Salut, en attendant la réecriture du début de the Flower in Tears, je vous poste cette histoire de fantasy que j´ai décidé de continuer (la première partie avait servi pour l´un des concours de ce forum).
Chaque chronique est un morceau de l´histoire globale, elles ne sont pas chronologiquement suivies mais ont toutes un lien les unes avec les autres et forment une histoire entière.
Je ne poste pas la chronique 1 en entier, 6 pages d´un seul coup pourrait faire fuir.
J´attends vos critiques.
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Chroniques de l’Est Lointain
Par Squall46
Texte d’Heroic Fantasy
« Entre le siècle d’or et l’avènement des pères du chaos, il y eut une période de l’histoire bien peu connue des hommes. Il y eut un temps où la terre ne connut que guerres, sang et vengeances. Il fut un âge où les hordes barbares du lointain prirent la domination des sept lieux de Jupiter, où les forces noires bravèrent les derniers remparts de Börn par les eaux de Neptune. Il fut un temps d’anarchie, où seul force et bravoure comptaient. Un épisode sacré de forteresses fabuleuses et de héros téméraires capables de briser les chaînes du destin par leur volonté sans limite.
C’est dans cette époque troublée que pris pied l’histoire du capitaine Riot de Rohan, et moi son chroniqueur m’en vais vous conter son épopée sans pareille... »
Chronique Première
Les Cendres du Temps
« …alors parut Kushulaïnn, le damné, soulevé par l’écume pourpre de ses ennemis agonisants. »
Abel Sin, Chantre de l’Empereur Triton II
« Régissant la terre et les hommes, il y a les rois. Régissant la vie et les cieux, il y a les dieux. Seul Kushulaïnn n’a pas sa place, le damné. »
Sun Sao (101-151), Lieutenant Impérial du Salem Oriental
Les légendes sont à l’origine de nombreuses craintes. Certaines d’entres elles sont capables de faire chanceler le cœur des plus braves d’entre nous, et pourtant nous participons tous un jour à les entretenir. Aujourd’hui, sur les terres de l’est lointain, au-delà des monts escarpés du Morgador, le chevalier impérial Riot de Rohan écrit la sienne.
Ils partirent treize sur les ordres de l’éminent Triton II, Empereur de Salem. En ce jour, ils n’étaient plus que quatre à avoir pénétrer les crocs du serpent terrestre, le maître rocheux de l’extrême orient. Ceux-là marchaient comme un seul homme, leurs pas s’enfonçant dans la terre malléable des collines silencieuses. De puissants nuages blêmes maculaient le ciel assombri du Morgador déjà franchi. Aussi, les constellations de la veille l’avaient annoncée, une grande pluie sévirait dans les plaines. Mais ici, le ciel pouvait mentir et se jouer des hommes. L’extinction de la faune en était la preuve inquiétante ; en effet, balayée par les cycles instables elle ne fut bientôt plus, abandonnant la région au présent règne du vent solitaire, messager tumultueux de la mélancolie.
Ainsi, les quatre surgirent au sommet de la dernière pente et la découpe blonde du jour déclinant vint prononcer l’écart entre la frêle corpulence du barde et la robustesse des trois guerriers du groupe. En retrait, le musicien cheminait d’un pas presque trop serein, semblant toujours prêt à revigorer la coterie par les cordes de son apaisante mandoline. Il avait chanté et colporté quantités de légendes au cours de ses périples passés, et pourtant ces dernières ne paraissaient pas l’atteindre en ce jour. Peut-être ne croyait-il tout simplement pas à celle-ci, au mythe du damné ; ou bien les traces glorieuses de son précepteur Abel Sin lui poussaient des ailes. Mais quel que fut son opinion en cet instant, son esprit s’éclaircirait avant l’aube à condition que la faim ne l’emportât au préalable.
