Hello la populace! =)
Alors, me voilà avec une idée qui m´est venue à force d´écouter le denrier album de Justin Timberlake et de chercher les paroles des chansons.
Je me suis "aperçu" que l´on pouvait les regrouper et que certaines pouvaient former les différentes périodes d´une histoire d´amour, que je me suis attelé à écrire. Et voilà donc le résultat.
Le but, c´est donc de lire les textes et d´écouter les chansons correspondantes en même temps (même si j´imagine que tout le monde n´aime pas forcément ce que fait Justin^^), m´enfin bon...^^
Hop, je posterai les différents textes séparément. Ils sont souvent assez courts, mais difficile de faire plus long sans broder beaucoup...
Enjoy (jope so...)! =)
[Futuresex/Lovesound]
http://www.radioblogclub.fr/open/115732/futuresex/01%20FutureSex_LoveSound
Une nuit. Encore une nuit. Un bar. Encore un bar. Et une rencontre.
Assis au comptoir, je sirote la bière plutôt dégueu que le barman vient de me servir tout en essayant de me rappeler ce que je fais là. Après avoir déambulé quelques minutes en ville après que Mark m’ait fait faux bond pour ce soir, je suis entré par hasard dans ce bar dont j’ai même oublié le nom, si je l’ai jamais connu.
Je survole la salle du regard, tentant d’apercevoir un visage connu, familier, quelque chose qui me permettrait de me sentir moins seul en ce soir de cuite avortée. Malgré ma tenue – nous étions censé aller au « Ride », une nouvelle boîte sur la Quatre-Vingt Dixième – je ne suis plus dans l’ambiance, et ma coiffure semble commencer à retomber. Au fond du bar, des mecs jouent au billard. Je les observe quelques secondes et suis tenté d’aller les rejoindre, mais je suis arrêté par une voix derrière moi.
« -De la pisse de chat. »
Absorbé – je ne sais pourquoi – par la partie de billard, je mets de longues secondes avant de me rendre compte que c’est à moi que l’on s’adressait. Je me retourne alors en balançant un « Quess’vous racontez ? » sans conviction.
« -Ce que vous buvez. La bière de ce bar. C’est de la pisse de chat. Elle est immonde si vous préférez. »
Alors que je tente d’analyser ce que la femme désormais face à moi vient de me dire, je la détaille rapidement. Grande, cheveux longs, blonds, au milieu de la vingtaine, elle porte une jupe courte et un débardeur de marques, que je ne parviens pas à reconnaître.
« -Euhm, ouais, en effet… »
Pendant que je parle, je la vois à son tour scruter chacun des détails de mon anatomie, et si j’interprète correctement ses jeux entre ses lèvres et sa langue, ce qu’elle voit semble lui plaire.
« -Vous venez souvent ici ? » Sa voix est suave et douce, comme si elle tentait de contenir une guerre intestine entre l’ange et le démon qui sommeilleraient en elle. Le temps qu’elle prononce ces quatre mots, je l’observe plus en détails, et sa beauté me saute enfin aux yeux. Ces lèvres fines, ces yeux bleus d’où semblent émaner des étincelles, ce corps superbe : cette femme est magnifique. Je reprends alors une contenance.
« -Non. En fait, c’est la première fois que je viens. Et je ne compte pas m’éterniser…
-Hum, je vois… Moi non plus… » Elle hésite quelques secondes, se mord la lèvre supérieure avec un regard mutin, puis continue « Si vous voulez, j’ai une excellente vodka chez moi… Et ensuite, on pourrait sortir… » Elle se lève alors et semble comme m’inviter à faire de même.
D’abord surpris par cette proposition aussi soudaine que visiblement intéressée, je me dis que je n’ai rien d’autre à faire, que cette fille est superbe, et que tout peut arriver. Je passe la main dans mes cheveux, remets ma chemise en place et vérifie discrètement les fesses de la fille. Je me laisse alors convaincre…
Je me rends compte que c´est vraiment court, alors je mets la deuxième partie^^.
