Une série de nouvelles se déroulant dans un univers bien précis de fantasy. Un petit événement va changé le déroulement de sa trame principal, et va modifié le monde comme jamais. Une histoire où l´effet papillon règne.
Ce n’était pas une simple montagne. C’était plus qu’un pic, un roc, plus qu’un sommet couvert de glace. On aurait dit un titan de pierre qu’un dieu aurait lui-même placé là, pour pouvoir regarder, du haut des cieux où il habitait, sa création tout en se sentant supérieur.
La cime n’était en rien comparable aux autres cimes. Elle n’était que roche fissurée et bigarrée de vert et de jaune, d’herbe et de sable en été, ou d’un manteau blanc immaculé, en hiver. Il demeurait là, au milieu de tout, au milieu du vent, au milieu de guerres, au milieu du monde. Un mât de pierre dans une forêt de folie, soigneusement entouré des poteaux d’autres frégates invisibles et dures, formant une mer de pointes rocheuses où nul ne pouvait se tenir. Encore aujourd’hui, on pouvait apercevoir les peaux décomposées et les os nettoyés par l’œuvre de la nature des créatures volantes qui avaient voulus s’y reposer.
Le ciel était d’un bleu uni, comme il ne doit jamais l’être en cette période de l’année, dans cette région du monde, comme jamais il n’aurait dû l’être, simplement.
Debout sur la plateforme rocheuse, un homme demeurait, le regard perdu dans l’horizon, le visage abandonné au vent. Cet être droit, à la carrure insignifiante, aux membres étiques, cette personne à la peau étonnamment mate et pourtant aux cheveux étonnamment blonds, cet humain donc, qui allait bientôt rencontrer son destin. Aujourd’hui était le dernier jour de sa vie, la dernière fois où sa cape rouge déchiquetée flotterait au vent, où sa protection métallique au cœur lui pèserait, où ses vêtements déchirés et disparates lui vaudraient le surnom de « mendiant ». Il allait connaître le fugace instant où la vie s’échapperait de ses yeux bleus, pour ne laisser que deux pupilles grises dilatées.
Il se retourna, guidé par son instinct, et salua la vieille connaissance qui venait d’apparaître derrière lui.
- Bonjour, Abanfir.
Vêtu d’un costume de voyage noir, légèrement dissimulée sous son manteau à capuchon rabattu sur son visage, Abanfir ne lui répondit pas immédiatement, s’avança pour se mettre à portée de voix. Une fois fait, il dévoila son visage exsangue, aux traits cireux mais anguleux, tout en gardant cette grâce de visage qui semblait le rendre indifférent au monde qui l’entourait.
Ils se regardèrent quelques instants, puis le blond dit :
- Adepte des apparitions mystérieuses, comme toujours ?
Un frêle sourire naquit au coin des lèvres de l’interloqué, qui ne releva pas.
- J’imagine que tu sais pourquoi je suis venu ? Tu l’as forcément entendu toi aussi ?
La voix d’Abanfir semblait étrangement distante, empreinte d’une énergie qui ne lui ressemblait pas.
- Je ne suis pas comme toi, expliqua le blond, je ne suis pas à l’affût du moindre signe du destin qui pourrait me révéler la suite de ma vie.
Les paroles étaient sèches, cinglantes, comme elles ne les avaient jamais été entre ces deux hommes.
- Peut-être devrais-tu. Lança Abanfir en s’avançant d’un pas traînant vers le bord de la falaise. Il y a environ deux ans, j’ai reçu un signe, un signal. Il me disait de me rendre à un endroit particulier. Un endroit vide, perdu au milieu des plaines. Sais-tu ce que j’y ai trouvé ?
Il se retourna, ses cheveux sombres dantesques agités par un souffle qui s’affaiblissait.
- Rien. Rien du tout. J’ai été appelé par le destin, pour rien.
Le blond tenta de ses grands yeux expressifs de pénétrer l’esprit de son interlocuteur. Il chercha la moindre lueur représentative du désarroi qui avait pu le prendre. Mais il se heurta à l’indéfectible muraille de sa détermination.
- J’ai cherché la réponse à mon tourment, et j’ai eu une révélation. Cet événement avait un but. Ce qui aurait pu se passer là aurait pu changer mon destin, changer le monde comme nous le connaissons. Comprends-tu ? Comme si… le battement d’aile d’un papillon à Habrina Senaro… pouvait provoquer une tornade aux Danaroth. Une si petite chose.
Le blond croisa les bras sur son torse, se permit un léger sourire moqueur.
- Alors pour toi, cet incident n’est rien que le signe dont tu avais besoin pour commencer ta chasse ?
Un tressautement de folie saisit Abanfir, au moment où il lançait :
- Ce qui commence dans le sang… doit finir… dans le sang.
Il se reprit, et dit, de la manière la plus simple au monde, sans le moindre tact :
- Je dois d’abord te tuer. Il existe peu de personnes au monde qui sont capables d’égaler mon pouvoir, et il serait malvenu pour mon plan qu’une de ces personnes m’enfoncent une épée d’un semi-quintal dans le dos.
Le blond perdit un peu de sa contenance, réalisant qu’il avait déjà vécu cette situation, il y a quinze ans, à la différence près que les places n’étaient pas les mêmes.
- Qu’il en soit ainsi. Conclut le blond.
- Tu ne vas pas te défendre ?
- Je pourrais. Alors, comme notre première rencontre, nous nous battrons, les lames virevoltante, d’un tueur de démons à un chasseur de dragons, appelant à nous tout le pouvoir, toute la fierté, que nous avons tirés de nos proies. A l’exception près qu’il n’y aura personne pour m’empêcher de te tuer.
- Tu as gagné il y a quinze ans, mais aujourd’hui tu n’as aucune chance.