Riot de Rohan, porteur de l’amulette de St Justine et le fourreau plein d’une belle flamberge, guidait, sa face barbue envahie de cet air maussade qu’ont les hommes tourmentés. Il progressait rapidement devant ses compagnons, luttant contre le poids de sa côte de mailles flamboyante d’écussons. Malheureusement, sa prestance naturelle et son grade ne leur avaient pas évité les malheurs du voyage. Le vol des montures, la déroute, le détournement des vivres, ils n’échappèrent à rien et pas même aux maladies. Seuls les inconscients et les plus vaillants demeuraient encore à ses côtés. Quelques fois, il jetait un coup d’œil par-dessus son épaule, s’attendant à ne plus trouver personne ; mais toujours, son cœur se rassurait de voir Lù’Lanzaï traçait fièrement dans son ombre. Ce vieux compagnon de route, l’effigie du combattant vertueux, fidèle, et adroit à la hache comme aucun, lui évitait de supporter tout le fardeau du commandement. Il est de ces hommes qui inspirent naturellement le respect et règlent le calme par leur simple présence, Lù’Lanzaï était l’un d’eux. A ses côtés se tenait Aldrich, un fier mercenaire en quête de gloire et de richesses. Mais l’homme aux cheveux braises, membre de la lignée royale des Van Solöm, épaulait principalement de sa qualité d’archer.
« Crois-tu que nous touchons au but ? interrogea celui-ci, le souffle court et s’adressant à son capitaine de voyage.
- Je le crois. Il faut suivre les dernières statues, expliqua Riot, convaincu que leur angoissante mission trouverait sa fin en contrebas, au sein du bois fait d’arbres morts. »
Depuis plusieurs lieux, ils se guidaient par la présence des nombreuses idoles de boues travaillées sur le bord du chemin rocailleux. Ces fétiches, anciens de plusieurs générations, personnifiaient d’effrayantes créatures disproportionnées. En effet, leurs bras allongés traînaient bas sur le sol et de leurs têtes absentes, sculptées en ovales ou repliées et garnies d’épaisses bouches verticales, il ressortait le sentiment d’avoir affaire à quelques abominations secrètes échappées des confins du temps.
« Il vaudrait mieux, je ne suis pas sûr de pouvoir continuer plus longtemps, confia Aldrich, les traits marqués et la poitrine cognée de son cœur tambourinant.
- Nous devrions faire une halte, Capitaine, conseilla Lù, avant de reprendre d’un ton averti. Nous aurons besoin de toutes nos forces pour faire face.
- On ne peut plus s’attarder. Dois-je te rappeler que l’Empereur espère notre retour dans les trois jours ? »
En d’autres circonstances, Riot savait être clément avec ses troupes ; aujourd’hui, il ne pouvait se le permettre. La balance de la guerre penchait du mauvais côté et l’Empereur Triton II lui avait peut-être confié le moyen de rendre l’avantage à son peuple. Ainsi, même si les pertes furent douloureuses au cours de ce périple affreux, rien n’importait plus que l’aboutissement de sa mission. Plus encore, il était improbable que leur retour à Salem soit accompli sous trois jours seulement, et ce potentiel échec l’exaspérait sans communes mesures.
« Gagnons la forêt avant la nuit ! Là-bas nous saurons quoi faire, commanda le chevalier impérial, la main sur le haut du fourreau. »
Il ne s’agissait pas d’un mensonge mais Riot portait un fardeau autrement plus lourd que celui de sa simple armure, la peur de l’inconnu. Il redoutait, peut-être plus encore que ses compagnons d’épopée, d’affronter le courroux du souverain de cet endroit interdit. Or, la bravoure n’était-elle pas l’action de réprimer ses angoisses, de les surmonter coûte que coûte dans l’idée d’accomplir un acte bienveillant, décisif ? Parce que l’Empereur l’estimait brave, Riot de Rohan devait être brave. Ainsi déterminé, il chemina jusqu’au terme de sa quête, défiant le seigneur damné de lui prouver son existence.
