´lut
Ca fait un bail que j´ai rien écrit, vous trouvez pas?
Voire même, pour les nouveaux, j´ai rien écrit.
L´une des raisons est que tout ce que j´ai tenté d´écrire m´a déplu, entre autres parce que je n´arrivais plus à développer. Et donc aujourd´hui, pour me dérouiller un peu, j´ai décidé d´écrire ceci. N´y voyez pas une grande recherche, il n´y en a pas.
Je voulais juste voir si j´étais encore capable de donner quelque chose de sympathique, et à cette question, c´est vous qui répondrez.
And so...enjoy!
(oder niet)
Massacre d’un soir
Il est là, dominant de sa colline le paysage qu’éclaire une lune pâle. Son sourire carnassier s’élargit à chaque fois qu’un éclair zèbre le ciel, il sent que le moment arrive. Ses yeux rouges luisent dans la pénombre, sa longue épée courbée scintille. En-dessous de lui, la plaine désolée n’est pour l’instant assaillie que par la pluie. Dans quelques heures, elle sera remplie de cadavres, peut-être même du sien. Selon toutes les prophéties, toutes les augures, ce jour sera sa perte. Mais il ne compte pas se laisser abattre sans quelques centaines de morts...
Soudain, il discerne les armées ennemies qui se dirigent vers lui au loin. Elles sont à moins d’un quart de lieue, il se frotte les mains en prévision de ce combat. Comment des armées entières peuvent-elles être lancées à l’assaut d’un seul être, qui plus est aussi frêle? En effet, s’il est grand, il est si mince qu’aucune armée, aucune milice ne l’emploierait en tant qu’autre chose que cible d’entraînement. Pourtant, il a reçu un don, que le donneur avait pourtant pensé comme une malédiction : Langzor, son épée. Forgée dans les Enfers et pour être utilisée par un démon, elle déteste les mortels plus encore que les célestes. Si elle se contente de tuer ceux-ci dans d’immenses gerbes de sang, elle réserve un sort bien plus terrible aux premiers qui tentent d’en saisir la poignée. Leur corps se consume, plaquant une inaltérable couche de cendres sur leur peau. Une fois que, ainsi changé, le nouveau propriétaire est rejeté par tous ses semblables, Langzor peut entamer la destruction de l’âme. Le mortel va d’abord vouloir tuer par nécessité de se nourrir, puis par vengeance. Pour finir, il massacrera des peuples entiers par pur plaisir, jusqu’à ce qu’il soit le dernier. Alors sa Folie se brisera et l’épée retournera d’où elle vient, laissant le monde dans un Chaos que seul un Dieu pourra retransformer en monde vivant. Et il est là, pauvre pantin dont tout le monde, y compris lui-même, a oublié le nom. Il attend de pied ferme ces mortels qui courent à leur perte. La plupart d’entre eux ont été enrôlés de force ou sont déjà sur le bord du suicide. Ils n’auront aucune harge, aucune envie de vaincre. Ce n’est pas un peuple qui lutte pour sa liberté, ce n’est pas une horde de fanatiques suivant un chef charismatique, c’est la lie du monde à l’agonie qui vient implorer une mort rapide. Et elle le sera, car depuis tout ce temps il n’éprouve plus de plaisir à la douleur. Il veut juste tuer, calmer ces pulsions qui disloqueront son pauvre corps s’il ne fait rien. Et il tient trop à sa non-vie pour laisser advenir cela. Son seul but est sa survie, et rien ne se dressera devant lui avant qu’il soit le dernier.
Ils sont des milliers, mais on ne peut les entendre tant ils ont peu de rage. Maintenant que l’heure est venue, certains doutent. Ils y tenaient, au fond, à leur vie misérable. Mais celui qui fuira sera abattu par son propre camp, c’est la loi. Un petit homme, sur la première ligne, est le premier à croiser le fer avec la cible. Il a une quarantaine d’années, ce qui est vieux pour sa condition, sa lame est rouillée et son bouclier se brisera au moindre choc, mais il attaque tout de même. Son vieux bras se lève pour frapper, mais déjà sa gorge a été perforée par la lame maudite. Il s’écroule sans un bruit, gênant les futurs morts.