- Je sais. Mais, à cette même époque, tu m’as sauvé la vie. Tu ne fais rien de plus que venir la reprendre. Termina-t-il, plantant son regard dans celui d’Abanfir.
Celui-ci demeura impassible et ne fit qu’un geste : il leva le poing, et le tint horizontalement dressé entre son ancien ami et lui. Obéissant instantanément à son ordre mental, les pierres tranchantes qui reposaient sur le sommet où ils se tenaient se dressèrent, s’élevèrent à hauteur de taille.
Et puis, Abanfir détendit les doigts.
Le blond regarda son assassin dans les yeux un moment, percé dans une dizaine de points sur l’abdomen.
- Je m’attendais… à quel… quelque cho-ose… de plus… spectaculaires. Parvint-il à articuler en crachant du sang.
- Le meilleur est toujours pour la fin.
Une fissure à ses pieds s’élargit.
Autrefois, la montagne dominait la marée de pointes rocheuses, le sommet comme une ultime plateforme avant d’accéder aux cieux. Maintenant, il ne s’agit plus que d’une autre piques, plus grandes que les autres, dans cette forêt de folie.
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Si l´oeuvre devait se réduire à un simple reflet du monde observé, elle ne livrerait qu´une image confuse de la vérité.
Z´ai lu
Au niveau du style, c´est pas mal, bien écrit, et tout et tout. J´aurais juste une petite remarque à faire, c´est que les descriptions sont assez inégale: Tu fais une demi-page sur une montagne, mais tu décrit à peine Abanfir, par exemple, alors que c´est quand même LE personnage principal.
Quand j´y repenses, si c´est juste une nouvelle, et pas nue intro, j´aurais préféré nudevellopement un peu plus important, car, si une nouvelle peu avir des liens avec d´autre, l´idéal est quelle puisse avoir un interet qu´on ouisse la prendre indépendament des autres. UN poil trop mystérieux, certainement, et trop court. Mais, à l´exception de ce mauvais dosage, je n´ai rien à dire, les descritpions sont bien amenés (ça m´a rappelés la maniére dont je procédais l´année derniére, dans le pelerinage des immortels.), les dialogues sont pas mal, quelques fautes d´orthographe, principalement des accords, mais j´ai la flemme de relever, et sinon... bah, c´est bien.
J´attend la suite donc!
Et sinon, ça va?
Hmm... L´impression que mon commentaire est pas passé.
J´trouve ça maîtrisé, donc les fautes d´orthographe que je relève me font pas vomir mon dernier repas.
Mais, c´est pas c´que j´lis l´plus souvent.
Mais, j´aime bien.
Le début m´a rappelé la tirade du nez ( puisqu´on en parlait il n´y a pas si longtemps... ). Le mot pic y est trop associé sans doute ![]()
Sinon j´aime pas trop ta manière de faire de l´emphase au début, tes répétitions voulues... Ca fait broderie, on dirait que tu t´emportes, que tu fais de grands effets de manche, et on a l´impression de te voir gesticuler devant un spectateur au regard plat.
Tout ce que je vois c´est une montagne et un type, et on voit pas ce qu´ils ont d´aussi génial, ce type et cette montagne. On comprend pas pourquoi tu leur attaches tant d´importance.
Du coup ca fait broderie. Quelque chose manque, qui fait que ton début sonne faux. Si ca se trouve il manque juste une phrase au début, qui réharmoniserait l´ensemble.
Aussi, sans doute, t´utilises trop souvent dans un trop court passage le même effet pour décorer ta description. C´est ptet pour ca que j´aime pas. C´est la même technique de bout en bout. Ca lasse!
Too: interloquer: Mettre brusquement quelqu´un dans l´embarras, voire dans l´impossibilité de parler, par un élément de surprise.
Ton type n´est dans rien de tout ca; je veux bien me faire corriger, mais je crois que c´est plutôt intéressé, non?
Un truc chiant, la moitié de tes répliques sont suivies par une petite phrase descriptive... sa voix, ses paroles, ses cheveux "sombres dantesques"... Bon, faudrait calmer un peu, mieux les insérer.
Sinon le dialogue est sympatoche, avec effets de suspens, de mystère, très américain... Bon, ca plait.
J´aime bien le "foret de folie".
De plus, pour une nouvelle, ca ressemble trop à un premier chapitre. En soi, ca n´a aucun intéret. Roman ou recueil, Faut choisir!
Voili. ![]()
Lu les commentaires
Merci bien pour toutes ces remarques, pour l´interloquer, faudrait que je relise le passage concerné, j´arrangerai ça donc et j´en prendrai compte pour la suite
Le fameux "nouvelles" au lieu de "fic" est malheureusement ce qui convient le mieux, à moins qu´un terme de la langue française situé entre les deux m´aie échappé. Il s´agit surtout d´une suite semblable aux pièces d´un puzzle: tout seul c´est quelque chose mais ça sert à rien, ensemble ça forme un tout plutôt étonnant. Ce qui caractérise justement les pièces, ce sont certains éléments particuliers. (que vous trouverez tout seul, parce que voilà
).
D´ailleurs, une autre pièce:
L’ombre est immuable. C’est un fait. Tout comme le fait qu’il y aura toujours des gens pour y dissimuler leurs intentions. L’unique chose qui change, c’est les personnes.
Camouflé dans la nuit, ne faisant plus corps qu’avec elle, Goedfroid avançait d’un pas feutré de bête qui sait que sa place dans la chaîne alimentaire ne dépend que de sa discrétion. C’était donc dans une obscurité semi complète qu’il se mouvait, la frêle clarté de la lune l’éclairant l’espace d’un instant, moment crucial où son esprit aiguisé devait mémoriser un maximum d’informations : la place des gardes, le dénivelé du terrain, les petits objets qui pouvaient trahir sa furtivité. Tout ça pour accomplir sa mission, dont la première étape était de pénétrer dans la tour.
