des petites explications sur le GIA
Nom anglais:
Armed Islamic Group,GIA
Pays:
Algérie
Groupe islamique fondamentaliste, dont l´origine et la composition restent incertains. Certains voient son origine en novembre 1991, durant le processus électoral, d´autres le disent issu du Front Islamique du Salut, après sa dissolution officielle en mars 1992. Il se caractérise par son intransigeance exprimée par sa devise " Pas de dialogue, pas de réconciliation, pas de trêve. "
Il est dirigé par un émir Abou Abd Ahmed ( ou Mourad Si Ahmed, surnommé " Djafaar al-Afghani " ) ( 1993-94) et est basé autour d´Alger. Depuis décembre 1993, le GIA est l´auteur d´attentats particulièrement sanglants contre des ressortissants étrangers établis en Algérie et des citoyens algériens ( notamment: attentat contre le personnel diplomatique français dans la résidence d´Aïn Allah ( août 1994) et détournement d´un Airbus d´Air France ( 26 au 27 décembre 1994)).
Dès 1993, ses opérations sont fortement médiatisées, et il exploite les ressources de son magazine Al-Ansar publié à Londres. Ses membres se recrutent largement parmi de petits criminels de droit commun, et ses activités relèvent souvent de la criminalité de droit commun : extorsion, vol, etc.
Par son intransigeance et la violence de ses opérations, le mouvement crée une image de lui-même et du djihad qui suscitent non seulement la réprobation générale mais aussi des dissensions à l´intérieur du mouvement. Le mouvement cultive une relation exacerbée avec la mort, d´une part par la violence et la cruauté de ses actions, et d´autre part par les risques pris par les terroristes. Ainsi, son " Unité de la Mort " ( Katiba al-Maout) est la plus prestigieuse, même si l´espérance de vie opérationnelle de ses membres dépasse rarement 6 mois.
Les luttes à l´intérieur de la conduite du GIA a conduit à des règlements de comptes sanglants.
Sa structure hétéroclite, morcelée et non centralisée la rend difficile à localiser, mais vulnérable à l´infiltration. Certaines rumeurs affirment que le mouvement est infiltré par la sécurité militaire algérienne et manipulé par elle, afin d´exploiter les attentats du GIA pour discréditer les mouvements islamistes au profit du pouvoir politique. Cette thèse - persistante - pourrait être confirmée par certains témoignages relatant la présence de terroristes du GIA dans des secteurs fortement surveillés et à proximité de casernes de l´armée algérienne. Des témoignages de membres de la sécurité algérienne mettent en cause la Direction du Renseignement et de la Sécurité ( DRS) dans les attentats de la station Saint-Michel ( 25 juillet 1995), qui avait fait 8 morts et 130 blessés et celui de Maison-Blanche ( 6 octobre 1995), qui avait fait 13 blessés. Il a même été évoqué que Djamel Zitouni, émir du GIA aurait été un agent de l´ex-Sécurité Militaire algérienne.
La stratégie menée par l´Algérie - si de telles allégations sont vraies - pourrait être d´encourager la France à participer plus activement à la lutte contre les réseaux du GIA en France, et ainsi couper le mouvement de son principal soutien à l´étranger.
Le GIA est en lutte sanglante contre le Front Islamique du Salut - et sa branche armée, l´Armée Islamique du Salut - pour le pouvoir en Algérie.
Hors d´Algérie, le GIA est implanté en France, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Italie et en Suède.
En 1995-96, des réseaux liés au GIA lancent une campagne d´attentats à la bombe en France. L´analyse d´une bombe dont le mécanisme de mise à feu n´a pas fonctionné permet d´identifier Khaled Kelkal, qui est abattu au cours d´une fusillade le 29 septembre 1995.
En 1998, juste avant la coupe du monde de football, la France, en collaboration avec les autres pays européens, a lancé une vaste opération préventive contre le GIA. Environ 100 membres présumés de l´organisation ont été arrêtés à travers toute l´Europe. En Belgique, la police a saisi des armes, des détonateurs et des faux papiers.
Le 11 juin 1999, par une lettre de menaces adressée à la presse, le GIA annonce une djihad sur le territoire français.
Autres appellations:
Al-Jama´a al-Islamiya al-Mousallah, Groupement Islamique Armé, Groupes Islamiques Armés