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Le Dieu Mouche, version 1.5

Le_Pistolero
Le_Pistolero
Niveau 10
11 mai 2008 à 19:52:27

Un petit up ! Je sais pas s'il me reste des lecteurs ici mais je donne quand même des nouvelles du projet.

Nous sommes maintenant très proches de la fin, il me faut corriger l'avant-dernier paragraphe et écrire le dernier. Ensuite, relectures, recorrections, réécritures... Le travail est loin d'être terminé mais l'histoire en elle-même approche de la fin !

Negatum
Negatum
Niveau 10
02 juillet 2008 à 02:30:37

Des nouvelles?

Zangetsu05
Zangetsu05
Niveau 10
02 juillet 2008 à 02:43:07

Besoin d'un défibrillateur, Neg' ?

Sinon, je lis ça très prochainement, ça m'a l'air très intéressant...

Le_Pistolero
Le_Pistolero
Niveau 10
02 juillet 2008 à 14:51:55

Tiens, ça fait plaisir de voir qu'il y en a qui se souviennent encore de cette histoire ! Eh bien, j'ai fini ma prépa, c'est les vacances, donc à priori, j'aurai tout le temps de me pencher sur la fin et la re-recorrection. En fait, j'ai peur d'avoir, depuis que j'ai posté ici, repassé une couche de modifications, donc je crains qu'il y ait quelques incohérences. Mais je vais voir ça et si ça reste potable je reposterai un paragraphe ou deux.

Zangetsu05
Zangetsu05
Niveau 10
02 juillet 2008 à 21:21:15

Wow.

Ton texte, il est trop wow... C'est vraiment... Je sais pas, y a une impression de classe qui se dégage de ton écrit, on sent bien que tu maîtrises la plume. Et l'histoire, bien que difficile à capter, n'en est pas moins captivante (tentative de calembour spotted :-) ).

Nan, sérieux, c'est pas très professionnel comme commentaire, mais ça traduit bien mon ébahissement.
Chapeau, c'tout, quoi. Ah oui, et la suite, si possible^^

Le_Pistolero
Le_Pistolero
Niveau 10
07 juillet 2008 à 15:05:23

Bon, voici la suite, je suis pas super content de la conclusion qu'il faudra certainement que je réécrive, mais bon...