[SexyBack]
http://www.radioblogclub.fr/open/129773/sexyback/Justin%20Timberlake%20-%20SexyBack
SexyBack
Après un court passage chez Alicia (mais ce n’est peut-être pas son vrai prénom) où nous avons effectivement bu de cette excellente vodka dont elle m’avait parlé, et où j’ai appris qu’elle travaillait comme secrétaire dans une fac de la ville (je savais que j’aurais du continuer mes études), nous voici au « EasyMessy », une boîte qui, selon les dires d’Alicia, « respire particulièrement l’influx sexuel », remarque à laquelle je ne comprends d’abord pas grand-chose, mais qui prend tout son sens une fois à l’intérieur.
Les rares lumières qui éclairent l’intérieur de la boîte sont parfois aveuglantes, parfois apaisantes, et, couplées à la musique excitante et aux basses qui vous vrillent la colonne vertébrale, donnent l’impression d’être au milieu d’un gigantesque orgasme.
Je perds rapidement Alicia de vue et me retrouve plongé au cœur de la boîte. Les gens autour de moi s’agitent avec une évidente envie de terminer la soirée accompagnée, et quand j’ai ingurgité cette ambiance, je me mets à danser frénétiquement avec une fille que je viens de remarquer et qui ne me semble pas inconnue. Mais bientôt, c’est Alicia qui me retrouve et nous sommes obligés de crier pour nous comprendre.
« -He bien, tu prends vite tes marques. Et tu ne perds pas de temps pour me remplacer…
-Hum, jalouse ?
-Peut-être… »
Elle se rapproche alors de moi, pose sa main à la cambrure de mon dos et commence à bouger en rythme en face de moi. Emporté par la musique, je l’accompagne, attrape d’abord ses épaules, puis son dos, et enfin ses fesses, et nous voilà entraînés dans un ballet érotique. Nos corps semblent parfois se mélanger et nos déhanchements passent parfois plus pour des simulacres de pénétrations que pour des pas de danse conventionnels.
La musique se fait de plus en plus lancinante, les paroles des chansons s’impriment dans nos têtes et nous ne pouvons nous arrêter, comme possédés. Alicia jette parfois violemment sa tête en arrière, faisant danser ses longs cheveux blonds tandis que j’amène mon visage au creux de son cou puis vers sa bouche pour lui lécher délicatement la commissure des lèvres.
Autour de nous, les gens semblent indifférents, mais je ne manque pas de percevoir les regards envieux de la plupart des autres mecs présents.
Puis la musique perd en intensité et nous décidons d’aller nous asseoir quelques instants, comme pour un débriefing de ce que nous venons de partager.
Ca m´a bien amusé, l´initiative est originale ![]()
J´attends les autres chansons du style my love etc... Suis plus romantique moa ![]()
Merci d´avoir lu^^!
"My Love" arrive bientôt^^! Je ne les ai pas toutes utilisées, mais il en reste 5 il me semble.
Merci encore pour ton commentaire^^, je posterai sans doute la suite ce soir.
Hop, comme promis, la suite! =)
[SexyLadies/Let Me Talk To You]
http://www.radioblogclub.fr/open/144403/sexy_ladies/Justin%20Timberlake%20%2803%29%20Sexy%20Ladies%20%28Let%20Me%20Talk%20To%20You%29%20
Alicia s’installe dans un sofa situé assez loin de la piste pour nous permettre de discuter sans avoir à nous hurler dans l’oreille. Je la suis d’abord du regard puis emboîte ses pas en m’asseyant calmement à ses côtés.
