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Je lis et commente vos poèmes

cataline
cataline
Niveau 4
06 octobre 2007 à 17:23:19

Sympa ce topic:
voici un texte que j´ai également mis en musique ici:
http://cataline.online.fr/paris_visages.html

PARIS VISAGE

Paris est un village, Paris voisin,
Paris est un voyage, Paris lointain,
Paris aux étalages, Paris matin,
Paris douces images, Paris câlin,

Sous les pavés, la plage, Paris mutin.

Paris, tu n’es pas sage, Paris gamin,
Paris, tu es volage, Paris coquin,
Paris, couleur plumage, Rouge moulin,
Paris et racolage, Paris catin,

Guinguettes sur un rivage, Paris copain.

Paris et aiguillages, Paris satin,
Paris fringues à la page, Paris mondain,

Défilés, maquillages, Paris mannequins.

Paris sous les nuages, Paris chagrin,
Paris aux marécages, Paris latin,
Paris dans mille ouvrages, Paris bouquins,
Paris et vernissages, Paris fusain,

Notre Dame sous l’orage, Paris tocsin.

Paris dans ton sillage, Paris chemin,
Paris et mariage, Paris féminin,

Attablé, terrasse, ombrage, Paris jardin.

alex94b
alex94b
Niveau 10
06 octobre 2007 à 21:14:54

J´en était sûr ! j´ai vu le nom de "Zech" s´afficher sur la page, je me suis dit "oulala, je vais devoir commenter un de ses poèmes, mon dieu !" . Le serial killeur officiel de mes posts (tous forums confondus ! Il m´a suivi sur le forum livres, voire même sur le forum politique ! lol !) a encore frappé ! :lol:

Je suis aussi en lettres modernes mon petit Zech, et il y a deux trois choses qui suscitent mon désaccord dans tes posts :
pour le découpage des alexandrins, j´avoue que j´ai été rapide. Cependant, j´ai pris en compte les règles phonétiques modernes. Voilà pourquoi le mot "duel" reste "duel", tandis que pour toi il se décompose en "du-el", par exemple, enfin bon^^

Tu parles des poèmes du 19ème, c´est vrai que je prend plus mes exemples dans la période de Ronsard^^ Quoi qu´il en soit, tu pouvais dans ce cas aussi écrire un sonnet en prose ! (hé oui ! ça s´est fait au 20ème siècle !)
J´ai essayé d´être objectif dans mon commentaire : je trouve que marquer la cesure avec un mot fort et pas avec une conjonction ou un pronom, c´est important. Si tu n´es pas de cet avis, ma foi tant pis^^

Mais permet moi de m´interroger sur la véritable raison qui t´as poussé à poster ton poème ?

Les poètes du 19ème qu´on retient étaient des pré-romantiques ? Je ne connais aucun poète pré-romantique (la prose descriptive de Senancour dans Oberman, et encore !) ! Il y a les romantiques, Hugo, Lamartine, Musset. Et puis il y a les autres : Baudelaire et Nerval, poètes de la modernité, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, poètes qui ont chacun une façon d´écrire propre.
Et ta référence à Hugo doit venir de Cromwell non ? Dans ce cas, on est dans le drame romantique, et plus dans la poésie, en bref, hors sujet. (On notera que je répond à l´étalage de connaissances par de l´étalage de connaissances...)

Pour le vocabulaire, on peut parler aussi d´élision, de hiatus, etc etc ! Y´en a pleins des mots ! c´est fou ! :ok:

Enfin bon, le but de ce topic est d´aider en donnant mes critiques, et aussi de me faire plaisir en lisant et en analysant des textes. Pas en lisant des commentaires sur mes commentaires. Je me fiche que mes commentaires ne plaisent pas. Ce n´est pas le problème. Donc si tu es mécontent de ma méthode, tu peux toujours évacuer le topic ! Je n´ai pas prétendu être un "maître" en poésie, seulement un passionné qui a du temps à donner, c´est tout. Donc si tu penses faire mieux, je t´en prie ! Créé ton propre topic sur le même sujet ! En attendant, je t´en prie encore une fois, laisse place ici aux TEXTES et à MES commentaires !

On trouvera bien un autre topic pour aller étaler notre bout de confiture de connaissances sur 300 bornes de tartines heudebert ! :)

Zech
Zech
Niveau 23
06 octobre 2007 à 21:46:44

Sonnet en prose? OUi, mais en minorité.
La tu parlais du sonnet, donc je te parle de la majorité des onnets qu´ont été fait, ils sse situent au dix neuvième.