A la porte il y avait deux serpents sentinelles qui se tenaient appuyés sur leur lance de cristal rouge. Je savais que dans ces régions ils étaient des combattants redoutés, gardiens des villes anciennes et des temples sacrés. Ils me lançaient un regard étrange sans lequel je leur aurais adressé la parole. Je devais dégager une aura à laquelle ces reptiles étaient sensibles, et, suite au conseil de Ryam je ne voulais pas attiser leur curiosité. Je passai la porte entre les sentinelles sans provoquer aucune hostilité, elles me suivirent lentement du regard jusqu'à ce que je disparaisse dans l'ouverture luminescente. Je continuai ma progression dans les rues désertes de la ville dont la carte se construisait dans mon esprit, à mesure que je foulais de mes pas ce tapis de sable métallique qui recouvrait des pavés sans âge. Les sons que je percevais, en provenance du foyer de l'agitation, rebondissaient sur les murs jusqu'à me parvenir, et il était enfantin de construire mon itinéraire à partir de ces échos dont je devinais la trajectoire. J'avançais à grands pas et je finis par apercevoir un rassemblement d’entités dont certaines n’avaient même pas de corps. Je m'approchai doucement, à l’affût de la moindre réaction, mais contrairement aux reptiles à l’entrée, personne ici ne semblait se soucier de ma présence. Ils étaient amassés en un cercle au milieu duquel devait se trouver l'objet de leur attention. Je percevais au centre de cette assemblée un point vers lequel semblait converger de toutes parts des courants d’énergie lointains et déjà je savais que ma venue ici n’était pas un hasard. Je me fondis à la foule hétérogène, rassuré de constater que contrairement aux gardes reptiliens, les sens dont étaient dotés ces êtres ne leur permettaient pas de remarquer ma différence. Je me faufilai à travers les rangs serrés des spectateurs et bien que ma vision ne puisse encore la saisir, la masse d’énergie que je sentais commençait à se préciser grâce à mes nouvelles perceptions. Lorsque mes yeux s’y posèrent enfin je ne fus pas surpris de découvrir une arme. C’était une épée qui à première vue semblait plantée dans le sol ; mais ce n’était pas tout à fait exact. La limite entre l’arme et la terre poussiéreuse de cette ville était imperceptible et j’eus même la conviction qu’elle n’existait pas. Il n’y avait pas de limite, le sabre ne faisait qu’un avec cet univers, il avait été créé avec lui, forgé à même le moule de ce monde. Pourtant, comme si elle possédait sa volonté propre, indépendante de cette terre froide, je me sentis immédiatement attiré par cette lame qui tranchait même l’air qui la caressait, j’étais séduit par l’implacable, mais de plus je savais qu’il était indispensable que j’en apprenne plus sur les raisons pour lesquelles j’étais venu en ce lieu, et qu’il fallait donc que je m’approprie l’épée. Je m’avançai seul vers le centre du cercle, et déjà j’étais bien loin de la foule. A chaque pas que je faisais vers le sabre, les distances défilaient sous moi et la bourgade perdue n’était depuis longtemps plus visible à l’horizon. Tout était silencieux, incolore, effacé. Il n'y avait plus que l’arme et moi. Un murmure me parvint, un lointain écho qui émanait de la lame et qui m’appelait à elle. Il alla en s’amplifiant pendant toute mon approche. Lorsque je posai enfin ma main sur le manche, un chœur écrasant de puissance retentit soudain, où se mêlaient des centaines de voix, des rugissements, des cascades de magma, des souffles, des tempêtes et des torrents de notes surréelles, le tout orchestré avec une virtuosité que moi-même j’avais du mal à concevoir. Il y avait là le martèlement des pas de millions d’êtres, traversant de vastes plaines les armes à la main, les accents martiaux de la guerre, les clameurs des champs de bataille, la mort et le désir de survie entremêlés, la peur et le courage, la force et le sang, la respiration des combattants s’affrontant sans merci des journées durant. Mais dans cette musique grandiose qui explosa à mes oreilles, si puissante que ses vibrations m’auraient certainement broyé et réduit en poussière si je n'avais été ce que j'étais devenu, je reconnus aussi, presque