Je n'ai eu qu'une intro à la QFT on n'a pas parlé des développements perturbatifs qui mènent aux graphes de Feynman, mais on nous en a un peu parlé quand même quand on quantifie le champ scalaire
En fait le champ scalaire classique peut être décomposé dans une base de Fourier avec des coeff a et a*. Tu peux écrire un hamiltonien classique (du genre proportionnel à aa*) qui ne dépend pas de l'ordre de ces coefficients.
Quand tu quantifies le champ scalaire tu te retrouves avec opérateurs de création/annihilation a+ et a, mais par exemple pour des champs fermioniques ces opérateurs ne commutent pas (ils anti-commutent). Du coup quand tu écris ton hamiltonien après quantification, il doit y avoir des produits a+a ou aa+, l'ordre dépendant de la façon dont tu as quantifié ton champ...
Après quantification, le les états propres du hamiltonien deviennent quelque chose comme somme sur j des Nj Ej + somme sur les impulsions de E_k.
Le truc qu'il faut voir c'est que pour l'état du vide, il ne reste que le deuxième terme qui diverge. La renormalisation consiste à "redéfinir le vide" en shiftant tout le spectre d'énergie de cette quantité. En gros, on soustrait l'infini à l'infini.
C'est vraiment bizarre mais on nous a justifié ça en disant que les états d'énergie étaient des excitations relativement à un état de vide qui dépend du système et ça pose pas de problème. Et puis suivant l'ordre qu'on prend quand on quantifie on n'obtient pas la même chose alors ça ne pose pas de problème de redéfinir le vide...
Bref pas sûr que ce soit bien expliqué mais c'est normal, c'est pas très clair dans ma tête 