Merci de ton comm´ !
Pour te répondre :
pour contraster sur, à vrai dire, je n´en sais trop rien. Merci de me l´avoir signaler, je pense effectivement que la préposition avec irait mieux.
effectivement, j´ai tilté lorsque tu me l´as signalé ! Même à la relecture je n´y ai pas fait attention ! Je corrigerai bien sûr avec le verbe ´sait´ ^^
pour sûr, après réfléxion, je ne pense pas que ce terme existait à cette époque ^^ Je réfléchirai à le remplacer.
cette phrase peut effectivement paraître inchoérente... j´aurais du rajouter la conjonction de subordination ´si´. ^^
faute de frappe ^^(foutue tabulation quand même !
xD)
pour les répétitions, merci de me les avoir signalées, je réfléchirai à des synonymes.
merci pour l´information en ce qui concerne le ´dit-il´, je ne le savais pas
Sinon, content que ça t´ait plu !
Juste une petite réfléxion, cce n´est pas Martan, mais Märtan. Je dis ça pour la prononciation. Märtan se prononce Mertan, contrairement à Martan.
Je vais de suite écrire la suite et la posterai le plus rapidement possible ! ^^
Encore un grand merci !
++
J´ai lu le début et je crois qu´Eru n´a effectivemment pas lu grand chose pour comparer. Je suis cassant mais voilà quoi. C´est cliché à souhait ( Eragon inside même si tu l´as pas lu, comme Eragon lui-même est cliché
) et en plus y´a pas mal de fautes et de truucs mal-dit ( la deuxième phrase est tout bonnement illisible ) .
Je lirai peut être la deuxième partie mais là, j´suis sensé écrire pour le concours alors ( 1 page, j´suis balèze )...
Merci d´avoir lu le début et de ton commentaire !
Por le fait que ce soit cliché, c´est très probable. Il n´y a pas trois mille façon non plus d´interpréter l´heoric fantasy, et c´est dans le domaine dans lequel j´avais envie d´écrire. Mais peut-être que ça s´éloignera du cliché dans les chapitres suivants, je n´en sais trop rien...
Sinon, pour la deuxième phrase, la faute de contexte persiste, mais le reste est français. Elle est cependant lourde, je suis d´accord. ^^
Je n´ai pas vu tellement de fautes à la relecture, en ce qui concerne l´orthographe en tout cas.
en tout cas, merci beaucoup, tes critiques mer serviront ! ![]()
++
[Pub inside, mais c´pas pour moi, donc...
]Tu veux de la fantasy pas classique? Va lire Insania (première du nom si tu veux la fin
), tu verras qu´on peut parfaitement faire de l´HF sans mettre des elfes ou des nains, et sans un nombre trop ahurissant de combats.
Enfin après, faudra qu´t´aimes le style d´Ash´, il est plus ou moins spécial, mais moi j´me rappelle avoir adoré. ![]()
Je verrai si j´ai le temps de lire, en tout cas, merci pour le conseil ! ^^
Sinon, ma fic n´est compose ni de nains, il n´y a presque pas de combats. J´invente la plupart des personnages, des créatures, des animaux...
Après les elfes persistent, et le cliché aussi, je m´en doute...
++
D´autres comm´s peut être ?
PArce que avec tous ces messages, ça ne fait tout de même même pas deux comm´s ^^´
Sinon, de mon côté, j´en suis à la moitié du chapitre 1 que je posterai prochainement.
Voilà ! ![]()
++
Voici la site, bien que je n´ai qu´un seul lecteur... :hum
Bonne lecture !
Chapitre 1
Un froid mordant enveloppait la lande, les bois et les champs. Le paysage recouvert d’un manteau blanc scintillait à peine sous la nouvelle lune. Rien ne venait rompre le silence de la forêt, excepté le crissement des roseaux séchés dans la brise et la neige qui glissait parfois des branches. Même le murmure du Slen’udor, « la Rivière de Lune », était atténué par la glace qui s’étendait d’une rive à l’autre.
Le visage fouetté par la neige et par le vent glacé, Eldëan peinait à contourner cette longue rivière gelée. Les flocons tombaient si dru qu’il distinguait à peine où il posait les pieds. Alors qu’il progressait, la neige accumulée sur les branches des arbres dégringola sur les mèches de ses cheveux blonds. Il se mit à grelotter. Ses minces habits de peau ne l’aidaient pas beaucoup à affronter le froid. Il continua cependant son chemin, maudissant l’air glacé, tout en arpentant la terre durcie. Malgré ses jambes engourdies, le jeune garçon parvint à se sortir de cet enchevêtrement de branches qu’il écartait comme il pouvait au fur et à mesure de son passage afin de protéger ses yeux d’un bleu profond.