Dressée sur un terrain rocailleux, elle patientait, gardé par des hommes en armure de mailles et de plaques, dardant sa prétention et son hautaineté sur le furtif envoyé de l’ombre, l’invitant presque à pénétrer derrière ses murs.
C’était la première fois pour Goedfroid. Sa première mission. Et jamais il ne se serait attendu à ça. Jamais il n’aurait pensé que son propre corps, qu’il jugeait lui-même si faible et amoindri par son horrible passé, sa propre chair chétive pourrait surmonté les obstacles physiques, sans se trahir, sans éveiller la méfiance naturelle des gardes contre l’ombre, cette ennemie toujours prête à vous assaillir.
Et en juste retour des choses, c’était son mental qui flanchait. Son esprit que nulle lame n’aurait su briser, que nul roc n’aurait pu écraser, ce bloc de pensées incassable flanchait. Car dans cette même ombre qu’il pensait être son allié, ses plus mauvais souvenirs refaisaient surfaces, accélérant son rythme cardiaque, alourdissant son souffle. Ces réminiscences seraient sans doute ce qui le perdrait s’il ne les calmait pas.
Car ainsi est fait l’homme : ce n’est qu’au cœur des ténèbres, au centre de ce qui envahi son cœur, qu’il désire la lumière, dans laquelle il évolue pourtant, tout naturellement. Un être privé du délice de cette illumination ne peut connaître que l’échec dans tout ce qu’il entreprend.
Non. Goedfroid savait que cela ne pouvait se terminer ainsi. La défaite n’était pas envisageable. Il n’avait que la réussite. Et comme ultime alternative, l’apanage des siens : la mort.
Dissimulé sous le manteau d’ombre nocturne, que les poignards étoilés ne pouvaient transpercer, ou l’épée lunaire déchirer, il réfléchissait à la suite des événements. Si pénétrer dans l’imposant domaine enclosé avait été d’une facilité déroutante, entrer dans cette tour solidement gardée et sans fenêtre serait plus problématique. Mais Dieu lui avait fait un don qui, pour lui, était aussi puissant qu’une lame : l’espoir. Et en ce moment même, il espérait deux choses : que ses gants de cuirs lui assureraient la prise dont il avait besoin, et qu’aucun des humains en dessous n’aurait l’idée de regarder le flanc de la tour.
Ses appuis n’étaient pas très nombreux, et on ne lui avait jamais enseigné l’art de l’escalade, donc, il ne fallait pas s’étonner de ses dérapages qui projetaient des particules de poussières et de roches dans les airs, et de ses jurons muets qu’il lançait contre lui-même.
Finalement, arrivé au terme de son ascension, il jeta un regard par-dessus la muraille, et se hissa sur le sommet de son objectif. Il s’avança d’un pas lourd, fatigué par son effort, et se jeta par l’étroit trou utilisé usuellement pour se projeter vers les astres, la science des planètes apportant peut-être sa contribution dans la résolution des mystères de la vie, que le magicien de cette tour tentait désespérément de définir, dans sa cruelle vanité.
Se réceptionnant avec une grâce dénuée de volonté, Goedfroid lança un regard de ses grands yeux clairs pour chacune des directions, avant de sortir sa lame dans un chuintement inaudible. Son poignard enduit de poisons en main, il s’approcha de la porte entrouverte, et se glissa par l’ouverture.
Il tourna rapidement sur lui-même, s’assurant que personne ne l’attendait armes au poing, et aperçut un homme à l’autre bout de la vaste salle plus longue que large, et principalement occupée par une grande table, où une série d’armes s’étalaient, dans leur froide nudité. La lumière des étoiles passa les fenêtres, et illumina l’espace d’un instant le visage de l’homme, caché derrière un imposant masque d’or où deux rubis tenaient lieux d’yeux. Goedfroid sut directement qu’il venait de trouver sa cible : Maldas, le magicien.
Il s’avança, laissant sa longue robe noire et bleue danser à chacun de ses mouvements. Sa voix, déformée par le métal s’éleva :
- Je t’attendais, Goedfroid Main de l’Ombre.
L’invectivé ne répondit pas, jeta des regards sur les côtés.
- Je sais pourquoi tu es ici. On t’a envoyé me tuer. Mais il faut que je te parle.
Avec un cri de bête féroce, l’assassin bondit en avant, déchira l’air d’un coup d’épée meurtrier.
Il y eut une détonation, qui le désarma, suivie d’un éclair bleu qui l’envoya valser sur le sol de marbre.
Le magicien s’avança vers lui, et le mit sur le dos du bout du pied, afin de s’assurer qu’il l’écoutait.
- Le temps presse, Goedfroid. Les fils se tissent, l’encre et le sang coulent. Beaucoup de choses vont se passer : la montagne édentée était, la main de l’ombre est, la soif du pouvoir sera.
Goedfroid tenta de se relever, en vain, et finit par dire, de sa voix fluette qu’il détestait :
- Qu’est-ce que vous voulez dire ?
- C’est le futur. Il existe de nombreuses créatures capables de manipuler la magie, mais seulement trois humains excellent dans cet art : nous avons tous unis nos pouvoirs pour voir qu’une terrible chose se prépare. L’avenir du monde repose en partie sur tes épaules. Je dois te mettre en garde.
Le magicien se pencha un peu plus sur celui qui était venu l’assassiner.
- Trois personnes : Abanfir, Goedfroid et Cédric. Trois trames qui s’entremêlent. Ton destin est déjà tracé, je le vois. Renonces-y, ou tu périras.
