Je tranche:
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C’est au tour d’un autre gars d’avoir l’honneur de notre visite. Lui, comme tous les autres. Pétrifié sur une chaise après une séance de cinq minutes, une balle entre les yeux.
Un coup dans la tête, c´est synonyme de bonne humeur, chez mon patron. Les jours maussades, c’est plusieurs pruneaux au ventre qui ont raison des victimes.
Costume noir, c’est l’habit de coutume. D’ailleurs tous les soirs, il finit au lavage, histoire d’enlever les souillures de sang. Et moi, j’assiste stoïquement à ces règlements de comptes. Je ne suis pas non plus épargnée, car je reçois régulièrement quelques gouttes. Je suis parfois forcée de rester des heures et des heures ainsi.
Mais cet état traduit bien mon importance; je suis impuissante. Tous les jours, j’assiste à la même scène. Tous les jours, je regarde le sordide rituel.
Je prie souvent que tout ça s´arrête. Mais m’écouterait-il? M’entendrait-il déjà?
Quand je suis lasse de toute cette gratuité, je m’arrête. Mais quand il voit que je fais de la résistance, il me tape dessus jusqu’à ce que je me décide, pour m´élancer derechef.
Je me demande bien pourquoi je me suis retrouvé avec cet assassin. Si j’avais pu choisir… Même lui ne s’intéresse pas à moi. Les rares fois qu’il me regarde dans la journée, c’est un bref coup d’œil.
Mais du matin au soir, je suis collée à lui, imprégnée de sa sueur. J’aurais pu avoir une existence plus agréable. Vivre avec quelqu’un qui me trouverait vraiment utile. Un entraîneur sportif, un arbitre de match de foot..
Oh, misère! Certes, je suis un chronographe plaqué or, mais quel est l’intérêt d’être une montre de mafioso?
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J´ai corrigé des erreurs de temps, d´accords. J´ai aussi restructuré et ajouté du mordant.
À Biothez: C´est un modèle, ne le reprends pas. Merci.