:lol: Par contre, j´ai pas dis uq ela césure ne devait pas être marquer avec un mot fort. Tu as raison, c´est objectif ça.
ce qui n´est pas objectif, c´est d epenser que la césure dans un sonnet doit être au milieu, la tradition du sonnet est au contraire bien plus varié c´est tout.

Tu peux parler selon tes goûts, mais justement tu cherches l´objectivité, je rectifiais un peu ton objectivité c´est tout.

Les préromantiques, c´était pour le 18eme, le 19eme c´est lesromantiques tout court.^^

POur la citation d´hugo elle n´est pas d´un drame, elle vient d´un poème du receuil de poésie les contemplations.

Encore une fois je ne veux pas du tout te critiquer, quand je dis ça, je ne fais que rectifier des petites erreurs niveau culturel.
Je ne remets pas en cause l´avis de ton commentaire, ton opinion sur mon poème, juste ce que dit sur la versification sur la poésie.

Tu es en lettres modernes, désolé, bon, dans toutes les facs, ils ne doivent pas être ausis rigoureux dans l´apprentissage des règles, chaque faculté a son propre niveau.

D´ailleurs je dois l´avouer, je me suis surement mal exprimé, mon but était juste de t´aide pour que tes commentaires soient plus rigoureux dans leur formulation, et puis ausis je dois l´avouer, tu donnes une certaine impression (ca vient peut être que d emoi), d´être sûr de ce que tu dis. Et les gens s´y laissent facilement avoir. Donc si tu leur dis que leur alexandrin est bon ou mauvais, alors qu´il ne l´est pas (bon ou mauvais), ils risquent d´être un peu perdu.

Voilà, je voulais jsute aider^^
C´est pas grave!

JE trouve vraiment que c´est louable, et très bien ce que tu fais, mais jsute tu réponds par un étalage d econnaissance, je ne te le reproche pas du tout, seulement, des connaissances fausses.

Ta méthode est très bien, mais juste, si tu veux qu´il n´y ait pas de rectification, ne parle pas trop de littérature poétique, sur les sujets que tu ne maitrises mais ce n´est pa sune critique du tout je le répète.
J´adore ce que tu fais, peu de personne le ferait, ca demande du temps, que peu de personne sont près à faire. IL faudrait pleisn de gens de bonnes volontés comme toi sur ce forum.
Vraiment la bonne volonté ca manque :)

Ozmasquall
Ozmasquall
Niveau 10
06 octobre 2007 à 22:04:51

Disons que ce sera mieux que rien d´être commenté par alex que par n´importe quel autre lycéen lambda...Laissons lui une chance à ce jeune ^^

Zech
Zech
Niveau 23
06 octobre 2007 à 22:09:06

Voilà la parole de la sagesse, c´est très bien ce que fait alex, franchement, je suis le premier à applaudir son initiative, il n´y a rien à dire sur ce gentil commentateur, juste sur certaines références, ou affirmations :)

alex94b
alex94b
Niveau 10
06 octobre 2007 à 22:21:09

On a pas dû avoir les mêmes cours d´histoire littéraire ! Pour moi les pré-romantiques c´est MMe de Stael, Senancour, Chateaubriand, Benjamin Constant... Et c´est bien le tout début du 19ème siècle !

Enfin aussi je tiens quand même à ajouter que j´ai dit sur ce topic que je suis plus à l´aise avec la poésie moderne qu´avec la poésie classique ! Si on me montre un poème classique, je ne sais pas trop comment le commenter : avec la langue classique ou la moderne ? Est-il judicieux de parler d´"hymen" pour désigner le "mariage" de nos jours ? Doit-on dire du-el ou duel ?
Mes goûts se portent infiniment plus sur la poésie moderne que sur la poésie classique ! Alors les poèmes classiques que j´ai eu à commenter, je les ai commenter comme j´ai pu^^
Je ne pensais pas qu´on publierais des sonnets, des dizain, etc !

Mon terrain, c´est quand même davantage la poésie moderne !! ! :oui:

Zech
Zech
Niveau 23
06 octobre 2007 à 22:29:55

Dans tes pré-romantiques tu as raison, mais on compte ausis des pré romantiques aux dix huitièmes, le plus célèbre est rousseau qui n´est pas un poète, mais y a quelques poètes, ou écrivains mineurs, certes mais du dix huitièmes qui sotn des pré romantiques.