Derrière les saules s’étendait une clairière plantée de buissons. Sur le sol tapissé de neige se mêlaient les empreintes de nombreux animaux qui avaient dû peiner longuement dans la poudreuse avant de regagner leur abri. La rivière longeait cet endroit. Son point le plus large était une petite île qui se dressait près de la rive. Alentour, les tiges desséchées d’un épais rideau de roseaux perçaient la glace. Quelques saules chétifs aux branches enneigées masquaient le centre de l’île. Eldëan laissa derrière lui ce petit morceau de terre, perdu au milieu de cette longue rivière et s’extirpa de cette vaste forêt.
Le noir de la nuit emportait Anthodëm et son agitation. La plupart des personnes se dirigeaient vers leurs habitations, tandis que d’autres s’affairaient encore dans les étroites ruelles, luttant contre le froid. Eldëan se secoua pour faire tomber la neige qui s’était entassée sur lui au cours de son voyage. Content d’être sorti de la forêt, il se lança maintenant sur le mince chemin qui le séparait encore du village, mais dont il pouvait apercevoir le bout aisément. Au cours de sa marche accélérée par le désir de rentrer chez lui, bien au chaud, il se perdit dans ses pensées.
Il se remémora tout d’abord son enfance, lorsqu’il était encore heureux et insouciant. Il repensa ensuite à sa mère, et à tous les bons moments qu’il avait passés avec elle. Il se souvint de leurs longues promenades à travers les bois, au cours de chaque saison, des histoires qu’ils se racontaient sur leur chemin… Puis Eldëan se rappela que dès l’âge de cinq ans, sa mère avait absolument voulu lui apprendre à lire et à écrire. Cela le passionnait, le soir lorsqu’ils rentraient, ils s’installaient toujours autour d’une grande table en bois d’ébène et Eldëan s’entraînait à écrire sur des bouts de parchemin. Ensuite, lorsqu’il eut six ans, sa mère avait commencé à lui apprendre une langue qu’elle appelait le Zadhi logshi, ce qui signifiait la Langue elfique. Eldëan avait appris le fonctionnement de ce langage, sa conjugaison, sa grammaire, il se souvenait également d’un peu de vocabulaire, mais malheureusement, son apprentissage fut interrompu. À peine une année plus tard, lorsque la guerre fut déclarée, sa mère avait voulu partir, disant qu’elle voulait aider l’armée de ses connaissances. Elle lui expliquait pour le consoler qu’il n’y en aurait pas pour longtemps, qu’ « on » allait s’en sortir facilement. Eldëan savait qu’elle avait des dons de guérisseuse, et également qu’elle pourrait être très utile dans cette guerre qui s’annonçait terrible. Il s’était donc résigné à la quitter et sa mère était partie à la place de son père.
Les jours passaient, les mois, puis une année s’étaient écoulés. La guerre n’en finissait plus. Les humains et les Zakkui étaient de force égale. Galban et Elümir s’étaient alors rencontrés. Ils s’étaient mis d’accord et avaient signé un pacte stipulant que Galban cédait la moitié des territoires voulus par les elfes. La guerre prit donc fin, mais sa mère n’était toujours pas là…Le père d’Eldëan avait alors cherché à se renseigner. Le royaume disait que sa mère n’était jamais venue les rejoindre. C’est un vieux vagabond qui lui avait dit qu’elle était partie rejoindre les Zakkui, et qu’elle était alors tombée gravement malade, puis avait fini par mourir. Son père n’avait pas voulu le croire, il était rentré chez lui, rempli de tristesse. Ç’avait été la première fois qu’il avait vu son père pleurer. C’est à ce moment-là que ce dernier s’était réfugié dans l’alcool, et ne s’était plus occupé de rien, anéanti par la douleur. Eldëan venait alors de fêter ses sept ans, il était complètement déconcerté, troublé, désemparé… Alors qu’il était persuadé que sa mère était partie avec les humains pour leur faire partager ses talents de guérisseuse, un vieillard sorti de nulle part lui annonçait qu’elle était avec les Zakkui, les elfes, et qu’elle était décédée à la suite d’une grave maladie.
