oui enfin je te conseil plutôt "locataires" qui est plus facilement accessible. Il faut comprendre que j'ai bavé un an devant ce trailer en allant le regarder en cachette la nuit sur la télé (il était dans les publicités au début d'un film dont j'ai oublié le nom). Je le regardais encore et encore en me délectant de cette musique et de ces voix.
Lorsque j'ai pu finalement l'obtenir (en cachette) j'étais à la fois effrayé et impatient. du coup je n'en n'ai pas perdu une miette et j'aurai léché l'écran si ça avait pu me procurer une meilleure appréciation.
Et comme j'étais ultra réceptif j'ai pu voir les milles symboles et interprétations etc.
A rebours je me dit que ce film peut en rebuter pas mal. Locataires est plus "facile" d'accès (et en plus il y un partit pris unique : les deux protagonistes ne parlent pas DU TOUT). Je vais probablement faire une critique sur ce film aussi d'ailleurs.
J'ai revu "The Wrestler"....
Après cette seconde fois, c'est le meilleur film que j'ai vu de ma vie. L'idéal cinématographique.
On m'avait fait remarquer qu'en ce moment dans les films de science-fiction, le thème de la révolte d'une population opprimée semble être à la mode.
Films récents sur ce thème : "Avatar", "Les origines de la planète des singes", "Le Transperceneige (Snowpiercer)", "Elysium", "The Dark Knight Rises" avec la "révolution" de Bane.
Avez-vous d'autres exemples de films récents de ce genre ou alors ce n'est pas une mode, ça a toujours existé ?
Dernièrement sur contrepoints il y avait un article qui affirmait que la science-fiction était plus libérale que d'autres genres, j'ignore si ça peut t'aider : http://www.contrepoints.org/2013/03/31/120092-liberalisme-et-science-fiction
Bof, on peut également donner une interprétation libertaire.
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-26-9321226-1-0-1-0-les-revoltes-a-la-mode-en-ce-moment.htm
Sinon à un moment ton article parle de raison et d'émotion, il a oublié une troisième donnée que je pense importante : la morale. Car on peut être logique et immoral en mettant son intellect au service d'une mauvaise cause, comme avec le machiavélisme. On peut être aussi émotionnel et immoral en étant guider que par la haine ou autre, comme avec un Hitler.
SuperAsgard : C'est clair que la révolution de Bane ou celle du film Elysium n'ont rien de libéral. Quoique c'est plus compliqué dans le cas d'Elysium : le héros est en légitime défense face à un Etat-policier, mais le film se focalise sur les inégalités entre les riches et les pauvres plutôt que sur l'Etat-policier, et accrédite part là l'idée égalitariste que le héros combat «la dictature des riches». Pour ce qui est du film Snowpiercer là c'est encore plus difficile de se prononcer : très libérale sur certains points (par exemple la superbe scène qui dénonce le bourrage de crâne des écoliers) mais globalement libertaire dans sa volonté d' «égalité.»
Night Moves
Synopsis : "Un écologiste radicalisé est décidé à faire exploser, coûte que coûte, un barrage hydroélectrique." ![]()
Bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=CyYoQa3ftGg ![]()
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-55-901602-64-0-1-0-topic-du-cinema.htm#message_1376493
Faut le lire Mishima !
En grand classique y'a bien sur son "Pavillon d'or", ou si l'on souhaite connaitre sa philosophie y'a "Le Soleil et l'Acier".
Ouais, la lecture de "Patriotisme" et de la tétralogie "La Mer de la fertilité" me tente bien également.
Je regarde les films de l'actrice iranienne Golshifteh (à prononcer Gol-chif-té) Farahani.
Pour l'instant ni les films ni son jeu d'actrice ne m'impressionnent, excepté l'époustouflant "À propos d'Elly". C'est dommage car elle m'a tout l'air d'être une femme d'exception, une femme différenciée, une femme éprise de liberté et dotée d'un immense potentiel.
Non seulement c'est une bourreau de travail, qui a tourné dans près d'une trentaine de longs métrages alors qu'elle n'a que 30 ans, qui possède de multiples talents et qui parle plusieurs langues. Mais en outre, dans chacune de ses interviews émane d'elle quelque chose d'incroyablement intense, enthousiaste, léger, et authentique. Et puis j'vous parle même pas de son physique de déesse, matez-moi cette princesse tout droit sortie d'un conte persan :
http://img15.hostingpics.net/pics/7652141GolshiftehFarahani.jpg
Matez-moi cet avion de chasse, non, ce putain de missile balistique intercontinental !