Mais c´est vrai qu´on ne peut pas du tout voir la poésie moderne du 20eme comme la poésie du 19eme et ce qui précèdent, c´est vraiment totalement différent.

Enfin du rimbaud, du baudelaire du mallarmé, en règle général, ca s´étudie pareil que du classique.
Mais dès qu´on va par exemple dans la veritable modernité poètique, comme les illuminations de rimbaud, ou le spleen de paris de baudelaire, là c´est totalement différent.
Par contre même dans les poèmes modernes, Duel OU Du El, c´est un pur choix de l´auteur, qui choisit soit la cynérèse soit la diérèse, avant, on avait pas le choix, la poésie moderne a le choix, et est donc plus ouverte sur ce plan là.

lemarouflet
lemarouflet
Niveau 4
08 octobre 2007 à 21:13:38

Je suis mort ce matin,dans cette prairie blanche
Au rythme de son âme que l´on disait inerte
Et je mourrai ce soir,sans prendre ma revanche
Au crépuscule vieux de tant de morts fluettes

Mais je suis là,toujours,dans les souvenirs du vent
Souvenirs d´une habitude qui ne s´est pas éteinte
Sous les degrés verdâtres des râles qu´on éreinte
Souvenir des rivières que j´abreuve de mon sang

Et je reviens,peut-être,obscur et méditant
Aux cataplasmes épars souillant les blessures tièdes
Comme si aux larmes sèches il y avait un remède
Et je soutiens la vue du zénith m´injuriant

Mais à tout prendre,enfin,je resterai chez moi
Sous les auspices clairs qu´augure ma porte ronde
Sous mes toits transparents,lavés de fausses lois
Et sous la prairie blanche,sous la trame de ce monde

alex94b
alex94b
Niveau 10
13 février 2008 à 13:41:47

Bonjour !

J'ai un peu oublié ce topic ! :-(
Mais j'aimerais bien le reprendre ! :)

En effet j'aime toujours autant (peut être plus !) lire de la poésie ! Donc ça me ferait toujours plaisir d'en lire et d'en commenter avec mes connaissances, mes influences, mes goûts ! :ok:

Donc si ça vous dit, hésitez pas à poster un poème (et un seul par personne), que je commenterais dès que j'aurais un moment !
( Et si lemarouflet le souhaite je peux commenter le sien, qui se trouve ci-dessus ! :ok: )

A bientôt les poètes !

heavyminds
heavyminds
Niveau 6
13 février 2008 à 18:42:05

lemarouflet je le trouve magnifique ton poème bravo :bravo:

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
15 février 2008 à 13:22:05

J'voulais savoir, t'acceptes les poèmes en prose ?

alex94b
alex94b
Niveau 10
15 février 2008 à 14:01:26

Absolument ! Je dirais même que je les préfère (je prefère tout ce qui est moderne) ! :ok:

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
15 février 2008 à 22:23:50

Bah en fait c'est ni prosaïque ni versifié..
C'est d'l'impro comme j'ai toujours fait xD

___

Sleeping Sun.

Il est des endroits, quelque part en ce monde, qu’on dit merveilleux.
De simples endroits, rares comme des pierres précieuses, que l’on cherche en vain, car ils sont introuvables.
Introuvables pour ceux qui ne savent pas les voir où ils sont vraiment, c'est-à-dire en face d’eux.
Devant, derrière, sur le côté, partout et immuables.
A simplement voir avec le cœur, plutôt que par les yeux…

Il était une fois, si cette fois existât vraiment, un crépuscule de grenat, sur une plage d’argent.
Où l’astre s’en allait, timide et frustré, de n’avoir trouvé de rayons assez dorés, que tu puisses t’en parer.
Le vent soufflait alors, chaleureusement, et j’aperçois encore, tes cheveux ondulants.
Car il est cet endroit, aussi intemporel que chimérique, qui fut cette fois, le berceau d’un paysage magique.