Goedfroid se débattit encore, mais ses muscles paralysés refusèrent de lui obéir.
- Vous n’avez pas à me dire ce que je dois faire !
- Tu ne comprends pas. Le mal qui te ronge te poussera à ta perte, si tu y succombes. Et ceux que tu aimes mourront aussi !
L’assassin cessa de s’agiter, comme si ces paroles pouvaient l’atteindre.
- Si je suis faible, ceux que j’aime mourront ?
- Oui, très certainement.
- Alors je dois trouver le pouvoir nécessaire pour lutter…
Le mage pensa un instant que cette parole démontrait clairement qu’il avait réussi à faire comprendre à l’assassin la tâche dont il devait s’acquitter pour éviter de créer le noir futur que Maldas avait entraperçu.
Puis il cessa un moment de penser. Puis il ressentit la souffrance. L’ombre avait frappé.
Brusquement propulsé au sol par la dizaines d’armes de toutes sortes qui venaient de se planter en lui, le magicien releva la tête pour apercevoir Goedfroid qui se relevait et soulevait par la seule force de sa pensée une nouvelle ligne d’épées.
- Seulement trois humains excellent dans cet art ? Laisse-moi rétablir le nombre initial.
Un peu moins travaillée que ce que j´aurais voulu, mais la suite rattrapera sans doute. ![]()
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Si l´oeuvre devait se réduire à un simple reflet du monde observé, elle ne livrerait qu´une image confuse de la vérité.
Up, j´vous dit.
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Si l´oeuvre devait se réduire à un simple reflet du monde observé, elle ne livrerait qu´une image confuse de la vérité.
Oyoyoyoyo...
Autant je n´approuvai pas à 100% les paroles d´Amir sur la broderie du premier texte (aprés tout c´est un style, et je l´ai déja utilisé), autant là, c´est du calvaire. Limite c´est du Dragon Ball stylistique, tellement c´est baroque...
Tu use et abuse du présent de vérité général pour dire des trucs pas spécialement intelligent (ou alors mal présenté), et qui sont plutot mal venu de la part d´un omniscient in facto neutre. Ca, ça peut encore passer si jamais on est pendant l´apothéose du texte, durant un combat final entre les deux membres antagonistes. Là, en y a un type qui passe par une fenetre. Mawarf, je dis.
De même pour les métaphores et pour le style en général, qui est trés exubérant, et qui manque certainement un peu d´"humbilité" (ca va, tout le monde peut oublier coment ça se dit
). Je dis pas que c´est pas ton cas, mais il me fait un peu penser à du Angel, ça veut dire, qui consiste à parler d´un manteau d´ombre quan dil fait tout noir, ou , acessoirement de "cheveux dantesques" quand c´est un chevlu
.Peut-être la remarque d´Amir a attiré mon attention sur ces détails, mais c´est vrai qu´à la longue, ça devient lourd, et j´ai du me forcer pour finir. ![]()
Sinon? Ben, c´est pas mal, ca reste trés mystérieux, j´aimerais bien un peu de clarification, pour que ça ressemble soit plus à un roman (avec un poil d´exposition de temps en temps) soit à des nouvelles (avec autre choses que des paroles prophtiques sur un ton sombre prononcé par un beau ténébreux en armure noire
). La mise en scéne est trés inspiré des mangas seinen, à la SDK, ou ,dans une moindre mesure, à Death Note, et ça, c´est plus un bon point, vu que j´aime ce style. ![]()
Bon point pour les dialogues aussi: Bien qu´inégaux dans leur qualités, ( le trés classique "je t´attendias" ) ils sont classe, sans bavure, et bourré de repartie comme on aime dans de la bonn fantasy ("Seulement trois humains excellent dans cet art ? Laisse-moi rétablir le nombre initial." Niiiiice)
Sinon, ben, j´espére que tu va baisser un peu dans l´exubérant, et que tu va commencer à clarifier un peu tout ça, car pour l´instant, a me donne pas super envie de lire la suite
. Je la lirais tout de même, histoire de voir... ![]()
Ok, merci de la lecture (même si je pige pas le "mise en scène inspiré des mangas" en fait
) . Pour le côté démonstratif, je suis pas sûr de tout comprendre non plus, mais j´essaierai encore de réduire ça. Bref, merci de la lecture en espérant te retrouver à la suite
.
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Si l´oeuvre devait se réduire à un simple reflet du monde observé, elle ne livrerait qu´une image confuse de la vérité.
hello
alors je viens de lire les deux chapitre (a cette heure tardive) et voila en gros mon avis
le style est bon ( quoi qu un peu exuberant) utiliser des mots compliqué n améliore pas forcément la qualité d un texte mais en pmeme temps cela peut etre un style a part entiere
le scénario est assez obscure en ce début d histoire et la base semble assez tengeante mais je ne peux qu imaginer une suite de scénario de bonne qualité et je me réjouis de lire la suite du scénario qui me semble etre sans doute prometteur.
sinon niveau fautes d orthographe, je n ai rien repéré de bien mechant mise a part des accords ( et étant moi meme pas un surdoué de l ortho, je ne peux que m abstenir de commentaires)
bonne continuation ![]()
Merci pour la lecture. Pour l´histoire, ça commencera à s´éclaircir dans deux trois passages, j´imagine, le prochain n´apportant pas vraiment d´informations précises.
Et le style... Ben j´ai jamais vraiment eu l´impression d´utiliser des mots compliqués
Enfin bref, merci de la lecture, je ferai ce que je peux pour m´améliorer.
