Personellement je trouve que, paradoxalement, c'est plus facile d'imaginer que l'univers est infini, plutôt que fini. En effet, si on se dit qu'il est fini, ça n'est pas satisfaisant intellectuellement puisque immédiatement on se dit "OK mais alors qui y-a-t-il au-delà de cette fin ?". Et du coup on tourne en rond.
En revanche, s'il est infini, bien que la notion soit difficile à appréhender, ça élimine les questions satellites de ce qu'il y a au delà des limites de l'univers
Après tout, on admet parfaitement que l'on puisse partir de "1,2,3,4" et compter ainsi indéfiniement en ajoutant 1 à chaque fois. Pourquoi ne pourrait-on pas se dire la même chose avec l'univers, on rajoute un kilomètre à chaque fois et on avance indéfiniement...
Cela dit c'est sûr que la notion d'infini se heurte à l'hypothèse d'un univers qui serait en expansion. Ce la n'a pas de sens de parler d'expansion concernant quelque chose qui n'a pas de fin.
Mais sommes-nous certain que la totalité de l'univers est en expansion ? Après tout, nous ne déduisons cette expansion que gràce au constat que les planènes, étoiles et galaxies s'éloignent de plus en plus les unes des autres.
Peut-être que nos moyens actuels de perception de l'univers ne nous permettent pas de déterminer comment il "vit". Ne peut-on pas imaginer que, si les astres semblent s'éloigner les uns des autres dans notre univers observable, peut-être qu'ils se rapprochent au contraire aileurs, au-delà de notre champ de vision.
Ce n'est qu'une hypothèse visant à se demander est-ce que l'univers dans son ensemble évolue nécessairement de la même façon et au même rythme.