Effectivement, pour avoir feuilleté je ne sais plus où quelques pages du livre d'Epstein, il est bien fait.
D'ailleurs les quelques pages que j'avais lu, c'était celles où il expliquait que Laval était bel et bien de gauche et en aucun cas un homme droite.
Si mes souvenirs sont bons, en gros il explique que le fait premier, c'est de part sa carrière. Il commence à l'extrème gauche, arrive ensuite à la SFIO, et continue dessus, c'est bien présenté et clair.
"Msieur-bulle
Posté le 12 décembre 2010 à 15:03:38
Sauf que la plupart réfléchissaient différemment : l'Allemagne hitlérienne c'était le rempart contre le bolchévisme pour la plupart des personnes d'extrême-droite, et le régime de Vichy était celui qui allait régénérer la France de ses tares juives, franc-maçonnes, etc. "
Ah ok, c'est pas un truc que je connais l'histoire politique.
Mais ça me parait sacrément curieux et contradictoire comme idée, de donner son cul aux étrangers pour contrer des luttes partisanes, surtout pour un nationaliste.
De toutes façons si les extrêmistes étaient cohérents, ça se saurait ![]()
"Oseriez-vous dire que c'était un collabo"
Dans un sens on peut très bien le considérer comme tel puisque l'appel au pacifisme c'est laissé la France aux mains des fascistes et c'est refuser de se battre pour la liberté. Les pacifistes de l'époque font les bonnes affaires des nazis qui n'ont aucun intérêt à voir les pays occupés résister.
"Concrètement je me met à la place d'un partisan de l'extrême droite de l'époque, et je suis révulsé à l'idée de collaborer avec un ennemi ETRANGER et envahisseur. "
Et bien non, justement.
Tu es subjugué par la façon brillante et tellement efficace qu'on eut des gens comme Hitler et Mussolini de "régler" la question sociale dans leurs pays respectifs.
Tu te dis qu'une guerre contre des régimes tellement engageant serait un véritable crime
"La guerre contre Hitler, c'est la guerre pour les Juifs !"
Ok, ça confirme ce que je disais, aucune cohérence chez les extrêmistes de gauche comme de droit.
Chaud ![]()
Laval a été un homme de "gauche" jusqu'à son éviction du Front Populaire, après il s'est clairement tourné vers la droite.
Tu es au courant du nombre de militants du PCF qui ont déchiré leur carte du Parti au moment de l'annonce du pacte germano-soviétique
De toute façon si il avait été un homme de gauche pourquoi aurait-il tant soutenu la Révolution Nationale de Pétain ? Cette dernière est de gauche c'est ça ? ![]()
"windaube98_v20
Posté le 12 décembre 2010 à 15:10:01
Tu es au courant du nombre de militants du PCF qui ont déchiré leur carte du Parti au moment de l'annonce du pacte germano-soviétique"
Non, si tu as des sources et des chiffres là-dessus je suis preneur.
Je suis tombée par hasard sur cette vidéo sur la collaboration, vraiment une excellente vidéo http://www.youtube.com/watch?v=QcGH0ojr-xg
Simple, concrète. A faire tourner auprès de toutes les personnes de gauches qui crient au fascisme dès que l'on n'est pas d'accord avec elles.
"Laval a été un homme de "gauche" jusqu'à son éviction du Front Populaire, après il s'est clairement tourné vers la droite."
=> les distinctions gauche-droite sont sans intérêt. Il n'y a rien d'anormal à ce qu'un ancien socialiste se tourne vers le nationalisme.
Bien sûr qu'une partie de l'extrême droite a collaboré: l'envahisseur était de leur côté et le régime en place du côté inverse... Si l'URSS nous avait envahi, les cocos se serait empressé au faire au moins "aussi bien".
En parlant de ça, j'ai lu que ces derniers, AVANT la défaite et PENDANT les combats entre français et boches, sabotaient les usines d'armement françaises pour servir les intérêts des alliés de l'URSS ("Faites bon accueil à ces prolétaires en uniformes!"...).
Pour moi la vraie saloperie est là. Parce que bon, copiner avec les nazis une fois le match terminé, c'est une chose, surtout si on est d'accord avec leur politique...mais plomber son pays en plein conflit, voila qui mérite les 12 balles réglementaires dans le buffet.
La résistance des rouges n'est qu'un concours de circonstance (70.000 fusillés... pour Staline!)
=> les distinctions gauche-droite sont sans intérêt. Il n'y a rien d'anormal à ce qu'un ancien socialiste se tourne vers le nationalisme.
Ouais, mais Laval fait réellement un virage politique. Il ne faut pas oublier que dès le milieu des années 20, il se pose en opposant à la SFIO (il se fait élire en 24 contre un candidat SFIO par exemple). Dès son éjection du pouvoir, il vire à la droite antiparlementaire. Damned comme Pétain (enfin, Phiphi n'était pas socialiste à la base... ). Alors reprendre le positionnement de Laval au début de sa carrière politique quand il entame très tôt une gueguerre contre son ancienne maison mère, bof.