Des larmes perlèrent au coin de ses yeux à ce souvenir, puis coulèrent le long de sa joue avant de tomber entre ses lèvres, laissant dans sa bouche un goût salé. Il chassa ces mauvais souvenirs et essuya son visage d’un revers de manche puis poursuivit son chemin, le cœur lourd.
Il franchit les portes d’Anthodëm en saluant les gardes. Après son passage, ceux-ci les refermèrent, faisant résonner d’un bruit sourd le petit village. Eldëan passa devant un groupe d’enfants qui profitaient des derniers instants de la journée et jouaient devant leurs maisons, avant que leurs parents leur disent de rentrer. Il contourna ensuite une petite échoppe et se retrouva seul dans une ruelle étroite mais longue. Une odeur nauséabonde en émanait. Elle était déserte et noire. De son trajet quotidien, c’était la partie qu’Eldëan aimait le moins. Sentant la peur monter, il pressa le pas et chercha de la lumière. Il distingua un feu de camp, au bout de cette étroite ruelle. Arrivé devant les flammes, il s’arrêta pour reprendre son souffle.
Il était devant une ferme qu’il connaissait bien. Son unique ami, Vardën, résidait ici avec son père. Il aimait venir ici, le père de son ami était gentil avec lui, contrairement au sien. Il leur racontait souvent des histoires sur la guerre des elfes contre les humains qu’il avait vécue. Son ami et lui passaient des après-midi entières à écouter ces récits passionnants, ou souvent le soir, devant un feu de camp, ils s’asseyaient par terre et le père de Vardën racontait ses aventures de longs moments durant. Pour lui, c’était comme une seconde famille.
Il s’avança un peu plus et observa pendant un instant la petite maison éclairée faiblement de flammes chancelant dans une minuscule cheminée. Un petit bruit métallique vint troubler le silence qui planait sur cet endroit paisible. Son ami ouvrit une petite porte en bois et sortit dans le froid, une mince peau de bête sur les épaules.
Le jeune garçon avait une année et quelques centimètres de moins qu’Eldëan. Il était vêtu d’habits usagés. Son visage grave respirait le calme et la confiance en soi. Ses yeux farouches étaient encadrés par des mèches de cheveux bruns. Il s’assit devant le feu pour se réchauffer, son regard s’éclairant au spectacle des flammes virevoltantes. Il sourit à Eldëan avec aménité.
Eldëan s’approcha de son ami et s’assit à ses côtés en posant à son tour son regard sur les flammes grandissantes qui léchaient l’air de leur chaleur. Ils restèrent quelques instants dans le silence, songeurs.
— Bonsoir, commença alors le jeune garçon aux cheveux blonds.
— Bonsoir, Eldëan.
Vardën tourna la tête afin de regarder dans les yeux son interlocuteur.
—Qu’est-ce que tu faisais, tout seul dans la nuit par ce temps ? Demanda-t-il étonné.
Eldëan cessa d’observer le feu rougeoyant pour à son tour faire face à Vardën.
— J’étais parti me promener ; j’ai été retardé par le mauvais temps. Je suis rentré juste avant la fermeture des portes !
— Où es-tu allé ? Interrogea Vardën.
— Oh… J’ai juste fait un tour dans la forêt d’Anthodëm, je n’avais pas prévu qu’il ferait si froid, ni que la neige se serait mise à tomber !
Il afficha un petit sourire en coin, et changea de sujet :
— Et toi, qu’est-ce que tu as fait, aujourd’hui ?
— Rien de spécial, j’ai juste aidé mon père à entretenir la ferme et je suis allé acheter des semences chez Ybarek, et c’est tout…
Eldëan acquiesça d’un bref mouvement de la tête, puis le silence retomba autour des deux enfants. Vardën attrapa une fine branche en tendant le bras, puis s’en servit pour attiser le feu. Un souvenir lui traversa soudainement l’esprit, il lâcha la branche, puis le confia à Eldëan qui était toujours un peu perdu dans ses pensées.
— Tu sais que le Royaume va mal en ce moment ? Commença le jeune garçon brun, tandis que son compagnon ouvrait de grands yeux.
— Comment ça ?
Vardën essaya de ses rappeler du mieux qu’il pouvait toutes les informations qu’il avait pu obtenir.