Le prologue entre guillemets fait assez classique comme présentation d´un univers ou d´un texte d´HF, néanmoins il est concis et bien écrit, et donne assez envie d´en savoir plus. Pour moi qui ai du mal avec ce genre, bon point, donc^^
"St Justine"
Sainte Justine (je me lance pas dans une énumération icksbiquièste des fautes, mais fallait que je relève cette tâche d´inattention tellemtn ça a pas sa place dans le reste^^)
de voir Lù’Lanzaï traçait fièrement dans son ombre
traçant.
Je retrouve dans ce début ce que j´avais tout particulièrement apprécié dans FiT, à savoir (entre autres) une ambiance extrêmement bien rendue, et ce dès le début. On s´imagine très bien les compagnons harassés, porteurs d´une mission ultra-importante (un peu comme toujours^^), sur le point de rentrer chez eux. Les pensées et la personnalité de Riot, bien qu´ici à peine effleurés, sont pourtant bien décrits, et je m´attends à un approfondissement bien amené.
Les descriptions elles aussi sont à l´image de FiT, assez réussies, avec un vocabulaire très riche, même si parfois justement on se noie un peu sous une nuée de superlatifs. De temps en temps, des phrases simples ne peuvent pas faire de mal.
Voilà, avis très positif pour ce premier post, et je serai au rendez-vous pour la suite ![]()
Au fait maintenant que j´y pense, tu devais pas m´envoyer Flower in Tears?
Ca fait plusieurs fois que j´essaye de te parler sur Msn, mais tu réponds pas. Je te l´enverrai dans quelques jours si tu me vois tjr pas sur Msn.
Sinon, je posterai la suite dans quelques jours, histoire que quelques éventuelles personnes aient le temps de s´intéresser à cette histoire.
Pour l´instant, le passage n´a que peu d´interêt, il se suffit pas à lui-même (ni la Chronique 1) pour juger d´une quelconque histoire, mais ca va venir petit à petit.
Très intéressant, comme texte. Les descriptions donnent l´eau à la bouche, tu sais comment capter l´attention du lecteur, et c´est je dirais un très bon point pour toi.
Petit détail qui coince, cependant.
Essaie d´espacer un peu plus tes paragraphes, les pavés ont tendance à effrayer de nombreux lecteurs (moi c´est justement ce qui fait que je les aime tant
).
La Chronique 2 est un peu moins dense, j´ai entamer la 3, je vais poster la suite en fin de journée ou demain, histoire de laisser le temps à quelques personnes de peut-être prendre la machine en route.
Allez, deuxième partie de la Chronique une, elle en compte trois.
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« Les anciens racontent qu’il naquit du buste de Sépharad, la déesse déchue, quelque part entre les steppes du nord et la constellation du démon des étoiles, Bashâr. Cette histoire millénaire et transmise de générations en générations, expose son apparition comme étant antérieure à la première lignée des hommes. Toutefois, le temps n’aurait ni d’influence, ni de marque sur son apparence ou sa condition physique. Kushulaïnn est mystifié tel un dieu. On dit que, furieux, il pourrait de ses mains étendues, refermer le ciel sur la terre, annihilant ainsi toute forme de vie. Aussi, par l’immensité de son glaive foudroyant, il aurait façonné les chaînes sauvages du serpent terrestre au cœur d’une nuit d’agitation. Ni dieu, ni homme, il serait prisonnier de l’éternité dans les terres de l’est lointain, son front parfait ignorant la clef de sa délivrance. »
