportable. Je me précipite dans la salle de bain pour constater les dégâts. J’allume la lumière, mes mains sont intactes. Je me retourne et me tord le cou pour voir mon dos dans le miroir. Je ne peux pas croire ce que je découvre.
Au milieu de mon dos, une main s’agite, se tortille dans tous les sens et cherche à attraper tout ce qui est à sa portée.
Je suis pris de convulsions, et je n’ai pas le temps d’atteindre les toilettes pour y vomir.
Je perds l’équilibre et tombe par terre, un bras dans ma gerbe. Je sanglote. Est-ce un rêve ? Je veux me réveiller ! J’ai mal !
Je me traîne jusqu’au canapé du living, je reste assis par terre, les genoux contre ma poitrine, encadrés par mes bras. J’enfuis ma tête dans mes bras et essaye de me convaincre que je rêve, ce n’est pas réel. Ca ne peut pas l’être, même si j’ai mal.
Je veux me réveiller.
Je veux m’endormir
Pour me réveiller.
Je tremble, pleure, j’aimerai une cigarette.

J’ouvre les yeux. Le soleil déverse une lumière blafarde dans mon studio. J’inspire, j’expire, je recommence. L’envie de clope est forte. J’étouffe. Je devrai arrêter. Même si s’empêcher de fumer développe d’autres dépendances.
J’ai passé la nuit assis par terre, et quand j’essaye de me redresser, j’abandonne et me replie sur moi-même, anéanti.
Des dizaines de mains et des centaines de doigts s’agitent dans mon dos.

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
01 novembre 2007 à 18:40:07

Deuxième café : pas mal, mais sans doute pas assez développé. On a l´impression que tu vas nous amener vers quelque chose de plus grand, de plus profond. On est un peu déçu par la fin.
Sur la forme c´est pas mal aussi, un peu maladroit parfois mais agréable à lire.

Troisième café : j´ai bien aimé, sans savoir vraiment pourquoi^^. L´élément surnaturel est bien amené mais la fin va sans doute un peu vite, surtout par rapport au début qui est vraiment plus posé et développé. Mais aussi très agréable à lire.

=)

Negatum
Negatum
Niveau 10
01 novembre 2007 à 18:58:37

Deuxiéme café, tiens.

Pas mal, au début, j´ai cru (et meme à la premiere lecture, j´ai du relire pour bien suivre le message) que c´était encore un machin neo-romantique à base nihiliste (mwahaha je suis misathrope, et le suicide, c´est le bien, le monde, c´est le mal), mais la fin me surprend agréablement. Aprés, y a un bon style, dans le fond, un petit coté "machiavelique" que j´aime bien, même si c´est pas le premier texte dans le genre (ca doit être ton style, ma foi, car je crois me rappeler que le premier café avait cette caractéristique too). L´analogie avec seigneur Jézouss´ est soit trop rapide, soit mcompréhensible, soit je suis trop con, car j´aurais préféré un truc plus devellopé que le simple "Amen" qui fait assez classique. Aprés, dans l´ensemble, tu n´as pas tort, c´est à peu prés les sentiments que je ressens quand je vais en France, et quand j´observe nos chers citadins.

je lirais le troisiéme un de ces jours :-)

Marcel-Proust
Marcel-Proust
Niveau 9
01 novembre 2007 à 19:19:37

Le troisième café est mon préféré ! Il est vraiment très agréable à lire et même si au début je le trouvais un peu longuet, finalement ça allait.

Amir_
Amir_
Niveau 9
01 novembre 2007 à 19:37:31

J´ai juste lu le troisième, j´adore ^^ T´as une bonne manière de traiter de la dépendance du type, mais j´ai trouvé la fin un peu bâclée par contre ^^

"J´allume une cigarette" C´est simple et bien fait, et ca s´écarte pas du sujet, un vrai p´tit plaisir. C´tout lol ^^

Negatum
Negatum
Niveau 10
03 novembre 2007 à 20:52:11

Beaucoup aimé aussi, presque rien à dire. Parfois, quelques mots m´ont surpris dans leurs utilisations, telles que "gerbe" qi n´a dans le style abslment rien à faire là. :-) Et aussi, peut-être que l´élément fantastique est trop présent, j´aurais aimé qu´on voie que cette main est iréelle, imaginaire (car je pense que cette main, personne d´autre que lui ne la voie, mais j´aimerais que ça soit plus appuyé ^^). Mais à part ça, nickel, j´ai pas trouvé la fin trop courte, bien au contraire, ça permet de brusquer de lecteur par une chute "en abîme" ou tout s´acceletre brutalement par l´effet de la panique ^^ Et c´est vrai que rajouter plus aurait tout gaté. Trés effrayant, quand on y pense ^^

Merchi msieur, une autre ! :hap:

(la clope, c´est maaaaal...)

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
03 novembre 2007 à 22:14:46

T´as oublié le "sinon ça va" :-)

J´ai lu tout ça. Parfois inégales, ça change même de rythme assez rapidement, et y´a quelques maladresses.

Sinon le troisième, j´vois pas le rapport entre la cigarette et les mains... enfin bon.
_____________
Si l´oeuvre devait se réduire à un simple reflet du monde observé, elle ne livrerait qu´une image confuse de la vérité.

Negatum
Negatum
Niveau 10
03 novembre 2007 à 22:26:20

Ca va, ca va, hein, sale rustre, va :o))

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
04 novembre 2007 à 11:45:20

Rapport entre cigarette et mains ? Aucun.
Les mains peuvent représenter un désir, une tentation.

Merci d´avoir lu :) Je vous en proposerai probablement un quatrième aujourd´hui ou demain.

Marcel-Proust
Marcel-Proust
Niveau 9
04 novembre 2007 à 12:46:01

Il y a quand même un petit rapport, non ?
On fume avec ses mains normalement...

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