"Un plafond tapissé de couronnes authentiques,
Aux rais éblouissants, se donne à mon regard :
Les yeux à demi-clos, je crois cerner l’antique,
Mais fermés j‘imagine la candeur d’un vieillard.
Allongé sur son lit, il doit être triste :
Son regard vertical le mène à un espace
Blanc où rien n’éblouit même pas Jésus Christ.
Il garde alors les yeux ouverts : tout le dépasse…
Impossible pour lui d’imaginer ceci
Ou cela, un autre monde où il pourrait fuir,
Se divertir, aimer et être aimé d’autrui ;
Ne plus être esseulé et face au mot « haïr ».
Une goutte d’eau coule sur sa joue solitaire,
Que personne n’embrasse depuis des années.
Mais personne ne vient, aucun n’est solidaire,
Avec cet homme au regard vertical condamné.
"
AH j´ai quand même préféré celui ci. Je suis pas expert hein, mais j´aime ta musicalité ( pas seulement les rimes, mais la facon dont s´agencent les mots, l´effet qu´ils produisent à voix haute )
Le quatrième vers sonne un peu mal, mais je ne vois pas d´autres formulation qui l´améliorerait, ce n´est pas très grave.
La troisieme strophe fait un peu tâche, peut-être est elle trop "explicite". Ca ne veut pas dire qu´il faut faire quelque chose d´ambigu, mais dire les choses a moitié, comme une confidence, dite à voix basse, où le lecteur doit comprendre entre les mots... serait plus agréable. Là, cette strophe sonne trop crue, comme une mauvaise poésie, surtout ce "Se divertir, aimer et être aimé d’autrui ;" , tu tombes dans une certaine facilité je trouve. Mais c´est subjectif.
Solitaire / Solidaire, deux termes opposés s´agencant parfaitement, bien trouvé et très joli, j´aime bien cette dernière strophe, la métaphore du regard vertical a quelque chose de poignant, d´attendrissant.
En fait, cette dernière strophe est bien construite, touchante tout de même. A ta place je referais les trois premieres, la 2 et la 3 surtout, qui ne sont pas dans le même ton.
Je n´ai pas compris pourquoi tu parles a la première personne dans la première strophe.
La référence à Jésus me parait déplacée, comme si tu avais du trouver absolument un mot qui rime avec triste. Change cela je dirais.
Mon impression, j´imagine un homme, couché dans son lit, seul, vieux, ignoré par sa famille, haï pour son état peut être? Il est vieux, inutile, mais continue à vivre, et rêve seul...
J´ai bien aimé, cette poésie me parait plus travaillée, moins distante vis à vis du lecteur que la première.