— C’est un des marchands qui me l’a dit… Il paraît que Märtan veut poursuivre la guerre contre les Zakkui. Bien entendu, le Roi a refusé. Il l’a jeté dehors d’après ce commerçant, et Märtan aurait dit que : « Ce n’était pas fini ! »…
Eldëan parut troublé. Märtan allait encore faire des siennes alors qu’ils vivaient dans un Royaume en paix !
— Tu sais d’autres choses ?
— Je n’ai pas très bien compris la raison de leur dispute. Le marchand m’a dit que c’était au sujet d’un garçon… qui était malade.
— Hein ? Mais… quel rapport ?
Vardën chercha un instant au fond de sa mémoire puis déclara :
— Apparemment, il serait en possession d’un Oniride.
— Quoi ?! S’exclama Eldëan. Mais… C’est impossible ! Ces créatures n’existent même pas !
Vardën se leva brusquement.
— Mon père dit que si ! Il en a entendu parler pendant la guerre contre les Zakkui !
Eldëan fit signe à son ami de se rasseoir, et le calma.
— Justement, ce n’est qu’une légende elfique pour faire peur…
Vardëan haussa les épaules.
— Je n’en sais rien, mais en tout cas, le commerçant avait l’air assez inquiet. Il disait que si ça continuait comme ça, notre Royaume allait encore s’enliser dans des guerres infondées !
Eldëan chassa cette idée de son esprit. Durant la guerre contre les Zakkui, même leur paisible village avait été atteint !
— Et Galban dans tout cela, qu’a-t-il fait ? Demanda le garçon blond.
— Il paraît qu’il devient trop faible pour régner en bon Roi et qu’il faudra bientôt lui trouver un successeur. Son premier prud’homme, en ce moment, est Faralës, mais tu sais combien Märtan désire ardemment sa place.
— Märtan ne régnera jamais en Roi sur l’Astüria ! S’indigna Eldëan.
— C’est pourtant ce qui risque d’arriver…
— Dans ce cas-là, il faut l’en empêcher, Galban restera sur le trône !
— Le problème, c’est que certains disent que notre Roi est malade…
— Malade ?
— Oui, une maladie peu connue l’aurait atteint et consumerait ses derniers jours…
Eldëan se força à retrouver son calme. Son Royaume avait de sérieux problèmes, mais il savait qu’il ne pourrait rien faire. Il aimerait tant pouvoir aider !
—Mais le Roi a pourtant des fidèles derrière lui !
Vardën poussa un long soupir, puis répondit :
— De moins en moins malheureusement. Les Aïskhroï sont neutres, il ne reste plus que les Adëlph qui le suivent.
— Comment ?!
— Märtan a réussi à s’allier avec les Zor’dac. C’est pourquoi notre Royaume court un grand danger !
Eldëan fut horrifié d’entendre que les Zor’dac, ces terribles créatures, avaient rallié les rangs du traître. C’étaient des créatures cruelles et impitoyables, au regard menaçant, leurs griffes aiguës et leur langue en forme de faucille toujours prêtes à arracher le cœur de leurs adversaires. Les créatures les plus terrifiantes de toute l’Astüria !
— Nous n’avons plus qu’à espérer que les Zor’dac ne viennent pas traîner par ici !
Vardën acquiesça d’un bref signe de tête, puis les deux enfants se turent. Les chaudes flammes ondoyaient dans la nuit, éclairant à peine les deux visages fatigués des deux garçons. Le vent agita les arbres qui encadraient la ferme, provoquant le crépitement des feuilles sèches. Très haut dans le ciel, les nuages noirs de la nuit s’écartèrent et des étoiles apparurent, envoyant des rayons vacillants de lumière sur le petit village endormi.
Petite remarque, ici faut pas s´attendre à avoir 50000 lecteurs. Deux ou trois, c´est déjà bien (
). J´ai cru comprendre que Az´ lirai aussi.
So,
- "Même le murmure du Slen’udor, « la Rivière de Lune »" Si tu veux mettre des guillemets, n´inclus pas le "la". Après, je ne pense pas qu´ils soient nécessaires, les virgules suffisent ;
- "Eldëan peinait à contourner cette longue rivière gelée. " Soit j´ai pas comprit, soit il essaye de contourner une rivière... A moins d´être proche de sa source, ça me semble plutot dur...
- "dégringola" c´est un mot familier. Personnelement je ne peux pas les souffrir, mais à toi de voir
- tu as dit le mot "saule", je t´aime
(cherche pas) ;
- "qui avaient dû peiner longuement dans la poudreuse" ça me semble familier ET anachronique, dans le sens où ce sont plutot les sportifs ou assimilables qui emploient ce terme. Je ne suis sur de rien sur ce coup ;
- tu as redit "saule"
- "mais dont il pouvait apercevoir le bout aisément." une petite inversion serait peut être plus gracieuse...