L’air s’était empli d’un parfum aquatique, qui, mêlé au tien, le rendait féerique, là où mes sens dépravés ne savaient que faire, si ce n’est de rêver.
Le ciel se couchait, s’effaçant sur l’horizon, dispersant sur une mer d’huile ses derniers rayons.
D’un manteau de rubis, le ciel s’emblait s’être vêtu, là où les nuages cotonneux étaient imbibés de teintes ocres et cramoisies.
Et l’océan chantait, de sa voix ancestrale, une ode mélancolique et inexorable.

Coupé en deux par l’horizon : deux coupoles d’or sur fond de saphir.
L’une à la silhouette parfaitement dessinée, l’autre sur les vagues complètement déformée.
Et tu te tenais là, face à l’océan, face au soleil couchant. Et tu te tenais là, face au vent, face au monde naissant.
Dressée entre deux mondes, entre deux temps.
Princesse sereine du royaume de mes souvenirs. Gardienne inébranlable de l’empire de mon désir.

En ton cœur semblaient s’affronter et le temps et les saisons, que tu refoulais avec une facilité qui dépassait la raison.
Car ta beauté n’était de ta splendeur que l’embryon.
Et tu restais ainsi, muette et stoïque.
Statue mystifiée d’un royaume angélique.
Silhouette qu’un artiste n’eut pu dépeindre, même avec un pinceau de diamant.

Et les vagues ondulaient, sur le sable, caressant ta peau.
Et le dernier rayon de soleil t’illuminait, brillant dans tes iris.
Et le vent te frôlait, psalmodiant ton écho.
Et le temps se stoppait, glacé dans les abysses.

Il était une fois, et cette fois existât vraiment, un endroit, quelque part hors de ce monde, qu’on dit merveilleux.
Un endroit où il ne fait ni jour, ni nuit.
Une paisible plage, bordée d’un timide océan.
Une chimère cristalline, contemplant un soleil couchant.

Car il était une fois Toi, que j’aime tant..

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
15 février 2008 à 22:33:07

ligne 12 : le soleil* et pas le ciel
ligne 13 : semblait* et pas s'emblait

Désolé pour les fautes de mayrde.. :honte:

death-grinder
death-grinder
Niveau 9
16 février 2008 à 23:08:24

voila un poème en prose que j'ai écrit il y a quelques temps déja. Bonne lecture.

1
Je suis l'enfant roi, je suis le dauphin, sans régente ni régent pour me montrer le chemin. Je n'ai pas les yeux de ma mère, ni les mains de mon père; elles me sont propres. Je ne suis le fils de personne: je suis ma propre création. Je n'ai ni parents, ni Dieu, ni maître. Je suis mon propre maître sur mon propre chemin.

2
Je suis le roi indétrônable de mon propre monde. Le vôtre marche de guingois, il titube tel un ivrogne au sortir d'un des bistrots perdu d'une capitale déserte. Vôtre monde est informe.

3
Laissez-moi construire le mien, laissez-moi y vivre comme je l'entend, laissez-moi le soin d'y inviter les Scapins et les troubadours qui me feront m'exclafer. Laissez-moi y faire pénétrer les Antigones et les Othelos avec qui je me morfondrais.

4
Je suis maître incontesté et incontestable de mon univers. Les planètes n'y tournent pas, elles vagabondent à leur guise, à ma propre guise, sans loi de relative physique pour me contraindre. Tant pis si elles s'entrechoquent, ma volonté les rebâtira selon mes envies. Les étoiles ne sont pas de vulgaires boules de gaz en fusion, qui se consument, qui se meurent à petit feu; ce sont d'éternelles fusées d'artificier qui parcourent les cieux en ostentant leurs trois mille queux; camaïeux de l'arc-en-ciel.

5
Je débute la semaine par un jour de fête, faites de la tristesse – ainsi l'ai-je décrété. Les façades des grises bâtisses sont parées de tentures couleur dimanche de Janvier. Les balcons fleuris de de chrysanthèmes aux parfums d'amours déçus. Les miroirs ne reflètent que la misère et la peine, compagnes clochardes de nos entrailles. Mes fidèles prêtresses se font pleureuses et entonnent des complaintes mélancoliques composées par les venteux seigneurs venus du nord.

6
Voici venir la fraîcheur du second jour de la semaine, décrété jour de l'aube par vôtre majesté toute puissante. Soleil! Je te l'ai ordonné, pare-toi de tes plus beaux habits rougeorangeais, que ton éclatante élipse matinale resplendisse pendant trente-huit heures. Que ta douce chaleur laisse vivre les cristallines gouttes de la rosée, de manière à ce que je puisse m'en abreuver. Que ma volonté soit faite, et puisse ta tendre lueur guider ton matinal prince sur les sentiers embrumés de l'aurore.

