Bonsoir à tous,la création de ce topic est due aux dernières déclaration du président et aux synthèses dans les journaux de ces derniers jours
Je n´avais pas au départ été alarmé par son discours de Latran,considérant que c´était une idiotie mais non une remise en cause,seulement voilà qu´il récidive :
PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy devait revenir jeudi soir, lors de ses voeux aux corps religieux, sur la place de choix qu´il réserve à la religion dans la société et sur sa conception de la laïcité, qui suscite de nombreuses critiques à gauche après son discours de Ryad.
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Après avoir vanté le mois dernier devant des dignitaires de l´Eglise catholique les "racines chrétiennes de la France", le président a une nouvelle fois exalté lundi l´héritage "civilisateur" des religions, cette fois en Arabie saoudite, dans des termes inédits pour le chef d´un Etat laïque.
Les convictions du nouveau locataire de l´Elysée sur l´importance de la religion ne constituent pas une surprise. Dès 2004, celui qui était alors le ministre de l´Intérieur, et des cultes, les avaient "rodées" dans un livre d´entretiens (La république, les religions, l´espérance) avec le père dominicain Philippe Verdin et le philosophe Thibaud Collin.
En recevant le 20 décembre le titre de chanoine honoraire de l´église romaine de Saint-Jean de Latran, Nicolas Sarkozy a donc pris ses distances avec la conception de la "laïcité à la française", incarnée par la loi de 1905 sur la séparation de l´Eglise et de l´Etat.
Insistant sur les "racines chrétiennes de la France", le président lui a clairement préféré une laïcité dite "positive", c´est-à-dire qui, "tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas les religions comme un danger, mais un atout".
Sans craindre de choquer, il a critiqué une laïcité "épuisée" et menacée par "le fanatisme", allant jusqu´à juger de l´intérêt de la République d´avoir "beaucoup d´hommes et de femmes" qui "croient" et que "dans la transmission des valeurs et dans l´apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l´instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé".
Sur le même thème, Nicolas Sarkozy a récidivé lundi à la faveur de son séjour en Arabie saoudite, cette fois devant devant les 150 membres du Conseil consultatif (Majlis ach-Choura) du très rigoriste royaume saoudien.
A côté de propos convenus dénonçant l´intégrisme, "négation de l´Islam" et réaffirmant sa volonté d´éviter "le choc des civilisations", le président a une nouvelle fois franchi les limites observées par ses prédécesseurs sur le sujet en rappelant les "racines religieuses" du monde.
"Dans le fond de chaque civilisation, il y a quelque chose de religieux", a-t-il assuré. Le discours du chef de l´Etat a même pris des accents de sermon lorsqu´il a évoqué "Dieu qui n´asservit pas l´homme mais qui le libère" ou "Dieu qui est le rempart contre l´orgueil démesuré et la folie des hommes", pour regretter que son message ait "souvent été dénaturé".
Comme après ceux de Rome, les propos du président ont suscité des réactions courroucées à gauche. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a regretté mercredi que Nicolas Sarkozy ait fait "de la religion un instrument de promotion commerciale des produits français".
Au député PS Jean Glavany qui déplorait "un discours où Dieu n´est plus cité à chaque page mais à chaque ligne", la ministre de l´Intérieur Michèle Alliot-Marie a répondu que la "laïcité positive" du président s´opposait à la sienne, "négative", "sectaire", "fermée à toutes les spiritualités qui donnent leur sens à la grandeur de notre pays".
Le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, est lui aussi intervenu dans le débat en estimant que la sacro-sainte loi de 1905 était "un des piliers de la République". Même si Mme Alliot-Marie a précisé qu´il n´était pas dans l´intention du gouvernement de la "réformer".
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080117/tfr-sarkozy-religion-politique-prev-4019c1e_3.html
Je dois donc reconnaître que je m´étais PLANTE,Sarkozy s´oppose à la loi de 1905 en vantant publiquement les mérites de la religion dans la bonne marche de la société
Comme vous pouvez le voir des réactions se font sentir y compris dans son propre camp et c´est la raison pour laquelle je ne suis pas démesurément inquiet,il ne peut transgresser la loi si facilement (et je descend dans la rue s´il essaye)
Comme nous ne sommes pas sur un forum d´actualité mais de politique je voudrais que ce topic soit un véritable débat non seulement sur ses propos mais plus largement sur le concept de laïcité en générale
Doit-on l´effectuer de manière "positive" pour mieux contrôler les différends cultes?
