Final Fantasy VI marque l´apogée de la carriere de Nobuo Uematsu dans un univers ludique. Chacun des thèmes du jeu reflète un sentiment, et c´est d´autant plus vrai que la technique de l´epoque ne permettait pas de developper des expressions suffisemment explicite pour determiner avec precision les emotions qu´aurait dû vehiculer les personnages et les situations.
C´est donc là que les compositions de Final VI tiennent du genie. C´est que ce sont des compostions narratives, de celles qui explicite des sentiments par la simple utilisation d´un instrument par rapport à un autre et en jouant sur des nuances de rythmes en declinant un thème de base propre à chaque personnage.
Locke, par exemple, possède un caractère d´aventurier. La premiere fois que l´on entend son thème on comprend très bien son côté enjoué, prêt à partir à l´aventure. Et plus l´histoire avance, plus son thème s´obscussit, révélant les tourments auxquels il est confronté.
Il en va de même pour Terra, avec l´utilisation de pianos ou de violons, avec plus ou moins de rythme et plus ou moins d´instruments auxiliaire pour parler de la melancolie, de la femme qui se cherche etc...
Le thème de la carte, par exemple est le thème de Terra joué de façon entrainante, comme un appel au voyage.
Il est important, lorsque l´on joue à FFVI, de se plonger dans le tout qu´il represente sans occulté le moindre de ses elements et encore moins la musique. Car c´est dans ce jeu que le terme " vecteur d´emotion" prend tout son sens.
A vrai dire, je continue de penser encore aujourd´hui que ce n´est pas pour rien que les musiques de Final VI sont encore considéré de nos jours comme les meilleurs dans un jeu video. Pourquoi ? Parcequ´elles font vivre le jeu plutôt que de lui servir d´accessoire.