- "qu’elle appelait le Zadhi logshi, ce qui signifiait la Langue elfique" là par contre il en faudrait êut-être, des guillemets
- "Des larmes perlèrent au coin de ses yeux à ce souvenir, puis coulèrent le long de sa joue avant de tomber entre ses lèvres, laissant dans sa bouche un goût salé." si les larmes ne font que toucher les lèvres, elles peuvent difficilement lui laisser un gout dans la bouche. Enfin je vois ce que tu as voulu dire, et somme toute ça n´est pas bien grave ;
- tu aurais pu décrire un peu le stress qu´il subit dans la petite ruelle, allonger un peu, il y avait de quoi faire ;
- "Le jeune garçon avait une année et quelques centimètres de moins qu’Eldëan." joli
- ils achètent des semences en plein hiver ? N´étant pas agriculteur, je ne peux pas en jurer, mais ça me semble plutot... illogique, nan ?
- "et Märtan aurait dit que : « Ce n’était pas fini ! »… " ne serait-ce pas mieux comme ça : "et Märtan aurait dit que "ce n´était pas fini" " ? Ou alors tu rapportes carrément son morceau de dialogue, mais ça va casser la phrase...
Bon, on y est
Par PITIE, fais attentions aux répétitions ! >< C´est est crépit^^
Bonne suite, sinon, bien que l´on se dirige vers du fort classique (ce qui n´est pas forcément une mauvaise chose). Certains passages font un peu "cliché", c´st vrai, mais j´ai trouvé ça limité et non pas génant. La suite nous le dira plus précisément ![]()
"- ils achètent des semences en plein hiver ? N´étant pas agriculteur, je ne peux pas en jurer, mais ça me semble plutot... illogique, nan ?"
==>Les trucs qui poussent en été, on les plante quand à ton avis?
Y´a bien certains trucs qui se plantent en hiver...par contre mes connaissances limitées ne me permettent pas de donner d´exemple précis. ![]()
Vivant à la campagne, je dirais plutot au printemps. En tout cas j´ai jamais (je crois) vu de tracteur labourant la neige. Il y a bien le blé d´hiver, mais il me semble qu´il a été plus ou moins modifié pour, et donc créé récemment. Et puis je prirai les Parigots de fermer leurs gueules quand il s´agit de campagne. Voilà ![]()
J´ai vécu six ans à deux mètres d´un champ j´te rappelle.
Et encore quelques temps avant, on était encore à la campagne^^ (me rappelle des cochons pendus, j´étais tout môme j´trouvais ça dégueulasse^^). Alors bon...
Ceci dit, faudrait un veai agriculteur puor nous éclairer. ![]()
Une seconde, j´appelle le voisin. Ou pas, en fait. Et je ne me souviens pas que tu m´ai jamais dit que tu habitais à la campagne. Si tu te connectais plus, aussi
![]()
Merci à tous de vos commentaires! ^^
Voici la suite :
Bonne lecture !
Soudain, une voix grave provenant de l’intérieur de la ferme rompit le calme :
_ Vardën ! Il se fait tard, tu devrais rentr…
La voix s’interrompit lorsque son propriétaire aperçu Eldëan.
— Bonsoir ! Dit l’homme qui venait d’apparaître en affichant un large sourire sur son visage.
C’était un bel homme, à la silhouette altière, aux yeux vifs qui soulignaient un front dégagé. Ses cheveux châtains foncé commençaient à se clairsemer et à blanchir, peut-être à cause du chagrin qu’avait provoqué le départ de sa femme. Il s’assit à côté des deux enfants, puis prit la parole :
— Que fais-tu là, Eldëan ? Ne devrais-tu pas être chez toi ? La nuit est tombée et le climat s’est refroidi…
Le jeune garçon lui rendit son sourire avant de lui répondre :
— Je me promenais dans la forêt d’Anthodëm lorsque le temps s’est aggravé. La neige m’a alors retardé, puis j’ai rencontré Vardën sur mon chemin. De toute façon, je préfère encore être ici que chez moi avec mon père…
— Ne sois pas si dur avec lui, essaie de le comprendre!
Eldëan soupira et changea de sujet.
