Ouhlà ça devient chelou là. :/ On dirait que tu te tournes définitivement vers du fantastique, du moins ça en a tout l´air. Bref, tout ça ne donne que plus envie de voir la suite arriver. ![]()
Ah! J´avais peur que si j´me mettais a accrocher, les chapitres disparaissent avec mon envie de lire:S Rassuré de voir que c´est pas l´cas^^
Comem souligné par Az, t´as l´air de te tourner résolument vers le fantastique, et ca ne fais que m´enchanter encore plus
Le texte est toujours aussi bien écrit, et j´trouve même que ce chapitre donne encore un peu plus de rythme. Très appréciable en somme.
Continue comme ca Hobb, et moi ´jcontinue a lire la suite ![]()
Excellent !
Pour moi, ce chapitre est le tournant de l´oeuvre, car l´histoire prend une dimension toute autre.
Et tu as réalisé mon souhait, faire apparaître la tension et le suspens bien assez vite, avant que la vie des adolescents ne m´ennuie. Et quel suspens !
Great ![]()
Tain, j´avais pas vu:/
Merci à vous trois, donc^^ Et effectivement, comme l´indiquent les crochets, c´est un peu un chapitre de transition.
Poste plutôt la suite. ![]()
+1 pour Pezzou, la suite Hobb^^
"Ouhlà ça devient chelou là", je n´aurais pas mieux dit
.Les frères sont partout
...
J´aime quand tu fais des histoires "chelou"
Bon, bah oui, la suite hein ![]()
Lu.
Le gros méchant en soutane à un coté "grosse brute mystérieuse surgi de Power Rangers" qui me fait craquer
Ben, quoi d´autre? Ah, oui. la suite.
Là ça doit être la première fois depuis le début que j´attends réellement et avec beaucoup d´impatience une suite ![]()
Ne me déçois pas Hob !
Merci les filles ![]()
Le début est très bon. Je l´ai lu il y a plusieurs mois et je m´en rappelle encore. Maintenant va juste falloir que je me trouve un peu de temps... je me suis juré de lire la suite, mais reste à savoir quand j´y arriverai. ^^
En tous cas, bravo pour tout le début et désolé de déposer un post un peu tache alors que le récit a bien progressé... ![]()
Pas grave, j´aime les taches, surtout les taches utiles ![]()
Merci à toi de continuer^^
Chapitre 5, partie 2
Dale Chandler se plaqua contre le mur, haletant. L’ombre projetée par un empilement de boîtes de carton le dissimula providentiellement à la vue du Shérif Shapiro, qui sortait de son bureau, faisant tournoyer un trousseau de clés sur son index. La femme de loi passa à quelques centimètres de lui, et il retint son souffle, se plaquant contre les briques chaude à se fondre en elles. Elle ne remarqua pas sa présence, et avança en sifflotant vers sa voiture. Dale la regarda s’installer derrière le volant, enclencher le contact, et partir en une marche arrière maladroite. Il attendit encore cinq longues minutes, s’assurant qu’elle ne revenait pas, puis sortit de sa cachette.
Il faisait particulièrement chaud, en cette fin d’après-midi. Le faible souffle qui faisait frémir les épis de maïs des champs environnant ne parvenait cependant pas à annihiler le mince filet de sueur qui lui collait au front et sous les bras. Non loin de là, une sonnerie se fit entendre ; probablement la fin des cours au lycée, songea-t-il.
Il fit face au bâtiment du shérif ; c’était une construction rectangulaire, de taille moyenne, en brique ocre et à deux étages. La présence de petites vitres coulissantes au niveau de ses pieds indiquait également l’existence d’un sous-sol. Sans plus attendre, il s’approcha de la porte principale, et écarta sa veste pour plonger une main dans sa poche de pantalon. Se faisant, son poignet vint effleurer la crosse de son neuf millimètres. Il sortit un étui de cuir, qu’il ouvrit, et duquel il tira plusieurs tiges de fer accrochées à un anneau rond, le tout relié à un porte-clés Winnie l’Ourson. Introduisant deux tiges dans la serrure, il entreprit de les faire jouer sur le penne, jusqu’à entendre un cliquetis discret. Il rangea son outillage, ouvrit la porte, et pénétra dans le bureau du Shérif.