Nous ne nous parlons d’abord pas. Nous ne nous jetons même pas un regard. Les yeux tournés vers la piste de danse, je repense à ces moments que nous venons de vivre. Leur intensité me revient en mémoire et me fait presque frissonner. J’essaie de me rappeler si j’ai déjà vécu quelque chose de comparable, et le souvenir d’une certaine Julia remonte en moi violemment, comme un coup de poignard dans le dos. Est-ce que j’ai toujours son numéro… ?
Mais je n’ai pas le temps d’y penser plus longtemps puisqu’ Alicia s’adresse à moi, le regard toujours ailleurs.
« -Mmm… Tu l’as senti aussi ? »
Si elle parle de cette espèce d’onde ou de vibration qui nous a parcouru, bien sûr que j’y ai eu droit aussi… Mais elle n’a pas besoin de le savoir… Pas encore…
« -De quoi tu parles… ? »
Elle se tourne alors vers moi, le regard incendiaire, comme si c’était la première fois que quelqu’un semblait lui résister. Mais peut-être était-ce bien une nouveauté pour elle. Ses yeux semblent lancer des éclairs, et comme je n’ai pas envie de finir foudroyer je change de tactique.
« -Evidemment… C’était comme… Comme l’explosion qui suit un fix… »
Je scrute son regard mais elle ne cille pas.
« -Et c’était… très agréable… »
Elle sourit. Elle paraît satisfaite. Comblée presque. Peut-être qu’elle ne cherchait en fait que cette excitation passagère, ce plaisir fugace que nous avons pu éprouvé sur la piste.
Elle se lève. Sans doute pour ne plus revenir.
« -Je vais nous chercher à boire. Laisse tomber la bière, je t’amène autre chose. »
Je l’observe s’éloigner. Juste avant d’arriver au bar, elle se retourne vers moi pour me jeter un coup d’œil. Peut-être pour vérifier que ce n’est pas moi qui m’enfuis.
Pendant qu’elle commande, je tente de faire le vide en moi. Tout s’est enchaîné tellement rapidement ce soir que mon esprit est embrumé. Mais je ne peux nier ce que j’ai ressenti tout à l’heure. C’est peut-être ça qu’on appelle le feeling. Ou même le coup de foudre… ?
Alicia est de retour, dépose mon verre en face de moi et se rassoit, cette fois juste à mes côtés.
« -Gin fizz. dit-elle en désignant mon verre.
-Et pour toi ?
-Whisky. On the rocks. »
J’approche le verre de mes lèvres, bois une gorgée, puis une autre, laisse l’alcool se frotter à ma langue, puis descendre dans mon œsophage. Pendant ce temps, nous nous regardons. La dualité de son visage m’apparaît alors, mélange inattendu de fragilité et d’un sourire mutin.
« -Est-ce que tu crois… Oh, c’est ridicule… hésite-t-elle.
-Vas-y, continue.
-Hum… Est-ce que tu penses que… l’on va se revoir. Après ce soir. »
Je lève les yeux vers elle et mon regard rencontre le sien. Je peux voir qu’elle est sincère. Qu’elle espère vraiment que cette soirée ne sera pas la seule.
A son tour, elle boit une grande gorgée de son whisky.
« -Ce n’est pas impossible… » dis-je en souriant.
Elle baisse les yeux, puis relève la tête. Son expression a encore changé. Elle paraît comme rassurée.
La soirée se poursuit sur le même mode. Après avoir tous les deux baissé nos gardes, la conversation s’oriente vers des sujets plus personnels, et nous apprenons rapidement à nous connaître. Elle me confie que son premier amour – au lycée – l’a quittée pour une autre à quelques jours de la date anniversaire de leur rencontre, et que cette expérience l’a plutôt amenée à être méfiante, pour ne pas souffrir. Les confessions s’enchaînent, et quand la musique diminue dans le club, pour finalement s’arrêter, nous nous embrassons longuement, comme possédés l’un par l’autre.
