Eh ! C'est pas un vent, je me suis endormi comme un merde
Patience patience ^^
Plusieurs points :
1/ Dyson : La différence, c'est que des marques d'aspirateurs, il y en a plein. Des marques d'OGM, 3 ou 4. De plus, un ogm n'est pas concevable par un petit inventeur comme M. Dyson. cela réclame des budgets et un matériel colossaux. C'est donc un problème bien différent, même s'il s'agit d'invention. J'ajoute que le concurent de Monsanto, Pionneer Hybride, marche mains dans la main avec celui-ci.
2/ Le problème éthique : que les agriculteurs, ou les banques de semences comme il se monte en Inde pour résister au multinationales existent, c'est une bonne chose. Il n'est pas là, le problème éthique. Il réside dans le fait de modifier le vivant, mais plus encore lorsque le vivant est modifié non pas pour le progrès, mais pour le profit. Car la semence M1 Monsanto "Round up Ready" n'est pas un progrès. C'est même une régression dans le sens où elle n'est pas efficace, coute cher et tue les autres espèces qui sont naturellement adaptée à leur milieu. Pour celà, voir mon exemple sur le riz cité plus haut : les espèces naturellement résistantes à la sècheresse ont été détruites par Monsanto, afin qu'il puisse vendre ses produits modifiés
3/ La loi : C'est la loi la clé de voûte de tout cela. Mais elle se heurte à trois choses.
- La première c'est la commercialisation du vivant modifié. Ce ne sont pas des aspirateurs ici, c'est une technologie très neuve et quasi inconnue. Il y a donc des règles qui doivent apparaitre, vite. Mais la commercialisation va parfois plus vite que la justice.
- La deuxième chose, c'est que la loi ne peut pas tout faire, de plus elle est même modifiée souvent pour aller dans le sens du profit maximum.
- Troisième chose, parfois, l'absence de loi sert l'Etat et l'entreprise. On pense immédiatement aux Subprimes, où l'absence de loi était justement la loi. (néolibéralisme). Quand l'absence de règle conduit au profit immédiat, on ne se pose jamais trop de questions sur l'avenir.
4/ "Si on fait les choses bien : Pas de brevets, donc les semences appartiennent à l'agriculteur une fois acheté. Et tout problème causé par le produit que le vendeur aurait omis de mentionner, ou ne connaissait pas l'existence -> Dédommagement."
Ah ! Si seulement nous faisions les choses bien ! Comme je l'ai dis plus haut dans le topic, admettons qu'il n'y ait plus de brevet. L'agriculteur achète sa semence. Qu'elle lui appartienne ou non n'est pas le problème !!! Ces semences sont très bien étudiées, comme des drogues.
Notre agriculteur sème car il lit sur la boite qu'il va doubler ses quantités. Il plante. Que se passe-t-il ?
-Il va devoir acheter de l'insecticide, Monsanto "Round up" bien entendu, les autres ne fonctionnant pas sur ces semences.
Il ne le faisait pas avant.
-L'insecticide va brûler la terre. Après un an de récolte, notre agriculteur aura pu se faire un avis sur l'OGM : Un grand besoin d'eau, d'insecticide, une bureaucratie complexe et une technique qui le dépasse, l'obligeant à se fournir, à acheter toujours plus pour transformer son champ en une culture industrielle dont il n'a pas besoin. Un culture à l'Américaine, où le surplus est énorme. Tellement énorme que les prix chutent, on jette la nourriture et dans un même temps, les agriculteurs ne gagnent plus rien. Résultat ? La PAC en Europe. On subventionne des agriculteurs qui produisent trop, afin de leur permettre de moderniser leurs infrastructures pour produire toujours plus. Tout ça pour quoi ? Pas pour nourrir, non. L'Angletterre -jette- 9 millions de tonnes de nourriture par an. Non, nourrir c'est dépassé. On fait du business ici.
En fait notre impôt sert en partie à payer Monsanto et l'industrie agro-alimntaire. Il ne sert ni les agriculteurs, ni l'agriculture. J'ai des grands parents agriculteurs, j'ai bien vu comment ça se passait dans le village.
-Le dédommagement. Voeux pieux, Paulop. Lorsque le profit est là. Je parle du max de profit, de la fiesta, on ne dédommage personne. Regarde encore les Subprimes. -Personne- n'a été dédommagé. Au contraire, ceux qui ne se sont pas mis en faillite continuent de payer leur maison, pire, certains félicitent même les sociétés de les avoir bien baisé, c'est ça l'esprit capitaliste populaire Americain. "Ah bravo, hahahah, bien joué".
Mais ceux qui se sont plaind -Rien- n'a été fait pour eux. Alors oui, l'état est intervenu, mais pas en faveur du consommateur. Il a décidé de sauver ce qui rapportait pour soutenir sa croissance et ses promesses présidentielles. C'est ce qu'il fait pour Monsanto. C'est typique du laissez-faire économique. Et s'il y a un problême, d'ailleurs il y -a- un problême, le système sauvera Monsanto car il est "too big to die", il rapporte trop. Voilà tout. Le triomphe de la cupidité.