Bon ben, sinon, la suite:
Et puis la souffrance… Lancinante, comme toujours, avivant chaque parcelle de l’être, emprisonnée dans le bras droit. Combien de fois l’avait-il sentie, sillonnant ses veines à la manière d’un vaisseau, combien de fois avait-il rêvé de s’ouvrir le bras pour la laisser sortir ? Mais il savait qu’il n’en aurait jamais le courage. Tout simplement à cause de cette maxime qu’il se ressassait sempiternellement : « La souffrance est puissance. ». Et c’était ce pouvoir, plus que la lourde armure d’argent qu’il portait constamment, qui le maintenait en vie.
Aujourd’hui était différent. Chacune de ses respirations amplifiée par le métal semblait plus sifflante qu’à l’accoutumée. Son corps était courbé, rongé par le temps et le poids de sa protection, tandis que son esprit était ouvert, vif, son acuité développée par le casque. Ses terres grouillaient d’une vie sans nom, des créatures qui se massaient en une immense armée. Au dehors de sa colossale citadelle, l’écurie accueillait un mustang puissant, heureux de retrouver son foyer après son interminable voyage. S’enfonçant mentalement dans les entrailles de son château, le seigneur découvrit son cavalier, se déplaçant avec sa grâce et son agilité propre. Mais quand une voix l’invectiva, il s’arrêta avec une soudaineté qui ne lui ressemblait pas.
- Goedfroid !
Avant qu’il n’ait pu réagir, une femme sortit de l’ombre et l’enlaça, plongeant son visage dans sa cascade de cheveux noirs et bouclés.
L’esprit du seigneur se rétracta devant cette vision… Que ce fut simplement Elven qui l’effrayait ou ses dons d’elfe noire qui le repoussait, il se sentit traverser les murs et les pièces pour revenir à son corps, toujours assis sur son trône finement ouvragé.
Il se leva, avança sur le tapis pourpre encadré des lourdes colonnes de marbre, jusqu’au balcon face à son siège, surplombant son royaume, et s’appuya sur le rebord, plongé dans ses pensées. Goedfroid était revenu, finalement. La Main de l’Ombre, comme il se surnommait lui-même, son nouvel assassin, sa nouvelle marionnette. Celui qui, il y a bien longtemps, lui avait valu cette cuisante blessure qui ravivait sa soif de pouvoir. Pour protéger cet être, il avait dû faire de douloureux choix. Que ce fût le premier jour, lors de son duel contre Abanfir qu’il avait finalement terrassé, ou les tristes événements d’il y a trois ans, chaque bataille l’avait affaibli, grignotant à la manière des vers les derniers lambeaux du cadavre de son esprit.
Trois ans déjà… Il se souvenait… Son grand projet et son échec, son équipe de soldats émérites qu’il avait éduqués lui-même, dont Goedfroid et Elven, et la terrible trahison...
Au final, elle était tout à fait prévisible. Il la sentait qui trépignait au fond de la traîtresse qui l’avait accomplie, depuis des années, depuis le jour de la venue de Goedfroid. Sans doute étaient-ce les circonstances de la venue de l’homme et la mort d’Abanfir qui expliquait ce brusque changement dans sa personnalité.
Et puis ce jour était arrivé : elle les avait tous tués. Chacun de ses guerriers, chaque soldat qui devait participer à son grand projet, abattu dans les pires souffrances au nom de la vengeance. Mais arrivé à Goedfroid, elle s’était arrêtée. Elle n’avait pas voulu le tuer. Et pourquoi ?
Parce que ce bâtard avait engrossé Elven, la sœur de la meurtrière.
Mais finalement, dans sa colère, il avait tout arrangé. Il avait tué la traîtresse, fait perdre son enfant à Elven, obligé Goedfroid à assassiner les généraux de sa propre armée, afin de s’assurer le pouvoir.
La lourde porte de la salle pivota sur ses gonds, laissa pénétrer Goedfroid. Il jeta un coup d’œil circulaire à la pièce, puis se tourna vers son maître. Après une grossière courbette, il dit :
- Mission accomplie, maître.
- Bien, tu peux disposer. Je te ferai appeler lorsque j’aurai déterminé ta prochaine mission.
L’humain jeta un regard sur la porte, les yeux chargés de remords, puis il leva la main. Les deux lourds battants de pierre pivotèrent, condamnant la sortie.
Un léger rire secoua le seigneur.
« On arrête de jouer alors ? »
Pour toute réponse, Goedfroid tira son épée, soigneusement callée dans son dos.
Son adversaire ne fit aucun geste.
« Allons, Goedfroid, tu ne penses pas vraiment pouvoir remporter un duel contre moi ?
- Vous avez été un bon maître, mais il est temps d’en finir. Je ne m’appelle plus Goedfroid, je ne suis plus votre marionnette. »
En parlant, il avait continué à avancer, jusqu’à se trouver à deux mètres de son seigneur.
« Bien sûr, je comprends. Le second rôle ne t’intéresse plus.
- Ce n’est pas une question de rôle.
- C’est un jeu de rôle, tu peux choisir d’incarner qui tu veux. Tu peux continuer à être Goedfroid Main de l’Ombre, ou devenir… »
Le premier nom de son assassin. Celui qu’il avait tenté d’étouffer, en le droguant ou en le formant. Celui qui avait résisté à la poudre à canon dans la nourriture ou à la vue des soldats qu’ils auraient dû être.
« …Jack l’éventreur, l’incarnation du pire.
- Il n’y a pas de choix à faire. Ce choix, vous l’avez fait pour moi. Je suis l’instrument de votre chute, pas de mon avènement. »
Le ton de l’assassin était posé, déterminé. Il savait ce qu’il avait à faire, et le ferait.
La lame cingla l’air, vif comme un serpent, et s’abattit où se tenait le seigneur un instant auparavant. Goedfroid se retourna, et tira de sa main gauche sa dague. L’acier enduit de poisons s’envola, quittant la paume de son maître en direction du dos de son ennemi.
