Je crains de voir la crise empirer chaque jour, l'humeur de fin du monde chaque soir à la bourse, comme si plus personne n'allait acheter ou vendre, les reptiliens qui ont plannifié un nouveau 11 septembre, les Etats qui piquent les thunes des gens pour que certains de Wall Street garde leur bonus malgré leurs erreurs et leurs responsabilités désengagés par l'Etat. Je vois certains analystes, qui, la nuance peut être arbitraire, je l'accorde, confonde ralentissement et krach. Le tout colporté par les JT des pays occidentaux, histoire d'effrayer, que tout les moutons vendent pendant que deux trois malins font les poches de tout le monde, sans parler des actions grotesques de la Fed.
Shit happens, mais pendant ce temps, on sait qui va pouvoir mieux rebondir, les pays les plus flexibles.
Et comme nous sommes cons et donc socialistes, c'est la fin.
Je crains ne pas vivre assez longtemps pour voir autre chose que des libéraux opportunistes en Europe occidentale d'où l'erreur grossière de délocaliser hors de notre économie européenne (voire trans-atlantique).
Je m'explique;
aujourd'hui le Moyen-Orient est riche, développé et capable de pourvoir à une majorité de ses besoins. Le reste étant satisfait par des importations majoritairement d'Asie.
L'Europe ne produit plus rien qui ait une valeur intéressante sur le marché en terme de produits bruts car les rares produits bruts qu'elle crée encore sont à des prix qui n'incitent pas à l'exportation. Les pays du Moyen-Orient n'ont aucun intérêt à délocaliser.
Ce qu'il nous reste c'est notre pouvoir d'achat et notre capacité à produire des biens complexes qui est de plus en plus inintéressante car les prix de ces productions sont très importants grâce à nos gouvernements et les pays en développement apprennent à les produire également.
A terme, nous n'intéresserons plus du tout ces pays que pour notre richesse. Si cette richesse est déportée dans ces pays alors nous ne serons plus que des consommateurs écrasés par une pression fiscale trop importante.
Consommation faible mais marché intéressant pour les investisseurs. Notre production sera très très faible et notre consommation sera largement affaiblie.
Nous serons la Chine dans la mondialisation mais sans zone franche et sans bourgeoisie chinoise. Par conséquent, notre travail sera inintéressant par la pression fiscale et les zakissocios (orthographe incertaine), notre pouvoir d'achat sera faible et donc il y aura peu d'intérêt à investir chez nous et en plus toutes nos industries iront ailleurs et les prix exploseront.
Investir au Moyen-Orient, c'est augmenter l'ampleur des dégâts du socialisme et empêcher toute relance économique. Au pire, les syndicats feront la révolution et on sera à l'aube d'une ère communiste car la faute sera au vilain patron capitaliste qui délocalise.
Ca ne te fait pas peur?
Si, sonder ton esprit se relève effrayant
"L'Europe ne produit plus rien qui ait une valeur intéressante sur le marché en terme de produits bruts car les rares produits bruts qu'elle crée encore sont à des prix qui n'incitent pas à l'exportation. Les pays du Moyen-Orient n'ont aucun intérêt à délocaliser."
C'est pas tout à fait vrai, des produits comme les médicaments se vendront de plus en plus au fur et mesure que le niveau de vie augmentera dans le reste du monde.
Ils peuvent les produire eux-mêmes, les brevets tombent très vite.
Il faudrait rétablir l'esclavage, la compétitivité n'a pas de prix.
"Il faudrait rétablir l'esclavage, la compétitivité n'a pas de prix."
En attendant ne pas être compétitif, ça veux dire baisse du niveau de vie, vu que notre niveau n'est élevé que parce que celui du reste du monde est faible. Quand les autres pays seront au même niveau que nous, il faudra bien se résoudre à produire autant (voir plus si ils décident d'en profiter) que ce qu'on consomme.
C'est bien de critiquer un état de fait (encore que je ne soit pas d'accord avec celui-ci, le problème serais le pouvoir d'achat, ma consommation en berne ? Pouah...), mais qu'elles solutions ?
"Quand les autres pays seront au même niveau que nous, il faudra bien se résoudre à produire autant (voir plus si ils décident d'en profiter) que ce qu'on consomme."
-> A moins de coloniser quelques planètes de plus les autres pays ne seront JAMAIS au grand jamais au même niveau que nous, c'est physiquement impossible.
"A moins de coloniser quelques planètes de plus les autres pays ne seront JAMAIS au grand jamais au même niveau que nous, c'est physiquement impossible."
C'est pas cette impossibilité qui à l'air de les empêcher de nous rattraper à grands pas. D'ailleurs c'est pas la première fois dans l'histoire qu'on crie à l'épuisement des ressources et qu'on prédit que la planète ne pourra supporter plus.
D'ailleurs c'est pas la première fois dans l'histoire qu'on crie à l'épuisement des ressources et qu'on prédit que la planète ne pourra supporter plus.
