- Au nom du principe de la propriété, au nom du droit que je possède de me pourvoir moi-même de sécurité, ou d'en acheter à qui bon me semble, je demande des gouvernements libres. C'est-à-dire, des gouvernements dont je puisse, au gré de ma volonté individuelle, accepter ou refuser les services. (Gustave de Molinari)
- Osef de ta volonté individuelle, l'ordre social entre les individus doit être sauvegardé par un gouvernement.
- Je ne suis qu'un individu, la société civile en est composée de millions, de milliards ! Votre gouvernement peut vous protéger sans moi. Je me débrouillerais avec mes congénères sans.
- Oui, on peut se passer de toi, mais si tout le monde fait ça, décide au gré de sa volonté s'il veut être le sujet d'un gouvernement, il n'y aura plus de gouvernement, ce sera l'anomie !
- Si tout le monde fait ça, c'est une hypothèse qui a pour prémisse que les individus constituant les sujets du gouvernement sont du même avis que moi : ils souhaitent se passer de leur gouvernement.
- Ils ne sont pas d'accord avec toi, ils veulent la sécurité fournie par un gouvernement qui ne s'arrête pas au consentement individuel.
- Alors tu admets que la prémisse sur laquelle repose ton hypothèse est fausse. Si les sujets du gouvernements veulent la sécurité fournie par un gouvernement, ils ne peuvent pas également vouloir s'en passer et donc faire comme moi. C'est l'un ou l'autre.
Dans un cas, s'ils veulent la sécurité du gouvernement, alors leur gouvernement peut les protéger sans moi.
Dans l'autre cas, s'ils veulent faire comme moi, alors le gouvernement ne repose sur aucun consensus, donc sur quoi d'autre reposerait-il si ce n'est la violence envers ses sujets ? C'est un gouvernement criminel, une mafia.
Voilà donc les deux types de gouvernements possibles : les gouvernements libres, et les gouvernements criminels.
Des criminels ne sauraient être le bouclier de la société civile contre l'anomie !
Gouvernement libre > all
Il y a-t-il une faille logique ? 