7
Célébrons le troisième jour de ma semaine: célébrons ma propre joie. Que fleurissent les sourires sur les visages emphasés de mes sujets, qu'ils laissent éclater leurs passions et leur félicité. Que battent les tambours de nos cœurs heureux, que résonnent les trompettes de nos esprits légers et que chantent les éclats de rire. Les meilleurs ambroisies rempliront nos coupes et nôtre allégresse chassera les ronchons et les furibonds hors de nos frontières. Pas de place pour les lagrimes en ce jour de joyeux festin.

8
Je lève un nouveau jour dans mon monde. Le quatrième de ma semaine, je le rempli de promesses de désirs. Aujourd'hui les pins fredonnent des mélopées aux oreilles de mes sujets. Aujourd'hui les amours - neveux de la joie – déferlent dans les rues pavées des poèmes des plus grands. Ressuscitons Verlaine et son Amant, l'Apollinaire et son loup, Louis et l'éternelle Elsa. Nourrissons-nous de leur passion, buvons la brûlante sève qui coule encore dans leurs veines.

9
Les prémices du cinquième jour seront bercés par les pleurs des nouveaux nés. Je me réveille aux son de leurs gazouillis, la nouvelle brise m'apporte les louanges des ex-mourants. Jusqu'à minuit, la vitalité sera ma reine et régnera avec moi sur mon monde. En ce jour la faucheuse est bannie du royaume et les vierges coraniques se laissent aller aux plaisirs de la vie terrestre. Je n'impose aucune limite, aucun obstacle à la lente et gracile course de ma reine la vie.

10
Les brumes matinales s'étendent en un large sourire sur les collines et les vallées du sixième jour. Divertissons-nous je le veux, voilà le jour du jeu. Les ignobles hordes orcs qui dévalent les montagnes du Mordor tomberont par milliers sous les coups de mon élégante Isildur. Après un frugal repas, je serais, à bord d'un ineffable boulet, projeté sur la blanche face de la lune. J'en descendrais en fin d'après-journée pour découvrir l'Atlantide quand sifflera le crépuscule.

11
La nuit succède au crépuscule. Tombant, sans un bruit, jusque dans les âtres pour ae plus jamais se lever. Le septième fragment de ma semaine est couleur suie. Apollon je t'ordonne de laisser ton char dans la pénombre. Que le voile de la nuit originelle étouffe chacune des lueurs qui m'aveuglent. Que l'obscurité ronge le royaume , que les ombres se fassent mes maîtresses. Aujourd'hui les étoiles seront les seules guides des marcheurs solitaires. Cette nuit nous seront seuls et égarés dans la robe de feutre noir de nôtre mère au regard sombre.

12
Je ferme enfin les yeux et me laisse aller au repos éternel. L'ultime jour de la semaine est déjà là, et les eaux du Styx coulent sous mes pieds. Je m'écarte de la vie, je me met à mort pour savourer ma douce quiétude. Tristesse, fais-toi nostalgie. Mon Aube, adieu. O Joie, fais-toi aimer. Amour, répand-toi je t'en conjure. Tendre Vie , pardonne-moi. O Jeux, ne vous laissez pas engloutir par le démoniaque travail. Nuit solitaire, continue de bercer les âmes perdues. Aujourd'hui je me meurt, je me repose.

alex94b
alex94b
Niveau 10
18 février 2008 à 17:18:03

Poème de nanaki7 : "Sleeping sun"

Première impression :
La lecture de ce poème soulève trois points, l'un à mon sens grandement positif, l'autre interrogatif et perplexe, et le troisième negatif. Je trouve que l'auteur a une capacité assez formidable à "donner de l'image". On visualise très bien la plage, le soleil, "Elle" (si je puis me permettre). Tout le monde ne sait pas donner des images. Cependant, ces images ne sont pas métaphoriques si je puis dire. Elles sont juste imaginaires. Alors je m'interroge : est ce une poésie, ou une description un peu surnaturelle, enjouée, que sais je encore ? Enfin je relève un point très negatif : la forme en générale, de l'orthographe à la mise en page en passant par la syntaxe. L'auteur travaillant "en impro", ce n'est pas très étonnant...