Rester sur les mêmes positions que la loi de séparation de l´Eglise et de l´Etat?Ou bien encore en finir avec le concept?
En ce qui me concerne (et Puck,Eldarh etc avaient donc raison)je me suis donc trompé,Sarkozy voudrait en effet laisser les religions reconquérir une plus grande place dans notre société,il n´y à plus à tortiller
Mes positions à ce sujet sont connues;les mêmes que celles d´Alliot-Marie et consorts,pas question que l´Etat vienne en aide à un quelconque culte
Les arguments ceux qui partagent les mêmes les connaissent,je préfère la raison à la croyance même mâtinée de raison (comme elles le sont en france) et indépendemment des miennes je souhaite donc que rien en bouge à ce sujet pour éviter qu´un jour pour une raison queconque,un radicalisme religieux se ravive et reprenne en mais les choses dans la régression
Je suis partisan de la liberté de culte,motivée par une recherche individuelle(ce qui est impossible réellement si l´Etat s´en mêle,sans compter les querelles au sujet des moyens à attribuer à chacun)
A vous
Ah ben il y va fort pour 2008.
Vraiment un abruti, si les gens sont d´accord avec ça c´est qui y en a qui ont un probleme là!
dire qu´un pretre sera toujorus mieu qu´un professeur des écoles pour diférencié le bien et le mal, c´est honteux, surtout pour un chef d´état, on voit bien l´ouverture et sur l´avancée que nous propose ce mec ![]()
J´aurait plus confiance en un pretre qui a choisie de donner sa vie sa sa foi qu´a un prof, pas toi ?
plus confiance a un prof qui enseigne des vérité générales,qu´un pretre qui basera toute ces explications sur la Bible de plus ce n´est meme pas le role du prof de faire ça mes des parents
Là n´est pas la question Killer.
Ce n´est pas au président de dire qui doit inculquer les notion de bien ou de mal aux enfents mais à leurs parents. Entre nous ce n´est d´ailleurs pas faux sur un plan son discours: les enseignant n´ont pas pour vocation de dire aux gamins ce qui est bien ou mal on dérive sur ce plan depuis trop longtemps, l´éducation revient aux parents, pas aux profs. Les profs ont pour job de donner les connaissances à leurs élèves et de les aider à développer leur esprit critique pour qu´il puisse se forger une opinion tout seuls!
Ce n´est pas au président de dire qui doit inculquer les notion de bien ou de mal aux enfents mais à leurs parents. Entre nous ce n´est d´ailleurs pas faux sur un plan son discours: les enseignant n´ont pas pour vocation de dire aux gamins ce qui est bien ou mal on dérive sur ce plan depuis trop longtemps, l´éducation revient aux parents, pas aux profs. Les profs ont pour job de donner les connaissances à leurs élèves et de les aider à développer leur esprit critique pour qu´il puisse se forger une opinion tout seuls!
+100
Le problème pour moi c´est surtout qu´il la déclare bénéfique pour la société etc etc,qu´il insiste là-dessus sans ajouter quelque chose du genre"mais la république doit remplir ce rôle aujourd´hui etc etc"
Je te rejoins tout à fait sur ce plan, à la limite qu´il le pense c´est son droit, perso je m´en bats les sboubs, par contre qu´il balance ça dans sa fonction de chef d´état c´est en effet assez grave.
Glock67 qui me plussoie !! ! Ca fait plaisir de voir qu´on est pas en désacord sur tout.
Je pense que sur la laïcité, les opinions habituelles et le positionnement politique des uns et des autres seront vite transcendées...
Sarkozy veut toucher à quelque chose de fondateur de notre identité républicaine. Finalement, il n´est pas si habile politicien que ça. Sinon, il ne ferait pas les bourdes récentes qu´il se met à faire...
sarkozy est ce qu´il eest juif ?