Les stores baissés le forcèrent à allumer sa lampe de poche. S’installant dans le confortable fauteuil en cuir du Shérif, face à son bureau, il se mit à en fouiller les tiroirs, la lampe coincée entre les dents. Il posa une pile de dossiers sur le sous-mains en cuir, et se mit à les éplucher rapidement.
« Bin’o ! lança-t-il après quelques minutes. J’he hiens, ‘ack ! »
Il s’apprêtait à se lever, quand une autre idée lui traversa l’esprit. Il passa dix autres minutes à parcourir les dossiers et les notes personnelles de Shapiro, et fut presque déçu d’en arriver à cette conclusion ; elle ne se méfiait absolument pas d’Alvaro Giovanni.
Deux minutes après avoir soigneusement rangé les dossiers, il descendait les escaliers en colimaçon qui menaient à la morgue.
C’était une petite pièce, peu éclairée, comme si apporter de la lumière à l’endroit où reposaient les morts avant d’être autopsiés avait toujours été un sacrilège. Il n’y avait que peu de ces longs tiroirs, et il douta que la plupart furent occupés. Après tout, Katalonia n’avait pas grand chose de commun avec le Bronx, et les morts qui passaient sous le scalpel du légiste avant de retourner à leurs épis de maïs par la racine devaient être peu nombreux.
Le dossier indiquait le tiroir 135 pour l’homme qu’il cherchait. Il s’y rendit donc, et fit glisser le brancard dans un horripilant grincement. Puis, allumant la lumière, en priant intérieurement pour que personne n’arrive à ce moment-là et trouve la morgue éclairée, souleva le drap qui recouvrait le corps.
Il n’était mort, selon le dossier, que depuis deux semaines, mais ressemblait davantage à une momie égyptienne qu’à un fermier. Ses pupilles étaient flétries, recouvrant deux orbites qu’il savait vidées de leurs globes oculaires. Ses lèvres étaient fendues en plusieurs endroits, et sa langue reposait dans un bocal de formol, près de son front. D’étranges symboles sanguinolents avaient été gravés sur l’ensemble de son corps avec un objet tranchant ; la plupart suintaient désormais d’un pus épais.
« Eh ben, sympa les coutumes locales », murmura le New-Yorkais.
Le majeur droit du mort était orné d’une pierre verte. Elle ne résista pas lorsque Dale l’en enleva en souriant.
Alvaro Giovanni était assis face au bureau du directeur de Blue Hill depuis une dizaine de minutes déjà. Ses membres endoloris lui rappelaient qu’enterrer un homme par cette chaleur n’était pas une excellente idée. Tout en sirotant la limonade que lui avait offerte la secrétaire du directeur Manning – un ancien directeur de prison, à ce qu’il savait – il laissait son regard errer sur les pensionnaires présents dans le parc. Il ne voyait pas Ellen, mais le parc était grand, et cela ne voulait rien dire ; mieux valait éviter d’en arriver à tirer des conclusions hâtives.
« Père Giovanni, enchanté de votre visite ! » fit une voix derrière lui.
Il se releva pour serrer la main que lui tendait Manning, une fois debout derrière son bureau.
« Monsieur Manning. Enchanté.
- C’est moi, c’est moi, fit le directeur en s’asseyant et en invitant le prêtre à en faire de même. Que me vaut le plaisir de votre visite ?
- Ellen Hatkins. J’étais avec les garçons qui l’ont trouvée et ont appelé le shérif. Je venais prendre de ses nouvelles.
- C’est très aimable à vous, ça. Elle va bien ; elle est encore un peu sous le choc, mais elle se remet.
- Bien, très bien. J’aimerais beaucoup la voir, si vous n’y voyez pas d’inconvénients.
- Bien sûr ! Miranda va vous conduire à elle. Elle est certainement dans le parc, près de l’étang, de l’autre côté. Elle adore cet endroit. »
Elle était là où le directeur l’avait dit, et Alvaro fut légèrement soulagé. La secrétaire de Manning le laissa là, et il fut heureux de constater qu’il n’y avait presque personne d’autre dans les environs. Il s’approcha d’Ellen, assise dans l’herbe face à l’étang, et s’agenouilla face à elle.
« Bonjour, Ellen », fit-il d’une voix douce.