Malthus est leurs amis ![]()
"Un Français, par exemple, a besoin d'environ 5,6 hectares de surface biologiquement productive (champs, prairies, forêts, pêches…) pour subvenir à ses besoins : c'est son empreinte écologique sur la planète. L'empreinte écologique d'un Chinois est de 1,5 hectares, et celle d'un habitant du Mozambique, de moins de 0,5 hectares. Un Américain, quant à lui, a besoin de près de 10 hectares pour assurer ce mode de vie qui « n'est pas négociable », pour reprendre l'expression de Georges Bush !"
"Si l'on divise l'ensemble des surfaces productives de la planète par les 6 milliards d'habitants qui la peuplent, on constate que la Terre met à notre disposition 1,8 hectares par personne... et ce, sans tenir compte de l'espace qui pourrait être réservé aux autres espèces.
Avec une empreinte écologique de 5,6 hectares par habitant en France, nous sommes donc en sur-régime par rapport aux ressources de la planète : si tous les habitants de la Terre vivaient comme un Français, il faudrait deux planètes supplémentaires pour pouvoir vivre tous ensemble !"
"L'empreinte écologique de l'humanité dépasse aujourd'hui les capacités de la planète d'environ 25%. "
http://www.futura-sciences.com/uploads/RTEmagicC_5a3ddc13e8.jpg.jpg
Sur le premier site sur les ressources de la planète que j'ai pu trouver. Mais bon j'imagine qu'il y a un complot d'écologiste végétalien là dessous :ironique:
On peut être plus compétitif sans pour autant annihiler tous nos acquis sociaux. Il y a des choses à faire, certaines de tendance libérale, mais restons raisonnables.
Le malthusianisme n'a strictement rien à voir avec l'écologie et le développement durable, ce sont des faits et non des théories arithmétiques fumeuses...
"Si l'on divise l'ensemble des surfaces productives de la planète par les 6 milliards d'habitants qui la peuplent, on constate que la Terre met à notre disposition 1,8 hectares par personne... et ce, sans tenir compte de l'espace qui pourrait être réservé aux autres espèces."
Sauf que ces surfaces peuvent être augmentées, et que les technologies évoluant leur rendement peut en être augmenté lui aussi.
Sauf que ces surfaces peuvent être augmentées, et que les technologies évoluant leur rendement peut en être augmenté lui aussi.
attends leurs buts est de retourner à l'age de pierre, pas d'évoluer ![]()
Bulle > On peut être plus compétitif sans faire des gens des esclaves, je vois pas pourquoi tu sous entends qu'il faudrait autoriser l'esclavage pour rattraper les pays émergeants :/
Les syndicats feront tout saboter dès qu'une réforme sera engagée ![]()
"une étude récente menée par des scientifiques de l’Institut de recherche pour l’agriculture biologique en Suisse a montré que les fermes biologiques avaient un rendement inférieur de seulement 20% aux fermes conventionnelles sur une période de 21 ans. En passant en revue plus de 200 études menées aux Etats-Unis et en Europe, Per Pinstrup Andersen (professeur à Cornell et gagnant du World Food Prize) et ses collègues sont arrivés à la conclusion que le rendement de l’agriculture biologique arrive environ à 80% du rendement de l’agriculture conventionnelle. Beaucoup d’études montrent une différence encore moins marquée. Analysant les informations de 154 saisons de croissance sur diverses cultures, arrosées par la pluie ou irriguées, Bill Liebhardt, scientifique agricole de l’Université de Californie à Davis, a découvert que la production de maïs biologique atteignait 94% de celle de la production conventionnelle, celle de blé biologique 97% et celle de soja biologique 94%. La production de tomate biologique quant à elle égalait la production conventionnelle.
Plus important encore, dans les pays les plus pauvres où se concentrent les problèmes de famine, la différence de rendement disparaît complètement. Les chercheurs de l’Université d’Essex Jules Pretty et Rachel Hine ont étudié plus de 200 projets agricoles dans les pays en voie de développement et ont découvert que pour l’ensemble de ces projets - ce qui inclut 9 millions de fermes sur près de 30 millions d’hectares - le rendement augmentait en moyenne de 93%. Une étude sur sept ans portant sur 1000 fermiers cultivant 3 200 hectares dans le district de Maikaal, dans le centre de l’Inde, établit que la production moyenne de coton, de blé et de piment était jusqu’à 20% plus élevée dans les fermes biologiques que dans les fermes conventionnelles de la région. Les agriculteurs et les scientifiques agricoles attribuent les rendements plus hauts dans cette région sèche aux cultures de couverture, au compost, au fumier et à d’autres pratiques qui augmentent la matière organique (qui aide à retenir l’eau) dans les sols. Une étude menée au Kenya a démontré que si la production de maïs biologique était moins élevée que la production conventionnelle dans les « zones à fort potentiel » (avec des précipitations au-dessus de la moyenne et une meilleure qualité de sol), dans les régions plus pauvres en ressources, en revanche,
la production des agriculteurs biologiques dépassait systématiquement celle des agriculteurs conventionnels.