Forme :
Un titre en anglais et un poème en français, pourquoi ?
"immuables" ? quel rapport ?
"par les yeux" --> mal dit
j'existai, tu existas, il exista, nous existâmes, vous existâtes, ils existèrent
"que tu puisses t'en parer" ???
j'aperçois encore (pas de virgule après, pourquoi faire ?)
"Car il est cet endroit, aussi intemporel que chimérique, qui fut cette fois, le berceau d’un paysage magique." ---> ??
Je m'arrête là.
Je ne comprend pas la structure des strophes : pourquoi sont-elles séparées ainsi ? pourquoi avoir fait une strophe ici et pas là ? Je vois plutôt des vers libres que de la prose... Et des vers libres complètement destructurés, qui ne "profitent" pas du langage, qui ne s'en servent que bien peu, c'est dommage...

Phonétique :
Bonne maîtrise des rythmes binaire et ternaire (parfois) ---> confirme l'idée que l'auteur devrait franchement faire de la prose ou franchement du "classique" (sonnets, etc.) et abandonner cette forme un peu batarde du poème séparé en strophes au hasard avec des vers au hasard...
"Et le vent te frôlait, psalmodiant ton écho."
Toutefois le poème ne regorge pas de métaphores phonétiques, de jeux d'assonances et d'allitérations (tout juste quelques rimes de temps à autre), etc. Il n'y en a pour ainsi dire pas du tout, ou quasiment pas.
Certaines phrases sonnent vraiment, vraiment mal, notamment celles qui ont un rythme "quaternaire" si j'ose dire. On n'arrive pas à respirer ce poème qui est pourtant censer être davantage oxygénant qu'asphyxiant...
Sens :
Alors pour ce qui est du sens, je dois avouer que le poème est très "visualisable". Un poème d'amour assez standard certes mais avec beaucoup d'images. Mais ces images, ces pierreries, cette eau très présente, ont des symboliques que l'auteur ne semble pas toujours bien mesurées/utilisées. Au final, j'ai compris que c'était un poème d'amour, mais pas grand chose d'autre... Alors peut-être que je n'ai pas compris le poème, c'est possible...
Avis général :
Ce que j'en pense, c'est qu'on ne peut pas écrire un bon poème seulement en saturant le lecteur d'images en tout genre. Parfois une seule image suffit, Francis Ponge nous fait rêver en évoquant seulement une bougie ou de la mie de pain ! Un bon poème travaille sa langue, se sert d'elle, en profite. Il joue avec elle. Ici, la langue est un "moyen", pas la "fin", et c'est un reproche que je fais là... "La poésie n'existe que pour elle-même" disait Baudelaire, et les Parnassiens comme ce cher Gautier, inutile de rappeler ce qu'ils pouvaient en dire ! De plus c'est parfois un peu compliqué, ces images... Alors je crois qu'il faudrait réduire la taille du poème déjà, et puis aller au but, peindre franchement les choses avec une utilisation optimale de chaque mot, et du poème, et de notre langue !

  • Tout ceci n'est que mon humble analyse et mon humble avis*
Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
18 février 2008 à 19:13:20

Alex..
Merci d'avoir lu déjà :)

Ensuite, j'vais t'avouer franch'ment, ce poème avait pour simple but que de dépeindre un paysage.
C'est la d'moiselle pour qui il a été fait qui m'l'avait demandé.. ^^

Je comprends aussi très bien que tu critiques le style et la forme, ce qui est compréhensible.
J'ai simplement voulu faire de la poésie libre, si on peut appeler ça d'la poésie à vrai dire, mettre des mots pour simplement faire voir les choses comme j'aurais pu les imaginer..

Pour immuable, j'me doutais qu'ça s'rait pas très clair. :)
C'est simplement pour exprimer le fait que ces endroits dépassent le temps, de simples clichés propres à tout amour, que toute personne saurait imaginer si elle laissait parler son coeur.. oO

J'pense qu'en fait t'as pas compris qu'c'était un simple rêve.
Un rêve c'est Intemporel et Chimérique à c'que j'sache, du moins moi j'l'entends comme ça après..