http://img15.hostingpics.net/pics/3183762GolshiftehFarahani.jpg
Mais revenons-en à sa personnalité. Contrairement aux gens ordinaires, banals, interchangeables, superflus, zombifiés, d'une nullité impardonnable, Golshifteh est une femme dont on sent qu'elle est vivante, qu'elle agit, qu'elle choisit son destin, trace son chemin, prend position et en assume sereinement les conséquences. Ainsi déclare-t-elle en interview :
« Même si ça paraît difficile dans un pays comme l’Iran, qui est une société placée sous dictature, j’ai toujours suivi mon instinct, mes sentiments. À Téhéran, je rasais mes cheveux et me bandais la poitrine pour passer pour un garçon et sortir dans les rues, me sentir libre, faire du vélo alors que c’était interdit aux filles. Les dictateurs veulent des moutons qui suivent les règles, pas des individus. Moi, je me suis toujours sentie individu. »
Elle continue d’insister sur son individualisme dans d'autres interviews, en déclarant notamment, dans un français certes approximatif :
« [ L'afghane insoumise que j'incarne dans Syngué Sabour ] voulait être un individu. Il n'y a pas de place pour un individu dans les sociétés islamistes. Elle est un individu, elle fait les choses qu'elle ne doit pas faire. Moi aussi je voulais être un individu, j'étais un individu, c'est pour ça que je suis rejetée par le gouvernement d'iran. »
En effet Golshifteh est dans le collimateur du pouvoir iranien. Elle vit en exil pour ne plus subir toutes les petites tracasseries que ce régime lui infligeait. En outre, elle n'est définitivement plus la bienvenue en Iran depuis qu'elle a dévoilé un de ses nichons : http://img15.hostingpics.net/pics/92487543GolshiftehFarahani.jpg À la suite de quoi les autorités iraniennes ont répliqué: « la publication sur Internet de photos de la déplorable Golshifteh Farahani montre la face cachée et dégoûtante du cinéma. »
À n'en pas douter les féministes castratrices dans le sillage de FEMEN tenteront de rallier Golshifteh à leur cause d'écervelées, mais c'est peine perdue car elle a l'intelligence de constamment se revendiquer « anti-féministe. » Bref, c'est de la dynamite cette femme.
Seul bémol : elle est socialiste.
Il ne reste plus qu'à prier pour qu'elle guérisse du socialisme, ne serait-ce qu'en découvrant Ayn Rand, et si ce jour béni arrive mes frères, on la tiendra, La Femme de Demain © !
Warren-Buffett Voir le profil de Warren-Buffett
Posté le 29 avril 2014 à 19:55:40 Avertir un administrateur
SuperAsgard : C'est clair que la révolution de Bane ou celle du film Elysium n'ont rien de libéral. Quoique c'est plus compliqué dans le cas d'Elysium : le héros est en légitime défense face à un Etat-policier, mais le film se focalise sur les inégalités entre les riches et les pauvres plutôt que sur l'Etat-policier, et accrédite part là l'idée égalitariste que le héros combat «la dictature des riches». Pour ce qui est du film Snowpiercer là c'est encore plus difficile de se prononcer : très libérale sur certains points (par exemple la superbe scène qui dénonce le bourrage de crâne des écoliers) mais globalement libertaire dans sa volonté d' «égalité.»
Les libertaires (et les marxistes authentiques) sont à la fois contre l'Etat et le capitalisme, et ils voient généralement l'Etat comme le chien de garde du capitalisme. Alors que les libéraux ne voient rien de mal dans le capitalisme et ont juste peur de l'Etat qui devient trop interventionniste.
Donc ces films sont plus libertaires que libéraux, bien que Bane est censé être le méchant dans The Dark Kniht Rises...
"
elle a l'intelligence de constamment se revendiquer « anti-féministe. »"
Je crois que le problème c'est que beaucoup croit que le féminisme est un bloc monolithique alors qu'il y a plein de nuances.
"face cachée et dégoûtante du cinéma."
Le corps humain créé par Dieu est dégoûtant si on suit leur logique, alors que nous naissons nus, et qu'Adam et Eve d'après leur mythologie étaient nus au Paradis et qu'ils ont voulu s'habiller à cause du premier péché de l'Histoire !
Matez-moi cet avion de chasse, non, ce putain de missile balistique intercontinental !
http://img15.hostingpics.net/pics/3183762GolshiftehFarahani.jpg
--> Valeria Golino lookalike
http://grooveshark.com/s/Living+In+America/57xYTJ?src=5
J'ai revu ma collection de rocky , si le premier a mal vieillis, le quatrième reste énorme malgrè le coté de propagande manichéenne (et le troisième est mon préferé) je reste admiratif des valeurs du personnage de rocky celui du reve americain qui offre sa chance à tous et qui fait primer la simplicité et le travail sur le reste .