(Dans les deux régions, les agriculteurs biologiques obtiennent des bénéfices nets, un revenu du capital et une rémunération du travail plus élevés)."
-> L'age de pierre qu'on vous dit !
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_990_agriculture_biologique_nourrir_tous.php
"Les OGM ont conduit à une hausse significative de l’usage de pesticides
Des études gouvernementales montrent une hausse de 15 fois de l’usage du désherbant RoundUp (glyphosate) aux Etats-Unis et de presque 80% au Brésil [3]. Ceci est lié au nombre croissant de mauvaises herbes résistantes au glyphosate à travers le monde, augmentant ainsi les coûts de production et les impacts environnementaux [4]. Les Etats-Unis ont également augmenté leur usage de pesticides plus toxiques, dont l’un est interdit en Europe : - L’augmentation du glyphosate ne remplace pas pour autant les autres désherbants. Entre 2002 et 2006 l’usage du 2,4,D (un composant de l’agent orange) sur le soja a plus que doublé - L’utilisation de l’atrazine (interdite en Europe à cause de problèmes pour la santé) sur le maïs a augmenté de 12% entre 2002 et 2005."
http://cdurable.info/Les-OGM-augmentent-l-usage-des-pesticides-et-ne-reduisent-pas-la-pauvrete-Rapport-Amis-de-la-Terre,840.html
"Dans l’ensemble, les OGM n’ont pas de meilleurs rendements que les autres semences
Même le département américain de l’agriculture reconnaît qu’aucun OGM sur le marché n’a été modifié pour accroître les rendements. "
Exemple :
"Le soja RoundUp Ready de Monsanto – la plante GM la plus plantée au monde – n’a pas de rendement supérieur au soja conventionnel. En fait, de nombreuses études montrent même
une baisse moyenne comprise entre 5 et 10% par rapport aux variétés conventionnelles à haut rendement.
"
Conclusion : "Sauf que ces surfaces peuvent être augmentées" -> Comme je le disais uniquement à condition de colonisé une autre planète (les limites physiques sa te dit quelques chose ?)
"et que les technologies évoluant leur rendement peut en être augmenté lui aussi." -> On l'attend toujours ta fameuse technologie.
"On l'attend toujours ta fameuse technologie."
Tu veux que je te fasse un dessin ou tu vois tout seul la différence entre l'agriculture au brésil et l'agriculture à la même latitude en afrique ?
On peux aussi plus simplement comparer l'agriculture y a 300 en Europe, et aujourd'hui en Europe c'est pas vraiment le même rendement.
Au cas ou sa t'aurais échappé je vient de comparer l'agriculture Biologique (c'est à dire approximativement la même que pratiquer il y a 300 ans) à l'agriculture conventionnel, voir OGM.
Ce qu'il en ressort : Pas de rendement supérieur (excepté quelques cas) pour l'agriculture conventionnel comparé à l'agriculture biologique, et rendement inférieur en ce qui concerne les OGM.
Sachant également que l'usage de pesticide appauvrie le sol, le rendant donc sur le long termes moins productif (et de plus en plus couteux à entretenir, plus de pesticide, etc...) et que l'usage des OGM ne réduit pas (bien au contraire) l'usage de pesticide.
Et mieux que l'agriculture Bio, l'agriculture sauvage :
"Masanobu Fukuoka a développé une méthode d'agriculture naturelle qui pourrait aider à inverser le mouvement dégénéré de l'agriculture moderne.
L'agriculture sauvage ne nécessite ni machines, ni produits chimiques et très peu de désherbage. M. Fukuoka ne laboure pas la terre et n'utilise pas de compost préparé. [...]
Il n'a pas labouré la terre de ses champs depuis 25 ans et cependant leur rendement peut être favorablement comparé à ceux des fermes japonaises les plus productives. Sa méthode agricole demande moins de travail qu'aucune autre méthode. Elle ne crée aucune pollution et ne nécessite pas d'énergie fossile."
"Ces grands principes sont pour le moins révolutionnaires. Manasobu Fukuoka a expérimenté des techniques pendant près d'un demi-siècle. Au bout de plusieurs dizaines d'années, il cultivait une espèce de riz qui était devenue très robuste à force de sélections naturelles et il obtenait des rendements identiques à ceux de la riziculture classique au Japon. À la fin des années 80, alors qu'il envisageait d'envoyer des semences de ce riz très performant dans les pays en voie de développement, ses activités ont connu une fin très brutale lorsque l'armée japonaise a saisi et détruit l'intégralité de sa récolte et de ses semences. "
On arrête pas le progrès...
http://www.unctad.org/infocomm/francais/tabac/Images/evolrendement.gif
Voilà l'évolution du rendement de la culture du tabac depuis 50 ans, c'est la même pour les autres cultures.
Merci au revoir.