Toitoine => Premièrement, j’apprécie que vous justifiiez les raisons pour lesquelles vous ne répondez pas de façon plus complète à mes objections. Cette apologie me permet effectivement de comprendre la légèreté de votre réponse et m’évite par la même occasion de croire que mon dernier post n’était qu’un bouillon de sophismes.
Passons cette parenthèse et revenons-en au vif du sujet.
Au risque de vous étonner, il s’avère que je suis moi-même humaniste, et qu’en plus de disposer de cette grande qualité, l’objectif des mesures que je défends porte aussi sur l’amélioration du système de santé, d’éducation, des moyens de se nourrir et de vivre décemment des pays pauvres.
Cependant, là où vous vous fourvoyez, c’est dans la méthode utilisée pour parvenir à une telle finalité.
En effet, seulement en permettant à ces nations d’être indépendantes et de s’enrichir par elles-mêmes ces dernières pourront atteindre cette aspiration. Utiliser les richesses accumulées pour faire évoluer le système dans lequel ils vivent.
Non seulement, le commerce serait extrêmement bénéfique pour eux, mais en plus, il permettrait aux pays développés de disposer de nouveaux atouts, et mènerait sur le moyen terme à une exploitation plus efficiente des ressources.
En revanche, lorsque l’argent des citoyens est utilisé pour régler très légèrement des problèmes de façade, la source du problème demeure. Il est donc inévitablement primordial de s’attaquer à la base du problème et non à ce qui en découlent.
En réalité, même en utilisant des sommes colossales, il serait impossible de soulager ces pays des crises qu’ils subissent. A l’inverse, le commerce, comme attesté avec la mondialisation, a prouvé l’effet positif qu’il peut avoir sur des pays défavorisés et à quel point il peut les aider à progresser.
Je te propose d’ailleurs de lire cet article intéressant apparu récemment dans newsweek : http://www.newsweek.com/id/138944/page/1
Ceci dit, votre analogie sur le plan Marshall me semble bien peu pertinente.
Il y a une différence de contexte, d’interaction entre les pays, et d’objectif. Par ailleurs, et je ne cache pas mes accords avec les économistes de l’école autrichienne, ces interventions ont gêné le possible retour au libre marché en laissant la tâche à l’Etat central de gérer la reconstruction de leur pays.
Je constate que nous nous sommes bien éloignés du sujet initial, je rétorquerais simplement à votre dernier commentaire que laisser les humains libres de se déplacer d’un pays à un autre ne mènerait jamais au dépeuplement entier d’une région.