Le regard de la bibliothécaire glissa sur lui comme les nénuphars sur l’étang. Elle tenait une pâquerette dans les mains, qu’elle triturait entre ses doigts. Alvaro en cueillit une autre, près de son pied.
« Votre fleur est bien jolie, Ellen, mais elle est abîmée, dit-il du même ton calme et apaisant. Permettez-moi… »
Il lui ôta délicatement la fleur des doigts, et y glissa celle qu’il venait d’arracher à la terre.
« Voilà, c’est mieux, n’est-ce pas ?
- Oui… souffla Ellen d’une voix lointaine. Mer… Merci.
- De rien, Ellen, de rien. Je suis là pour vous aider, Ellen. Je suis votre ami. Vous me comprenez ? »
Déjà, son regard était de nouveau perdu sur la surface limpide de l’étang, vidé de la lueur de compréhension qui l’avait à peine traversé.
Alvaro soupira. Il claqua des doigts devant les yeux d’Ellen, mais elle ne cilla même pas. Poussant un nouveau soupir à fendre l’âme, et après s’être assuré que personne ne le regardait, il sortit une petite sphère noire de la poche de sa veste. Elle était attachée à une cordelette d’argent d’une quinzaine de centimètres, et semblait absorber la lumière du soleil, pour la retenir prisonnière.
« Oooh, souffla Ellen. Comme c’est beau…
- Oui, acquiesça le prêtre, c’est très beau, Ellen. Très beau. »
Il fit aller et venir la sphère entre eux, la faisant sauter d’une main à l’autre, tournoyer sur sa paume, la balançant à l’extrémité de la cordelette. Tout ce temps, le regard de la jeune femme resta fascinée par l’objet. Quand Alvaro referma sa main dessus, elle poussa un gémissement presque douloureux.
« Vous voulez la revoir ?
- Oh oui ! C’est si beau… Ce sont des étoiles qui brillent à l’intérieur ? »
Il libéra l’objet de sa paume, et plongea son regard dedans en même temps que la jeune femme. Il suivit les circonvolutions complexes des traînées lumineuses, les points brillants se mouvant dans l’espace restreint de la sphère.
« Oui, ce sont des étoiles. Des galaxies. Des mondes par milliers. »
Les yeux d’Ellen étaient écarquillés.
« Est-ce que… est-ce que c’est de la magie ?
- Oui Ellen, c’est de la magie. Qui vous a agressé ?
- Harry, répondit-elle du tac au tac. Chambre 148, aile Est. Grand, chauve, mauvaise odeur. Mauvais homme.
- Pourquoi vous a-t-il agressé, Ellen ? »
Ses yeux étaient toujours rivés sur la sphère, et des larmes y brillaient. Alvaro approcha davantage l’Etoile de son visage ; les astres se reflétèrent sur ses joues, illuminant ses yeux de points violets, et il répéta sa question.
« Parce que je sais ! souffla la jeune femme. Oh par pitié, laissez-moi le tenir entre mes mains ! »
Alvaro recula brutalement, et rangea précipitamment l’objet dans sa veste. Elle se mit à pleurer. Il passa un bras autour de ses épaules, et, d’un voix douce, lui dit :
« Allons, Ellen, ne pleurez pas. Je ne peux pas vous laisser le toucher, c’est dangereux. D’accord ? »
Elle ne répondit pas, mais cessa de pleurer. Il continua pendant quelques minutes à l’interroger, mais rien n’y fit.
« Tu le connais ? questionna Manning en s’approchant de la fenêtre.
- Non, répondit Harry, qui regardait le prêtre quitter Ellen. Mais il lui a parlé.
- Il aurait trouvé étrange que je l’empêche de la voir. C’est le nouveau prêtre de Katalonia.
- Tue le », ordonna Harry d’un ton sans appel.
« Un jour, déclara solennellement Steve, je tuerai la vieille McCormick. Ouais, un jour, je tuerai cette vieille bique de prof d’histoire de mes deux.
- Dieu t’entende, mon ami », ajouta Alex.
Ils avançaient sur le trottoir, en compagnie de Betty, du pas insouciant et léger des lycéens en vacances. Beaucoup de voitures passaient vers la sortie de la ville, comme si tous les habitants de Katalonia avaient décidé de quitter cette dernière. Ce qui, savaient-ils, était plus ou moins le cas.