« Il existe une autre légende, autrement plus répandue dans l’Empire. Elle conte la tragédie d’un ancien seigneur bandit, maître aux armes et assoiffé de sang. Son royaume comblé de reliques et de merveilles n’avait de peine à s’étendre par son armée de mercenaires déchaînés. Triomphant des plus grands héros de l’Empire par sa terrible étoile du matin, Kushulaïnn se fatigua finalement de ses luttes incessantes. Ainsi, il s’exila dans les terres reculées de l’orient et fit bâtir la citadelle volante d’Armécia. Kushulaïnn y jouissait de tous les pouvoirs, il possédait la force des titans, la richesse des plus grands rois, un palais sans égal, et pourtant rien ne voilait l’étendue de son mal. Accumulant les aventures durant des années, il se vit incapable d’engendrer. Kushulaïnn le maudit, rendu fou à l’idée de n’avoir de descendance, massacra sans relâche chacune des femmes de son royaume et fit brûler leurs dépouilles. Demeurant inconsolable, il s’enferma dans ses quartiers afin de noyer son malheur dans la liqueur. La révolte des hommes ne tarda pas et ce n’est qu’alors, qu’Armécia fut plongée dans les flammes et le sang. Les troupes rebellées arrivèrent bientôt aux portes de son palais d’ivoire, ne réclamant rien d’autre que sa tête. Mais le damné, pourvu d’une aura surnaturelle, souffla sur la cité les mots d’une incantation issue des enfers ; sitôt l’air s’embrasa comme des profondeurs d’une fournaise et les mercenaires ne furent plus que flocons de cendres emportés sous la volonté d’un vent brûlant. Réduite des mains de son roi dément, l’aérienne Armécia chut des cieux jusque sur les terres humides de l’orient. Aujourd’hui encore, l’on raconte que Kushulaïnn aurait survécu, et dormirait d’une torpeur légère, enseveli sous les décombres encore fumants de son ancienne fierté.»
« Quelle que soit l’authenticité de ces récits, au travers des âges, inlassablement, quantité de héros affluèrent sur les pistes du serpent terrestre, leurs existences consacrées à prouver celle de Kushulaïnn. La plupart trépassaient par diverses maladies contractées sur les sentiers difficiles du Morgador. Quelques solides guerriers rentrèrent, impotents ou n’ayant rien trouvé ; les autres, plus éprouvés, demeuraient plongés à jamais dans les bras d’une trouble folie contagieuse. Un seul homme peut se lamenter d’avoir aperçu la puissante silhouette du grand seigneur Kushulaïnn. Un seul homme vomit chaque nuit l’affreuse vision du damné, et de sa lame ruisselante d’un rouge sanguin, encore plantée dans le corps mou d’un étranger. Un seul ne rêve plus. Il s’agit d’Abel Sin, le chantre de l’Empereur. »
La terre souple gardait les empreintes de chaque foulée, il s’agissait là d’une boue aussi dangereuse que les sables mouvants, mais non pas ceux d’un désert, ici plusieurs troncs d’arbres morts dormaient d’un profond sommeil sur un sol marécageux, à demi enfouis. Quelques uns, d’une verticalité imparfaite, encore enracinés et pathétiques, tentaient d’agripper les étoiles par les ascensions sauvages de leurs ramures nues. Et durant tout le temps que mit la lune à compléter son disque cuivré, la coterie parvint enfin aux abords de la forêt interdite. La carte d’Abel Sin n’avait pas menti ; Surin, le barde, se réjouissait déjà de suivre la voie glorieuse de son maître, insoucieux du danger dont il fut prévenu à Salem et au contact des autochtones du Morgador. Aldrich, en arrière, sifflait depuis les premiers pas du groupe hors des sentiers, là où le chemin n’était plus clair. Il sifflait, mais sans aucune gaieté, tout au contraire, l’archer, inquiet, cherchait à communiquer avec les bêtes étonnamment calmes. Lù’Lanzaï lui aussi, autant éprouvé qu’il fut, n’en demeurait pas moins alerte et savait, de par son immense expérience de la traque en pleine nature, qu’un tel silence d’or n’avait rien d’un bon présage. Il fut rapidement certain que les sévices du temps élastique, étiré du plus grand froid à la plus grande sécheresse, avaient pareillement puni la faune locale et celle des monts du serpent terrestre. Devant, le capitaine Riot suivait sa quête avec détermination, demeurant impassible malgré l’angoisse qui lui retournait l’estomac, trop fier pour faiblir. Au fil des longues minutes de marche en ce lieu désolé, se resserraient toujours davantage ses doigts autour du pommeau de sa longue flamberge de qualité, comme s’il fut prêt à bondir au premier bris du silence. Même la sueur sur son front, casqué d’un heaume, ne s’écoulait plus.
