A Alex ![]()
A Loupiotte
- Maman, j´crois qu´j´suis un garçon. -
Ma voix d’enfant, cristalline, innocente.
Elle s’adresse d’une voix attristée à ma pauvre mère découragée par mes facéties.
_ Maman, j´crois qu´j´suis un garçon.
Sachez tout d’abord que c’est une histoire à mettre hors de portée des adultes.
Contrairement à mes apparences, à mes cheveux blonds nattés, mon visage enfantin, ma robe à petit pois couvrant ma poitrine non développé et mon pubis démuni de pilosité, je dois vous avouer que j’ai fêté dernièrement mes dix-huit ans. J’avais désiré faire une grande boum, inviter mes amis et oser repousser les limites du sommeil jusqu’à dépasser l’heure symbolique de minuit, mais maman a refusé. Ainsi, ce jour fut comme un autre. Excepté peut être que pendant la nuit, une poupée entourée d’un gros nœud vermeil m’attendait au pied du lit.
_ Bonjour mademoiselle.
Et je l’avais enlacé tout contre mon cœur, et ensemble nous avons dansé dans ma chambre, dans une sorte de valse maladroite. Mon rire joyeux résonnait dans la pièce, emplissant de gaieté toutes les autres petites poupées au teint rosâtre qui nous observaient bien sagement. J’avais envie de toutes les prendre avec moi et de valser avec elles.
_ Je vous aime.
Ô mes petites poupées adorées, que serais-je sans vous ? A qui aurais-je pu raconter mes secrets intimes ? Et avec qui aurais-je pu rigoler autant ? Maman ne voulait pas que je sorte trop souvent. Elle disait que dehors c’était dangereux, qu’il y avait des monstres avides qui risqueraient de me faire du mal. Je croyais ce que me disait ma maman puisque les images que je voyais à la télévision me démontrait effectivement de la cruauté du monde. Mais dès fois, j’aspirais à aller explorer ce territoire inconnu que je pouvais voir à travers ma fenêtre. Par moment, je me collais le front contre cette dernière, et j’observais les gens du dehors en train de s’amuser sur le trottoir, de batifoler, ou de presser le pas en constatant qu’ils allaient arriver en retard. Les gens, je les trouvais amusant. Un jour, alors qu’il pleuvait, un passant bien téméraire avait voulu se mettre à courir. Il avait dérapé et s’était retrouvé le cul par terre. J’avais ri devant cette situation comique. C’était comme à la télé, comme dans ses vieux films en noir et blanc. Ce que j’ignorais cependant, c’est que l’homme ne c’était plus jamais relevé. Sa tête avait heurté le trottoir et le pauvre était mort d’un traumatisme crânien.
Mais qu’importe, j’avais aimé le voir chuter, j’avais trouvé ça amusant. Alors, je me suis dit que si je pouvais parvenir à sortir dans le dehors, j’allais voir des tas d’autres gens tomber de cette manière grotesque, et que ça serait très plaisant. Encore plus drôle qu’à la télé.
Alors il me fallait partir, et ce sans que maman ne puisse se rendre compte de mon absence. La nuit était propice à ce genre d’évasion. L’obscurité m’effrayait quelque peu, mais je me disais que si je marchais prudemment auprès des réverbères qui diffusaient une onde de lumière protectrice, tout irait bien. Que les monstres qui hantaient le dehors ne risquaient pas de me faire de mal.
Il y a une histoire que je raconte souvent à mes poupées. L’histoire de cette princesse aux longs cheveux qui permettent à son prince charmant de pouvoir monter la rejoindre en haut de sa tour. Mais ma chevelure à moi n’était pas assez longue pour me permettre de toucher le sol, et je voyais mal comment je pouvais descendre le long de mes propres cheveux. Il y a des contes sur lesquels les héros volent sur le dos des oiseaux pour se déplacer. J’aurais aimé en appelé un pour qu’il puisse m’aider, mais malheureusement à cette heure-ci, ces volatiles étaient déjà au lit comme je devrais l’être moi-même.