Ouais j'profite pas d'la langue, mais pasque je sais pas en profiter.
J'ai déjà fait un poème en alexandrins, avec césures parallèles et tout l'tintouin, mais j'trouve ça moche..
J'ai toujours été contre le quadrillage de la langue, même si je sais que bien maîtrisée cette dernière peut être sublime.. (J'ai lu un peu Baudelaire pour le lycée et j'avoue que c'est beau, par exemple..)
Mais ch'uis un anticonventionnel, j'aime pas la prose, j'aime pas la versification..
Alors j'mélange les deux, et je sais que c'est pas très beau.

Mais j't'avouerai franch'ment qu'j'ai pas le niveau suffisant pour faire poète, ch'uis qu'un simple pwète du Dimanche, au mieux. ^^

T'sais, c'est mon style que j'pense qui te déplaise, le simple style que personne aime en fait j'pense, sauf moi :
Evoquer des images pour le simple plaisir d'en évoquer.
Comme faire un dessin pour le simple plaisir de faire des traits, c'est juste c'que j'voulais.. ^^

Enfin pour finir, j'aime pas ma langue, mais j'm'en contente.. Ou plutôt elle se contente de moi, et de mon style bancal et imparfait.
Mais ch'uis content que j'ai enfin réussi à évoquer des images comme tu le dis.
Pas de métaphores ou autres, simplement de très rares allégories et de la description, pour la magie des couleurs, pasqu'y'a que ça qu'j'aime écrire j'crois bien..

Merci beaucoup pour ton commentaire constructif, qui fait que confirmer l'idée que j'avais de mon style, et de toutes tes critiques qui tentent de me faire progresser dans un domaine qui je pense n'est pas du tout fait pour moi..

Merci. :fier:

alex94b
alex94b
Niveau 10
18 février 2008 à 21:52:28

(death grinder je ne t'oublie pas !)

De rien nanaki^^
Mais si je peux me permettre, je ne suis pas d'accord avec certaines de tes déclarations :
"t'as pas compris que c'était un simple rêve" --> J'aurais aimé le comprendre ! Mais tes mots n'ont pas suffit à le signifier ! (enfin pour moi en tout cas !)
"Ouais j'profite pas d'la langue, mais pasque je sais pas en profiter." --> Mais tu as toute la vie pour apprendre ! Je ne suis pas un Dieu non plus^^ Personne n'est parfait, et même le plus grand des écrivains ou le plus grand des profs de français va de temps en temps verifier un truc dans son Bescherelle, son Grevisse, son Larousse ! Mais faut quand même accepter de partir dans la demarche d'apprendre et de s'améliorer, et ne pas se dire " ce n'est pas fait pour moi" ! Enfin c'est ce que j'en pense ! :)

Le plus important en poésie à mon sens, c'est pas la versification, ou la typographie, ou que sais-je encore... Ce qui est important c'est le choix des mots, et le sens qu'ils portent.
Je prefère un sonnet mal versifié mais avec des mots diablement signifiants et puissants, qu'un sonnet parfaitement construit mais qui n'amène à rien ! C'est logique ! Ce qui compte c'est les mots, et nous avons toute la vie pour les apprendre et apprendre à les manier ! :ok:

alex94b
alex94b
Niveau 10
18 février 2008 à 22:55:19

Poème de death grinder :

Première impression :
Un poème qui ne me plait pas beaucoup. Il est bien écrit pourtant, mais quelque chose me dérange, c'est ce narrateur, ce "je", sorte d'héritage du romantisme, qui va parler de lui, de lui, et encore de lui... Même pas de ses sentiments, mais juste "se la raconter" avec une arrogance pas possible... C'est comme ça que je le vois, bien sûr il se construit son monde, ok, mais pourquoi avec tant de mépris ? La lecture en est forcément moins agréable (même si le texte est de qualité). Cependant il faut bien le lire pour en faire une critique convenable.

Forme :
Poème en prose coupé en 12 parties sensiblement aléatoires : les 4 premières parties sont une déscription du statut du narrateur par lui-même, les 8 dernières décrivent la semaine du narrateur.
Les petites fautes que j'ai pu voir (sans compter les deux trois fautes de frappe), pêle-mêle :
"elles me sont propres", les mains donc ? et pas les yeux du coup ?
bistrots perdU ? Vôtre sans accent plutôt.
faites de la tristesse ??? incontesté et incontestable --> si incontestable, forcément incontesté !
"tentures couleur dimanche" --> comment ??
"aux sonS"
Rien à ajouter de plus sur la forme, la syntaxe, la grammaire tout ça, pas de problème.

