EN attendant de devoir tout reciter dans 3 semaines...
http://www.sauv.net/dep96.php
Calcul: le taux de réussite des 10% des meilleurs en 1995 est exactement le taux de réussite en 1920 de 50% d´une classe d´âge.
Dictée: 61% faisaient 0 fautes en 1925, 9% en 1995
Aucun élève ne faisait plus d´une faute en 1925, ils sont 71% en 1995.
J´encourage aussi à lire la conclusion, en partie:
"Une question enfin tranchée : des années 20 aux années 90, le niveau baisse incontestablement en matière d´écriture et de lecture.
Depuis plusieurs décennies, la fameuse question du " niveau qui monte ou qui descend " n´a cessé de diviser les observateurs de notre système éducatif. Elle n´avait jusqu´à présent trouvé aucune réponse réellement convaincante. Or c´est bien à cette question que la Direction de l´évaluation et de la prospective (DEP) a voulu répondre de manière enfin scientifique, en entreprenant une comparaison des connaissances en français et en calcul des élèves des années 20 avec celles des élèves d´aujourd´hui. L´occasion, presque miraculeuse, lui en a été donnée par la providentielle découverte, dans la Somme, de 9 000 copies du certificat d´études des années 1923, 1924 et 1925. La DEP a donc fait passer, en 1995, à 3 000 élèves les mêmes épreuves que celles des années 1920 en français (rédaction, dictée et questions) et en calcul. Elle s´est bien sûr, c´est essentiel, entourée de toutes les précautions méthodologiques : on a écarté les sujets ne correspondant plus aux programmes ou à l´esprit de notre époque(...)
Ces résultats sont d´autant plus inquiétants qu´ils touchent les " fondamentaux " et qu´ils manifestent une notable aggravation de l´écart entre les meilleurs élèves de 1995 et ceux que l´on qualifie aujourd´hui de " moyens-faibles ". Au reste, il est encore une réalité que ne traduisent pas les chiffres, mais qui a pourtant son poids : lorsqu´on regarde physiquement les copies, la différence saute aux yeux. Celles des années 20, même les plus mauvaises, sont calligraphiées et présentées avec soin, celles d´aujourd´hui ressemblent souvent à des torchons. C´est toute une forme de respect pour la chose écrite, mais aussi, sans doute, pour le maître, et plus généralement la vie scolaire, qui s´est probablement effondrée. Et ce n´est pas ici, malgré l´apparence, un jugement de valeur, mais un constat dont il faudra aussi tenir compte dans la compréhension du phénomène.