Il tournoie sur le sol. Ce n’est plus un homme, ce n’est même plus ce pantin fou, c’est une machine de mort. Langzor tient à ses victimes, et ne les laisse jamais tomber lors d’un combat. Une hache s’abat en direction de sa tête, mais elle se fracasse au sol : le fou a prestement esquivé et tranché la main de son agresseur, un pauvre adolescent au regard terrifié. Celui-ci n’aura pas la mort rapide qu’il escomptait, et il se met à hurler. Au loin, en Enfer, ce cri ravit au plus au point tout le monde, et ce n’est encore que l’amuse-gueule. A chaque cadavre qui s’écroule aux pieds du fou, deux, trois, dix nouvelles recrues affluent pour demander la mort. Et il exécute sobrement leurs souhaits. Plus il frappe, plus la Rage s’empare de lui. Une haine féroce, sortie tout droit de son inhumaité qui grandit depuis des années au plus profond de lui. Il se met à frapper plus fort, broyant les crânes sous les heaumes par sa force. Le sang l’éclabousse à chaque mouvement, mais il n’en tient plus compte. Ses yeux ne sont plus rougis par le pouvoir de la lame, mais par sa propre haine. Aujourd’hui, il en finira avec ces êtres misérables.
Et puis, alors qu’il a déjà tué des centaines de soldats, les mages font leur apparition au loin : des boules de feu viennent s’écraser depuis le seul, objets ardents lui rappelant ses maîtres. Les éclairs de l’orage s’abattent désormais sur lui, mais il ne ressent rien : Langzor absorbe tout, et lui renvoie la puissance. L’Apocalypse s’abat sur les hommes : d’immenses crevasses s’ouvrent sous leurs pieds et les précipitent dans les Abysses les plus profondes tandis que le fou reste miraculeusement au-dessus. Les toges des mages s’embrasent sans raison, poussant ces êtres chétifs à hurler d’une douleur qu’ils n’avaient jamais connue auparavant. Et tout en déchaînant ces forces, tout en broyant les os par sa simple volonté, le fou continue de trancher des membres. Virevoltant dans les airs, s’autorisant les plus excentriques pirouettes, il sait que rien ne peut l’atteindre. Une force supérieure a décidé que ce monde s’écroulerait, et il s’écroulera. Trois hommes l’attaquent de concert, cimeterre levé. Le premier fond sous les yeux de ses camarades, rejoignant les litres de sang qui tapissent déjà la plaine. Un éclair illumine brièvement le visage juvénile et terrassé par la peur du second, dont la jugulaire se fait perforer. Le troisième, quant à lui, se voit asséner un coup de pied dans le ventre. Mais un coup de pied, pour Langzor, ça signifie que le pied a traversé la chair et a massacré les organes. Un coup de pied, pour Langzor, c’est une des pires et des plus délectables façons de tuer, et cet homme encore à l’agonie vient de le comprendre.
Une heure, deux heures, peut-être dix ont passé. Il est aussi seul qu’avant le combat désormais, avec pour seuls compagnons d’infortune ces cadavres. Le soleil se lève, baignant de sa lumière rouge cette scène ensanglantée d’un homme au milieu de milliers. S’il était resté une once d’humanité en lui, s’il appartenait plus à cette terre qu’aux Enfers, il aurait pleuré rien qu’à cette vue. Mais il n’est plus humain. Ses dents se serrent : son besoin de meurtre se fait plus pressant encore qu’avant la bataille. Du sang, toujours plus de sang pour contenter ce démon. A la recherche d’un survivant à achever, il erre sur le champ de bataille tel le damné qu’il est.
![]()
Az comme tu le sais déja la fantasy c´est pas trop mon genre, et pourtant en te lisant j´arrive à y trouver une forme de plaisir, l´archétype du "méchant" charismatique seul contre tous, c´est plaisant même si c´est un peu cliché, en fait je crois que c´est pour ça que j´accroche pas à la fantasy, on sait toujours un peu ce qui va se passer avant de lire. Rien à avoir avec ce texte j´ai même pas accroché à Kaim qui à un talent certain pour l´écriture.
Bref en résumé un texte plus qu´agréable même si je n´accorche pas au genre.
Je t´encourage à r´devenir productif
ps: J´attends toujours ta serpette
"ce cri ravit au plus au point tout le monde" La-Pi-Da-Tion, La-Pi-Da-Tion, La-Pi-Da-Tion
Mon vieux, tu bonnis dis
Bientôt tu seras presque à mon niveau
Mais (ouais il y a un "mais", comment as-tu pu croire qu´il n´y en aurait pas, pauvre fou ?) tu es... comme une sinusoïde parcourue par endroits de saloperies d´aberrances de merde qui cassent tout. Mon commentaire sera donc semblable à mes nombreux autres précédents, mais en un peu plus positif
L´histoire elle-même est banale, du pur Az´ de la bonne époque, mais ça convient bien pour ce texte court, on s´ennuit pas
Gg ![]()
Merci à vous deux.
Evidance==>Bah tant mieux si ma fantasy a réussi à te captiver, hein.