Ce fut ainsi, qu’écrasés par une tension cosmique, ils continuèrent avec effort, pénétrant et fendant les ténèbres blanches du bois brumeux. Ce fut ainsi, sur les sentiers de la gloire, qu’ils virent et se rappelèrent à jamais l´infinie silhouette naquit du fond de l’obscurité.
Français
"ils n’étaient plus que quatre à avoir pénétrer"
- pénetré
"Mais quel que fut son opinion en cet instant"
- Nan. Quelle.
"envahie de cet air maussade"
- J´aurais tendance à dire envahie par, mébon.
"aux cheveux braises"
- Je pense pas que tu peux employer ça comme adjectif de couleur, et même si tu le pouvais, il faudrait alors par le mettre au pluriel...
"Depuis plusieurs lieux"
-
bien essayé mais non, l´unité de déplacement ce sont des lieues et non des lieux.
"avant de reprendre d’un ton averti. Nous aurons [...]"
- Comme il reprend la conversation, l´usage est de l´introduire par deux points.
"« Gagnons la forêt avant la nuit ! Là-bas nous saurons quoi faire, commanda le chevalier impérial, la main sur le haut du fourreau. »"
- Le guillemet de dialogue doit se terminer au moment où le dialogue se termine, donc après *faire* dans cette phrase.
Vieux Chieur
"Aussi, les constellations de la veille l’avaient annoncée, une grande pluie sévirait dans les plaines."
- Maladroit... Vu l´importance assez minime de l´info, mieux vaut la lier avec la phrase précédente, par exemple avec des deux points.
"L’extinction de la faune en était la preuve inquiétante ; en effet, balayée par les cycles instables elle ne fut bientôt plus, abandonnant la région au présent règne du vent solitaire, messager tumultueux de la mélancolie."
- Premièrement, le point virgule suggère une opposition entre la première et la deuxième partie de la phrase, or là il n´y en a aucune. D´ailleurs il y en a tellement aucune qu´en fait, tu dis quasiment deux fois la même chose^^ Au lieu de "elle ne fut bientôt plus" qui est redondant, tu peux directement enchaîner au prochain groupe de mots, "elle abandonna la région" etc...
"Seuls les inconscients et les plus vaillants demeuraient encore à ses côtés."
Etant donné qu´il en reste que quatre, dont un barde, c´est un peu exagéré comme tournure, on dirait que tu parles d´une armée.
"règlent le calme par leur simple présence"
- Régler le calme ? Mouais, bof.
"au sein du bois fait d’arbres morts. »"
- Oui bon un bois est nécessairement fait d´arbres, hein^^ T´aurais pu directement dire "au sein du bois mort" ou un truc du genre.
"même si les pertes furent douloureuses"
- plutôt *avaient été*, non ?
3615 Mylife
- J´avais jamais réalisé que Kalon c´était à ce point-là inspiré de Conan ![]()
- Voc, rythme adaptés au sujet. Style pourrait quand même être un peu allégé à certains endroits. Même si on sent que c´est au moins en partie voulu ![]()
- J´ai pas bien compris le passage avec le mythe du damné & co. J´viens de me lever, en même temps.
- "le fourreau plein d’une belle flamberge"
... hem ... pardon ![]()
- C´était bien. Je lirai la suite d´ici la fin de la semaine
Muahah, explosion du formulaire ![]()
Squall, t´as dû mettre une mauvaise adresse alors, matt_00@hotmail point france.