imperceptibles, des murmures de tristesse, presque étouffés par les écrasantes percussions guerrières. Et si ma mémoire ne pouvait définir quels instruments pouvaient produire la plupart des sons, ni quelles créatures pouvaient chanter les chœurs qui composaient les parties principales, je connaissais parfaitement l’origine de ces murmures nostalgiques : c’étaient des voix humaines. J’étais également sûr qu’ils n’étaient pas à leur place dans cette symphonie combative, qu’ils étaient comme un parasitage que le compositeur n’avait pas su étouffer. Je ne savais de quel monde les partitions dictant ce chant étaient issues, et quel peuple incroyable avait bien pu les écrire, je me jurai de les rechercher un jour ; mais ce qu'en revanche je savais, c'était que seul l'armurier que je recherchais avait le pouvoir de forger des armes et d'y mêler des partitions magiques comme celles que m'avaient léguées le peuple de Carnish. Ce sabre était l'œuvre de l'armurier, il me rapprocherait de lui et en même temps il m'apprendrait certainement à déchiffrer les partitions de Carnish. Ainsi j'anticiperai quel type d'arme je pourrai utiliser contre le Dieu Mouche et comment le vaincre une fois le moment venu. Je savais qu’il me fallait me déconnecter de cette mélodie envoûtante, et sans plus attendre, je retirai le sabre. Cela ne me coûta aucun effort, il sortit du sol sans opposer aucune résistance. C'est alors que les paroles de Ryam me revinrent à l'esprit. Je dus interrompre, cette fois au prix d'un effort harassant, l'état de transe dans lequel l'arme m'avait plongé. La distance s’effaça instantanément, le paysage reprit sa couleur, et l’instant d’après le cercle des spectateurs était de nouveau là, autour de moi, regardant tour à tour le sabre et mon visage. Je devais partir rapidement, j'étais devenu celui qui attire le public. Mais je n’eus pas le temps de m’éclipser car soudain la foule s'agita, prise de panique. Ce n'était pas moi qui les effrayais, c'était les deux serpents sentinelles qui j'avais rencontrés à l'entrée, et qui s'avançaient rapidement vers moi. Quand ils furent à proximité, ils se remirent à me dévisager. Je ne m’aperçus qu’alors de ce que j'aurais du voir plus tôt : leurs yeux n'étaient pas des yeux de reptile, ils étaient le reflet de l'œil réticulé du Dieu Mouche. Les deux serpents m'avaient déjà toisé à loisir, ce qui voulait dire que leur maître connaissait désormais mon apparence. Les deux serviteurs, se faisant l'écho de la voix du Dieu Mouche, se mirent à parler comme s'ils n'avaient été qu'un :
« Je t'ai retrouvé, humain. Ceci est mon premier et dernier avertissement. Renonce à ta quête et retourne dans ton monde. J'en suis le maître et l'unique garant de sa sauvegarde. Nul ne saurait m'échapper et encore moins me détrôner. Ton odyssée est vaine et vouée à l'échec. Reviens te mettre dans ma visée et tes fautes seront oubliées. »
C'était bien sûr hors de question et sa demande était même plutôt inattendue car elle montrait qu’il me sous-estimait grandement, c'est pourquoi avec une parfaite assurance et même un air de défi je lui répondis :
« Je vous ai depuis longtemps échappé, et même si je n'étais alors qu'humain vous n'aviez déjà plus aucun pouvoir sur moi. Mais ne faites pas la grossière erreur de me considérer toujours comme ceux que vous maintenez en joue. Je suis devenu une entité bien plus puissante. Mais je sais d’où vient votre mégarde, elle est due à un sentiment que par orgueil vous refusez d’admettre parce qu’il vous rapproche de vos proies : la peur. Cette même peur que vous infligez depuis la nuit des temps à mon ancien peuple, et que vous ressentez à votre tour car vous êtes en plein dans ma ligne de mire. Ainsi, si vous ne prenez pas en compte ma mutation, vous n'aurez aucune chance de survie et vous vous éteindrez précisément de la manière dont vous avez fait s'éteindre des milliards de mes anciens congénères, à l'endroit et au moment exact que j'aurais choisi pour être celui de votre mort. Ceci était mon premier et mon dernier avertissement. »
Ryam était arrivé durant notre dialogue, et je montai à son bord sans laisser au Dieu Mouche le temps de répliquer.