[My Love]
http://www.radioblogclub.fr/open/146911/my_love_justin/04-justin_timberlake-my_love
C’est bizarre. Je crois n’avoir jamais ressenti de vrais sentiments pour personne jusqu’ici. Mis à part ma mère, évidemment.
Je ne sais pas si j’en étais incapable, où si personne que j’ai rencontré n’en valait la peine, mais ni mes « amis », ni mes compagnes ne m’ont inspiré assez de sympathie, de désir ou d’affection pour que je daigne lâcher du lest au niveau émotionnel.
Et Alicia a débarqué. Violemment. Sans prévenir, et sans que je ne m’y attende une seule seconde.
Après l’avoir rencontrée, je me suis dit qu’elle était plutôt canon, et qu’elle allait être une nouvelle prise de choix pour moi. Je me suis alors laissé prendre au jeu, comme d’habitude, en me disant que j’avais le contrôle.
Mais elle m’a fait perdre cette assurance que j’avais. Elle m’a mené vers un terrain que je ne connaissais pas, celui des sentiments.
Aujourd’hui, quand je pense, à elle, j’ai les yeux qui pétillent. Je tremble aussi, presque imperceptiblement, mais je tremble néanmoins. Elle me fait me sentir bien. Non, pas seulement bien : mieux.
Mais de ce fait, j’ai aujourd’hui un autre problème : la peur de la perdre. Tout s’est passé si vite entre nous que j’ai une effroyable terreur que tout s’arrête aussi facilement.
Elle me prend la nuit, me réveille, me fait me tordre de douleur dans mon lit quand elle n’est pas près de moi. Et je n’imagine pas ce que le fait de ne plus l’avoir avec moi pourrait être…
Je me sens à la fois si faible, comme à sa merci, mais également si fort, si regonflé par me sentiments que je ferais n’importe quoi pour elle, pour lui prouver ce que je ressens.
Alors chaque jour, j’écris. Parfois un petit peu, parfois un peu plus. Une chanson. Je compose aussi la musique. Enfin j’essaie. Parce que je ne saurais trouver une autre manière de lui montrer ce qu’elle représente pour moi.
Ce ne sera certainement pas parfait, et ça ne fera assurément pas un tube. Mais ce sera de ma part, pour elle.
Elle qui change ma façon de voir les choses. Elle qui m’a en somme conquis au premier regard. Elle qui me fait ressentir des choses que je croyais ne jamais pouvoir éprouver.
Elle… que j’aime…
J´ai eu peur, pendant un instant j´ai cru que t´allais écrire un vrai truc...
J´ai eu peur, pendant un instant j´ai cru que t´allais commenter un texte...
C´est très original
Je trouves que tu as du style, tu sais écrire... mais (ouais, il y en a toujours un) je ne trouves pas ça accrochant. Limite fade...c´est dommage. Pour moi, cela ressemble à un film, pas à un livre que l´on pourrait lire avec un vif intérêt.
Deviens scénariste
![]()
Euh, bravo. ![]()
Slaughter_Crawl>Hummm, remarque plutôt juste, en effet... On dirait qu´il y a pas mal de vide dans l´histoire... Je sais pas pourquoi, pourtant c´est pas mon habitude... Je me suis ptet trop laissé prendre par le concept chanson-texte...
Merci d´avoir lu et commenté en tout cas!
Yohan>Bravo? loool Pourquoi^^?!
Hop, la suite et fin^^!!!
[What Goes Around… Comes Around ]
http://www.radioblogclub.fr/open/79523/what_goes_around/Justin%20Timberlake%20-%20What%20Goes%20Around%20Comes%20Around
Qu’est-ce que j’ai bien pu faire ? Qu’est-ce qui a pu la mener à ça ? Où est-ce que j’ai fait une erreur… ?
Oh, évidemment, je n’ai pas été parfait.