Le roi des lieux connaissait parfaitement les techniques que son assassin utilisait pour se battre, et il savait également quel genre d’arme pouvait les contrer. Il s’était préparé depuis de nombreuses années à la possibilité de la rébellion de son agent. Sa seule erreur, toutefois, avait été de ne pas garder cette arme sur lui.
Il pivota sur lui-même et détourna le projectile d’une manchette. Il plongea ensuite sa main derrière son trône, d’où il tira une lourde hache aiguisée.
D’un cri de rage commun, ils se jetèrent les uns vers les autres, acier en avant. Le choc projeta l’assassin en arrière, d’une constitution plus malingre. Il se réceptionna gracieusement et revint à la charge, d’une merveilleuse balestra. Son ennemi détourna l’estocade d’un coup sur l’acier, avant de faire un pas de côté, laissant Goedfroid le dépasser, emporté par l’élan de son bond. Le fer de la hache déchira le vide vers le dos du rebelle, le prenant au dépourvu.
L’épée intercepta l’assaut, d’un geste assuré et parfaitement maîtrisé. A genoux, l’échine courbée vers son seigneur, Goedfroid venait de parer un assaut des plus puissants qui aurait pu mettre fin à cette bataille.
L’humain tourna sur lui-même, se dégageant, et une lueur dans sa main gauche érafla le gantelet métallique de son maître. Il fit quelques pas en arrière, laissant à sa cible le soin d’examiner la fumée qui s’échappait de son armure rongée par le poison de sa dague ramassée.
« Mais, dis-moi, tu as les armes plus belles que ce que je pensais.
- Je vous surpasse en de nombreux domaines, et pas seulement qu’en escrime. »
Le seigneur ne releva pas cette critique. Son élève était beaucoup plus doué que ce qu’il pensait, en effet. Mais, pousser la botte ne suffisait pas toujours à gagner.
Il repartit à l’assaut : il assena des deux mains un coup de taille dévastateur. Goedfroid, d’une détente, se projeta en arrière avant de ricocher contre le mur et de revenir à l’attaque.
Un assaut aérien. Goedfroid s’évertuait à utiliser son style d’acrobate, quoiqu’il lui en coûte.
Le seigneur attendit l’ultime instant pour s’écarter de la trajectoire de son homme de main. Celui-ci percuta le sol, roula sur lui-même et se releva, à temps pour parer un coup de taille qui l’aurait décapité.
Le seigneur enchaîna une série de battements, la prise de Goedfroid sur son épée s’effritant à chaque assaut. Au prix d’un ultime revers, il finit par le désarmer, et d’une puissante manchette, il le mit à terre.
Il leva sa hache et l’abattit, en direction de la tête, réjoui par l’expression apeurée de son ancien élève.
Il y eut un éclair, suivi d’un son sourd, et le maître fut projeté en arrière, sa hache brisée. Sa lourde armure le maintint un moment sur le sol, avant qu’il ne puisse se relever. Il jeta un regard à son apprenti, debout au milieu de la salle.
« Comme je le disais, je vous surpasse en de nombreux domaines. Comme quoi Maldas n’était pas si inutile que ça… »
Le seigneur comprit : en tuant le magicien, Goedfroid s’était emparé de son potentiel magique.
Le maître le regarda attentivement, et le vît faire apparaître un éclair bleuté dans sa paume gauche.
« C’était écrit : vous deviez mourir par ma main. Alors mourrez ! »
L’éclair fusa vers le roi en armure, et le frappa de plein fouet. Pendant un instant, la décharge courut sur le corps, puissante et impitoyable, puis elle s’arrêta, laissant sa cible intacte.
Goedfroid parut interloqué, ses yeux s’écarquillèrent de surprise.
« Comme je le disais également, ce n’est pas en surprenant son ennemi que l’on gagne. »
Puis l’éclair réapparut, et frappa l’apprenti au ventre. Le choc fut si violent que l’humain fut projeté à travers toute la pièce, passa sur le balcon et percuta la rambarde de pierre, la brisant.
Il bascula dans le vide mais se rattrapa in extremis, du bout des doigts, des centaines de mètres de vide le séparant du sol. Le seigneur s’avança, dans sa lourde armure d’argent, et le toisa.
« Nos routes se séparent aujourd’hui…. Goedfroid » Ajouta-t-il en écrasant les doigts de son élève.
Celui-ci ferma les yeux, résistant à la souffrance. C’était la fin… Il avait échoué.
Puis une voix retentit, dans la salle du trône, claire mais déterminée.
« Seigneur. »
Il se retourna, juste à temps pour voir le sabre d’argent d’Elven s’avancer vers, et la pointe entrer dans son casque.
La lourde armure bascula en arrière, par-dessus Goedfroid, se disloquant dans le vide.
Aujourd´hui, cours de novlangue
Ok, merci de la lecture
On sent tout de suite une infâme haine envers moi, mais sachez que votre colére et votre rascisme latent ne me pousseront pas à bout. La preuve, je ne vous aime pas non plus.
![]()
(même si je pige pas le "mise en scène inspiré des mangas" en fait
)>> <C´est pourtant simple, votre stupidité sans bornes n´a d´égal que votre profonde incompétence. Quand je dis ça, c´est tout simplement que les personnages, leur physique, leur maniére de parler, me fait penser à certains manga (notamment Death Note, ou alors SDK, qui échangent des paroles philosophiques tout en donnant aussi des coups de sabres.). Les combats aussi, qui dans la fantasy classique sont lent, lourd, puissant, sont içi composé de boules de feu et d´agilité surprenante, ce qui me fait encore une fois penser aux mangas.