Interrogeant mes poupées et faisant un inventaire de tout ce que ma chambre possédait, une solution nous vint à l’esprit. Enfin, c’était plutôt l’idée de Miss Loupiotte, la poupée enfrangée, la plus brillante de toutes et peut être même la plus ancienne, proche de l’âge canonique de trois ans. Et croyez moi, en années de poupée, ça fait beaucoup. Elle m’a soufflé à l’oreille de réunir tous les draps, tous les vêtements et d’en tresser une longue, très longue corde pouvant me permettre de poser les pieds dans le dehors. Pour la remercier de son aide, je lui colle un baiser sur le front et toute heureuse, je la prends dans mes bras et commence à éparpiller mes affaires sur le sol. Maman ne serait pas contente si elle trouverait tout ce bazar à son réveil, j’avais plutôt intérêt à rentrer avant que le soleil ne s’allume dans le ciel si je veux éviter de me faire gronder.
Hum... ça se lit facilement, mais malheureusement je n´ai pas apprécié plus que ça... les histoires de petites filles, disons que ça a sans doute une dimension poétique et "chou" mais je suis passé à coté, comme du second degré si il y en avait... Bon, ben sinon quelques petites fautes :
"Mais dès fois, j’aspirais à aller explorer "
-> pour l´accent sur le "des" ?
"C’était comme à la télé, comme dans ses vieux films en noir et blanc. Ce que j’ignorais cependant, c’est que l’homme ne c’était plus jamais relevé. "
-> dans ces vieux films et ne s´était jamais relevé
"J’aurais aimé en appelé un pour qu’il puisse m’aider, "
-> appeler
Ben c´est tout voilà... bonne continuation...
Hum... j´attends la suite, j´ai dirais que c´est plutôt bien écrit, en plus, même si je n´y trouve peut-être pas forcément une originalité quelconque.
Je suis un peu déstabilisé aussi par les phrases du début qui m´ont amusé "- Maman, j´crois qu´j´suis un garçon."
Je vois pas le rapport avec la suite.
Bon sinon toujours tes problèmes de temps verbaux, qui ne sont pas logique, mais je crois que va falloir faire avec ![]()
"j’avais plutôt intérêt à rentrer avant que le soleil ne s’allume dans le ciel si je veux éviter de me faire gronder. "
Mais sinon j´attends vraiment la suite, mais que va-t-il lui arriver?
Rentra-t-elle chez elle à l´heure coupant court à tout notre attente.
Ou lui arrivera-t-elle quelque chose, d´intérieur ou d´extérieur à elle ?
Que de mystère sur cette grand fille ![]()
"si elle trouverait"
==>Une faute aussi basique de la part de Soul´...
A part ça...spécial. On est un peu ballotés (comme l´a dit Zech, on ne voit pas le rapport entre la phrase de début et le reste), mais bon pas grave. Je dois avouer que là, avec seulement cet extrait, je trouve ça moyen pour du Soul´, mais je suis sûr que tu relèveras largement le niveau avec la suite.
Allez fais péter. ![]()
Moi j´ai trouvé ça sympa, on ressent trés bien l´innocence de l´enfant (qui va à mon avis mal finir, tel que je te connais ^^), et puis, c´est original, une fille de 18 ans qui est resté en enfance...
evidemment ça n´a pas l´emotion de tu me sauverais la vie, mais la c´est tout mimi tout plein
La suite ![]()
Si je pouvais écrire comme ça en français... J´ai trouvé l´histoire très jolie, comme le dit Negatum on sent l´atmosphère que tu as je pense voulu instaurer, c´est à dire celle de l´enfance pure et innocente, j´éspère tout de même un peu de noirceur dans la suite.
Merci de vos lectures. La suite probablement dans la soirée, ou demain ![]()
Il serait étonnant qu´il n´y ait pas quelque chose qui viennen troubler cette "innocence".
Pour moi c´est plus vraiment de l´innocence, à 18ans rester comme ça releverait de quelque chose de pervers voir de machiavélique.
j´ai trop vu cette scène avec une athmosphère je dirais teinté d´une légère folie.
Cette femme habillé en fille qui danse avec des poupés, et croit à un danger de l´extérieur, ca me fait peur.
