La divulgation d’information constitue en fait un service et non un transfert de propriété (puisqu’il y a copie et non transfert), une fois réalisé l’échange d’une divulgation contre un transfert de propriété est terminé et donc l’acheteur ne peut être tenu à rien du tout. Le contrat de vente ne peut pas alors exiger des services supplémentaires de la part de l’acheteur (sous la forme de limitations de ce qu’il peut faire avec son bien: pourquoi n’aurait-il pas le droit de faire des copies de ce dont il est propriétaire légitime ?) sans offrir quelque chose en échange pour toute la durée de ces exigences, ou alors ils rompent le contrat: mais si le contrat est rompu, pour autant l’information ne peut pas être « reprise », et alors l’acheteur peut faire ce qu’il veut avec, y compris la revendre pour son propre profit.
Le seul moyen de reproduire le modèle du copyright de manière contractuel revient alors à introduire une clause compensatoire de la valeur totale que représente le droit de divulgation de l’information qui est « vendue »… dans le cas de Windows, cela voudrait dire que tout acheteur de Windows s’engage à payer Microsoft quelque chose comme 60 milliards de dollars s’il veut rompre le contrat de vente. Pas besoin d’exliquer qu’ils ne risquent pas d’en vendre beaucoup dans ces conditions.
C’est le genre de situation absurde auquel mène le copyright, en confondant deux choses distinctes: service (droit de propriété prêté à un tiers) et transfert de propriété (droit de propriété révoqué au bénéfice d’un tiers, de manière permanente).