Bonsoir!
J´avais à rendre pour demain un devoir de français que je trouve intéressant de dévoiler ici.
On étudie actuellement "L´assommoir" de Zola et la fameuse scène du lavoir. Notre prof nous à demandé d´écrire une scène qui y ressemble; je vous copie le sujet:
"En prenant pour modèle la scène du lavoir, imaginez un récit dans lequel 2 personnes se disputent. Melangez narration + dialogue."
Voici mon récit:
"Il existe une rue, dans un quartier de Paris, où deux bouchers se livrent une guerre sans répit. Tout avait commencé lorsque M.Viscère, un boucher droit venu de la campagne s’installa, face à la boutique du réputé mais pas néanmoins belliqueux Flanchet. Boucher de renom, il était surtout connu pour ses fameuses tripes, c’est la friandise des clients qui en avait fait sa spécialité.
Et sans prétention aucune, Viscère parvenait jours après jours à rameuter quelques clients. Jusqu´à réussir à chaparder son désormais concurrent de ses fidèles.
Lorsqu’un jour, Flanchet perdu aux milieux d’os brisés et autres poitrines ensanglantés, aperçu de sa boutique Madame Devilaine. Il la connaissait bien cette crapule, en effet elle avait pris l’habitude de s’offrir les plus beaux pavés de la maison et gratifier son mari des restes de la boutique. Mais aujourd’hui le vieux Flanchet va pouvoir céder ses épluchures à un chien.
Rouge comme de la viande fraîche, son visage se lubrifie de grimace haineuse. Emporté par un excès de rage il sort de son enseigne, traverse ni une ni deux sans regarder sur les cotés. Franchissant le seuil de la porte d’entrée, il étends, de sa démence une ambiance funèbre. Attaquant avec mépris son comparse de paroles injurieuses :
« - Dans cette rue c’est les vaches qui me reviennent, pas les bouses.
-ben qu’est-ce donc qu’ça, retourne dans ta vase vieux mouton » se défendit Viscère maladroitement.
Le public malgré lui, ricane de cette embauche. Rassuré par ce coup de tonnerre, Flanchait paraissait sortir des limbes, puis il reprit s’adressant à la pauvre Devilaine :
« Et vous espèce de vielle mule, ça vous prend d’un coup de secouer vos pattes ici… »
Viscère, surprit, interrompit brutalement son agresseur :
« Retourne d’où tu arrives sale chien, c’est pas la peine de mordre les jambes à MES clients, ils ne reviendront pas »
Le charme opérant, Flanchet se jeta comme un loup sur sa proie, empoigna d’une main la tignasse de sa victime et préparant son poing à partir sur ce dernier. Il avait oublié le fendoir qu’il tenait dans la main. Le coup partit mais Viscère parvint à éviter le coup, il s’écria :
« Parigot, tête de veau »
Sa main se lança sur son lardoire qu’il brandit tel une épée. Puis son bras entamait un long trajet, jusqu´à abattre l’outil sur la truffe de son comparse. Le premier coup était parti. Flanchet aboyait de toutes ses tripes. Son sang coulait sur ses habits, se mélangeant aux taches de viande de son tablier. Pendant que, la foule se divisait, certains préféraient rentrer chez eux. D’autres profitait de l’événement. Le deuxième coup allait partir, Flanchet brandissa son arme comme pour annoncer le coup de sa réponse. Il acheva son mouvement déchiquetant l’avant bras de son adversaire. Une marre de sang naissait. Mélangeant l’hémoglobine des deux bêtes assoiffés de sang, et celles des animaux dévoilé en morceau.
Et Viscère meuglant, retenait le reste de son bras grâce à celui qu’il lui restait.
Par terre, la marre devenait un océan limpide, de sa couleur pale le rouge réfléchissait la scène.
On força Flanchet de quitter la boutique, on du s’y mettre à plusieurs pour y parvenir. De son coté, Viscère, conservait toujours son bras. Agenouillé dans l’océan, ses larmes s’effondraient dans le sang maculé par la crasse. Laissant entendre un sulfureux bruit d’égouttement. Elles résonnaient dans la tête du préjudiciable boucher. Le laissant seul dans l’oubli."
Je ne me suis pas trop forcé sur le style. Cherchant un petit peu à "imiter" Zola. Pour ceux qui ont lu et qui connaissent cette scène du lavoir, j´espère qu´ils m´avoueront m´en être approché!