Neoconounet : Rambo > Rocky.
(J'déconne, le truc c'est que j'me souviens plus du tout des Rocky.)
Baudrinounet : Ma princesse persane est incomparable.
SuperAsgardounet : Tout à fait.
En fait quand je félicite un antiféministe c'est que paradoxalement cet antiféministe est à mes yeux un "vrai" féministe.
C'est semble-t-il le cas de Golshifteh : c'est une "vraie" féministe parce qu'elle s'oppose, non pas aux droits-libertés, mais aux faux-droits que réclament la plupart des féministes (bien qu'il lui manque les mots pour expliquer tout ça correctement.)
MY SWEET PEPPER LAND
http://img4.hostingpics.net/pics/154068MySweetPepperLand.jpg
(C'est des MENTEURS, c'est un film POURRI à l'humour RATÉ !!! )
« Dans un Kurdistan post-Saddam en pleine construction, région aux paysages somptueux ressemblant au Far West du XIXe siècle, l'officier de police Baran, ex-combattant pour l'indépendance, débarque dans un village reculé pour y faire régner la loi, tel Clint Eastwood en shérif déboulant à cheval au fin fond de l'Arizona pour éradiquer les bandits du coin. Baran doit lutter contre le parrain local, seigneur de guerre reconvertis dans toutes sortes de trafics. Il fait aussi la rencontre de Govend (Golshiftech Farahani) l’institutrice du village, une femme aussi belle qu'insoumise qui tente de vivre sa vie de célibataire et d'exercer son métier. »
Faut vraiment que Golshifteh arrête de tourner pour ce cinéaste bidesque. C'est exagéré de ma part de dire que le film est pourri, mais le fait est que Golshifteh mérite tellement mieux ! Plusieurs choses m'ont gêné en plus de l'humour parfois mal amené et assez lourd :
- Premièrement, Golshifteh interprété Govend, une jeune femme libre et indépendante qui résiste aussi bien à sa famille voulant la marier de force qu'aux mafieux du village qui l'empêchent d'enseigner. Jusqu'à là aucun problème : j'adhère. Le soucis c'est que les dialogues du personnage manquent souvent de subtilité et de profondeur, genre : « Les gens pensent que si t'es pas mariée à 28 ans t'as un problème.» « Les gens parleront s'ils me voient avec deux hommes.» Bien que ce sont là d'incontestables vérités, tous ces dialogues manquent cruellement d'originalité, ils m'ont laissé un sévère goût de déjà-vu.
Malgré tout, grâce à son talent d'actrice, Golshifteh parvient à élever le niveau dans plusieurs scènes : celle où Govend reste ferme face aux intimidations des mafieux, celle où elle persiste à refuser de se marier face à ses frères qui vont jusqu'à la traîner dans la boue, et les scènes mélancoliques où elle joue du hang, un instrument de musique inventés par des hippies suisses : http://www.youtube.com/watch?v=xVEszje9wtY
- Deuxièmement, le policier Baran, l'autre héros-aventurier du film avec Govend, fuyant lui aussi les traditions et le mariage, débarque pour maintenir la loi et l'ordre dans cette région où le pouvoir central n'a pas d'emprise. Soit.
Mais qu'est-ce que ça signifie concrètement maintenir l'ordre ?
Est-ce empêcher les mafieux de racketter les villageois ?
Est-ce empêcher les mafieux d'intimider les villageois ?
Est-ce empêcher les mafieux d'agresser les villageois ?
C'est ça un Etat de Droit pour un libertarien. Mais pour le héros faire régner l'ordre signifie empêcher les trafics des mafieux (armes, alcool, faux médicaments, etc.) Or d'un point de vue libertarien la plupart de ces trafics sont parfaitement légitimes. Les faux médocs ne peuvent être jugés illégaux que si leur vendeur s'était engagé par contrat à fournir des vrais médocs. Il n'y a pas de fraude s'il n'y a pas de contrat.
En conclusion, certes le film n'est pas si pourri, certes il est même parfois poignant grâce à Golshifteh, certes le choix de cette actrice pour incarner une orientale libre et indépendante est parfait (bien que prévisible), mais je persiste et signe : Golshifteh mérite de tourner avec de meilleurs réalisateurs, genre, que sais-je, Wong Kar Wai ! Voilà voilà...
