Par exemple en électromagnétisme, les particules qui y sont sensibles sont celles qui possèdent une charge électrique,et le photon n'en a pas.
Dans l'interaction forte on peut faire la même analogie, il existe une charge de "couleur". Il existe 8 gluons qui ont tous une charge de couleur : ils peuvent donc interagir entre eux pour en donner d'autres, ça complexifie donc la théorie. C'est lié au fait que l'interaction forte est basée sur un groupe de symétries non-abélien... 
L'autre point compliqué dans la théorie est qu'à une certaine échelle d'énergie, la théorie n'est plus perturbative, en gros on ne peut pas simplifier certaines choses et ça devient nettement plus compliqué.
Et sinon à ma connaissance le mécanisme de Higgs est utilisé pour décrire la brisure de symétrie électrofaible, donc pour différencier les interactions électromagnétique et faible en donnant une masse aux bosons Z/W, mais pas au photon. C'est pas quelque chose qui s'applique aux neutrinos.
Les neutrinos ont une masse nulle dans le modèle standard, mais la découverte des oscillations de saveur implique qu'ils doivent avoir une masse : c'est un des problèmes du modèle standard