Sinon effectivement, le coup du fourreau plein d´une belle flamberge, ça m´avait gentimment fait marrer aussi, un moment on se serait cru dans Whorecraft
Et de même, je lirai la suite d´ici peu.
Reup
La fin de la première chronique, la deuxième est terminée, la troisième presque terminé.
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Ainsi parut Kushulaïnn, le damné, parmi et par-dessus les arbres chancelants, haut comme plusieurs hommes. Et quand bien même sa taille fut celle d’un colosse, il n’était pas voûté mais se tenait droit comme une statue érigée vers le ciel. Les bras gonflés de muscles saillants, il tenait en sa main une gigantesque étoile du matin à cinq branches qu’aucun humain n’aurait pu soulever. Une longue toison de fourrure neige couvrait son torse athlétique et s’étalait en dessus ses épaules démesurées. Alors, peu à peu, tandis que le seigneur damné progressait lentement vers le groupe stupéfié ; ils tremblèrent devant sa longue face blême, garnie d’une chevelure hirsute, incolore, ajoutant un air sauvage aux traits difformes et barbares de son faciès millénaire. Ils frémirent sous le puissant rayonnement de ses yeux baignés d’or qui, sans paupières, ne trouvaient jamais le repos. Ainsi, tandis qu’il cheminait maintenant à pas de géant, derrière lui, la terre se nécrosa, lentement, profondément, stérile pour l’éternité. Aussi, car le seigneur Kushulaïnn n’usait que de l’épaisseur de sa peau en guise d’armure, le métal n’ayant pas l’endurance de sa chair antédiluvienne, l’odeur pourrie d’un cadavre éventré émana bientôt de son corps entaillé à l’estomac et aux jambes.
Ce fut cette odeur insupportable qui arracha Riot des bras de la terreur, et se ressaisissant, il lut bien vite la panique sur le visage de ses compagnons. Même Lù’Lanzaï, ce guerrier d’exception, avait perdu tous ses moyens devant l’aura du chevalier cauchemardesque, et il l’observa encore, statufié, tandis qu’il n’était plus qu’à quelques mètres d’eux. Surin, lui, comprit enfin le sens de toutes les mises en gardes de son maître, mais n’eut le temps de réagir ; car, sans mots, Kushulaïnn envoya son fléau lui emporter le crâne contre un tronc humide. La tête de métal encastra celle du chantre dans le bois creux et pourri de l’intérieur, lui fracturant le front ; mais la force de Kushulaïnn était telle que, retirant son arme bloquée, il déchira le cou de sa victime d’un seul geste. Alors le corps du barde chuta lourdement dans la boue tandis que son crâne inséré dans la cavité de l’arbre ne figurait plus qu’une masse informe et sanguinolente.
Lù’Lanzaï, malheureux spectateur impuissant du carnage, fut pris d’un sursaut d’orgueil et, tiré de sa torpeur, se rebella. Alors, passant ses mains dans son dos, il brandit, non sans trembler, sa terrible hache à deux tranchants. Aldrich, lui, lâcha bêtement ses affaires et pris la fuite, le cœur ulcéré d’une terreur innommable. Dans le même instant, Riot tira sa flamberge et l’enserra solidement de ses deux mains ; il était porté par la folie du combat et son cœur ne semblait plus battre, comme fou, il chargea le colosse sanguinaire en hurlant de rage. Cependant, quoique sa main n’eue pas tremblé, la lame dentelée n’entamât en rien la chair épaisse du grand Kushulaïnn et le fer se contenta de ricocher sur son flanc musclé. Le seigneur maudit ne riposta pas mais agita plutôt son fléau tel une fronde, le métal déchirant l’air en un sifflement aigu. Et l’instant d’après, la masse tourbillonnante s’échappa de ses larges doigts abîmés avec plus de force qu’une baliste, allant chercher le meurtre du fuyard au travers de la nuit. L’archer tétanisé, pourtant déjà loin, fut frappé en pleine course par les sphères lardées de pointes ; s’insérant entre ses omoplates, elles brisèrent son haubert et le haut de sa colonne vertébrale d’un même contact. La force du choc le fit basculer sur le côté, et il chuta ainsi dans la vase d’un étang sale, inconscient. Sa tête souple et désarticulée peu à peu engloutie par l’insatiable marécage, il disparut bientôt, emportant avec lui l’arme de son assassin.