Pour le côté démonstratif, je suis pas sûr de tout comprendre non plus, mais j´essaierai encore de réduire ça. >> Promesse stupide que vous ne tiendrez de toute façon pas. <Le style démonstratif et exubérant, nous vous l´avons déja expliqué, mais vos sophisme se détournent de cette voix pour ne pas choque vos discours dogmatiques. (Ben, j´crois jamais avoir parlé de démonstratif
)
Bref, merci de la lecture en espérant te retrouver à la suite >> VOus vous répétez, seigneur. Je ne répondrai plus à vos messages, dsormais.
Private joke powwaaaaaa ![]()
tien la suite!
je vais lire tout ça ce soir et je te ferai un ptit commentaire ![]()
Negatum
Je nie tout en bloc, excepté le fait que dans une certaine mesure, Exubérant est un synonyme de démonstratif (et de prolixe et d´expansif
)
Lu
Dans l´ensemble, j´aime ! Le vocabulaire est recherché, mais parfois inutile.
La première partie m´a pas spécialement accrochée. Par moments mon esprit vagabondait ailleurs et revenait au bout de quelques phrases. Donc j´ai dû relire quelquefois des passages. Le scénario est toujours autant obscure. Trois chapitres, trois meurtres dont les raisons sont plutôt sombres. La deuxième partie du texte m´a déjà plus plu. Le combat m´a vraiment pris, je l´ai trouvé bien détaillé, et donc assez accrocheur. Mon esprit est resté dedans à peu près à partir de ce moment là.
J´attend la suite. ![]()
Merci beaucoup de ta lecture. La suite arrivera demain ou après-demain, ça dépend. ![]()
Et voila, messieurs dames, la prochaine partie, où les noms à couchés dehors se mêlent avec les plus classiques de la littérature
Courir, pour vivre. Cette ultime obsession, cette soif de survie qui le poussait, à travers les branches qui lui fouettaient le visage, les ronces qui lui lacéraient les braies, le sang et les larmes qui coulaient…
Sa souffrance montait, de ses jambes dont le rythme s’accélérait encore, de son cœur, qui voulait jaillir de sa cage de côtes.
Il s’effondra, de tout son long, sur la terre humide de rosée, la minuscule pierre qu’il serrait entre ses doigts moites dégageant une lueur orange. Il leva les yeux, avant que deux bras puissants ne le relèvent, et qu’un troisième lui maintienne la tête en arrière, par les cheveux.
« Voleur ! » Lui cria une voix aiguë et légèrement résonnante.
Il se libéra de la prise qui lui maintenait le regard vers le ciel, et regarda attentivement les trois personnes autour de lui.
Des centaures.
« Voleur ! » Répéta un d’eux, de sexe féminin, dont de nombreuses feuilles d’êtres couvraient le torse et les formes généreuses.
Elle pointa son épieu qu’elle serrait étroitement vers le cœur de l’humain captif. Le plus grand le souleva sans difficulté, et le projeta vers un arbre. Les branches de celui-ci s’affaissèrent, le saisirent par les quatre membres et le plaquèrent contre son tronc. Le troisième des gardiens de la forêt, dont le bas du corps rappelait plus un cervidé qu’un cheval, impression renforcée par les bois moussus garnissant son front, plaqua sa lourde main aux longs doigts terreux contre la gorge du voleur, et lui siffla :
« Rends-nous la pierre, bandit. »
Celui ne répondit pas, mais garda son trésor fermement serré contre lui. Il fit un geste de la tête pour dégager un regard noir adressé à l’assemblée de ses cheveux blonds et pailleux.
« Comment as-tu fait pour t’en emparer ? J’imagine que tu savais que celui qui la prendrait du sanctuaire serait marqué dans les pires souffrances. Alors, un complice crédule t’a donc aidé ?
- Non ! » S’écria l’humain, le cœur battant. « Libérez-moi !
- Nous allons le faire. Mais d’abord, la pierre.
- Je ne peux pas. J’en ai… besoin.
- Idiot ! Tu sais certainement que la pierre ne peut pas être passée sans l’accord du propriétaire, mais nous pouvons faire en sorte que tu souhaites nous la donner ! »
Illustrant cette phrase, la centaure fit un bond en avant et planta son épieu dans l’épaule gauche de l’humain ; sa voix jaillit de sa gorge, subitement moins assurée et plus enfantine.
Il sentit les liens qui le maintenaient contre l’arbre se défaire, son corps chavirer et tomber. Face contre terre, respirant la nature dans les feuilles mortes qui couvraient le sol, il sentit l’épieu s’arracher de sa plaie, et, au prix d’un effort considérable, il releva la tête pour apercevoir deux bottes ouvragées avancer, tourner sur elles-mêmes, et entendre le bruit sourd du bois qui percute la chair.
« Fa…Fadalaan ? » Murmura la voix incrédule du chef des centaures.
Incapable de se redresser plus, l’humain n’aperçut pas le visage en sueur de son sauveur, encore pâle de son crime commis une dizaine de minutes plus tôt.
« Seigneur… vous osez défendre ce bandit ?
- Il appartient à moi seul de décider qui est bandit dans cette forêt, et qui ne l’est pas. » Répondit la voix claire, mais tremblante du messie. « Je peux vous certifier que Cédric ici présent ne l’est pas. Il n’a pas dérobé la pierre maudite d’Isa. C’est moi qui l’aie fait, comme en atteste ceci. »
Cédric entendit un cri de stupéfaction s’élever, comme Fadalaan venait de dévoiler sa main brûlée, à vif, et pourtant étonnamment noircie, comme déjà gangrenée.
« Mais… seigneur… pourquoi… ?