Il y a eu des regards échangés avec d’autres femmes, au travail, dans la rue, dans des cafés… Mais ça ne semblait pas la déranger tant que ça, et elle semblait même contente de voir une sorte de jalousie sur le visage de celles qui me regardaient. J’avais parfois l’impression que son amour, sa passion se nourrissaient de ça, du fait que je sois un objet de désir, pour elle mais aussi pour les autres. Et aussi du fait, bien sûr, que finalement, je n’étais qu’à elle.
Je n’étais pas non plus le maître de maison exemplaire. Comme tous les hommes, mon bordélisme prenait parfois le dessus sur mon envie de bien faire, et la salle de bains pouvait prendre des airs de souk marocains quand je cherchais en vain mon dernier boxer propre. Ou quand, après une journée de travail, je prenais un long bain et que j’inondais plus ou moins une grande partie de l’appartement.
J’en viens même à me demander si j’étais si loin de l’amant idéal. Lui demandais-je trop ? N’étais-je pas assez performant ? Elle n’a pourtant jamais manifesté son mécontentement. A ce sujet tout du moins.
Alors quoi ? Qu’est-ce qui l’a menée dans les bras d’un autre ? Je ne sais même pas qui il est, et je n’ai aucune envie de le savoir.
Ce que je veux comprendre en revanche, c’est l’enchaînement des évènements qui nous ont conduits à notre situation. A notre séparation.
Mais je crois que désormais elle comprend ce que j’ai ressenti. Parce qu’à son tour, il se joue d’elle. Il lui ment. Il la fait pleurer. Et la voilà seule.
J’ai parfois envie de l’appeler. Juste pour savoir comment elle va. Mais je suis tiraillé entre un désir de tout recommencer avec elle, et celui de lui hurler à la figure tout ce que j’ai pu avoir envie de lui dire après qu’elle m’ait annoncé qu’elle partait. Ce n’est même plus un dilemme, c’est une guerre qui se joue en moi. Une guerre froide, figée, où aucun camp n’avance de pion pour faire basculer les choses. Parce que je suis désormais perdu.
Elle m’a appelé. Elle m’a dit qu’elle regrettait, qu’elle voudrait tant que tout redevienne comme avant.
Mais c’est elle qui a brisé ce que l’on avait, ce que l’on chérissait, ce qui a disparu presque aussi rapidement qu’il est arrivé.
Alors quoi ? Qu’est-ce que je dois faire ? J’ai toujours eu du mal à pardonner, à qui que ce soit. Même sans ressentir de sentiments, la trahison est difficile à encaisser. Elle frappe l’égo. Les soupçons le martèlent d’abord de petits coups secs, et quand le pot-aux-roses est découvert, c’est un direct en plein visage qui vous atteint et vous met K.O. Et quand vous vous relevez, vous n’avez plus envie de combattre. Plus jamais. Plus avec cette personne.
Malgré tout, je ne peux oublier les moments que nous avons partagés. Ils font, en partie, celui que je suis aujourd’hui. Elle sera toujours comme une parcelle de mon être, que j’aurais égaré quelque part. Mais sans doute plus jamais de la même façon.
[Summer Love]
http://www.radioblogclub.fr/open/114310/summer_love_timberlake/Justin%20Timberlake%20-%20Summer%20Love
On entend beaucoup qu’en été, les hormones sont en folie, et que, inévitablement, les rencontres se font plus facilement.
Je pense plutôt que ce sont les minijupes, les débardeurs et les torses nus qui mettent les hormones en ébullition, mais en y réfléchissant bien, c’est un peu la même chose.
Toujours est-il que ce constat s’est vérifié pour moi.
Après avoir trop souffert – car c’était la première fois, et les premières fois sont toujours douloureuses – j’ai essayé de me faire une raison. Je ne devais ni continuer à pleurer sur mon sort, ni sur celui d’Alicia, ni même tenter d’imaginer ce que l’on pourrait être en train de vivre. Alors je suis parti en vacances. Une semaine au Mexique, à boire des tequilas, à me balader à l’ombre d’un sombrero et à espérer ne pas mourir sous la chaleur écrasante de l’été.