« Lù ! Contourne-le ! s’écria Riot, le seul des deux à avoir perçu le résultat du puissant lancer. »
Comme il avait ainsi parlé, le guerrier s’exécuta et pris de revers le colosse désarmé. De toutes ses forces, il leva son imposante hache et l’abattit contre les reins de Kushulaïnn, tandis que Riot l’occupait en parades. La force réputée de Lù’Lanzaï fit son œuvre et le métal affûté pénétra franchement la chair dorsale du géant damné qui poussa un hurlement de douleur. Le cri fut si puissant qu’il balaya, tel le souffle magique d’un revenant, les deux chevaliers impériaux, et les fit plonger dans la boue. L’embarras qu’aurait Lù, encombré de son armure de plates, à se levait de terre, le plaçait dans une bien mauvaise posture. En effet, avec une armure de ce type, à terre, un chevalier n’était plus qu’une tortue sur le dos et seuls les plus forts parvenaient à se relever d’un élan de vigueur. L’aspect collant du terrain ajoutait à la difficulté de la manœuvre, et il ne faisait pas de doute que Lù fut piégé, à la merci du bras de mort de Kushulaïnn. Plus encore, comme s’il ne suffisait pas, une pluie intense se mit à tomber, rendant la vision des guerriers plus difficile et changeant la terre déjà molle en limons glissants. Riot, là où d’autres se seraient résignés, redoubla de courage et se jeta, flamberge en guise d’épieu, sur la machine de guerre. Mais il échoua une fois de plus, le coup glissant sur les lignes fuyantes des muscles boursouflés de Kushulaïnn ; et celui-ci ne manqua pas l’occasion de saisir en ses mains le capitaine, l’amenant dans les airs sous les yeux affectés de son frère d’armes Lù’Lanzaï, désespérément cloué dans les sols gorgés d’eau.
Pour la première fois depuis son départ de Salem, Riot de Rohan renonça et s’abandonna entre les mains, parfois cruelles, du destin. La situation était si désespérée qu’il n’imaginait plus s’en sortir, et la peur revint lui triturer les entrailles par ses griffes toujours acérées. L’idée d’implorer son redoutable ennemi lui vint à l’esprit, mais trop bouffi d’honneur, il n’en fit rien. Les yeux fermés, son torse claustré entre les mains étouffantes du grand Kushulaïnn, il lâcha sa flamberge de dépit et attendit, le visage sous l’afflux du flot céleste. Son heaume bondit hors de son crâne et chuta jusqu’au sol, libérant sa courte chevelure de poix. Il ouvrit sa bouche sèche de peur, et celle-ci se gorgea d’eau. Et il attendit encore, mais la mort ne vint pas, alors seules quelques paroles balbutiées avec difficulté parvinrent jusqu’à ses oreilles ruisselantes.
« Pourquoi pénétrez-vous sur mon domaine ? »
Abasourdi, Riot ne comprit qu’un moment plus tard, Kushulaïnn avait parlé. Et le maintenant dans les airs, comme un champion brandirait son trophée de guerre, il recommença. Alors, le capitaine, recouvrant un espoir fugace, saisit sa chance.
« L’Empereur de Salem requiert l’aide du grand seigneur de guerre Kushulaïnn, clama haut et fort le chevalier, élevant péniblement la voix car ses poumons comprimés le faisaient souffrir.