Le_Pistolero
Le_Pistolero
Niveau 10
29 juillet 2008 à 18:51:36

Up et news: première réécriture terminée, il ne me reste plus qu'à pondre le dernier "paragraphe" pour mettre un point final... ou du moins de bons points de suspension... à cette histoire ! Ensuite il faudra encore repasser un ou deux bons coups de correcteur/réécriveur sur le tout, laisser reposer, relire... et peut-être relier, qui sait? :) Quoiqu'il en soit je compte laisser murir un peu la fin dans ma tête avant de me lancer dans l'écriture. J'espère pouvoir la partager avec vous un de ces quatre !

Le_Pistolero
Le_Pistolero
Niveau 10
24 août 2008 à 20:14:10

Allez, comme j'approche de la fin, je reposte un paragraphe... Bon, cela dit, je me rends compte que ça fait vraiment brique posté comme ça; j'essaie d'aérer promis...

La ville se trouva bientôt loin derrière, et Ryam entama la conversation sur un ton résolu, mi amer mi affranchi il me lança :
« Tout parait si clair maintenant que j'en suis aveuglé. Je ne suis pas un dieu amnésique n'est ce pas ? »

« Je ne te suis pas, développe. »

« Votre façon de vous adresser à moi vous trahit déjà. Il n'y a pas que cela qui m'a fait comprendre qui j'étais mais cela cautionne mon analyse. Vous me traitez comme un vassal car j'en suis un. Je suis votre vassal. A quel degré êtes vous coupable de ma conception, je ne le sais pas. Mais depuis que je vous ai vu en péril face aux gardiens de la Lame, ceux qui ne parlent que par la voix du Dieu Mouche, je sais que je suis là pour vous servir et vous protéger. J'ai eu du mal à m'y faire et pendant notre fuite il m'est venu l'idée de me retourner contre vous. Soyez bien conscient que je n'aurais jamais pactisé avec les émissaires de votre ennemi, mais ma fureur m'a donné l'envie de vous affronter, ma colère me dominait à ce moment-là. Et maintenant sous votre regard, moi l'entité aux pouvoirs multiples, qui grâce à vous m'ont valu bien plus que du respect sur ces terres acides, je me dis que j'ai bien vécu et que depuis longtemps j'attendais cette vérité. Alors comment vous en vouloir de quoi que ce soit, sans vous je n'aurais même pas existé. Je tenais à vous dire qu'il vous est inutile désormais de me cacher ce que vous savez sur moi de peur de me perdre, laissez moi être votre feudataire puisque c'est ce que je suis. J'ai suffisamment attendu de comprendre le pourquoi du comment, maintenant que je le sais, sachez que je suis libéré et que vous me devez faire confiance en tout. Après tout c'est dans ce but que vous m'avez souhaité être et je le suis devenu face à une vérité qui me blesse mais qui m'était indispensable. Je sais que vous auriez pu vous défaire de ces deux serpents à facettes sans moi, vous le savez aussi. Je vous ai économisé des forces et ma furtivité a sûrement du impressionner le Dieu Mouche. Preuve s'il en est que je suis non plus votre allié mais votre bâton de pèlerin sur le chemin de votre parcours qui me dépasse.
Ecoutez les derniers mots qui vous seront nécessaires car ensuite je ne vous parlerai plus que comme votre obligé, avec respect et abnégation.
'Nos corps reçoivent la vie du cœur du néant. Exister là ou il n'y a rien c'est le sens de la phrase, la forme c'est le vide. Que le néant pourvoit à toutes choses c'est le sens de la phrase, le vide c'est la forme. On ne devrait jamais oublier que cela sont deux choses identiques'. »

Difficile de parler après un tel discours, je l'aurais de toute façon déçu si je l'avais fait. Je soutenais son regard avec toute la sincérité que j'avais développé. Dans ses yeux il y avait comme l'éclat de sa mort annoncée. Je n'y pouvais plus rien, il avait fait son choix, il était devenu le synonyme d'un gilet pare balle à usage unique, cependant je ne m'en sentais pas responsable. Quant à lui faire changer d'avis, cela aurait été la pire des insultes. Je n'avais qu'une chose à faire lui dévoiler tout mon parcours dans les plus petits détails en déverrouillant mon esprit au sien. Je lui devais bien ça.

Tout cela m'avait presque fait oublier la lame rouge feu que j'avais encore en main, derrière l'aveuglante lumière qu'elle dégageait, peu à peu le chemin qui donnait accès à la forge de l'armurier prenait forme, jusqu'à ce que l'itinéraire entre en moi comme une chose innée. Ce n'était pas juste une arme, c'était bien plus dangereux que ça. La lumière faiblit, la lame perdit de son éclat. Elle n'était plus que de l'acier froid, très froid, même le manche commençait à me brûler les mains comme de l'azote liquide et impossible de m'en défaire. Le prix à payer pour ce plan était apparemment plus cher que je ne l'avais cru. La lame n'était plus d'acier, elle était devenue de la chair animée en perpétuelle mutation, des mains difformes et écorchées tentaient de m'attaquer, des mâchoires acérés et purulentes attendaient un faux pas de ma part. Cette lame m'avait livré son secret et comptait bien me le rependre. Mais je n'avais plus aucune peur en moi et ce piège n'en était pas un dans ma main, je renversai d'un geste rapide et souple la lame face contre terre et l'enfonçai dans la terre rocheuse jusqu'à la garde. La chair hurla dans un écho sans fin pour finir dans une plainte à vous déchirer les tympans. A terre il restait le manche de ce fabuleux sabre. Il était peut être dangereux de le récupérer, mais les doutes, les questions ne faisaient plus parti de moi et je le ramassai sans craintes.