Et puis un car de vacanciers est arrivé, avec à son bord Caitlin.
Elle était en vacances. Elle venait du sud du pays. Brune, les cheveux longs, des yeux noirs qui ajoutaient au mystère que constituait son expression de visage favorite que j’ai rapidement qualifiée de « bouddha fâché ». Et aussi, peut-être surtout, je voulais me sortir Alicia de la tête.
Et comme une réminiscence de celle-ci, la rencontre s’est encore effectuée dans un bar. Sur la terrasse cette fois. Et c’est moi qui suis allé vers elle.
Je me suis installé à sa table, et après l’avoir visiblement contrariée, j’ai réussi à lui décrocher un sourire, puis la conversation s’est poursuivie, le courant est passé et arriva ce qui devait arriver.
Je suis bien avec elle. J’aime son sourire, j’aime sa voix, j’aime quand elle me caresse le dos le matin pour me réveiller, j’aime l’odeur de son shampooing quand elle sort de la douche…
J’ai parfois, de plus en plus, l’impression que je deviens accro. Au début, je me disais que je jouais le jeu, plus pour me permettre d’oublier Alicia que dans l’espoir de retrouver une relation sérieuse.
Mais je me rends compte que je me remets à sourire sincèrement, que mon enthousiasme n’a pas été aussi haut depuis un bon moment, et surtout qu’elle aussi semble tenir à moi. Et ça, ça devient inestimable de nos jours.
Je ne la connais pourtant pas vraiment. Vendeuse dans un magasin de fringues, en attendant de trouver mieux grâce à son diplôme en sociologie – quelle connerie – elle est la dernière d’une famille de quatre enfants, sa mère les ayant élevés seule après le décès de son père quand elle avait deux ans. Et un cœur meurtri, pansé, et aujourd’hui, j’espère, récompensé.
Quand elle me tient par la main, j’ai l’impression d’exister à nouveau. Comme si je ne parvenais désormais à me sentir en vie que par rapport à quelqu’un d’autre.
C’est sans doute l’héritage d’Alicia. Et c’est ce qui me fait encore douter de moi, de mes sentiments, de ce que je vis…
[Losing My Way]
http://www.radioblogclub.fr/open/144453/losing_my_way/Justin%20Timberlake%20-%20Losing%20My%20Way
Je me laisse retomber dans le fauteuil, la tête en arrière, les yeux presque révulsés, un sentiment de puissance et de perte de contrôle s’emparant de moi.
Derek se rapproche du petit tas de poudre blanche, se prépare une énorme ligne qu’il sniffe rapidement et se retrouve alors dans la même position que moi.
Nous avons déjà passé plusieurs dizaines de minutes à nous enfiler la coke que Derek m’a procuré, et je me sens maintenant totalement ailleurs, perdu, comme si j’avais… disparu.
J’ai tout gâché. Trois semaines après ma rencontre avec Caitlin, j’ai décidé d’arrêter de me mentir, et de lui mentir également.
J’étais toujours amoureux d’Alicia. Je le suis peut-être encore aujourd’hui d’ailleurs. En tout cas je le crois…
J’ai tout perdu. Il y a quelques semaines, alors que j’étais invité chez un ami, on m’a présenté Derek. Depuis, il est devenu mon dealer, et moi un de ses meilleurs clients. Et tout autour de moi s’est effondré : les « amis » que je croyais avoir se sont éloignés, mes dettes se sont accumulées et je ne suis désormais plus que l’ombre de moi-même. Mon côté obscur. Ma face cachée, dévoilée au grand jour.
Après plusieurs longues journées à errer chez moi, sans savoir quoi faire, vidé, comme si mon âme s’était échappée, j’ai décidé de tenter de reprendre les choses en main.
