Bonjour. Après l´arrêt prématuré de Souvenirs, ma précédante fanfiction, je voudrais vous présenter celle ci. Epopée d´une lame.
Il vous faudra sans doute attendre pour comprendre réellement le titre, bien que vous puissiez trouver des indices dans l´introduction même.
Je ne vous en dit pas plus, et je vous laisse avec cette introduction.
Bonne lecture!
Epopée d’une lame
Première partie :
Naissance
Introduction
« Mon nom est Telchar. Un petit apprenti de la Guilde ; insignifiant. La seule importance que j’ai, je la dois à mon père. Lui, il est puissant ; un des Grands Maîtres du Savoir.
Je voudrais être riche, ou puissant. Les deux, ça me plairait plus que tout d’ailleurs. Mon souhait serait de devenir Assassin de la Guilde. Mais les assassins doivent tous être des orphelins. Je n’en suis pas un. Hélas.
Né dans l’indifférence, j’ai perdu ma mère tellement tôt que je n’en garde aucun souvenir. Je suis destiné à une carrière inférieure. Je succéderais à mon père à sa mort, dans très longtemps. Je ne mérite pas cette place, mais je l’aurais ; car je suis son fils.
Ca se passe toujours comme ça. Ici en tout cas, ça se passe toujours comme ça. Ailleurs je n’en sais rien, je n’y suis jamais allé. Je n’ai jamais mis le nez au dehors de la Guilde. Je connais la géographie exacte de ce monde, je dispose de connaissances énormes, mais je ne sais même pas à quoi elles me servent. Je ne connais du monde que ce qui en est dit dans les livres, et ce que veulent bien m’en dire mes mentors. Si j’étais un Assassin, ce ne serait pas pareil. Mais je ne le suis pas. Mais je ne le serais jamais.
La Guilde. Elle est surpuissante. Le vrai pouvoir d’Eonor, c’est la Guilde ; et aussi le conseil du commerce. Mais il est inférieur. Quant au conseil de l’ordre, il n’a absolument aucun pouvoir ; insignifiant. Je me demande pourquoi il existe encore ?
En tout cas, c’est vrai que les marchands sont puissants ici. La Liberté d’Eonor est un royaume marchand ; le seul. Les courants marins aident. Pourtant, la Gaëthie n’en profite pas. Les Royaumes Sylvains non plus, mais je ne sais pas grand chose à leur sujet. Ce n’est pas comme la Gaëthie.
Ce Royaume est bizarre, mais parfaitement compréhensible et simple. C’est une véritable anarchie. Il n’y a personne qui puisse donner un ordre, si ce n’est le père à son enfant. Mais qu’est ce qu’ils peuvent être puissants. Tous des mages. Et ce dont ils sont capables dépasse parfois l’imagination. Et ils sont aussi merveilleusement droits ; indépendants ; responsables.
Et avant tout, ils sont en étroite relation avec Nous. Pas avec Eonor, ces deux royaumes sont amis mais sans plus. Mais la Guilde est véritablement alliée avec la Gaëthie et ses mages. C’est une des raisons de notre puissance. L’artisanat Eonorien associé à la magie Gaëthienne est très prisé à travers le monde.
Même le Royaume de Kethorn nous commande régulièrement des artefacts.
Un sale Royaume Kethorn. Des soldats, armés pour la guerre et endoctrinés pour. Le seul Royaume qui soit un danger direct et réel pour les autres. Pourtant, rien n’explique ceci. Mais rien n’explique non plus que Eonor soit une république marchande ; que la Gaëthie soit un royaume d´anarchistes, artistes et mages ; que les Royaumes Sylvains soient aussi renfermés et attachés aux traditions. C’est comme ça, simplement.
Hier, la Caste des Maîtres Forgerons a demandé à mon père de réaliser une arme pour un prince d’un royaume lointain. La navigation nous permet de faire du commerce avec le monde entier, et nous rapporte beaucoup d’argent. Mon père m’a dit que nous nous en chargerions aujourd’hui. Lui, un des Grands Maîtres du Savoir, et moi, un petit apprenti. Je pense que ce sera une épreuve qu’il veut me faire passer.
Si je réussis, peut-être aurais-je droit enfin d’être reconnu comme un Artisan. Un des trois cent Artisans de la Guilde. Mon père fait parti des Maîtres du Savoir, une cinquantaine d’âmes à peine. Il est un des Grands Maîtres du Savoir, qui sont une dizaine parmi ces cinquante. Et encore au-dessus, il y a la Caste. La Caste des Maîtres Forgerons ne regroupe que douze membres. Ils sont les dirigeants d’Eonor avec le conseil du commerce. Et ils ont une influence immense sur le monde entier. Ce sont sans doute les personnes les plus puissantes qui soient.
Si mon père prévoit vraiment de me tester, j’espère être à la hauteur. Ca me ferait mal de raté mon test d’initiation. Pas après ces cent cinquante années passées à apprendre au cœur de la Guilde.
Courage, je peux le faire. »
Le jeune elfe se leva en dégageant la couverture. Il attrapa un boxer -- Indis préférait les boxers aux caleçons – et l’enfila. Il passa une tunique simple par-dessus, mis ses sandales et accrocha l’insigne de la Guilde sur son cœur.
Il vérifia que ses cheveux n’étaient pas trop en désordre, réajusta la lanière de cuir autour de son poignet, tourna la poignée et sortit dans la lumière des torches.