Ryam n'avait pas bougé, il était resté là à mes côtés. J'avais pris l'habitude de le voir disparaître et apparaître aux grés de nos envies réciproques. Il pouvait rester invisible aux autres mais plus à moi. Etonnement cela ne me déplaisait pas. Je me décidai par lui dire :
« Je sais ou l'Armurier habite, allons-y, j'ai assez perdu de temps comme ça.»
Oui, je connaissais l'adresse mais qu'est ce que j'allais bien pouvoir lui demander et qu'est ce que j'avais à troquer ? les partitions étaient un don du peuple de Carnish, il était hors de question de lui en laisser l'usage, d'abord parce que c'était à moi qu'elles avaient été confiées et que je ne devais en aucun cas lui donner le code de l'arme qu'il pourrait me construire. Ces partitions étaient la source même de la corde initiale de l'univers et de ses dimensions, c'est un musicien de génie qui en des temps immémoriaux avait su l'entendre et la transcrire à sa façon. L'armurier n'était qu'un mercenaire et je n'avais aucune confiance en lui. Mais ces questions sur le comment j'allais m’y prendre avec lui disparurent très vite.

Je ressentais tout d'un coup comme une faiblesse et je compris très vite d'où elle venait. Sans le savoir ou en l'ignorant volontairement je m'étais engagé derrière la frontière des terres de l'Oracle aux pieds nues. Je ne m'étais pas délivré de l'amour que je lui portais, l'amour qu'on n'arrive pas à oublier, celui qui fait mal, qui fait perdre tout contrôle, l'amour qui tâche. Je forçai la marche. Je savais que plus je m'en éloignerai, plus je retrouverai mes forces initiales. Je m'étonnais quand même, le fait d'être devenu un être supérieur, maîtrisant mes émotions pour mieux m'en servir ne m’avait pas débarrassé de son emprise. Je n'avais d'ailleurs aucune raison de me précipiter dans la fuite. J'avais tout mon temps puisqu'il n'existait plus ici. Alors pourquoi vouloir la fuir ? La dernière fois que je l'avais quittée je savais bien que j'étais en train de perdre quelque chose. J'aurais pu rester avec elle et vivre sans danger dans sa forêt de brume claire. Ma quête aurait pu se terminer ainsi, définitivement à l’abri du Dieu Mouche, ses terres étant inattaquables. Mais ce n'aurait été encore qu'une autre prison et il me fallait être libre pour l'aimer comme elle le méritait. Alors je l'avais laissée là, seule, son teint pale comme une robe de mariée, j'avais lancé les dés du destin et ils avaient transpercé mon corps pour que mon cœur reste pur. J'ôtai mes chaussures pour sentir l'herbe sous mes pieds nus et m'assoupis sous un arbre pour rêver un bref instant. Je savais qu'elle recevrait mon message et qu'elle me comprendrait, enfin, du moins je l'espérais. Une fois qu'on a pris la décision de tuer quelqu'un, même s'il s'avère très difficile d'y parvenir par une action directe, il n'est pas question de vouloir y arriver par des manières détournées. La seule voie est celle de l'immédiateté et le mieux est de foncer tête baissée. Je m'arrachai de cette volupté incendiaire et pris un autre chemin loin des terres de l'Oracle.

L'armurier ne possédait pas de terre, il n'avait qu'un petit village vide avec au centre un palais mi pierre, mi bois. Il est vrai qu'il n'avait aucun ennemi, il était devenu bien trop indispensable pour la plupart. Quant aux autres ils l'évitaient soit parce qu'ils en avaient peur, soit parce qu'ils n'avaient rien à voir avec lui. Il était temps de l'affronter. Je pouvais entr'apercevoir sa silhouette derrière la fumée qui s'échappait de la porte de son atelier. Pour me présenter à lui je pris le manche du sabre et le jetai à ses pieds.

Negatum
Negatum
Niveau 10
04 septembre 2008 à 17:15:30

Juste pour dire que je vais tout relire, car j'ai du oublier pas mal de truc, et je te donne mon avis un peu plus tard :-)

Le_Pistolero
Le_Pistolero
Niveau 10
08 novembre 2008 à 18:50:22

Tadaaaam...

Fini !! :)
Enfin, l'histoire est finie! Maintenant, reste à faire une dernière relecture, quelques petites retouches par-ci par-là... Mais c'est déjà un grand pas en avant de pouvoir me dire qu'on a fini cette nouvelle à 4 mains commencée il y a 3 ans ! :)

Ça valait bien un petit up !

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