« Enfin, soupira Alex. On est en vacances, et demain, la ville sera aussi morte que McCormick. J’adore cette période ! Vidéo-club ? »
Il s’était arrêté devant le distributeur automatique de DVDs.
« Pourquoi pas, fit Betty en haussant les épaules. Chez Steve, alors.
- Chez Steve, alors répéta Alex.
- Chez Steve, alors, répéta l’intéressé. Mais c’est lui qui choisit les films dans ce cas.
- C’est lui qui paye, alors, rétorqua Betty en souriant.
- Peut-être, mais c’est les autres qui achètent les pizzas », renchérit l’adolescent, s’approchant du distributeur, sa carte de crédit à la main.
Il pianota quelques minutes sur le clavier, choisit plusieurs films après avoir néanmoins demandé l’avis de son amie, et attendit que les DVDs sortent.
« American power », fit-il, un sourire exagéré d’acteur de publicité étirant ses lèvres.
Ce fut sa carte qui sortit en premier.
« Carte refusée ? s’étonna-t-il.
- American branleur », lâcha Alex en insérant sa propre carte de crédit dans l’appareil. La même chose ne tarda pas à se reproduire.
« American loosers », soupira Betty en écartant les garçons et en glissant sa carte dans l’automate. Il y eut un sifflement électronique caractéristique, et les films sortirent avant la carte. Betty se tourna vers Steve.
« Tu sais ce que ça veux dire ? Tu payes les pizzas. »
Steve se tourna vers Alex.
« Tu sais ce que ça veut dire ?
- Ouais. Cet enfoiré de vieux fermier nous a pas payé pour les moissons. Mais tu payes quand même les pizzas, Steve-O. »
Le garçon haussa les épaules en souriant. C’était les vacances, il allait les passer avec ses amis, la ville serait aux trois quarts vide de ses habitants demain, et un poisson tomba aux pieds de Betty.
« Wah ! » s’exclama la jeune fille en sursautant. Puis, baissant le regard vers le poisson qui frétillait sur le trottoir, elle ajouta : « Beurk ! »
« Merde, souffla Alex en levant les yeux vers le ciel. Il pleut de la poiscaille… »
Alex et Betty, levant les yeux à leur tour, constatèrent qu’il disait vrai. Des centaines de poissons tombaient du ciel.
Mmh, bien des éléments ont l´air de se mettre en place
L´aspect fantastique, par ailleurs, me laisse un peu perplexe. J´espère qu´il ne sera pas mis exagérément en avant, j´aime bien l´aspect "normal" de l´histoire ; les garagistes avec leurs chiffons et les matchs suivis avec ardeur
Pond nous vite la suite ! ![]()
L´histoire continue de prendre son virage définitif vers le policier fantastique ![]()
On ne comprend pas tout à l´histoire, on ne sait pas quels sont les buts des personnages, mais c´est voulu car le lien qui unit tous ces évènements arrivera un jour... et tout le monde l´attendra avec impatience
Cette phrase m´a bien fait sourir : "Après tout, Katalonia n’avait pas grand chose de commun avec le Bronx, et les morts qui passaient sous le scalpel du légiste avant de retourner à leurs épis de maïs par la racine devaient être peu nombreux."
C´est un bon format de texte que celui que tu viens de donner, quand c´est trop long c´est un peu difficile à suivre... Bon bah suite please alors ![]()
"Ses pupilles étaient flétries, recouvrant deux orbites qu’il savait vidées de leurs globes oculaires." les paupières plutot, non?
Bon bah c´est excelent, pur changer. j´iame bien la fin et surtout la phrase: "C’était les vacances, il allait les passer avec ses amis, la ville serait aux trois quarts vide de ses habitants demain, et un poisson tomba aux pieds de Betty." Sur le coup, tu lis ça normalement et c´est avec un temps de retard que tu te rends compte que c´est bizarre XD
Oui Linka moi aussi je n´ai pas percuté tout de suite pour le poisson j´étais plutôt : oO ? ![]()
Ouais pareil, tu lis et puis deux s´condes après : "Euh...
"
Enfin bref, c´est excellent, tu m´énerves, donne vite la suite, la suite, euh...et la suite? ![]()
Merci les filles (bis)
Linka, ouais, c´est les paupières^^
Et puis euh... bah nan, merci ![]()
Je me permets un eupe.