— Et vous, vous avez passé une bonne après-midi ?
— Ma foi oui, je n’ai rien fait de spécial, répondit l’homme en haussant les épaules.
— Que penses-tu des nouvelles du Royaume ? Demanda Vardën.
— Cela m’a fait un choc quand je les ai apprises. Si Märtan accédait au pouvoir, notre Royaume serait à feu et à sang ! Et j’ai bien peur que cela arrive un jour… Galban va mourir et Märtan doit s’en réjouir, ensuite, il en viendra peut-être à tuer Faralës pour prendre le pouvoir. Beaucoup de gens feraient n’importe quoi pour dominer le Royaume… Cela me rappelle un moment de la guerre que j’ai vécue. À l’époque, le premier prud’homme s’appelait Qaetlan, mais durant une bataille, il s’est trahi et a avoué qu’il avait tué son père de ses propres mains pour accéder à cette place. Son père avait fait de lui le second prud’homme, un grade très honorifique, mais cela ne lui suffisait pas… Je vais vous le raconter.
Eldëan et Vardën s’assirent confortablement et tournèrent le regard vers le père du jeune garçon brun qui débuta son histoire :
— Alors que mon groupe et moi étions partis en éclaireurs dans la forêt de Qalkopolia, la Cité de Bronze, près de Lan’aïron, une montagne basse, un des hommes qui étaient censés se reposer au camp nous a rejoints, haletant, disant que les Zakkui avait livré bataille par surprise et qu’ils avaient besoin de renforts. Des mesures furent immédiatement prises. Notre meneur constitua deux groupes : un pour servir de renfort, l’autre pour mener l’attaque. Nous nous rendîmes là-bas le plus vite possible. Je fus alors nommé pour diriger le deuxième groupe, connaissant mieux les lieux que mes camarades. Malgré la gravité des événements, je frissonnais d’émotion : j’allais participer à une vague d’assaut ! Je pris le nouveau venu dans mon groupe, puis nous nous élançâmes à travers la forêt. Nous grimpâmes le versant d’un ravin et nous nous enfonçâmes une nouvelle fois parmi les arbres. Nous nous dirigions vers les hauts plateaux. Je regardai sans cesse derrière mon épaule tout en louvoyant entre les troncs. L’air sombre, le regard vide, mes compagnons me suivaient, terrifiés à l’idée d’affronter encore une fois les Zakkui. Si la neige avait cessé, il était cependant difficile de progresser parmi les congères. Une couche de glace s’était formée à la surface, mais nous étions assez lourds pour la briser et nous enfoncer dans la poudreuse. Soudain en alerte, j’entendis un de mes camarades dire que nous étions suivis. Je me demandai si nous étions tombés dans un piège, lorsque soudainement, une branche chargée de neige craqua au-dessus de nos têtes. J’ordonnai à mes compagnons d’attendre sans bouger. J’entendais des pas se rapprocher, ils semblaient légers, comme s’ils frôlaient la glace sans la briser. Un écureuil gambadant à travers les bois nous passa devant avant de grimper sur un grand saule. Rassurés, nous poursuivîmes notre chemin. Nous traversâmes une clairière et montâmes une pente abrupte qui menait au plateau. Au sommet, je me retrouvai cinglé par un vent furieux qui me gelait les oreilles. La lande semblait plus stérile que jamais avec ses maigres ajoncs recouverts d’une couche de neige. Je fus surpris de m’apercevoir que je reconnaissais les lieux malgré la neige. Je longeai le sommet de la pente, jusqu’à déboucher sur un vaste creux où nous avions établi notre campement. L’espace d’un instant, le vent se calma. Du grand trou, on entendit alors des bruits de bataille, les cris et les vociférations de soldats combattant à l’épée, ou d’autres luttant au corps à corps. Mon chuchotement indiquant à mes camarades de ne donner la charge qu’à mon signal perça le blizzard. Je dévalai la pente vers les buissons chargés de neige. Mes compagnons me suivirent à fond de train. Je me faufilai dans un petit tunnel qui menait au campement. J’aperçus l’autre groupe, au sommet de la pente, une réserve de combattants prêts à intervenir après la première vague. Une fois entré dans notre camp, je m’arrêtai net, ébranlé par le spectacle qui m’attendait. À mon dernier passage, j’avais trouvé les lieux paisibles et silencieux. Voilà que le camp grouillait de soldats qui battaient l’air de leurs lames et s’affrontaient en