NIGHT MOVES
Synopsis: « En Oregon (nord-ouest américain) trois écologistes radicaux, croyant en la nécessité de passer à une action extrême pour réveiller les consciences, projettent de dynamiter un immense barrage hydroélectrique. »
( Voici une affiche montrant le trio, sur leur bateau bourré d'explosifs, traversant un lac en direction du barrage : http://img4.hostingpics.nnet/pics/429923nightmoves6.jpg )
Avec une mise en scène simple, dépouillée, minimaliste, la réalisatrice crée une atmosphère prenante et énigmatique. Les paysages automnaux de l'Oregon, chaque forêt, chaque sentier, chaque lac, sont sublimés. La première partie du film est celle que j'ai préféré malgré son rythme extrêmement lent. Les trois protagonistes sont d'une nature plutôt taciturne mais on apprend tant bien que mal à les connaitre, eux et l'action terroriste qu'ils préparent.
Il y a d'abord Josh, le personnage principal, un jeune écolo qui travaille dans une ferme bio. C'est quelqu'un de solitaire, de discret, de renfermé, mais de déterminé et de jusqu'au-boutiste.
http://img4.hostingpics.nnet/pics/958969nightmoves4.jpg
Peut-être que la scène qui le décrit le mieux est celle où il assiste, avec un public écolo, à la projection d'un documentaire évoquant des désastres environnementaux. Il écoute patiemment, silencieusement, les réactions du public écolo qui finit par s'accorder à rejeter les « grands projets » de protestation au profit des « petits projets ». Malgré le silence de Josh, l'expression de son visage trahit sa colère noire : contrairement aux autres il n'en a rien à cirer de protester par des « petits projets », il veut quelque chose de grand, une action terroriste spectaculaire.
Ensuite il y a Dena http://img4.hostingpics.nnet/pics/545523nightmoves5.jpg qui semble embrasser la cause écolo pour combler un vide existentiel et rompre avec le milieu aisée dont elle est issue. C'est elle qui finance l'attentat avec l'argent de sa famille. Pour finir il y a Harmon, un ancien marine au passé douteux qui vit dans une caravane et aide à la manipulation des explosifs.
On assiste durant la première moitié du film à la préparation minutieuse de l'attentat - préparation qui est déjà à un stade avancé. La caméra s'attarde sur les moindres préparatifs : déplacements, achat d'un bateau à un père de famille, achat difficile d'engrais au nitrate d'ammonium.
Puis survient l'attentat, qu'on ne voit pas, mais dont on entend la terrible explosion.
A première vue, dans une optique libertarienne anarcap, cet attentat est totalement illégitime. Non seulement c'est une destruction de la propriété d'autrui, mais de surcroît la rupture de barrage est susceptible d’entraîner la mort d'innocents (des campeurs situés non loin.)
Cependant en y réfléchissant bien
, et en faisant abstraction de l'idéologie écolo pastèque du trio (vert à l'intérieur, mais rouge-communiste à l'intérieur) la question de savoir si l'attentat est légitime ou illégitime devient ultra complexe dès lors qu'on prend en compte le fait qu'un Etat n'est jamais le propriétaire légitime de rivières même s'il prétend le contraire, donc n'a jamais vraiment le droit d'y construire des barrages OU de refuser d'y construire des barrages. Il existe partout dans notre monde actuel un socialisme des eaux, un illégitime accaparement étatique des ressources aquatiques (rivières, lacs, mers), une impossibilité légale de pleinement devenir le propriétaire privé de toutes ces étendues d'eau.
(Petite parenthèse sur l'idéologie bancale des trois écolos : dès le début on ressent la contradiction qu'il y a chier sur la société industrielle tout en roulant comme eux en 4x4.)
La seconde moitié du film, consacrée à la paranoïa et à la culpabilité qui submergent le trio à la suite de l'attentat, et à leur angoisse de se faire arrêter par les autorités, est très inégale et manque parfois de crédibilité. Elle s'achève sur une fin ouverte qui laisse dubitatif.
Que penses tu de la sélection cannoise Warren
?
Oh et bien que ce soit pas vraiment le topic je viens de finir la série Romanzo Criminale (2 saisons - 12 + 10 épisodes). Acteurs, scénario et réalisation qui m'ont mis le cul par terre. Mieux encore que le film est pourtant
. J'ai même acheté les dvd de la saison 2 en import tellement je pouvais pas attendre que les épisodes sous titrés sortent...
Voilà le synopsis (wikipédia) :
Dans l'Italie des années 1970, une bande criminelle sans pitié menée par des amis d'enfance, Il Libanese (Le Libanais), Il Freddo (Le Froid) et Il Dandy (Le Dandy), entreprend de conquérir Rome en détenant le marché de la drogue, du jeu et de la prostitution. Terrorisme, enlèvements et corruption sont au rendez-vous.
Ca restitue très bien l'atmosphère politique de l'époque (stratégie de la tension, mai rampant etc) et de la société italienne ainsi que de la réalité de la mafia. On est très loin des mafieux grandioses de Scorcese, bien que je les affectionne aussi ![]()