J’ai alors repris contact avec Alicia. D’abord parce que je l’aimais. Ensuite parce qu’elle était la seule personne que j’ai jamais aimé, la seule à qui j’ai jamais fait totalement confiance. La seule que je connaissais, en fait.
Elle a accepté mon invitation, et nous nous sommes revus. Une seule et unique fois. Dans un snack du centre-ville.
Nous avons d’abord discuté de nos vies, de ce que l’on devenait. Puis je me suis mis à pleurer, comme cela m’arrive de plus en plus souvent désormais. Elle a alors vu ce que j’étais devenu, et elle est partie en me disant qu’elle ne voulait plus jamais me revoir. Et j’ai continué à pleurer. Non pas parce que j’étais triste, mais parce que je ne savais pas quoi faire d’autre.
Je ne suis plus certain de ce que je ressens pour elle. Je crois que cela ressemble à une sorte d’empathie mêlée à de la tendresse, avec un peu de terreur. Ou peut-être tout simplement que cette peur maladive que j’éprouve ne vient que de moi. Du fait que je sois conscient de ce que je suis désormais, et que pour rien au monde, si l’occasion m’était donnée, je ne referais ce que j’ai pu faire.
Mais il est maintenant trop tard. Et la seule chose qui me paraît sensée à faire est de me pencher vers la table, un billet de cinq roulé et collé contre ma narine, et d’aspirer la ligne que Derek vient de préparer pour moi. Parce que c’était peut-être comme ça que tout devait se conclure.
Rien à dire
Beaucoup mieux que les précédents ! well done !
!
Oh, décidément. Je regrette pas d´être passée par ici. =)*révérence*
Ah tiens, une ancienne que j´ai jamais connu. ^^
Slaughter_Crawl>Merci beaucoup^^!
Faudra que j´essaie d´améliorer le tout quand même (notamment le début apparemment^^), merci de m´avoir fait remarquer le "vide" du début (au moins^^)!
melpo>Eh bah, ça faisait un bail! Content que ça (ait l´air de t´avoir)t´ait plu! =)
Yohan>Non, rien!^^
A ton service ![]()
Sympa comme idée. Ce qui est particulièrement drôle, c’est que lorsqu’on lit tes textes en fonction des titres, on découvre que tu t’es bien imprégné (consciemment ou non ?) de la couleur de la chanson. Ainsi pour les premières qui sont froides, axées plutôt sur une recherche rythmique synthétique et métallique, tu as fait relativement sobre sans trop étoffer. A l’inverse, pour les suivantes qui sont plus chaleureuses, riches dans la structure avec une voix plus prédominante, tu as développé beaucoup plus.
Bref, je trouve que cela colle plutôt bien aux chansons dans l’ensemble. Pour moi, le pari est réussi ![]()
Slaughter_Crawl>
sanphi>Hello!=) Eh bien, sans doute un peu des deux (consciemment et inconsciemment je veux dire)^^, j´ai essayé de coller à l´athmosphère de la chanson, mais j´avais parfois l´impression de ne pas y arriver...
Merci d´avoir lu en tout cas! =) Et content que ça ait l´air réussi!!! ![]()
It´s my pleasure, like Justin says it in his song “Señorita” =)
En parlant d´anglais, j´ai bien aimé le nom du bar "EasyMessy". Sympa le clin d´oeil!^^
Putain, cette histoire m´en rappelle une autre, malheureusement réelle. ^^
Il ne me reste qu´à féliciter l´auteur et à me retirer, touché, satisfait (sais pas pourquoi^^) et stupéfait tout à la fois.
Encore bravo !
![]()
sa,phi>Clin d´oeil involontaire alors (ou bien je ne m´en souviens pas...^^) parce que je ne vois pas à quoi tu fais allusion... Help!
Yohan>Eh bein, merci beaucoup =)! Et toi, quand est-ce que tu nous postes ce que tu as annoncé sur le topic de hobb´?