Phonétique :
de toute evidence, ce poème n'a pas pretention à jouer sur le langage comme c'est la mode depuis quelques décennies, donc inutile de trop s'y attarder, y'a rien de choquant de toute façon. Le poème ne semble pas se destiner à une étude phonétique...

Sens :
Là il y a plus de choses à dire :
suis" x 5 identité. (Prise de) Consience du MOI ! Cri d'identité. Un pouvoir royal hérité sans contrôle parental en quelque sorte. une liberté difficile à égaler. Refus de l'hérédité pourtant. Désir d'avoir cette liberté sans l'avoir hérité, mais plutot en l'ayant acquéri. Sorte de travail de l'esprit en fait : "je suis libre". Je suis ma propre création, comme un "je suis mon propre ouvrage" de mme de merteuil, un brin de stoïcisme au passage ? Ni parents ni Dieux ni maitre, "je suis" "mon" autorité suprême. Dernier je suis bien trouvé car être + suivre. Idée contradictoire de chemin, de destinée ici. Ma liberté ne fait pas tout peut être (pourrait elle faire le chemin ????)
Le monde du narrateur est sain et droit, contrairement au monde réél, à la dérive ( image de l'ivrogne bien trouvée).
Est ce que ce monde, c'est la littérature, ou au moins un monde littéraire où les auteurs sont plus que bienvenue ? L'absence de lois physiques me fait penser que oui...
Le premier jour (de la tristesse) m'interroge : "balcons fleuris de chrysanthèmes aux parfums d'amours déçus" --> plus que déçus !!!! amours tragiques, funestes...
qui sont ces seigneurs décrits ???
Après la tristesse, viennent l'espoir, la joie, la litterature, la naissance (la vie), le jeu/ le divertissement puis la nuit et la mort, repos eternel, dans une journée - semaine assez spéciale ! Je ne comprend pas bien cet ordre un peu illogique ! La vie, la naissance, ne devrait-elle pas se situer au début ?
Idée tout au long du poème d'une volonté un peu toute puissante du narrateur qui peut construire mais aussi finalement détruire, avec sa volonté à la fois trop puissante et peut-être aussi absurde que capricieuse...
Les Adieux à la vie sont assez incompréhensibles. La vie devrait pardonner le narrateur de quoi ? Au final, je ne vois pas d'autre sens à ce poème que Monsieur le Narrateur a une super volonté toute puissante... Jugement un peu dur peut-être...

Avis général :
Deux reproches majeurs à ce poème : 1) Il est sûrement un peu trop long. 2) Le narrateur le sabote. On se moque de lui et de sa vie (enfin c'est mon avis), tant mieux si sa volonté est toute puissante. Mais vers quoi mène t-elle ? Pourquoi ces journées ? pourquoi le repos eternel ? Pourquoi les journées dans cet ordre là ? On ne comprend pas bien où nous mène ce surpuissant narrateur... Je dirais même, et c'est sûrement dur, qu'il ne nous mène nulle part... Aussi la forme est complètement desordonnée, et les 12 parties ne semblent pas avoir de cohérence logique...
Je trouve que l'auteur du poème a un "qq chose" a exploité, une certaine culture et un style déjà bien lancé. Mais ce poème là, du fait des reproches susdits, m'a déplu. Alors j'attend quelques eclaircissements quand même, mais aussi et surtout les prochains poèmes ! :)

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
19 février 2008 à 01:05:14

Alex :d) Si tu savais comment j'ai progressé d'puis qu'j'écris..

Ouais, c'était pas compréhensible que c'était un rêve, pasque j'voulais pas lui faire comprendre explicitement non plus, du coup y'a ce vague flou sur ce qu'est vraiment le texte j'avoue.. :)

Sinon, oui, ch'uis d'accord, mais j'ai plus le temps d'apprendre, du moins suite aux études que j'entreprends, j'aurai tout sauf le temps d'faire d'la poésie..

Prépa militaire MPSI, ça roxx du popotin hein ? -_-'
Mais bon, osef, j'dis pas qu't'es un Dieu mais tu dois sûr'ment mieux t'y connaître qu'moi, et j'apprécie énormément ton commentaire ! :-d

Peut-être à une prochaine alors, j'prendrai en compte c'que t'as dit si jamais j'dois réécrire un truc..
Merci merci ! :fier:

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