Comment te dire? A cette époque le latin était une langue vivante, donc avait évolué. Tu avais quelques zigotos qui voulaient effectivement revenir à une langue latine "pure", donc incompréhensible des trois quarts des gens. Un peu comme si aujourd'hui, certains voudraient revenir au français de François Ier ou Henri IV...
Non, ils ne sont pas tous français, mais sont tous passés par la France à un moment ou un autre, pour étudier ou enseigner.
Sur leur postérité? On va commencer par Eckhart. Il a inspiré les réformateurs allemands, mais pas qu'eux puisqu'Hegel reprend des principes d'Eckhart. Ce dernier s'inspire notamment de Jean Scot Erigène, un philosophe de la renaissance carolingienne.
Duns Scot fut effectivement dénigré durant la Renaissance et les siècles suivants, sauf par Leibniz, mais fut remis au goût du jour par Heidegger. Deleuze le voit comme un prédécesseur de Spinoza, qui s'inspire aussi de Buridan. Le scotisme, son mouvement de pensée est le rival du thomisme, le mouvement de Thomas d'Aquin. Ce dernier par certains de ses écrits anticipe Grotius, Pupendorf. Certains disent aussi Rothbard dans "l'Ethique de la Liberté"...
Jean de Salisbury préfigure par certains points un certain libéralisme politique: critique des impôts, refus de l'expansionnisme de son suzerain, le roi d'Angleterre, etc... Il a eu pour professeurs notamment Bernard et Thierry de Chartres dont on connait les travaux grâce à lui en partie.
Anselme de Cantorbery est l'un des premiers scolastiques, avec toutes les critiques que cela comporte évidemment, mais qui est un mouvement qui dure quatre siècles. Comme Abélard bien que ce dernier soit un peu différent, puisqu'il pratique le doute méthodique (ca te rappelle quelqu'un?), veut inciterà la réflexion permanente etc...
Roger Bacon, pour faire simple et rester dans la philosophie donc en évitant de mettre en avant ses liens avec Bachelard dans l'expérimentation scientifique, est tout simplement par sa pensée un anticipateur de la Renaissance. Par contre, Comte va un peu vite dans l'analyse des idées de Bacon dont il dit s'inspirer.
Alors, heureux?