Justement je me le demande. Certains amis me soutiennent qu´il est juif, alors que certains autres me soutiennent qu´il est chrétien catholique.
Il est d´origine juive mais converti au catholicisme et baptisé
Il n´aurait pas pu être chanoine du Latran s´il avait été juif...
Je pense que c´est la 1ère fois où je suis en total désaccord avec Sarko. La religion (peu importe laquelle évidemment) n´a pas à intervenir dans l´éducation ou quoi que ce soit d´autre, et pas question de financer un quelconque culte.
Quand bien même nos racines soient chrétiennes, les musulmans, etc, français ne sont pas moins français que les autres. Dire que le curé est mieux placé pour les notions de bien et de mal, on croit rêver. Et ceux qui sont pas chrétiens ? Mais quand bien même il parlait de toutes les religions en même temps, ce serait tout aussi mauvais. Les religions étant différentes, chacun aurait donc une conception différente ? A part continuer à diviser les gens, voire même aller jusqu´à dire que les musulmans n´ont pas les mêmes valeurs que celle de la République.
Après considérer le principe de religion comme un atout, je pense pas, au contraire. Dire que la morale des civilisations découlent de sa religion est parfois vrai pour certaines, mais pour la France je pense pas, au contraire même, sinon cela voudrait dire que la laïcité aurait fait régresser le pays, or c´est le contraire.
Personne n´a mentionné les USA par contre, rien à dire là-dessus ? Là où la religion a une place bien + importante en politique ?
Bon sinon pour apporter une ptite touche perso ^^
A Monaco, le catholicisme est encore religion d´Etat, ce qui fait que les cours de cathé sont obligatoires même dans le public jusqu´en seconde il me semble (sauf dispense écrite, ce que je n´ai pas tardé à faire à partir de la 4ème). La liberté de culte est par contre reconnue, fort heureusement. Par contre la religion intervient toujours sur certains points. L´archevêque s´est par exemple opposé à un projet de loi sur l´avortement (eh ui ça existe pas encore) pourtant soutenu par le Prince, qui a préféré repousser l´affaire plutôt que de faire le forcing de suite. Et encore il s´agissait que d´avortement en cas de malformation grave il me semble. Ce qui fait qu´une femme domiciliée ici n´a pas le droit d´avorter, même en France.
Mais bon je pense qu´on ne peut pas trop regarder ici pour prévoir ce qu´il en serait en France, d´abord parce qu´on est encore assez loin d´en être là vu les réactions au sein même de l´UMP, puis parce que la taille, le cadre de vie, etc, n´ont rien à voir.
Tiens une précision sur le curé. Cela n´exclue pas seulement ceux qui ne sont pas chrétiens, mais même ceux qui ne sont pas catholiques...
Certe l'Eglise ne dois interferer avec l'Etat, mais sarkosy veut rompre avec la laicité a la Chirac qui etait presque anti-chretienne ...
La citation était "le pasteur ou le curé".
Je ne sais pas quelle forme va prendre la laïcité positive de Nicolas Sarkozy, mais je soutiens le fond.
La liberté de culte est une liberté primordiale de l'homme, n'en déplaise à certains, et j'ajouterai que la dignité humaine implique nécessairement que les cultes en question se déroulent dans des conditions correctes, subventionnées si besoin est.
Par ailleurs la remise en cause pure et simple de la loi de 1905 ne me dérangerait absolument pas : une répartition des fonds publics entre les différentes religions est largement possible, comme c'est le cas en Alsace. Quand au processus d'attribution des fonds, il conviendrait d'établir une liste de conditions à respecter pour en bénéficier (nombre minimum de fidèles notamment, à quelle occasion la subvention peut être touchée, le montant maximum des subventions etc).
On va me dire : "et ceux qui ne pratiquent devraient quand même payer?", ce à quoi je répondrai que l'idée ne me choque pas plus que l'idée d'impôt en général, car il est des services publics auxquels je n'ai jamais recours et pour lesquels je paye quand même des impôts.
Et tu ne fais pas de distinction entre un service public et une croyance personnelle ? ![]()
Sarkozy me déplait de plus en plus...
[...]
