On peut même continuer comme ça : depuis que le monde se libéralise, le nombre absolu et relatif de pauvres diminue ! Effet du libéralisme ? Effet du capitalisme ? Effet de la libre concurrence ? Pourtant, les généralisations cachent des horreurs : la baisse du nombre de pauvres est due à l´ascention de la Chine - qui n´a rien de libérale soit dit en passant - tandis que l´Afrique, éternelle oubliée, s´englue dans la pauvreté et les dettes grandissantes. De même aux Etats-Unis, le nombre croissant de millionnaires cache une réalité plus triste. Celle des millions de "working poor", des dizaines (centaines ?) de millions d´endettés (les américains vivant quasi tous de l´emprunt), et l´augmentation du nombre de pauvres, de SDF, de déclassés.
Et si la lutte des classes n´est plus un concept opérant, ce sont pour d´autres raisons : disparition des conscience de classes nottamment. Mais aussi pour des raisons théoriques, des erreurs, ou plutôt des vues vieilles du XIX : les ouvriers, globalement, se sont enrichis; personne ne s´est rebellé; et l´idée d´une "contradiction du système économique" n´est qu´une vue ethnocentriste de l´histoire.