Il était une étoile dans notre ciel,
Regarde là-haut, elle n'est plus,
Voisine de Bellatrix, Aldebaran et Rigel,
Dans mes souvenirs, elle vécut,
Alors, quand moi aussi je m'éteindrai,
A ton tour, tu te souviendras,
Dans ta nébuleuse intime, j'y serai,
Bételgeuse aussi y brillera.
Ce qui est fascinant, c'est que nous sommes leurs enfants. Cette étoile est ma mère et la vôtre en quelque sorte. Lorsqu'elle meurt, c'est nous, la complexité biologique dont l'intelligence s'est construite qui prend conscience de la mort de sa genèse.
Le souvenir est plus fort que la mort, seul l'oubli et l'affaiblissement de la charge émotionnelle l'affaiblisse. Comment puis-je penser tout cela lorsqu'elle s'éteint pour toujours ? Elle m'a donné matière à penser pour ne pas l'oublier, pour le moins encore quelques années. Autrement dit, elle a contribuer à la création d'une entité capable de penser à elle après sa mort. Magnifique non ?