Avez vous entendu parler d’Ateqeh Rajabi ?
Peu probable. Pas en pleins Jeux Olympiques.
Ateqeh était une jeune fille de 16 ans.
Comme beaucoup de jeunes filles de son âge, elle avait un petit ami. Elle a couché avec lui. Pas de quoi faire une lettre au courrier du coeur de Girls Magazine.
Seulement voilà. Elle était Iranienne.
En Iran, par application de la Charia, c’est un crime, le " amal-e manafe-ye ´ofat" ce qui en perse signifie " Comportement incompatible avec la chasteté".
Elle a été jugée par le tribunal religieux de Neka, dans le province de Mazandaran, au nord du pays.
Au cours de son procès, où elle n’a pas eu l’assistance d’un avocat, elle a déclaré au juge Haji Reza qu’il fallait punir les coupables de corruption morale, et non les victimes. Le juge n’a pas apprécié son insolence et, ni une ni deux, l’a condamnée à mort.
En Iran, toute peine capitale doit être confirmée par la Cour suprême.
Ce fut le cas avec une célérité exemplaire ( trois mois) grâce à l’intervention du Président du district judiciaire de Mazandaran.
L’exécution a eu lieu publiquement le dimanche 15 août 2004, dans le centre ville de Reza.
Le juge Haji Reza était présent à l’exécution et a lui-même mis la corde autour du cou de la jeune fille, et donné le signal à la grue de hisser la condamnée.
Après l’exécution, il a déclaré « qu’il l’avait faite exécuter parce qu’elle était trop insolente ».
C’est la dixième exécution d’un mineur en Iran depuis 1990.
Le coauteur du crime, c’est à dire le petit copain, a été condamné à 100 coups de fouets et remis en liberté après l’exécution de la sentence.
Qu´en pensez vous ? C´est sympa l´Iran, j´ai hâte d´y aller 