Sur la collaboration de l'extrême droite, il y a plusieurs axes:
- le soutien à Pétain et à la droite antiparlementaire. Quitte à ce qu'ils croient au "double jeu" de Pétain qui n'a jamais existé. Grosso modo, soutenir l'Allemagne permettait de finir la guerre plus vite, d'avoir la paix et de pouvoir construire le régime idéal plus vite.
- l'antisémitisme.
- l'antibolchévisme. C'est de là que sortent pas mal de la SS Charlemagne, anciens de la LVF notamment.
"En parlant de ça, j'ai lu que ces derniers, AVANT la défaite et PENDANT les combats entre français et boches, sabotaient les usines d'armement françaises pour servir les intérêts des alliés de l'URSS ("Faites bon accueil à ces prolétaires en uniformes!"...). "
C'est un peu comme les fascistes rouges qui sabotaient les grenades pendant leur fabrication pendant la guerre d'Indochine... A Dien Pen Phu, y'en a qui ont moyennement apprécié...
C'est un peu comme les fascistes rouges qui sabotaient les grenades pendant leur fabrication pendant la guerre d'Indochine... A Dien Pen Phu, y'en a qui ont moyennement apprécié...
Ah tiens cela je ne le savais pas. C'est quand même dingue.
Le jour où j'ai découvert que nos armes étaient sabotées
A mon arrivée en Indochine, en février 1953, mes camarades me mettent tout de suite au courant : il faut vérifier tout le matériel venant de France: des ouvriers politisés de nos usines d'armement ont pris l'habitude de saboter les armes et des munitions destinées aux combats contre des communistes, nos adversaires en Extrême-Orient.
Ici on se le tient pour dit et l'on fait vérifier chaque arrivage, scrupuleusement, par nos experts armuriers. Pour les grenades, l'effet retard a été souvent supprimé. Pour vérifier une caisse, nos armuriers doivent les ficeler, avant de les dégoupiller, afin qu'elles n'explosent pas dans leurs mains.
Nous recevons des pistolets mitrailleurs, dont les canons ont été volontairement gonflés avec une balle restée dans le canon : effet qui peut être meurtrier. Avec ces munitions, qui en particulier ont été volontairement souschargées (elles restent dans le canon, d'où gonflage), soit surchargées (risque d'éclatement du canon).
Les légionnaires, autant que leurs officiers, enragent de savoir que ces sabotages sont exécutés par des ouvriers politisés qui mettent en danger, sciemment, nos soldats. C'est-à-dire : qu'ils trahissent leurs soldats, aux ordres de l'ennemi Vietminh.
Nous sommes d'autant plus furieux que le matériel américain nous parvient dans un parfait état. Il nous arrivait même souvent de découvrir dans une culasse de canon de char, une cartouche de cigarettes Chesterfield, placée là, à notre intention par les ouvriers des usines de Milwaukee.
En métropole, il ne me semble pas que les journaux aient beaucoup parlé du sabotage. Je ne manque pas d'en informer ma famille dans mes lettres. J'enverrai même une pièce mécanique sabotée à mon père, ingénieur, afin qu'il en vérifie la malfaçon. Mais en tous cas, à notre connaissance, aucun travailleur des usines d'armement n'a jamais été arrêté, condamné et fusillé pour sabotage, pour trahison et pour intelligence avec l'ennemi !
Nous avions pour consigne de ne pas trop parler de ces sabotages aux Français d'Indochine. Il ne fallait pas les inquiéter. Dans les grandes villes, ils étaient d'ailleurs peu inquiets profitant d'une vie agréable, dans un pays merveilleux, où il faisait bon vivre... assez loin de la guerre.
De toute façon, les cocos ...
Georges Boudarel
Emile Raymond Georges Marius Boudarel (21 décembre 1926, Saint-Étienne – 26 décembre 2003 (à 77 ans), Les Lilas) était un universitaire et militant communiste français, ancien responsable dans un camp de prisonniers, accusé d'avoir torturé des soldats français lors de la Guerre d'Indochine.
les cocos de vrais raclures ![]()
Les communistes sont vraiment des dégénérés.
C'était pas une mauvaise idée ^^
"les cocos de vrais raclures"
+1 c'est fou!
"ancien responsable dans un camp de prisonniers, accusé d'avoir torturé des soldats français lors de la Guerre d'Indochine."
Il se battait chez les viet minh ou du coté français?
"Ouais, mais Laval fait réellement un virage politique. Il ne faut pas oublier que dès le milieu des années 20, il se pose en opposant à la SFIO (il se fait élire en 24 contre un candidat SFIO par exemple). Dès son éjection du pouvoir, il vire à la droite antiparlementaire. Damned comme Pétain (enfin, Phiphi n'était pas socialiste à la base... ). Alors reprendre le positionnement de Laval au début de sa carrière politique quand il entame très tôt une gueguerre contre son ancienne maison mère, bof. "
=> il a quitté puis s'est opposé à la gauche politique, mais ça ne signifie pas qu'il a renoncé à ses idées socialistes.
Puis ça ne concerne pas que le début de sa carrière, il est quand même resté un petit moment chez la SFIO, puis quand il l'a quitté et s'est présenté contre c'était sous une étiquette socialiste indépendant.