Dans le monde du dehors, il fait froid. C’est glacial et ça ne me donne pas envie de continuer. Mais Loupiotte qui m’a supplié de pouvoir venir avec moi me dit qu’il faut être téméraire. Qu’ainsi, j’allais pouvoir découvrir un tas de nouvelles choses, et que ça allait être aussi marrant que le monsieur qui tombe par terre. Et elle n’avait pas tort. Bravant le froid et l’obscurité, j’avance sur le trottoir en quête d’un loisir distrayant que les gens du dehors aiment à pratiquer. Mais sur des enjambées, il n’y avait rien, rien d’autres que du bitume froid et inerte. Je me dis que ce monde est bien triste et que si j’avais des crayons à portée de main j’aurais égayé tout cela avec des couleurs vives et éclatantes. Mais ces derniers étaient restés à la maison. J’aurais bien aimé faire demi-tour, mais des néons éclatants et clignotants se profilèrent dans un coin de rue, captant mon regard.
Je m’y précipite, c’était semblable aux lumières des parcs d’attraction. Et je me dis que j’aurais peut être la chance de faire des manèges pendant toute la nuit et de m’amuser comme une petite folle avec ma poupée. Mais cet espoir était vain. La lumière encadrait un bâtiment étrange, et semblait former des lettres. Maman me grondait souvent parce que je n’arrivais pas encore à lire et que cela la dérangeait parce qu’elle était obligée de me faire la lecture de mes contes et que pour elle c’était du temps perdu. J’arrivais seulement à reconnaître un X dans tout ce tas de consonnes et de voyelles incompréhensibles. Il y avait une grande vitre devant ce bâtiment, et derrière celle-ci, on pouvait voir des tas d’objets insolites baigner dans une lumière rougeâtre. La couleur et la matière semblait être les mêmes que mes poupées. Mais on aurait dit qu’elles étaient fondues pour donner une forme allongée, raide et vulgaire. Instinctivement, je couvre les yeux de Loupiotte de ma main. Il ne faut pas qu’elle voie une de ses sœurs mutilées aussi atrocement. Maman avait raison, le monde de dehors est affreux et pourvu de monstres qui transforment les poupées en masse de caoutchouc informe pour je ne sais quel but obscène.
Terrifiée par cette vision, je cours pour rentrer chez moi en me disant que le monde de dehors n’est pas aussi drôle que ce je peux en voir de l’extérieur. Mais là, à ce moment précis, dans une ruelle profonde, obscure et humide, je vois deux ombres s’agrandirent sur un mur en briques. Je les voyais se donner des coups, et des bruits sourds me parvenaient en même temps. Une des silhouettes avait dans sa main une sorte de bâton ou je ne sais quelle massue et tapait sur l’autre. Mon visage s’éclaira d’un sourire éblouissant. Cette scène me faisait penser à guignol, avec le méchant qui à la fin se fait toujours frapper par le gentil policier. Le spectacle me plaisait, ainsi j’ai désiré aller plus près pour découvrir d’avantage de ce délice du monde de dehors.
Au lieu de deux marionnettes, j’avais à faire à deux humains en chair et en os. Et même que celui qui était au sol avait la peau toute tuméfiée par les coups et un liquide rougeâtre s’écoulait de ses plaies profondes. Cette vision m’absorbait comme si j’étais hypnotisé. Le grand guignol s’était effacé pour laisser place à un autre programme. Celui qui est le plus important à la télévision. Les informations. Là, où on voyait des scènes de violence de ce style. Je trouvais ça amusant à l’idée de pouvoir contempler en vrai ce qui me paraissait si lointain sur un écran. Je me sentais au cœur de l’actualité, faisant partie prenante de l’histoire.
_ Bonsoir messieurs.
Et l’homme à la matraque se retourna vers moi. Son visage exprimant une franche surprise. Il voulait se diriger vers ma position, mais celui qui gisait au sol l’attrapa par la jambe et il s’étala sur le bitume humide, face contre terre. Son arme roula au sol, jusqu’à mes pieds, et j’en pris possession.
_ Aide moi.
L’homme qui avait été violenté, celui qui était tout plein de sang collant me priait de venir à son secours, il m’implorait. Je compris alors que c’était une victime, et non pas le méchant se faisant ruer de coups par le gentil policier. Non, le méchant c’était celui qui était tombé par terre, c’était lui qu’il fallait punir. Ainsi, je dépose Loupiotte dans un coin, m’approche du vilain monsieur et lève le bâton bien haut au dessus de ma tête.