J´te rassure cependant, mes fictions plus longues sont plus originales. Là, j´avais envie d´écrire un massacre, tout simplement, et accessoirement de voir si j´étais encore capable de faire quelque chose (j´me sens naze écriturativement (
) parlant ces derniers temps)
Ash´==>Avec cette faute honteuse, j´accepte de bonne foi la lapidation.
Ca m´fait plaisir de voir que t´as réussi à apprécier un d´mes textes plus ou moins fantasy. ![]()
Ouais, même plus ou moins carrément fantasy, en fait ![]()
Au fait, quand est-ce que tu nous ponds un truc un bit longer ? Histoire que je puisse décrocher au bout de deux chapitres ? ![]()
Ah, moi qui pensais avoir deux commentaires, et peut-être un d´intelligent en voyant deux mess supplémentaires...
Le truc a bit longer, ce sera pas pour tout de suite. J´ai une idée qui dort (on peut même dire qu´elle est en coma
)dans ce qui me sert de crâne depuis des mois, même deux. Mais j´arrive pas à les commencer. ![]()
C´est la morte saison ces jours-ci on dirait
Putain, j´ai envie de me faire sortir les idées du crâne à coup de .44 ![]()
Le printemps est une saison que les humains adorent, par conséquent nous (les cinglés misanthropo-dépressifs^^) sommes physiquement incapables d´apprécier grand-chose durant cette période je pense. ![]()
Faux. J´aime le printemps, les fleurs, les oiseaux gazouillants...
Mais si ce n´étit que le printemps... Déjà cet hiver j´ai rien écrit, et l´automne d´avant a pas vraiment été des plus productifs... Nan en fait c´est pas la saison ou l´année qui merde, c´est carrément l´aire quaternaire, soyons clairs
Ou moi, alors. Possible aussi ![]()
D´ailleur je pense pas non plus que quelqun ai écrit quelque chose durant l´ère terciaire non plus.
Ni durant l´ère secondaire non plus...
Et maintenant que j´y pense l´ère primaire n´a pas du être d´une grande productivité au niveau litéraire non plus...
Ouais, c´est même la simple existence de la matière qui est merdique. Vivment que ça cesse ![]()
´tain, z´êtes chiants avec vos faux espoirs...
Au passage, +1 Ash´.
Mais y´aura quoi après la matière? Le Néant? Ca sera un peu mort sur les bords, nan? ![]()
Ouais... Je propose le suicide collectif. Ca vous tente? ![]()
Bah le néant, ce serait bien sympa, nan ? Un putain de calme, toujours. Ca me manque ça :/
![]()
Mais personne ne pourrait l´apprécier, ce calme.
SimRack==>On y a pensé bien avant toi j´te rassure. ![]()
Et qu´en a-t-on à branler, je te le demande ? Un calme c´est un calme ![]()
Lu
Hem, allez savoir pourquoi, le coup de l´épée et des cendres me rappelle God of War. Juste comme ça...
Au début, je trouve que c´est un peu mou, et commencer un combat quand c´est mou, ça fait bizarre. Enfin personnellement je trouve ça étrange...
Que dire de plus? Pas d´histoire très développé, juste un petit massacre. Et même pas gore avec ça. C´est décevant.
Mais bon, c´est court, même si parfois on sent que tu te lâches pas assez, c´est bien écrit, ça se lit facilement, c´est du bon. ![]()
God of War (quel putain de jeu n´empêche
J´aurais jamais pensé qu´y´ait de si bons trucs sur playstation
) m´est effectivement venu à l´esprit, mais après que j´aie pensé aux cendres^^
Sinon, bah...merci d´avoir lu, dommage que t´aies pas aimé. Quand je parle de "massacre", je n´ai jamais dit que je ferais du Soulien, si tu t´attendais à ça effectivement tu partais sur une mauvaise base et t´aurais pas dû lire. :/ J´ai fait que deux textes gores ("Les humains, ces proies si faibles..." qui est très vieux et est un pur défouloir mal écrit, et "Interrogatoire" plus récent et que j´ai pris bien plus de plaisir à écrire^^), et j´ai pas spécialement envie d´en faire d´autres pour l´instant. Bon par contre j´ai peut-être zappé un peu vite les combats j´avoue. :/ En fait, j´ai l´impression qu´y´a un très large, un immense fossé entre ce que je "vois" dans mon imagination et ce que j´arrive à retranscrire...et ça m´énerve je dois l´avouer^^
Il y aura toujours un fossé, et l´important n´est pas de savoir comment le combler, mais de ne pas hésiter à sauter dedans.
(Moi aussi, j´ai pas compris ce que je viens de dire...)
J´ai pas dit que j´avais pas aimé, j´ai plutôt bien apprécié, même si on sent que ça aurait pu être mieux. (Mais c´est déjà bien.).