- Je suis seul juge dans ma forêt. Je suis seul capable de livrer justice, et punition. Je suis donc le seul ici qui ne doit présenter aucun justificatif pour mes actes. Laissez-nous, et entendez l’appel de la forêt. »
Dans un premier temps, les trois centaures ne réagirent pas, perplexes, puis s’en furent, la gardienne en dernière, sa chevelure comme du lierre se fondant dans les arbres alentours.
Fadalaan se pencha sur Cédric, et le tourna sur le dos.
« Tu vas bien ?
- Oui » Répondit-il en se levant, tremblant et cachant sa blessure. « Ce n’est rien, nous devons nous dépêcher. »
Il campa son regard dans celui de son sauveur, cet elfe de haute taille aux traits anguleux, à la chevelure d’un blond qui s’assombrissait aux pointes, aux yeux d’un bleu d’une nuance violette, rappelant le myosotis, et à la main désormais noire.
« Est-ce qu’elle… » Commença Cédric en la désignant.
« Ne t’en fais pas pour ça, concentre-toi sur ta mission. »
« Maître, nous avons la pierre. Nous sommes en route pour la cité. »
Merlin ne répondit pas à l’appel télépathique de son apprenti. Son esprit était trop occupé pour ça : plongé dans ce qui devait être la millième incantation de la journée, il s’assurait de protéger la grande porte contre le feu. Après tout, on ne savait jamais.
Une fois le sortilège lancé, il ne prit même pas la peine de se reposer. Auparavant, quand il était encore jeune et vigoureux, il aurait parfaitement pu lancer une dizaine de ces sorts sans en ressentir la fatigue commune aux enchanteurs. Mais aujourd’hui, courbé, obligé de s’appuyer sur un bâton aussi noueux que ses doigts, il se rendait compte qu’il n’était plus que l’ombre de lui-même, qu’il ressemblait maintenant plus à une caricature de mage, avec sa longue barbe blanche et son chapeau pointu à large bord, qu’au puissant sorcier émérite d’autrefois.
Il lança un regard circulaire du haut des remparts sur lesquelles il se tenait pour observer ce lieu mirifique. Habrina Senaro, la grande cité elfique, menacée de destruction par une armée du nord. La ville, dont les bâtiments possédaient une structure type, un croisement hybride entre un arbre et une maison, grouillait de vie. De partout, on voyait des soldats elfes s’agiter, dans leur belle armure d’argent ; des réfugiés du pays humain dévasté se traîner vers un hôpital bondé ; d’innocents petits elfes d’à peine neuf ans s’approcher d’un blessé et demander d’une voix naïve : « Monsieur l’humain, elle est où ta jambe ? ».
Plus qu’un sens du devoir extrême, c’était la culpabilité qui poussait Merlin à ensorceler plus que de raison les défenses de la cité. Toutes les morts qui auraient pu être évitées, et qui, finalement, à cause de sa propre faiblesse, avait eu lieues.
Lorsqu’il avait eu la vision, il avait voulu comprendre. Il avait cherché les réponses près de son frère, Maldas, puis dans d’anciens ouvrages occultes, avant de finalement se tourner vers la sagesse populaire elfique. Et ce fut en la personne de Fadalaan, qui possédait lui-même le don de double vue, que la connaissance vint enfin.
Se conformant aux directives de l’elfe, qui était d’avis de ne pas tenter d’aller contre le destin, Merlin se mit à la recherche du jeune Cédric. Il le trouva, perdu dans les plaines côtières, les vêtements en lambeaux, plus animal qu’humain. Mais au final, il avait réussi à emprisonner la bête qui sommeillait en lui, et il en avait fait son apprenti. Il l’avait envoyé en mission, afin de l’éloigner du champ de bataille qu’allait devenir la cité assiégée.
Au final, quel était son plan ? En quoi l’ancien artefact d’Isa, ce grand seigneur de guerre, allait-il assurer la victoire aux armées de la cité du lac argenté ?
Merlin n’avait pas de plan. Il suivait la vision dans ses moindres détails, sans ignorer vers quoi il allait. Mais la fatalité du destin était tel : vous pouvez aller contre ou avec lui, il continuera à avancer. Maldas voulait changer le futur ; il était de toutes façon mort.
Merlin avait demandé aux principaux dirigeants de la cité de partir vers les montagnes naines, au sud.
« Et pourquoi devrions-nous laisser notre peuple aux mains de ces monstres ? » S’était écrié, outré, le seigneur de la ville, Githoraï Adonaï, père de Fadalaan et être le plus honorable de la gente elfique. Avec un soupir, Merlin lui avait répondu :
« Faites-moi confiance. Il faut que vous partiez, au moins pour rallier les nains à notre cause. »
Une pitoyable excuse, et Merlin s’en voulait de devoir mentir ainsi à un roi tel que Githoraï. Mais au final, il parvenait à se consoler en se disant que la fin justifiait les moyens.
Je up.
Si l´oeuvre devait se réduire à un simple reflet du monde observé, elle ne livrerait qu´une image confuse de la vérité.
Pom pom. Chose promise chose due, j´ai donc lu.
Comme je connais a peu près l´histoire principale, je m´imaginais comprendre un truc... Ben même pas en fait.
Les personnages ont beaucoup changé, pas forcément que dans du bon ( Goedfroid est trop sombre, y fait de l´ombre à son
BIG
(dans ta face, petit lecteur
)
grand frère
FIN DU BIG
)
Reprise du commentaire:
Sinon, c´est quand même sympa de plus se focaliser sur deux trois têtes inconnues (enfin presque), ça fait longtemps que je rêve de savoir ce que vaut Elven comparer à sa grande soeur
Sinon, quand qu´on revoit Abanfir? J´veux du sang et des tripes.
Dans le chapitre suivant, ´foiré de spolieur...
Si l´oeuvre devait se réduire à un simple reflet du monde observé, elle ne livrerait qu´une image confuse de la vérité.