poussant des cris aigus. Nous ne nous étions pas trompés, le combat était très déséquilibré. Du côté des assaillants, des renforts attendaient encore à l’orée de la clairière, mais les défenseurs, eux, avaient dû se jeter dans la bataille jusqu’au dernier ! Mon meilleur ami, à cette époque, affrontait un elfe. Les mains tremblantes, il semblait épuisé et terrifié. Pourtant, il pivota avec agilité pour lui asséner un grand coup du plat de sa lame sur le dos. Peine perdue : plus fort que lui, l’autre n’eut aucun mal à le plaquer au sol. Je poussai un cri rageur et bondis au cœur du duel tout en dégainant en mon épée. Le combattant fit volte-face et tenta de me précipiter à terre. Mon ami poussa le soldat tandis que je le forçai à se coucher. Notre opposant finit par se dégager. Aussitôt, il s’engouffra à travers les fortifications du camp. Après un regard reconnaissant dans ma direction, mon ami repartit au combat. Je jetai un coup d’œil alentour. Du sang coulait sur ma joue. Les troupes de réserves de nos adversaires s’étaient lancées dans la mêlée. Notre arrivée avait rétabli la balance un instant, mais il fallait à présent faire intervenir les renforts. Je poussai alors un cri de signal, et l’autre groupe débarqua dans la clairière. J’empoignai ensuite un soldat adverse, lui fit un croche-patte et le poussai au sol. Je tentai ensuite de lui transpercer le ventre à l’aide de mon épée. Mais mon ennemi parvint à s’écarter d’un bond et heurta l’un des miens. Ce dernier, surpris, se dressa et assaillit son attaquant sans hésiter. La haine brillait dans ses yeux : autant le laisser terminer le combat. Un soldat humain poussa un cri qui attira mon attention. Il luttait contre un Zakkui. Les deux rivaux étaient de force égale. L’humain repoussa son agresseur avec son épée et pivota, à la recherche d’un autre adversaire. Il bondit ensuite devant un autre elfe. Soudain, j’entendis plusieurs des miens hurler mon nom. « Lealath ! Lealath ! » Ce simple mot résonnait dans mon esprit. Je tournai la tête. Ils se trouvaient à l’autre bout de la clairière, où la bataille faisait rage. Je m’élançai pour les rejoindre, lorsqu’un Zakkui m’agrippa les jambes et me fit trébucher. Je le repoussai et roulai sur le dos. Trop tard, je m’aperçus que j’avais exposé mon ventre au danger. Mon adversaire ne perdit pas une seconde. Il se mit debout, et je sentis une épée acérée me labourer l’estomac. Au supplice, je hurlai. La tête renversée en arrière, je vis les miens, à l’orée du camp, luttant comme ils pouvaient contre des guerriers puissants. La rage aveuglante qui me saisit alors me donna un second souffle. Je combattis la douleur, fléchis les jambes, et frappai mon assaillant le plus fort possible à l’abdomen. L’espace d’un instant, le visage du guerrier exprima l’étonnement, puis le choc l’envoya rouler à quelques mètres de là. Je me relevai, le corps endolori. Un coup à la nuque me fit tituber. Je chancelai et lorgnai par-dessus mon épaule : un soldat adverse se préparait à me frapper à toute volée. J’esquivai mon agresseur et me ruai à l’aide des hommes que j’avais repérés auparavant, lorsqu’une flèche plantée dans ma jambe brisa mon élan. J’ôtai avec dégoût le trait et repris ma course en boitant à moitié. Les miens étaient en train de se battre contre un groupe de Zakkui qui les dominait. Sans hésiter, j’en saisis un par-derrière, et il hurla de rage lorsque je le fis reculer sans ménagement et plantai ma lame dans son ventre. Je m’attaquai alors à son cou. Mon adversaire se débattit en poussant un cri perçant et parvint à m’envoyer à deux mètres de lui. Mon chef — le premier prud’homme à cette époque — se jeta sur lui et le fit basculer sur le sol. Ils roulèrent tous deux enlacés sur le sol gelé. Le Zakkui en profita pour enfoncer son épée au plus profond de la panse de mon meneur. L’elfe attendit quelques instants puis retira sa lame rougeoyante d’un coup sec. Mon chef resta bouche bée. Son teint pâlit, puis devint violacé. De la sueur perlait sur son visage. Agonisant, il souffla à son adversaire : « Je n’aurais jamais cru que tu me donnerais plus de fil à retordre que mon père… ». Sa tête retomba en arrière, puis il émit son dernier souffle.