Rares sont ceux qui se penchent sur la vraie famille de Sarkozy, les Mallah. Nous allons donc vous présenter la famille juive sépharade de Mme Andrée Mallah, mère de Nicolas Sarkozy.
Car Nicolas Sarkozy va grandir dans la famille de sa mère. Le jeune Nicolas n’a que 4 ans lorsque son père Pal Sárközy de Nagybocsa quitte le domicile conjugal et divorce de Mme Andrée Mallah. Pour les 3 garçons Guillaume, François et Nicolas, la figure paternelle devient Bénédict Mallah, le père d’Andrée Mallah.
Bénédict Mallah, né Aaron “Beniko” Mallah, est un megorashim, c’est-à-dire un descendant des Juifs sépharades expulsés d’Espagne en 1492 par le Roi Ferdinand, à l’instar du sénateur UMP Roger Karoutchi, un des proches de Nicolas Sarkozy. Le grand-père Bénédict Mallah est un « Juif de Grèce », né à Salonique en 1890. Il appartient à la famille Mallah (« Messager » ou « ange » en hébreu) qui s’installe au 16ème siècle dans le Sud de la France avant de s’installer à Salonique, 2ème ville de Grèce, au 17ème siècle.
Salonique est une communauté juive installée dès le 1er siècle et St Paul de Tarse prêcha dans la synagogue de la ville sur son chemin vers Rome. St Paul y écrivit ses deux célèbres Epîtres aux Thessaloniciens. Salonique est devenu le centre du mouvement messianique juif des Sabbatéens, déclenché par Sabbataï Tsevi, du 17ème siècle jusqu’au début du 20ème siècle. A cette époque, la communauté juive représente plus de la moitié de la population de Salonique (on y parle le ladino) jusqu’au grand incendie de 1917 qui détruisit la ville et ruina ses habitants, forcés à l’exil.
Bénédict Mallah est l’aîné de 7 enfants. A la mort de son père en 1913, sa mère part avec tous ses enfants en France où le jeune Bénédict devient médecin et sert en tant que docteur au sein de l’armée française durant la Première guerre Mondiale. C’est pendant la Grande Guerre qu’il rencontre sa femme, Adèle Bouvier, une jolie infirmière catholique avec qui il aura 2 filles : Suzanne et Andrée Mallah, la mère de Nicolas Sarkozy. Bénédict Mallah s’installe ensuite à Paris 17ème en tant que médecin urologue.
Lors d’un voyage à Salonique en 2006, la communauté juive de la ville a remis à Nicolas Sarkozy l’arbre généalogique de la famille Mallah. On y retrouve le père de Bénédict, joaillier, son oncle Moshé, rabbin et éditeur du journal grec El Avenir. On trouve également deux cousins Asher Mallah, sénateur grec qui en 1912 contribua à établir l’Université du Technion à Haïfa en Israël et Peppo Mallah, également sénateur grec appelé à devenir le premier représentant diplomatique d’Israël en Grèce.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, la plupart des membres de la famille Mallah de Salonique périt dans l’Holocauste (les nazis ayant tué 96% des Juifs de Grèce). Les survivants sont établis en France, en Angleterre, en Israël et en Suisse. En France, la famille Mallah se cache en Corrèze pour échapper aux rafles.
Après la naissance des 3 frères Sarkozy et le départ de Pal en 1959 lorsque Nicolas a 4 ans, Mme Andrée Mallah reprend ses études d’avocat et élève ses fils avec l’aide du grand-père Bénédict. Nicolas est le plus proche de Bénédict Mallah qu’il considère dans un récit biographique comme son père. Bénédict transmet à son petit-fils sa passion pour la France et pour De Gaulle. En 1972, lors du décès de Bénédict Mallah, Nicolas Sarkozy a 17 ans et c’est la déchirure, une profonde tristesse. L’idéal judéo-grec n’est plus auprès de lui mais aura su laisser des traces profondes dans ses valeurs. La famille quitte Paris pour s’installer à Neuilly sur Seine, où habite Pal, et dont Nicolas deviendra à l’âge de 28 le plus jeune maire. La suite appartient à l’Histoire.—
http://www.israelvalley.com/news/2007/12/01/14426