_ Tu ne le feras pas, tu n’es qu’une fille…
Et paf, avant qu’il ne finisse sa phrase la matraque s’abat sur son crâne dans un craquement sinistre. Je laisse tomber l’arme au sol. Et toute heureuse à l’idée d’avoir pu participer à ce show si privilégié, je retourne chez moi en chantonnant.
_ Une souris verte, qui courait dans l’herbe…
Puis, de nouveau parvenu face à chez moi, je stoppe net. Il avait bien dit qu’une fille ne pouvait pas punir ainsi le méchant ? Ainsi, quelque chose avait changé en moi. Ainsi, cet acte m’a fait changer de sexe. Mince… Maintenant, je crois que je dois être un garçon. Paniquée, je regarde Loupiotte. Si je suis un garçon, je vais devoir l’abandonner. C’est bien connu, les garçons ne jouent pas à la poupée. Des tas de questions me perturbent l’esprit. Et comme à chaque fois que j’ai des doutes, je sais que je dois en référer à ma maman. Maman est toujours de bon conseil.
C’est comme ça que le lendemain matin, je descends la rejoindre à la cuisine et lui annonce clairement de ma voix enfantine :
_ Maman, j´crois qu´j´suis un garçon.
L´idée de la femme-enfant me parait particulièrement intéressante. Comme Zech, j´ai vu cette scène teintée d´une douce folie, j´attends de voir l´évolution de cette femmmeuse fille (notez le jeu de mot à la con :nerd: ).
Et vas-y que je poste la suite trente secondes avant mon commentaire. Je lirai plus tard, pour la peine.
Deux secondes d´écart viennent de te rendre ridicule ![]()
Et arrête de poster en même temps que moi, merde !
C´est toi qui postes en même temps que moi! La preuve, je suis devant toi, comme toujours.
Bon, ben, cette suite était... amusante, enfin je l´ai appréciée en tant que telle... C´est pas mal du tout, même si plusieurs trucs paraissent un peu gros, mais après tout je ne pense pas que le but était d´être réaliste...^^
Il me semble que :
"Cette vision m’absorbait comme si j’étais hypnotisé. " à ce moment là c´est encore un fille, donc hypnotisée non ?
Mais tu vas mettre une suite où c´est fini ?
Si ça ne l´est pas alors bonne continuation^^
Excellent, rien d´autre à dire.
MDR quand même le raisonnement, effectivement ça n´a rien de réaliste mais on s´en fout, au final.
Accessoirement, je pourrais parler de ces problèmes de temps, mais je pense que ce ne serait que perte de temps. :nerd: Allez, la suite?
P.S. l´orgue==>"un fille"==>joli lapsus. ![]()
Ai lu. je me suis cette fois beaucoup plus emporter pour le coté fou de cette histoire. Ca mélange le sordide et l´innocence, un peu comme un cauchemar, j´adore
La suite ![]()
C´est terminé, non? Parce que tout le monde a l´air d´attendre une suite, mais ça m´a l´air achevé.
Au fait: "Je me dis que ce monde est bien triste et que si j’avais des crayons à portée de main j’aurais égayé tout cela avec des couleurs vives et éclatantes."
"J’avais une terrible envie de violet et de bleu sans nuages, de rouge tomate et de vert forêt, qui jailliraient du sol et rendraient le tout un peu plus joyeux."
:o)
C´est bien bien, et j´adore le titre. ![]()
Quelques fautes, j´ai pas spécialement relevé, mais ya des erreurs de conjugaisons (un "s" au lieu de "t" ou l´inverse je sais plus, oubli du "e" du feminin, et dans les temps des verbes, mais ça, ça a déjà été dit).
Sinon, ton texte me fait beaucoup penser a une nouvelle, je me rappelle plus bien le titre, je crois que c´est monstre ou un truc du genre, où un enfant est sequestré par ses parents car il n´est pas formé comme les autres enfants. La similitude n´est pas dans la monstruosité mais plutôt dans le mode de narration, enfantin, et mature d´un coté et l´aspect je découvre le monde et analyse de façon étrange (je sais pas trop comment définir). Enfin voila je sais pas si t´as lu de toute façon donc bon ![]()
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