La lune brillait de tout son éclat lorsque Lealath conclut son récit. Eldëan était stupéfait. Ce n’était pas la première fois qu’il lui racontait un épisode de la guerre, mais cet agriculteur aux mœurs simples l’étonnait toujours plus à chaque fois par son talent de conteur. Le jeune garçon se redressa quand Lealath eut fini son récit et revint peu à peu au temps présent.
— Vous vous rendez compte tout de même ? Tuer son père de ses propres mains ! C’est horrible.
Les deux enfants acquiescèrent. Puis, Vardëan posa une question :
— Et qui a gagné le combat ?
Son père haussa les épaules avant de répondre :
—Personne ! Cette guerre était réellement infondée, nous étions de force égale. Malheureusement, il y a eu beaucoup de morts des deux côtés…
— Et vous, que vous est-il arrivé ? Vous aviez tout de même une grave blessure au ventre ainsi qu’à la jambe.
Lealath reprit un air grave pour répondre à Eldëan.
— Après avoir vu notre chef mourir, je me suis évanoui. J’étais entre de bonnes mains, et après de bons soins, je fus sur pied seulement quelques jours après cette triste bataille.
Eldëan le remercia pour son récit et pour son accueil, et déclara :
— Je vais rentrer maintenant, mon père doit s’inquiéter et je ne verrai bientôt plus rien sur le chemin.
Lealath acquiesça.
— Tu as raison. Nous nous verrons peut-être demain. Jusque-là, je te dis au revoir et te souhait une bonne nuit.
— À vous aussi.
Ainsi, Eldëan quitta la ferme et emprunta une grande rue qui menait chez lui. Cette allée commerçante était longue d’environ cinq cents mètres. Des boutiques vendant diverses marchandises, fermées à cette heure-là, longeaient la voie. Elle était faiblement éclairée par les bougies présentes dans les habitations de cette rue. Le jeune garçon la parcourut plus sereinement que l’autre ruelle qu’il avait suivie avec un nœud à l’estomac. Il déboucha ensuite sur une petite place et la contourna pour prendre un petit passage dans une des rues adjacentes. Il le longea pendant quelques mètres puis s’arrêta devant une bâtisse en pierre qui se dressait sur environ cinq mètres. Eldëan en passa la porte en bois et la referma derrière lui, évitant ainsi que le froid s’engouffre dans la maison.
— Je suis rentré ! Annonça-t-il en déposant son sac et sa peau de bête.
Il y eut une brève agitation dans la pièce opposée, et un homme assez corpulent fit son entrée, une bouteille de vin à la main, le visage cramoisi. Ses yeux se posèrent sur le jeune garçon.
— Où étais-tu ? Grogna-til. Je te signale que la nuit est tombée depuis longtemps.
Eldëan laissa échapper un soupir avant de répondre sagement :
— Excuse-moi, la neige m’a retardé, et je me suis arrêté chez Vardën.
— Eh bien maintenant, file vite dans ta chambre ! Bougonna-t-il.
Le garçon obéit et grimpa un escalier de bois brinquebalant. Il entra dans sa pièce. Elle était composée d’une table en ébène où étaient posés quelques parchemins, une plume ainsi que des collections de fossiles et d’autres pierres. Du vasistas, on pouvait apercevoir le plus petit quartier du village, ainsi qu’au loin, la grande forêt. La voir rappela à Eldëan sa promenade du jour gâchée par le mauvais temps. Il se dit alors qu’il essaierait d’y retourner le lendemain, s’il ne faisait pas trop mauvais. Il s’assit ensuite sur le lit et repensa à tous les événements de la journée. Un sourire s’afficha sur ses lèvres quand il se remémora le récit de Lealath, mais son visage devint grave quand il se rappela la discussion qu’il avait eue avec Vardën au sujet du Royaume. Il chassa ces problèmes de son esprit, se glissa sous son édredon et ferma les yeux. Eldëan s’endormit vite, épuisé par sa journée, et plongea alors dans ses rêves…
Je dois pouvoir me faire ça dans l´après midi, en théorie
Mais essaye de ne pas poster à intervalles trop courts, ça va faire fuir les gens
Je pense qu´un par jour c´est trop, un tous les deux jours serait sans doute préférable
Demande un peu aux autres ce qu´ils en pensent ![]()
D´accord, merci ^^
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