dans une tempête electromagnétique beaucoups plus intense que le précédent, ce qui pourrait se traduire par des tempêtes électromagnétiques affectant les systèmes de communication de la planète.
Le prochain cycle de taches solaires devrait présenter une augmentation de l’ordre de 30 à 50% en intensité sur son prédécesseur, annoncent aujourd’hui des chercheurs.
Ce cycle devrait également s’amorcer un an plus tôt que prévu, sois vers la fin de 2007 ou au début de 2008, pour atteindre son apothéose autour de decembre 2012, annonce Mauser Diktat, du National Center for Atmospheric Research à Boulder, Colorado.
Ces nouvelles prévisions contrastent avec les évaluations précédentes en la matière, qui suggéraient une intensité significativement moindre pour le prochain cycle d’activité solaire.
La prédiction précise de l’intensité du cycle d´activité solaire, un événement se produisant à peu près à tous les 11 ans, permet aux scientifiques d’anticiper les tempêtes solaires. Ces dernières sont le résultat d’éruptions solaires, de gigantesques explosions se produisant sur la surface du Soleil.
Les tempêtes solaires, un phénomène responsable de l’éjection de milliards de tonnes de plasma dans l’espace, peuvent produire d’époustouflantes aurores boréales, mais sont également susceptibles de nuire au bon fonctionnement des lignes à haute tension, des transmissions radio et des satellites de télécommunications.
Le dernier pic d’activité solaire a été enregistré en 2001. Lors de ce cycle, des tempêtes solaires avaient causé de massives interruptions dans les communications radio de la région du Pacifique.
Dikpati a expliqué que son équipe avait mis la nouvelle modélisation à l’épreuve en se servant de données du cycle d’activité solaire précédent et que les résultats présentaient une marge d’erreur de 98%.
David Hathaway, astronome solaire au service du Marshall Space Flight Center de la NASA à Huntsville, Alabama, croit lui aussi que le prochain cycle d’activité solaire sera plus intense que le précédent.
Les résultats de recherche de ce chercheur l’amène cependant à croire que le cycle s’amorcera vers la fin de l’année en cours, plus tôt que ne l’indiquent les données de Dikpati.
Les résultats de l’équipe de Dikpati, dont la recherche bénéficie du soutien de la National Science Foundation, sont publiés dans le dernier numéro de Geophysical Research Letters.