- Je ne connais aucun empereur d’aucune autre terre que la mienne, se contenta de répondre Kushulaïnn, un air agacé figé sur son dur front trempé. »
Riot, confus par la situation, ne savait que répondre. Le seigneur géant le déposa sur le sol, non loin de son compagnon Lù’Lanzaï et il échappa de cette manière à l’haleine ardente du barbare sanguinaire. Si près de son ami de longue date, Riot chercha à s’en rapprocher plus encore pour le relever, mais Kushulaïnn le lui interdit. C’est alors qu’il prononça ces quelques paroles.
« Trouve une femme dont la chair sera capable d’être engrossée de ma descendance divine. Alors, seulement, reviens sur mes terres en sa présence. »
C’est ainsi que Riot de Rohan s’en retourna, abandonnant d’un dernier regard le guerrier pathétique, étendu dans les marécages, épuisé. C’est ainsi qu’il s’en retourna, devinant derrière lui les hurlements de souffrances de Lù’Lanzaï, croisant les corps mutilés de ses anciens compagnons. Mais, s’il hésitât un seul instant à rebrousser chemin pour défier le diable en combat singulier, il reprit bien vite la route de Salem, car l’Empereur ne pouvait être déçu, et que, le cœur alourdi d’une nouvelle mission, sa prodigieuse épopée ne faisait que commencer. Mais ceci est une autre histoire…
J´aime bien, faut voir la suite.
Par remarqué de fautes, mais c´est habituel.
Je lirais la suite en tout cas.
Up.
et bien ca m´a l´air alléchant tout ca ^^
J´ai pas lu. Que je sois damnée pour ca.
Néamoins, le tout début début du tout début début de ton oeuvre est beaucoup à mon goût. ALors je compte lire...Un jour.
Je promet rien, pasque je tiens jamais mes promesses...
Bref, un message pour rien dire. Que je sois maudite pour cela.
Tu m´as fait entrevoir l´espoir qu´il y est encore quelqu´un en vie capable de lire ce que j´écris, mais je t´en veux pas.
J´espère que pour une fois tu tiendras ta promesse.
Si cet après-midi y´a pas trop de passage dans mon bureau, je lirai ![]()
J´ai donc fini de lire la première chronique, et mon avis, quoique positif dans l´ensemble, est un chouilla mitigé.
Déjà, l´écriture est de qualité, les fautes peu nombreuses et surtout d´inatention. J´ai bien aimé aussi l´aspect général de la chronique, qui me fait plus penser (mais c´est purement personnel comme avis) aux mythes et légendes divers qu´à de l´HF pure. La narration est très bonne, tout comme le vocabulaire, fouillé et étendu, qui colle très bien au genre.
Quelques points noirs, quand même. Des fois, c´est dur à comprendre, un peu obscur. Le début du passage expliquant la genèse de Kushulaïn, par exemple. Les descriptions sont parfois un peu mal faites; quand le groupe arrive face à lui, tu nous le présentes un peu comme un vrai géant, mais vrai de vrai genre 20m de haut à la Shadow of the Colossus. Or certaines actions du combat qui s´ensuit laisse à croire qu´il est pas "si" grand que ça.
Ah oui, et un peu trop de virgules dans une seule phrase, parfois. A consommer avec modération, comme les adjectifs qualificatifs (un peu moins souvent, ceci dit).
Voilà, j´ai donc aimé. Chronique 2 pour bientôt
PS : faudrait que tu me renvoies FiT, j´ai moi aussi perdu pas mal de trucs sur mon DD.
Je te donnerais Flower in Tears dès que je te verrais sur msn. J´ai pu tout récupérer avec un peu de chance.
A part ça, la deuxième cronique a, je pense, un style un peu moins haché (notament par les virgules) que la première. Au niveau de l´histoire, il faudra attendre plus longtemps avant de voir les récits s´entrecouper, peut-être en fin de troisième ou pendant la quatrième.
Up.
up